Archives par mot-clé : L’argent. mode d’emploi

L’argent, mode d’emploi (2009) à paraître en poche dans la collection Pluriel

L’argent, mode d’emploi en poche (Pluriel)

Préface

J’ai publié il y a quelques années un ouvrage intitulé Le prix (Le Croquant 2010 ; Champs Flammarion 2016). J’avais été surpris à cette époque qu’avant le mien, aucun livre n’avait été consacré à cette question, ni n’avait choisi ce titre. Mais l’année d’avant, j’avais eu une expérience similaire quand j’avais voulu appeler un livre L’argent. Ni le prix, ni l’argent n’avaient en effet suscité jusque-là grand intérêt, si ce n’est, bien sûr, le roman d’Émile Zola intitulé L’argent (1891) dont vous verrez que je cite ici de nombreux passages pour illustrer ce que j’aimerais vous expliquer.

Pour distinguer mon essai d’un ouvrage de fiction à juste titre célébrissime, le livre que vous avez entre les mains fut appelé L’argent, mode d’emploi. Il parle de ce que chacun croit connaître – parce que, de l’argent, il en a en poche – mais dont, en réalité, il ignore tout.

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« UN TRAITÉ SUR LA MONNAIE » (II) La prétendue « création monétaire ex nihilo » par les banques commerciales

« UN TRAITÉ SUR LA MONNAIE » (I) LA FAUSSE QUERELLE DES CRÉDITS ET DES DÉPÔTS

Un corollaire de l’hypothèse que les crédits précèdent les dépôts est que les crédits accordés par les banques commerciales « créent de l’argent ex nihilo ».

Le mécanisme supposé est celui-ci : une banque qui accorde un crédit « crée » les sommes allouées « par un simple jeu d’écriture ». Quand les sommes empruntées sont retournées, la « création » initiale est effacée par un autre « simple jeu d’écriture », annulant le premier. Ce pouvoir exorbitant des banques commerciales, de faire sortir d’un chapeau des sommes tout à fait considérables, ne s’accompagnerait pas moins de leur capacité à exiger le versement d’intérêts sur les sommes fantômes qu’elles prêtent ainsi. D’où le prétendu « scandale des banques commerciales qui créent de l’argent ex nihilo ».

L’absurdité du mécanisme supposé apparaît aisément dans l’expérience mentale que voici.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 31 JANVIER 2014

Sur DailyMotion, c’est ici. Le son est bien meilleur que sur YouTube (allez savoir pourquoi ?) mais il y a de la pub !

Nous sommes en train de gagner ! Nous marquons des points ! (C’est pas une blague)

L’affaire Snowden en 1998 : Enemy of the State (Ennemi d’État) de Tony Scott

1) Le prix est un rapport de force

Paul Jorion « Le prix » (2010)

2) Interdiction de la spéculation

– Jean-Michel Naulot, « L’interdiction des activités spéculatives des banques est une solution de bon sens », Le Monde, le 29 janvier 2014

Avec sa réforme bancaire, le commissaire européen Michel Barnier veut lutter contre « la spéculation, l’absence de transparence et les manipulations ».

3) La banque est propriétaire de l’argent déposé sur un compte

– Paul Jorion « L’argent, mode d’emploi » (2009)

– Blog de Paul Jorion : L’argent après l’Union Bancaire, par Alain Monod-Broca, le 4 janvier 2014

… les dépôts bancaires ne sont pas de l’argent comme les billets de la Banque Centrale ou les comptes ouverts dans ses livres mais des créances affectées, comme toutes les créances, du risque de signature… Voilà la thèse de votre livre L’argent, mode d’emploi totalement validée par tous nos dirigeants politiques et financiers. Je voulais vous en féliciter. Je n’ai pas trouvé ce constat sur votre blog.

4) Prendre l’argent où il est

– Les Échos : « La Bundesbank prône l’impôt sur la fortune pour les États fauchés », le 27 janvier 2014

5) Le travail disparaît

– Ce soir (ou jamais !), Paul Jorion, « Le travail disparaît », le 3 octobre 2012

– Radio Canada, Paul Jorion, « Faire face à la robotisation du travail », le 28 janvier 2014

– Gaël Giraud : « L’avenir de l’économie est dans les mains des jeunes », La Vie, le 27 janvier 2014

 Cette idée néolibérale selon laquelle le travail peut être la variable d’ajustement est mortelle.

Le « Pacte de responsabilité »

L’argent donné aux entreprises ne peut se redistribuer que de deux manières : 1) hausse des dividendes attribués aux actionnaires ; 2) hausse des rémunérations (salaires, bonus, etc.) des dirigeants.

Le mécanisme qui transformerait l’argent donné aux entreprises en création d’emplois N’EXISTE PAS.

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L’argent après l’Union Bancaire, par Alain Monod-Broca

Billet invité.

L'argent

Cher Monsieur,

Laissez moi tout d’abord vous présenter Tous mes vœux pour l’année 2014. Je crois, je crains et, parfois, j’espère que nous aurons particulièrement besoin dans les 12 mois qui viennent du « service public d’information et d’analyse lucide » que nous offre votre blog. Ne laissez pas la lassitude qui vous gagne interrompre votre effort en une telle année. En effet une crise systémique est probable cette année, je crains ses effets et j’espère en même temps qu’elle pourra donner le signal d’une remise en ordre, pragmatique et sans idéologie, de notre système économique et financier. Nous en parlerons le moment venu. (Ou plutôt M. Leclerc et vous nous en parlerez).

Mais je voudrais surtout dans ce courriel vous parler de l’Union Bancaire.

Depuis « La lettre volée » d’Edgar Poe on sait que la meilleur cachette est parfois la plus en vue. Les travaux en cours sur l’Union Bancaire et les textes déjà approuvés s’appuient ainsi sur une affirmation tellement évidente que nul ne pense à la souligner : les dépôts bancaires ne sont pas de l’argent comme les billets de la Banque Centrale ou les comptes ouverts dans ses livres mais des créances affectées, comme toutes les créances, du risque de signature… Voilà la thèse de votre livre L’argent, mode d’emploi totalement validée par tous nos dirigeants politiques et financiers. Je voulais vous en féliciter. Je n’ai pas trouvé ce constat sur votre blog.

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POUR COMPRENDRE LE « REPO »

Le « repo » (pour repurchase agreement), en français : « pension livrée », une expression très peu usitée, consiste à obtenir de l’argent liquide, du « véritable argent », en ayant mis en gage un instrument de dette (qui sera remboursé ultérieurement mais donne lieu à versement d’intérêts en attendant). Ce qu’on met en gage, c’est ce qu’on appelle le collatéral.

Un instrument de dette qui n’est pas arrivé à échéance (on dit aussi « à maturité »), n’a pas encore été remboursé, mais cela ne l’empêche pas d’avoir une « valeur marchande », c’est-à-dire un prix, ce prix ayant un rapport bien précis (mathématiquement calculable selon l’une ou l’autre méthode) avec l’argent qui sera remboursé auquel s’ajoutent les intérêts qui seront encaissés d’ici-là.

Cela fait dire à certains que ces instruments de dette sont une monnaie, alors qu’il vaudrait mieux dire – pour ne pas introduire la confusion – qu’ils sont une marchandise.

Quand on emprunte, il n’y a pas nécessairement d’exigence qu’un collatéral d’un montant équivalent soit mis en gage. C’est seulement quand l’économie n’est pas en bonne santé qu’il y aura exigence du côté du prêteur qu’un bien soit mis en gage, pouvant être le cas échéant, un instrument de dette, comme un mode d’assurance que la somme prêtée ne soit pas entièrement perdue en cas d’accident.

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BONJOUR MADAME LA TERRE, le mercredi 31 juillet 2013 à 10h46

Sur YouTube, c’est ici.

Pourquoi Larry Summers est déjà cuit au cas où il serait choisi pour remplacer Ben Bernanke à la tête de le Federal Reserve.

Wall Street Journal : Summers Hedges His Doubts on Fed’s Bond Buying, le 30 juillet 2013

Blog de PJ : Le temps qu’il fait le 28 juin 2013

L’argent mode d’emploi, Fayard 2009
Le prix, Le Croquant 2010

« Repo » = repurchase agreement = « pension livrée »

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DOLLAR ET EURO, LA DICTATURE DE L’ABSURDE AURA UNE FIN, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. Une importante synthèse qui nous conduit du « théorème de l’intérêt » de Bernard Schmitt au bancor, en passant par l’euro et la Chine.

Bernard Schmitt (BS) économiste du Research Laboratory of Monetary Economics (RME Lab), en Suisse a publié en juin 2009 un « théorème de l’intérêt » (on pourra lire ici l’étude complète) qu’il a discuté avec la Banque Mondiale et le FMI. Ce théorème pose l’anomalie systémique de la double charge d’intérêt que subissent les économies nationales étrangères aux monnaies de réserve internationales.

Les règlements financiers du commerce international effectués pour l’essentiel en dollar et euro rapportent aux États-Unis et à l’Europe les frais de gestion de la masse monétaire mondiale. En plus du prix de la liquidité internationale, les pays émergents doivent subir le prix de la dévaluation du dollar et de l’euro facturés sur des excédents commerciaux automatiquement financés par un crédit international qu’ils ne contrôlent pas.

Distinguer l’intérêt du crédit et l’intérêt d’investissement

Le théorème de Schmitt dit autrement ce que Paul Jorion (PJ) exprime dans « L’argent mode d’emploi » (2009) et dans « Le prix » (2010). En l’occurrence qu’une reconnaissance de dette en paiement d’un bien réel concret ne peut pas être un système équilibré d’échange si celui qui reconnaît sa dette doit s’acquitter d’un intérêt de liquidité unilatérale. Un intérêt majoré par le fait-même que le vendeur emprunte la monnaie en accord avec sa contrepartie pour s’émanciper des contraintes du troc par un règlement en monnaie de crédit.

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UNE ÉNIGME ENFIN RÉSOLUE !

Je trouve ce matin au courrier, un mail intitulé : « Une énigme à résoudre ». Mon correspondant se reconnaîtra. L’énigme en question, c’est celle de la monnaie.

Voici l’une des phrases de la mise en perspective de l’énigme :

« D’autres personnes ont aussi de l’or chez elles, et elles souhaiteraient mettre cet or à l’abri. Elles vont donc les déposer à la banque. Le banquier leur donne en échange un papier sur lequel il y a écrit le nombre de pièces d’or déposées. C’est une reconnaissance de dette. »

Jusque-là tout va bien, et puis l’argumentation dérape : l’or métal est considéré comme étant de l’« argent », l’« argent » est assimilé lui à une reconnaissance de dette, et on se retrouve bien sûr à l’arrivée avec une « énigme » parfaitement insoluble.

Des courriers comme celui-là, j’en reçois plusieurs par semaine. C’est pour résoudre cette « énigme » que nous avons mobilisé il y a quelques années, ici sur le blog, le cerveau collectif, et le résultat, ce fut L’argent, mode d’emploi (Fayard 2009).

Si vous êtes un lecteur récent du blog et que vous recevez comme moi du courrier du genre « Une énigme à résoudre », éclairez votre correspondant en lui recommandant la lecture de ce livre. Ses courriers suivants s’intituleront « Une énigme enfin résolue ! », et chacun en bénéficiera.

L'argent

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ARGENT ET RECONNAISSANCE DE DETTE

Trois mails qui me sont parvenus à la suite de mes brèves interventions dans l’émission Controverse sur RTL.be me font comprendre l’énorme pouvoir pédagogique que possède la distinction entre « argent » et « reconnaissance de dette » (dont la valeur marchande se situe quelque part entre 0 et la somme promise) que j’introduis et dont je fais ensuite la clé de mon exposé dans L’argent, mode d’emploi (Fayard 2009). Il semble qu’aux yeux de certains, l’affaire Dexia qui leur semblait jusque-là parfaitement opaque, devient soudain lumineuse.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 7 OCTOBRE 2011

Apple vs. IBM/Microsoft
Steve Jobs
Akhénaton – Julien le Philosophe – Robespierre
Époques charnières et changements de paradigme
Mes propres livres : prixmonnaiecapitalismevérité et réalité
sauver Dexia

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D’UN SYSTÈME À L’AUTRE, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. Le lecteur notera qu’en dépit de références généreuses à mes ouvrages, Pierre Sarton du Jonchay propose ici une théorie de la monnaie qui les contredit en justifiant l’usage du concept de valeur qui – il me l’accorde – est inutile, voire trompeur, lorsque l’on parle du prix, mais serait nécessaire si l’on veut parler, en sus, de la monnaie. Je demeure sceptique, mais supporter enthousiaste du choc des idées. Voyons ce que vous en pensez.

Le non-système n’existe pas

Les États-Unis sont en défaut sur leur dette publique par le seul fait d’exprimer leurs désaccords sur le relèvement légal de la limite autorisée d’endettement fédéral. La dissolution en cours du noyau du système financier mondial est l’événement prémisse du changement de système qu’il nous est impossible de ne pas penser.

Le monde continue d’exister même si la principale monnaie de réserve des échanges internationaux est de valeur indéterminée pour tout emprunteur ou créancier en dollar. Si le Trésor des États-Unis fait défaut en tant que premier emprunteur de la planète en dollar, les non-Étasuniens débiteurs ou créanciers en dollar vont devoir se prononcer au moins entre eux sur le prix de leurs engagements.

Dans Comment la vérité et la réalité furent inventées, L’argent, mode d’emploi et Le prix, Paul Jorion fournit l’appareil logique et conceptuel qui permet de ré-élaborer le système qui va succéder à celui qui s’effondre dans ses contradictions. Le chemin d’élaboration d’une connaissance scientifique pertinente et possiblement juste et efficace est balisé. Observation du réel, hypothèse théorique, élaboration du modèle de théorie, expérimentation dans le réel, appréciation du résultat par rapport à la prévision théorique.

Un système est une théorie appliquée à un champ délimité du réel. Pour le nouveau système financier et monétaire qui va émerger, Paul Jorion a posé des observations et des hypothèses. Les éléments du nouveau modèle sont là mais ne sont pas rassemblés dans la théorie véritable de l’économie efficiente.

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PAUL KRUGMAN : « QU’EST-CE QUE L’ARGENT ? »

L’un d’entre vous m’envoie le mail suivant :

« Il y a quelqu’un qui manifestement n’a pas lu votre livre ! Voici le lien – pourquoi ne pas lui donner un coup de fil : What is money ? »

Effectivement, Krugman écrit dans sa conclusion :

Le fait est que de nos jours – avec les cartes de crédit, la monnaie électronique, les ‘repos’, et toutes les autres choses qui visent à être des moyens d’échange – il n’est pas évident qu’un nombre unique mérite d’être appelé « la » masse monétaire. D’un point de vue intellectuel, cela ne pose pas de problème ; de même que ce n’est pas nécessairement un problème de maintenir une politique monétaire même s’il n’existe pas de chose unique que nous soyons disposés à appeler l’argent ».

N’est-ce pas un peu embarrassant ? N’y a-t-il pas dans la liste un joyeux mélange d’argent, de moyens d’emprunter et de reconnaissances de dette ? Même si le prix qui lui a été attribué n’est qu’un prix d’économie « à la mémoire d’Alfred Nobel » ?

Quand on écrit des livres, on se pose un jour ou l’autre, pour chacun d’entre eux, la question de savoir pourquoi on l’a écrit. Dans le cas de L’argent, mode d’emploi (Fayard 2009), le confusionnisme de Krugman vient de m’apporter la réponse.

Et il y a bien sûr une autre question à laquelle son billet offre, même si c’est indirectement, une réponse très claire : « Peut-on vraiment compter sur les économistes pour enfin créer une véritable science économique ? »

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A PROPOS DE L’ARGENT, MODE D’EMPLOI, REPONSES A DES QUESTIONS DE VINCENT BOURDEAU

Vincent Bourdeau publiera dans le No 7 de la revue TINA, à paraître en février 2011, un compte-rendu de L’argent, mode d’emploi (Fayard 2009), il m’a posé à ce sujet, un certain nombre de questions qui seront publiées à la suite de son texte. Voici mes réponses.

Vincent Bourdeau (V. B.) – Pour commencer pouvez-vous nous indiquer en quoi, à vos yeux, il est si important que cela de distinguer la monnaie comme argent de la monnaie comme reconnaissance de dette ? Intuitivement, si l’argent est défini comme un moyen de paiement, on peut imaginer que tout « objet » qui aurait les vertus que l’on prête à l’argent (liquidité, divisibilité, etc.) pourrait être considéré comme de l’argent, non ?

Paul Jorion (P. J.) – Une reconnaissance de dette ne peut être considérée comme une monnaie qu’à la suite d’un malentendu : il s’agirait d’une marchandise « liquide » au même titre qu’une monnaie (universalité de son acceptabilité) et on pourrait l’assimiler à une monnaie pour cette raison. La liquidité de l’argent est absolue alors que celle d’une reconnaissance de dette n’est connaissable qu’a posteriori, une fois que son échange contre une somme d’argent a eu lieu. Une reconnaissance de dette n’est acceptée comme moyen de paiement que parce qu’elle se liquidera en une certaine somme d’argent. Le montant de cette somme se situe entre zéro et le montant nominal de la reconnaissance de dette. Son détenteur peut lui assigner une valeur actuarielle (probabiliste) fondée sur le risque de défaut. Cette valeur probabiliste pourra servir de base de négociation au cas où le débiteur est en difficulté et met le créancier devant l’alternative défaut de paiement ou restructuration de la dette.

Tout « objet » qui aurait les vertus que l’on prête à l’argent aurait automatiquement pour propriété 1) une liquidité absolue, ce qui manque à la reconnaissance de dette ; 2) une valeur inconditionnelle (l’argent n’est pas dépendant d’un remboursement qui aura lieu ou non, il ne se liquidera pas en une certaine somme d’argent indéterminable à l’avance : il est immédiatement une somme d’argent), alors que la valeur d’une reconnaissance de dette est conditionnelle (elle dépend d’un remboursement ou non).

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