Étiquette : agriculture

  • Le glyphosate ou la mort ! Celle de l’agriculteur ou la nôtre, il faut choisir !

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  • Augmenter la productivité pour rémunérer le capital et le travail rare : exemple de finitude de la mécanique, par Christophe Diss

    Billet invité

    Dans mon dernier billet (ici) évoquant le cas de la rentabilité des exploitations laitière inscrites dans un rapport de force de filière, j’évoquais par quel mécanisme de la pensée économique, les chefs d’exploitation et les financiers ont cherché à augmenter le flux de liquidité par l’argument de la productivité du travail, facteur de rentabilité face à une déflation du prix du lait, une hausse de charge et une confiscation de la valeur ajoutée le long de la chaine de valeur.… Lire la suite…

  • FILIÈRE INDUSTRIELLE LAITIÈRE : CHANGER DE PARADIGME EST INDISPENSABLE, par Christophe Diss

    Billet invité

    D’après l’agence Agra Presse, la commission de l’agriculture du Parlement européen a voté trois propositions dans le cadre de la réforme de la PAC pour permettre aux agriculteurs de gérer leurs volumes de production laitière en cas de crise. Ce vote n’est pas du goût de l’European Dairy Association, le porte-voix à Bruxelles du lobby de l’industrie laitière. Le vote des eurodéputés n’est pas seulement « un pas en arrière » selon eux, mais il remet en question « l’évolution progressive du secteur en vue d’une plus grande orientation vers le marché ».

    Et de rajouter : « Adopter des mesures de gestion des volumes serait tout à fait incompatible avec les exigences du fonctionnement de notre industrie sur le marché mondial », martèle Joop Kleibeuker, le secrétaire général de l’European Dairy Association.… Lire la suite…

  • CIRCUITS COURTS ET COURTS-CIRCUITS, par zébu

    Billet invité

    « Nos clients des circuits courts en Europe payent par l’achat un prix généralement plus élevé que dans d’autres circuits de distribution. »

    Dans Circuits courts, vente direct et construction des prix, Jean-Claude Balbot pose plusieurs constats, dont celui-ci, ajoutant par ailleurs que ces mêmes clients s’acquittent ainsi d’une double peine, payant tout à la fois un prix plus cher et les externalités imposées par le système agro-industriel au travers des subventions, sous forme d’impôts.

    Pourtant, Patrick Mundler (Directeur du Département Sciences Sociales et de Gestion ISARA Lyon – LER) et Albane Audras (Alliance Paysans Ecologistes Consommateurs de l’Isère) ont démontré dans une étude récente que la formation des prix dans 7 AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne) de la Région Rhône-Alpes tendrait à prouver le contraire : dans 63 % des cas, ce type de circuit court s’avère être moins cher que les autres modes de commercialisation (grande distribution, marché traditionnel, magasin bio, marché bio, magasin de producteurs).… Lire la suite…

  • PRODUIRE TROP, POUR PRODUIRE ASSEZ ?, par Jean-Claude Balbot et Goulven Le Bahers, « paysans durables »

    Billet invité.

    À l’automne 2008 il nous fut donné de participer aux réunions préparatoire à la Loi de Modernisation Agricole dans une commission « Alimentation ». C’est avec beaucoup d’effroi et de colère mais sans surprise, que nous entendîmes les chiens de garde de l’agri-bizness écarter avec véhémence toutes les propositions d’amélioration des conditions de l’alimentation des Français (diminution du sel, du sucre, des pesticides…). Représentant l’ordre établi de la production et distribution des fruits et légumes, des vins, des produits lactés, des viandes de toutes provenances, des céréales, ils se tiennent devant leur niche. Chacun, persuadé que sa profession est le cœur de l’économie française, est prêt à aboyer et à mordre le premier qui remettra en cause ce statu quo établi depuis 1962.… Lire la suite…

  • LES DÉFIS DE L’AGRICULTURE DU 21ème SIÈCLE, par Gilles Domenech

    Billet invité

    Au cours du XXème siècle, l’agriculture a vu sous toutes les latitudes des changements radicaux dans les pratiques qui sont devenues un peu partout de plus en plus intensives. Cette intensification se traduit par l’emploi de plus en plus important d’intrants provenant de l’industrie chimique (engrais minéraux et pesticides), par l’intensification du travail du sol, par une mécanisation croissante et par une sélection génétique très poussée (incluant l’hybridation F1 et les OGM) permettant d’atteindre de très haut rendements, à condition que les itinéraires techniques leur conviennent en termes de fertilisation et de traitement.

    Grâce à cette évolution, la production mondiale a fortement augmenté, permettant de produire suffisamment pour nourrir 7 milliards d’humains (aujourd’hui les problèmes de famine sont uniquement dus à des problèmes politiques et non agronomiques).… Lire la suite…

  • AGRICULTURE : LA CHIMÈRE D’UN CAPITAL QUI VOUS PROFITERA, par DIX

    Billet invité.

    Paul, merci à vous et bonne année !

    Je suis producteur de lait en Alsace, jeune installé en pleine crise. Vous décrivez la toile de fond du paradigme économique comme peu de gens. A vrai dire, lorsque j’ai découvert vos propos sur la concentration des richesses, et le remplacement du salaire par le crédit… j’ai de suite adhéré puisque c’est ce que j’ai vécu en 2009 avec ma famille.

    Ingénieur de formation dans le secteur agricole et agroalimentaire (spécialité développement des territoires ruraux), mon expérience professionnelle en tant que conseiller d’entreprise puis exploitant agricole m’a permis d’asseoir confortablement dans mon esprit la thèse de la concentration des richesse et du déterminisme des trajectoires sociales de mon milieu.… Lire la suite…