LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 7 OCTOBRE 2011

Apple vs. IBM/Microsoft
Steve Jobs
Akhénaton – Julien le Philosophe – Robespierre
Époques charnières et changements de paradigme
Mes propres livres : prixmonnaiecapitalismevérité et réalité
sauver Dexia

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186 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 7 OCTOBRE 2011 »

  1. BonJour…
    Il est clair que des paradigmes nouveaux se font jours…dans bien des domaines…
    Ceux et celles qui ont l’habitude de fureter sur le Net ont du tomber déjà sur ces différentes visions de voir notre monde…
    …Différentes visions pour un autre regard…

    Dans notre cas je vais rester dans l’économie…et votre théorie du fil à plomb…
    du fil à plomb dans le regard…
    …Quand les menuisiers rabotent la porte…il sont trop prés…le nez dans leurs problèmatiques…et OUI…il faut savoir sortir…sortir du cadre…
    modeste artiste j’ai l’habitude de « lâcher » un pièce…une peinture ou un bois que je travaille…pendant quelques heures…car…

    Quand je reveint dans la pièce et que je retrouve ma petite kréation non terminée…Souvent…
    ….les défauts me sautent à la figure et je peux voir des imperfections que je voyais pas avant…

    C’est comme dans ce film des années 80 avec Robbie Williams…
    Le Cercle Des Poètes Disparus »…
    ou le professeur monte sur la table et fait monter ces élèves sur la table pour changer leurs visions des choses…
    …Les médias et les experts sont dans la maison…les politiques aussi…car tout ce monde est aux commande….mais il y a plusieurs mondes dans notre univers…et pendant qu’un monde s’effondre(Economie)…d’autreS émergeNT (au pluriel)…


    Dans ce processus d’effondrement…ce sont les médias qui pour moi entretiennent et charpentent encore et encore ce monde qui n’est plus car ne tenant déjà plus sur ces bases…
    …Taxer…Ponctionner..Prélever…Enlever….
    Nous n’avons déjà plus rien MAIS tellement plus…car
    nous avons foi et croyons en autre chose….
    …Le cadre a changé…Un nouveau pragmatisme est BIEN là…
    Certains le voit…d’autres pas…les plus malheureux étant juste ce qui refuse de le voir…

    Il faut laisser les choses se décanter…ça tourbillonne et va s’agiter encore dans les semaines à venir…certaines choses ne dépendrons plus de nous mais des autres…alors…
    laissons les particules lourdes retomber et nous pourrons ensuite boire et distribuer cette nouvelle eau claire…
    ….
    En conclusion je dirais que je suis heureux de vivre cette époque…non pas pour ce qui arrive maintenant mais pour le travail qu’il y aura à faire plus tard…dans peu de temps…
    Non pas :  » Aux Armes Citoyens » mais  » Avec le Coeur…Humanité Nouvelle…. »
    …That’s all..

  2. La fonction de l’artiste c’est aussi de montrer quelque chose d’une manière unique comme si c’était la première fois. Transfromer le regard, montrer qu’il y a toujours à voir et à comprendre.

    1. Zebu, pourquoi donc vous, Moi et Yvan n’êtes jamais agressés par ce psychopathe de Vigneron.
      Paix armée? Trève de Dieu?

      1. Hhmm.. Paix armée.
        Ne manquerait plus que nous soyons tous d’accords, tiens.

        Une impression d’être particulièrement visé, Kerjean..?? 😉

      2. à Kerjean,

        Parce que les psychopathes sont des faibles esprits dominés par le ressentiment et que, pour qu’ils vous choisissent, il est nécessaire qu’il se soient sentis agressés, simplement par la simple existence d’un autre dont ils envient l’intelligence et l’humanité.

        Nota Bene. Je laisse à chaque lecteur le soi de distinguer ce qui, dans ce qui précède, relève du sérieux, de l’ironie ou de la farce.

      3. Général Kerjean

        Si tu lisais autre chose que tes propres posts et, accessoirement, les billets ou les réponses qu’on te fait, tu te serais évité de rajouter une nouvelle kerj’annerie à la liste des précédentes, depuis longtemps déjà surnuméraires.

      4. Marsh-Marlowe
        Je dois donc manquer de « soin », du moins de celui que Chamarlowe « nous laisse », car j’ai beau faire, je ne trouve ni sérieux, ni ironie, ni farce. Juste, encore et toujours, du pathétique.

      5. Vous auriez pu me rajouter à la liste .

        Pour moi la raison est simple : Vigneron , c’est comme ma mère , on savait ce qu’on pensait ou voulait dire rien qu’en se regardant , et on savait que tout serait bien ou pardonné .

        Essayez de changer de pseudo . Kergen par exemple .

      6. @Kerjean: « Zebu, pourquoi donc vous, Moi et Yvan n’êtes jamais agressés par ce psychopathe de Vigneron. »

        Vigneron? Connais pas.

      7. Arrêtes, Toi.
        Comme si personne ne vous connaissait…

        Bel essai de neutralité suisse, néanmoins.
        Tu veux aussi capitaliser, tu quoque mi fili..??
        Car la Suisse n’est que la fille de la rapacitude.

      8. Ouais, les copains, ben pour moi, il vient de m’alpaguer pour la première fois sur un de mes commentaires un peu plus haut… Qu’est ce que j’ai gagné ?

    2. Au fait, Zébu.
      Le retournement de l’immobilier que tu prévoyais est en route depuis le trimestre en cours…
      Et ça risque de cartonner. Entrainant les banques, naturellement.

      Décidément, depuis l’oignon de tulipe, rien appris…

  3. Lorsque j’entends dire que quelqu’un a écrit sur un blog « l’ordinateur ne m’intéresse pas », cela m’évoque « ceci n’est pas une pipe » de Magritte… Association d’idées qui vaut ce qu’elle vaut…

  4. Pour information!!

    le système d’exploitation dit intuitif d’Apple a été largement pompé du système Xerox après cela Microsoft a fait évoluer DOS dans la même direction qu’Apple.

  5. Bonjour Mr Jorion,

    Je suis attentivement votre blog depuis longtemps maintenant et je tiens à vous remercier et vous féliciter pour la qualité de vos interventions.
    Votre évocation de Robespierre m’a fait penser inévitablement à la révolution française.
    Je pense que les elements macro economiques et géopolitiques sont réunis pour donner naissance à une révolution mondiale historique.
    Le mouvement de contestation (indignation) qui bourgeonne un peu partout dans le monde ainsi que l’enthousiasme et la sympathie qu’il engendre conforte mon idée.
    Vous participez à ce mouvement non seulement par le fait que vous nous offrez avec votre equipe des informations de qualité sur la crise (chamboulement) mondiale que nous traversons, mais aussi du fait que vous nous proposez aussi des solutions.

    A propos de solution, un article paru hier a suscité mon attention.
    http://w1p.fr/37020
    Il relate des dépots de plaintes posés par des villes un peu partout dans le monde contre Santard & Poor’s. « Elles l’accusent de les avoir trompées en attribuant d’excellentes notes à des produits financiers pourris ».
    Il est donc possible de les attaquer en justice.
    Mon point est le suivant:
    vous achetez une boite de conserve d’haricots verts produits et distribués en masse à l’international. La boite est étiquetée et certifiée totalement inoffensive pour votre santé et d’excellente qualité par une agence reconnu et homologué de qualité des produits.
    Une fois les haricots verts achetés et mangés, vous tombez gravement malade. Les haricots etaient empoisonnées.
    Vous risquez de mourir.
    Vous n’êtes pas le seul à avoir acheté ces haricots. Toute la nation, le monde en a acheté et mangé.
    Nous apprenons que:
    Le producteur d’haricots a lancé cette production intentionnellement.

    Que faisons nous?
    Nous portons plainte au minima :
    1 – contre le producteur qui a intentionnellement produit des haricots empoisonnés
    2 – contre l’agence de qualité qui a certifié la non toxicité et la qualité de ces haricots verts.

    Que fait l’etat?
    Il nous demande d’aider au prix fort le producteur d’haricots empoisonnées car cette mega production risque de le ruiner.

    Je ne suis pas juriste, mais dans cette affaire, ne pouvons nous pas porter plainte en se faisant partie civile nous aussi?

    Un grand merci à vous et votre équipe.

    1. Ne pouvons nous pas porter plainte en se faisant partie civile nous aussi

      Je crois savoir que les actions collectives ne sont pas reconnues dans notre douce France, mais pourquoi pas ?

    2. S’il a lancé cette production de haricots empoisonnés intentionnellement, il ne va pas les vendre bien longtemps (plus personne pour les acheter). comment va-t-il faire fortune?

      1. Une fois la production lancé distribué, et vendu, le producteur a « shorté » (parier sur la baisse) les assureurs qui avaient vendu des assurances vie deces. Toutes ces dizaines de millions de deces d’un coup (ce genocide) n’etaient pas prévu par les assureurs qui n’ont pas assez de fonds pour payer toutes les victimes. L’etat DOIT intervenir pour eviter la faillite des assureurs, celle des producteurs et sauver l’economie. C’est dans ce sens que je dis que le producteur a agit intentionnellement.

  6. Bonjour Mr JORION,

    Paradigme, Paradigme est ce que j’ai une gueule de Paradigme ?

    L’ humain d’abord ! Merci pour cette excellente vidéo .
    Cordialement RAFAEL

  7. Un temps qu’il fait très réussi.

    Question Steve Jobs :

    C’est pas le bon fil, je sais, mais un petit détail qui m’interroge, c’est le pourquoi il est absolument nécessaire pour certain de diminuer l’interopérabilité des machines et des systèmes entre-eux. Heureusement que le net est ouvert. Simplement l’exemple du ALAC alors qu’existe le FLAC ? On pourrait parler de l’inutile WMA. Du realplayer.
    On sait bien pourquoi.

    Mais ce sont des broutilles face au glissement de terrain général. Je pense qu’une partie du « peuple » est sensible au changement de paradigme et cherche à comprendre et à changer. Une autre fait tout ce qu’il est possible pour s’intéresser aux détails : quelle police pour mon CV? Quelle relation pour ma carrière? Quels crédits ETCS pour ma formation (et le sujet de la formation, on s’en fout, mais alors vraiment)?

    C’est aussi pour cela que l’improvisation à l’orgue est importante, essentielle, utile. Vivre est une improvisation.

  8. Paul Jorion nous rappelle la nécessité d’une vision dialectique. Mais lui-même va t-il jusqu’au bout de la critique qu’il fait du système ?
    Je l’ai comparé à un vieux mécano plein d’expérience mais qui recule devant l’état du moteur à réparer. Ne faut-il pas en inventer un autre ?
    Son image en chef de travaux qui regarde la maison bancale colle bien à ce qu’il est, à ce que nous devrions être. Le peuple, lui, finalement, a déjà un pas en avant relativement aux intellectuels qui croient détenir une vérité. Comme la vieille taupe de Marx la révolte surgit à l’endroit et au moment où on ne l’attendait pas….

  9. Cher Paul Jorion
    Vous souvenez-vous du jeu de Colin Maillard dans lequel celui qui a les yeux bandés est à la recherche d’un de ses compagnons en étant piloté à la voix par le guide qui lui annonce « tu t’éloignes » ou bien tu « te perds » ou bien « tu brûles » lorsqu’il est arrivé très près du but?

    Et bien, je crois que vous brûlez. Le cadre que vous cherchez à identifier pour agir sur lui avant de raboter la porte, c’est l’énergie. L’énergie, c’est le véritable capital des êtres vivants car, sans elle, il n’y a pas de vie possible. Quant au capitalisme, c’est ce que je me tue à répéter, ça n’est pas ce qui tourne au tour des finances, des monnaies et de l’argent qui n’est qu’une pseudo énergie permettant de vivre entre nous.

    Non, le vrai capitalisme, c’est la gestion rationnelle du capital ; de ce qui nous permet de vivre, c’est-à-dire l’énergie, c’elle qui nous vient de la matière. Du soleil, ou de ce que la nature a stocké sur terre sous forme fossile. En un siècle et demi, l’humanité a consommé l’essentiel des stocks faciles à s’approprier sans en réserver une part suffisante pour investir dans des moyens nouveaux, lesquels seront bien moins performants que ceux mis en exploitation il a 150 ans.

    Cessons de nous exciter sur la porte qui grince et coince, consacrons nous à la gestion de ce qui alimente nos vies et celles des nombreuses machines dont nous ne pouvons nous passer. Pour l’Europe, c’est capital, vital même. Ses réserves fossiles étant très faibles au regard de sa consommation.

    L’énergie financière est celle que l’on capte sur le circuit secondaire de notre centrale énergétique terrestre alors que le circuit primaire est alimenté par de la vraie énergie, majoritairement non renouvelable actuellement. C’est l’épuisement de cette dernière qui perturbe le circuit secondaire. Or, les acteurs qui agissent sur le circuit financier et ont vécu leur âge d’or sur les bienfaits d’une énergie primaire en croissance, ne se sont pas préparés assez tôt à réduire leurs prêts, malgré l’alerte donnée, au début des années 70, par le Club de Rome.

    Nous devons maintenant abandonner notre propension à consommer l’énergie dans le seul but de vivre confortablement. Il nous faut aujourd’hui nous consacrer aux investissements en nouveaux moyens de captation d’énergie. Pour cela, il vaut mieux envisager une période de restrictions. C’est difficile à accepter par ceux qui, au lieu d’épargner pour investir, se sont endettés pour bien vivre, tout en travaillant moins que les autres et pour plus cher (c’est-à-dire plus d’énergie).

    1. Le mot d’ordre des profiteurs capitalistes c’est
      Travaillez plus pour que je gagne plus

      Mais l’on entend enfin aux quatre coin de la planète:

      Nous sommes les 99%
      Rien n’est à eux, tout est nous !

      1. @ Charles A. 7 octobre 2011 à 23:35
        Sincèrement je vous plains quand je vous vois ne pas progresser en ressassant éternellement des formules qui finissent par vous aliéner.

        Vous vous emprisonnez dans une vision étriquée et réductrice de votre liberté de penser, de votre aptitude à vous dépasser et à évoluer. Ainsi, vous servez d’abord ceux qui prétendent défendre les petits, les faibles, les sans grade. Mais ce sont eux qui vous transforment en esclaves de leurs idées autodestructrices. Vous êtes exploités par ceux qui se déclarent être vos vrais amis parce qu’ils vous désignent des ennemis, les détenteurs du capital, lesquels vous incitent à travailler pour vivre, ce qui fait la différence avec les animaux.

        Or, il ne faut surtout pas avoir une vision négative du capital si l’on tient à en vivre, c’est-à-dire à tirer un revenu du travail qu’il permet d’effectuer, de manière efficace et compétitive au regard des autres humains.

        La meilleure façon de percevoir l’essence du mot capital, est de se référer à son étymologie laquelle trouve des origines bien antérieures à la connotation très négative qu’ont voulu lui donner à partir du 19ème siècle, les courants anticapitalistes exploitant les analyses et théories de Marx. http://www.cnrtl.fr/etymologie/capital

        De grâce, faites un effort de réflexion ! Le capital, c’est ce qui est à la tête, à l’origine, ce qui permet de vivre.

        Le capitaliste, c’est celui qui gère le capital dans son intérêt, certes, mais pas uniquement. C’est aussi dans l’intérêt de ceux qui veulent travailler en respectant le capital de ceux qui veillent à bien le gérer. Lorsque le capital et le travail ne trouvent pas d’intérêt commun, alors il y a divorce et le capital va s’investir ailleurs où il est bien considéré. En Chine communiste par exemple : http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110601trib000626185/la-chine-compte-cinq-fois-plus-de-millionnaires-que-la-france.html

  10. C’est en France qu’a été inventé le concept de micro-ordinateur:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Truong_Trong_Thi

    Tout comme le concept d’avion a été inventé par Clément Ader:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Ader

    Au risque de passer pour chauvin, je dirais que le génie des américains est surtout un génie des affaires: les USA sont le pays du « Big Business ». Mais pour la technique la France et plus généralement l’Europe ont été souvent à l’origine de bien des innovations.

    Je ne parle même pas des fusées: Von Braun était allemand…

      1. Foucault.
        Encore un génie comme il y en aura d’autres.

        Ce qu’il faut se rendre compte, de temps en temps, est que nous sommes tous des « génies » en puissance. A condition d’être curieux et humble.

        Le où est vachement accessoire, mais tu vas nous expliquer ta passion de la géographie, je suppose.
        Roules, ma poule.

  11. Là vous entrez dans mes tartes à la crème, dans mon domaine de prédilection, dans mes hobbys. Alors voyons cela en détail.
    1. Steve Jobs, un marchant comme un autre, absolument pas. Bill Gates l’était. Il a tenté se débarrasser d’un de ses anciens fondateurs. Jobs, on l’a viré. C’est un enfant mal mené dans une famille d’adoption. Son histoire il l’a raconté dans un discours admirable en juin 2005 à l’Université de Stanford. http://blog.cozic.fr/retranscription-du-discours-de-steve-jobs-a-stanford
    Dans lequel il donne des vérités que l’on oublie sur la mort entre autre.
    Avec son potentiel, ses milliards, il vivait dans la simplicité. Pas comme Bill.
    2. Changement de paradigme. Bien sûr. Les indignés ne sont pas nés quand tout allait bien. Mais derrière tout cela, y a-t-il une révolution ou une évolution? Derrière l’ordinateur, pas beaucoup de révolutions à chercher. Un processus d’évolution poussé par un marketing de bon aloi.
    Même les plus beaux projets qui semblent des révolutions, retombent comme des cycles sans fin. Il ne faut pas rêver, quoi. Les processus sont lents très lents dans la nature. Pourquoi en serait-il autrement chez l’homme?
    Dans l’histoire, vous citez Akhenaton. Encore un sujet qui me passionne, l’Egypte.
    Qu’est-ce qui l’a poussé à change les choses? Simple, les religieux de Amon prenaient trop d’importance et empiétaient sur le règne des pharaons avant lui. Son fils a commencé sous le nom de Toutankhaton, Trop jeune, il rentrait dans les rangs.
    On n’arrête pas le progrès, mais on le freine.
    Epoques charnières? Ou époques avec un boucle qui revient au même point, légèrement avancé?
    Vous n’avez pas cité un pays que je connais, Cuba.
    Là, on vit avec l’esprit de la « Revolucion » en perpétuel.
    Cela a tenu, jusqu’ici. Mais cela se lézarde. L’évolution arrive insensiblement, …heureusement.
    On ne peut tenir les gens sous tension pendant des années sans s’essouffler.
    3. Vérité ou réalité? Qu’est ce qui est vrai? Qui détient la vérité? On ne sait même pas ce qui est réel, aujourd’hui de ce qui est virtuel. La mécanique quantique nous avance des mondes parallèles. Donc. Pour moi, ni l’un ni l’autre n’existent et sont dépendants de la connaissance, de la science. La technologie, c’est l’outil pour aller plus vite.
    4. Les cadres moyens. Je l’ai été. Que décident-ils? Vous voulez rire? Rien. Pris entre le marteau et l’enclume. Ce sont les porte-paroles de l’étage au dessus. L’étage final étant dépendant du commerce qu’il fait vivre ou mourir avec la sanction de plus en plus immédiate. Ce n’est pas l’homme qui prend l’entreprise, c’est l’entreprise qui prend l’homme, écrivais-je dernièrement.
    5. Dexia. D’où vient le problème. Jusqu’à une certaine époque, les sociétés avaient peur de se faire « manger », englober par une plus grosse. Il fallait devenir plus gros, racheter d’autres entreprises pour augmenter sa capitalisation pour ne pas se faire racheter.
    Ce n’est pas que les banques. Loin de là.
    6. Pas en arrière. Exact. Nous n’avons que l’histoire pour le faire. Mais elle est raconté, interprétée par les historiens. Une même « vérité » peut être raconté par des voix différentes.
    D’où le problème. Il y en a même qui se cachent et deviennent des gourous pour faire passer leur message.

    Maintenant, je vais lire votre interview dans le Vif L’Express @+

  12. « Époques charnières et changements de paradigme »

    OK pour les passéistes, mais reste que les liens politiques sont du domaine moral : rétablir une ancienne métaphysique n’étant souvent que la solution que l’on a sous le nez, oublieuse des liens en train de se faire, et focalisée sur ceux en train de se défaire, n’est pas vraiment juste en elle même (puisqu’inappropriée), mais elle pointe néanmoins la problématique à mon avis.

    Sur Robespierre, et l’être suprême : http://mjp.univ-perp.fr/france/ddh1789.gif
    C’est au pire un retour, mais au mieux le « dieu des philosophes » (Spinoza typiquement), repris chez Hegel (notamment en politique dans son État universel), voire symbolisé par la statue de la liberté (c’est la Raison qui libère et éclaire, de même que sur la peinture (les anges et l’œil dans le triangle doré) représentant les nouvelles tables de la Loi : les droits de l’Homme). Pas vraiment un retour en arrière en fait.

    Or, comme le dit Hegel, le critère de la Raison est l’efficience (maximisée en performance aujourd’hui) : comme base morale c’est limite (çà reste de la morale ( : la haine est du domaine moral), par opposition sur le plan théorique à la fusis, à la nature, mais tendant volontairement à s’y confondre, devenant ainsi morale de la puissance (et rejouant, ou plutôt dépassant selon l’Auf hebung hégélienne, la pièce du gorgias entre calliclès (pour la liberté, chacun selon sa force, le droit n’étant qu’une entrave posée par les faibles ; en gros Nietzsche) et Socrate (la force est éphémère et ne garantit rien, a contrario du droit : le fort doit y comprendre son intérêt) : à la liberté de la nature, liberté qui n’est que proportionnelle au pouvoir tant qu’il dure, Socrate oppose la loi qui elle est véritablement émancipatrice : dans la nature, la liberté opprime, dans la cité la loi libère, ce que reprend Aristote quand il commence son politique : celui qui vit hors de la cité est soit un dieu, soit une bête.)).

    Dès lors comment concilier la vérité de la raison avec la paix politique sans passer par la case puissance individuelle ou puissance de l’état? Contrairement à Hegel, la raison se manifeste chez Platon dans le dialogue : par le logos entre sujets (chez Hegel, çà se déroule tout seul…). Elle est de plus utilisée chez Platon comme moyen de tempérance (cf la métaphore du char à deux chevaux), non comme finalité bonne en elle même : outil et non pas horizon.
    Mais bon gré mal gré, c’est le cheminement de Hegel qui est notre modernité dans ses bons et ses mauvais cotés. Quand on sait qu’il travaillait à une dialectique de l’amour, abandonnée pour cause de peine de cœur, avant celle de la raison, on peut d’ailleurs se demander si ce chemin est bien légitime… (Hegel reste l’un des rares à avoir décrit et l’ancien monde, et le nouveau en train de surgir, mais je lui reprocherais d’avoir accompagné le mouvement plutôt que comme Kant ou Platon de l’encadrer).

    Un lien moral (transcendant donc) n’est pas suffisant pour assurer la cohésion sociale et le rapport aux autres, encore faut il que ce lien « harmonise » et donc 1 soit cohérent (l’auto genèse de la raison est problématique) 2 corresponde à la « réalité » (d’emblée et toujours mélange de réalité et de fiction pour l’Homme) 3 soit vécu comme juste (limite de la puissance : ma liberté s’arrête où commence celle d’autrui, comme le dit Kant).
    la philia d’Aristote par exemple est fortement liée à son présupposé que l’Homme par nature cherche le vrai (ce qui n’est plus vraiment le cas aujourd’hui, le relativisme ayant détrôné cette icône…voire l’ère du soupçon dont parle Nietzsche a achevé de déboulonner la plupart des valeurs métaphysiques, lui même appelant à un renversement de ces valeurs, et qualifiant Platon à la fois d’enfant béni et de premier corrupteur (nb : Nietzsche qui finit par se perdre dans le labyrinthe)).
    Personnellement, je cherche plutôt du coté de la citoyenneté. Alors que César s’avance, brisant le triumvirat, que l’empire s’éveille et que la république vacille : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cicéron

  13. Je partage l’idée selon laquelle il ne faut pas attendre d’un blog la bonne fiche de travail opérationnel à dicter à un élu ou à des experts privés ou publics , mais davantage si ce n’est uniquement , une aptitude à « lire différemment que d’habitude » , le paysage ;

    La « lecture du paysage  » ( comme celle d’une photo ou d’un portrait ) est d’ailleurs un exercice plein d’enseignements pour ceux qui ont pu y être confrontés ( j’attends l’écho de Pierre Laget ) .

    La multiplicité des approches ( qui définiront in fine si le paysage est perçu comme  » beau » , naturel , émouvant , rationnel , engageant , sinistre , accueillant , plein , vide , désertique …,) est une école d’humilité et de tentative de « sortir de soi et de ses rails » , qui me laisse un souvenir passionné des mes contacts avec les urbanistes , les architectes , les paysagistes , les maires , les associations ,les artistes , les syndicalistes , la FRAPNA , les clubs , de simples particuliers hors normes ….

    Mon humble et incomplète contribution à la vision , quelques pas en arrière , de la maison monde qui souffre , était ici :

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=29214#comment-234903

    PS1 : Est ce que PSDJ est encore trop à l’intérieur de la maison ? A -t-il fait trop de pas en arrière ?
    PS2 : A combien de pas , la BD de Grégory nous posera-t-elle ?
    PS3 : Julien Alexandre est il un lointain descendant de Julien l’apostat .ou plutôt de Julius Caesar l’homme du calendrier ?

  14. j’ai eu peur en voyant Akhénaton dans la liste des sujets abordés: je croyais que vous faisiez référence au chanteur du groupe I am et que vous alliez nous demander ce que vous aviez manqué de la chanson française pendant votre période américaine. Vu que je ne connaissais pas les chanteurs Julien le Philosophe et Robespierre je me suis rapidement rendu compte qu’il ne s’agissait pas de chanson.Ouf.

  15. Bonjour,

    Un autre américain, moins célèbre que Steve Jobs, mais parfois un des aspects de cette personne (ses origines) a fait la une des journaux récemment et curieusement l’enfoncement des USA dans une certaine fascisation n’a pas l’air de faire sursauter beaucoup de monde.

    Je parle de M. al-Awlaki, citoyen américain qui a fait les frais d’une attaque dronesque, ou assassinat ciblé.

    J’apprécie cette vidéo ( http://www.youtube.com/watch?v=c6bgwZGZiIo ) où l’on pourrait voir le duel entre deux USA, une qui porte de l’importance à une certaine remise en question, une certaine recherche de la justice et une autre USA symbolisée par le gouvernement du prix Nobel de la Paix (sic) M. Barack Obama.

    Bien à vous
    @++

  16. Steve Jobs a participé à changer pour des millions d’humains, la représentation qu’ils avaient du monde.
    Par la technologie et le marketing consumériste.
    Ha ha, la grande illusion !
    Sommes-nous pour autant plus heureux et sommes-nous, nous sentons-nous plus libres ?
    De ce haut niveau de complexité et de technologie, d’autres civilisations avant la nôtre en ont fait les frais.

    Quant à la dénonciation des dérives du système par le décryptage de ce qui fait la une de l’actualité, elle participe à fixer davantage encore la représentation de ce monde.
    “ La façon la plus efficace de combattre un système qui ne nous convient plus n’est pas de lutter contre lui, mais de s’en désintéresser et de ne plus l’alimenter…”

    Les portes de la maison grincent, se dégondent ?
    Ses murs se fissurent, sa toiture craque et ses fondations s’ébranlent ?
    Laissons donner les coups de rabots, poser les étais et injecter du ciment dans ses contreforts par ceux-là même qui veulent que rien ne change.
    Inéluctablement, la maison mère du système s’effondrera sur leurs têtes.

    Sur les décombres et la ruine de la dévastation, une nouvelle civilisation pourra enfin naître !

  17. Mon point de vue c’est qu’il faut agir de façon intrinsèque en soi, car cela aura plus d’impact à terme, que tous les plus grands discours qui s’annocent ou ont été proposés.
    Pensez franchement à être égoïste dans votre façon d’être altruiste.

    1. Quand je dis, être plus égoïste pour être encore, ici, plus altruiste, c’est développer la diversité.
      L’égoïste intelligent va propager ses idées. Si l’idée est altruiste, elle va naturellement se propager.

  18. J’ai particulièrement aimé cette vidéo qui m’a donné envie de lire le talon de fer de Jack London, un roman sur le futur écrit dans plus tôt mais toujours dans la même époque charnière. Prendre du recul pour mieux observer la maison dont on rabote les portes.

  19. pourquoi est-il si difficile de prendre du recul?
    Poser la question conduit à le faire.
    Cela peut être aussi l’occasion de bien rigoler.
    Il m’est arrivé de rire en regardant ce documentaire.
    Sans doute aux moments où j’étais le plus concerné.
    Il est vrai que je suis « demandeur » (sic) d’emploi depuis une semaine.

    Bonne « projection » (!)

    « La gueule de l’emploi » france2

  20. Franchement je ne vois pas ce qui est en train de changer. Les dirigeants s’occupent des riches en taxant les pauvres. Rien ne change. Vous me préviendrez quand ce sera l’inverse.

    Concernant Apple, j’ai travaillé sur plein de machines différentes, du ZX Spectrum au Vax en passant par Mac (ma machine actuelle) Sun et PC. Pour moi elles sont toutes identiques, seuls des détails changent. Donc je ne trouve pas que les Macs soient différents. En général ils posent juste moins de problèmes au quotidien (et encore ça dépend ce que l’on fait). Je trouve que la nouveauté introduite par Apple est plutôt l’iphone (bien que je lui trouve plein de défauts) quand on voit que toutes les marques ont tenté de faire la même chose. L’écosystème iTunes est en théorie intéressant mais l’implémentation par Apple est une catastrophe (vous aimez iTunes vous ?). Steve Jobs c’est 30% de marge, voila.

    Sinon je n’ai toujours pas compris l’intérêt de remplir les disques durs de videos identiques de Paul Jorion devant sa machine quand seul le son est nécessaire. Quel gaspillage !

  21. Ce qui a fait la réussite de Jobs c’est surtout que c’était un non diplômé, presque un cancre, voire même un fainéant au regard des critères élitistes. Donc face à un ordi de l’époque, il a probablement ressenti le côté rasoir de la technique que peuvent ressentir ceux qui veulent un résultat sans avoir à passer des heures des mains dans le cambouis. En se mettant du côté des nuls, des plus faibles, des moins instruits face à la technique, il s’est posé les bonnes questions ergonomiques, il a établi le bon cahier des charges et a été sensible aux bonnes idées en cours mais pas sur le marché.

  22. Question technique: comme pour plusieurs de vos vidéos, le son est à la limite de l’audible, ce qui rend l’écoute difficile.
    Auriez-vous la possibilité de remédier à ce problème?

    1. Le niveau sonore est correct. Beaucoup de gens ont été (mal) habitués aux taux de compression et au « limiting » des radios et télés qui annihilent toute dynamique (et rendent l’écoute fatigante). Là, malgré la compression de la vidéo, la dynamique est relativement préservée. Il suffit de monter un peu le son.

  23. A mon sens, le cadre culturel actuel est guerrier. Changer de paradigme, pour moi,peut se faire via le revenu minimum de vie qui sort concrètement les personnes de la précarité matérielle : un pas de plus après l’évolution de l’abolition de l’esclavage, de l’asservissement d’autrui ,évolution qui, me semble-t-il, s’est inscrite dans les différentes constitutions mais n’a pas été suivie économiquement.
    Que tous, dans distinction aucune aient cette sécurité matérielle entrainerait, je le crois, la continuation des combats, entre autres, contre les discriminations.
    Dans les pays où des formules proches du revenu minimum de vie ont été expérimentées, l’ensemble de la vie s’est considérablement améliorée tant sur le plan de la sécurité que sur le plan purement économique: les personnes n’étant plus accablées par l’inéluctabilité de la misère ont créé de nouveaux espaces économiques.
    Je réitère que cette mesure permettrait de bonnes conditions pour une transition vers un monde plus soucieux d’écologie.
    Je propose toujours un monde où nul se serait dévalorisé quel qu’il soit, et donc la sortie d’un monde de valeurs guerrières vers un monde de valeurs de respect.

  24. Je lis une bonne partie des billets et une partie des commentaires depuis pas mal de temps maintenant et ce billet la me rend assez septique (ou comment essayer de se donner du credit tout seul!).

    Cette personnification de l’histoire, même si vous parlez d’evênement précis, me dérange car c’est peut-être ce type d’identication qui nous empèche de construire une nouvelle représentation de nous-même actuellement. Pourquoi est-ce si difficile de comprendre que nous sommes un groupe et que nous pouvons nous considérer comme individu que par le regard des autres?

    Ce qui complexifie votre propos est cette préoccupation des ces personnes pour les religions. Ce sont, je pense, les discours principaux à vocation collectives que nous avons encore aujourd’hui sur les relations entre nos pensées et nos émotions. C’est peut-être cette perspective que nous avons a redéfinir: essayer de définir le propre cadre de nos croyances, s’en amuser, s’apaiser de nos croyances.

    En tout cas ça m’fait réfléchir.

    1. Je présice. Je suis bien conscient que vous (Paul Jorion) êtes plus à même que moi de savoir penser en terme de structure ou de groupe d’individus. Mais pourquoi ce biais?

  25. Monsieur Jorion,

    Une partie de votre vidéo m’interpelle.

    Vous nous proposez trois exemples de personnes ayant tenté d’introduire un changement volontaire de paradigme dans leur époque. Ils ont échoué tous les trois. Chacun d’eux a vu arriver un énorme problème et a compris que la solution à ce problème est une autre façon de voir la réalité.

    Je pense que ces trois personnes ont vraiment compris la base de tout problème humain. C’est l’histoire du monde que nous nous racontons qui décide de notre comportement face à lui. Je pense qu’ils étaient tous des personnages considérables dans leur époque et leur territoire. Ce n’était pas assez considérable pour affronter cette époque.

    Ils représentent un échec dans le changement de paradigme. Ils indiquent comment échouer dans le changement actuel absolument nécessaire.

    Ce qui me rend optimiste pour le changement actuel est le très profond sentiment d’insatisfaction qui occupe bien des esprits actuels et au niveau de la population, pas des élites. Il se crée là un hiatus, un vide, un scission gigantesque. C’est si intense que l’on a eu le printemps arabe et OWS maintenant. Ces gens ne savent pas ce qu’ils veulent. Ils savent juste qu’ils veulent autre chose. L’opération est très risquée.

    Un Führer peut venir avec une solution simple et satisfaire tout le monde. Quand tout le monde découvrira qu’il a été floué, ce sera trop tard.

    Mais elle est une porte de sortie vers un autre chose, une porte de sortie du TINA. J’aimerais que cela soit positif. Pour cela, je trouve que rétablir la notion de populisme dans sa dignité serait utile. Je trouve également que la notion de « décence commune » devrait être défendue, pratiquée et prônée. Je trouve que la notion de relation au sens d’un échange réciproque de reconnaissances, de savoirs, d’émotions et d’expériences devrait être prônée de toutes les manières possibles avec exemples vécus à l’appui. Il y a sûrement un tas d’autres chemins. Se lancer dans cette voie équivaut à tenter de traverser le Pacifique sur une allumette. C’est un pari sur la nature humaine supposée positive. Il n’est pas gagné. Il peut paraître ridicule mais il offre de combler un vide gigantesque dans les esprits en évitant d’imposer ce changement d’en haut. Vos trois personnages historiques me disent que ce chemin est à éviter.

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