15 réflexions sur « Le glyphosate ou la mort ! Celle de l’agriculteur ou la nôtre, il faut choisir ! »

  1. On s’affole chez LREM et LR !
    Eh oui l’aiguille sur le cadran de l’horloge tourne, 2021, c’est demain.
    Mais la nature, elle, n’attend pas : l’effondrement de la vie sous nos latitudes reste largement sour le radar médiatique. Ces messieurs les rapporteurs lisent-ils les rapports ?
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/11/09/l-effondrement-de-la-vie-sous-nos-latitudes-reste-largement-sous-le-radar-mediatique_6018609_3232.html?fbclid=IwAR0FnaqS4S9wq26Dj–653eWc5ohQkEVq-92j0dV3fZxaf7nIEeBhY9OKGU

  2. Un rapport pondu par deux politiciens LREM pur-jus (voir leurs fiches respectives sur wiki).
    Est-il possible de demander à deux politiciens LREM une analyse qui dépasse les difficultés de se débrasser d’un poison pour oser présenter des solutions durables qui le permettent ? Non, le contenu de ce rapport était déjà rédigé le jour du choix délibéré d’en confier la création à ces deux moins que rien.

  3. Si avec ses problèmes pire que casse-têtes les gens qui devraient le voir ne perçoivent pas que c’est tout simplement notre système qui débloque, alors ils ne verront jamais rien, tsointsoin. Et c’est même de la mauvaise volonté alors bon.
    C’est la guerre.

  4. Que faire devant l’impéritie et la bêtise crasse de ces gens, je vous le demande… je crains fortement que nous ne soyons pas au bout des alarmes… allons-nous devoir nous remettre à prier ?

    1. Oui que faire jean pierre hein ? Je propose que vous preniez un seau et un sarcloir et que vous alliez désherber 20 ha à la main , ensuite peut être , je dis bien peut être , vous pourrez disserter sur la soi disant bêtise des agriculteurs

  5. Le casse-tête c’est pour eux, pas pour nous.
    Dans « leur » schéma, pour cultiver il faut des herbicides, des fongicides, des insecticides, en bref toute une bactérie de biocides qui font que notre alimentation est élaborée sur la mort d’autres organismes vivants. Que ce soit de la viande ou des végétaux.
    Dans notre schéma c’est la collectivité, toute ensemble, qui se solidarise et trouve des solutions. C’est l’État poussé et porté par ses citoyens qui protège l’intérêt général et accompagne ses agriculteurs dans la transition. Ceux qui ont déjà fait le pas aidant leurs successeurs.
    Mais c’est bien sûr contraire aux principes du capitalisme libéral. Tant qu’on n’en sort pas…

  6. J’ai entendu ce matin une jeune paysanne dire sa fierté de savoir qu’elle contribuait à nourrir l’humanité.
    Mais qui lui a fourré cette idée dans la tête ?
    Qui leur a explicitement demandé à elle et aux autres paysans de porter cette charge réellement au-dessus de leurs forces ?
    – Les pouvoirs économiques, politiques et syndicaux qui ont partagé les productions entre pays pour les rendre plus rentables ? A la France, l’agriculture appuyée sur une forte tradition et sur le tourisme.
    – Les financiers qui spéculent sur les matières premières agricoles ?
    – Les armateurs qui ont pu prendre en charge le commerce international, notamment maritime ?
    – Les industriels de la chimie qui après la guerre ont reconverti leurs stocks de poison ?
    – Les banquiers d’une grande banque agricole ?
    – Les assurances agricoles ?
    – Les safer ?
    – La grande distribution qui a étranglé les petits producteurs ?
    – Les agro-industriels propriétaires de milliers d’hectares et d’élevages surdimensionnés ?
    – Les coopératives ?
    – Les fabricants de matériels agricoles toujours plus grand, toujours plus consommateurs d’énergie ?
    Justement, de l’énergie il en faut énormément pour que ce modèle fonctionne. Et particulièrement du pétrole nécessaire dans plusieurs secteurs liés à l’agriculture. Nous n’allons quand même pas oublier dans notre réflexion que le pétrole est de plus en plus rare, que nous l’utilisons sans préserver la ressource pour le chauffage et le transport, qu’il coûtera de plus en plus cher. Et je n’évoque que pour mémoire la rareté de la ressource en eau qui soulèvera bientôt une grave question supplémentaire qui percutera l’ensemble de la problématique. ( Attention au dérèglement climatique qui entre autres affectera les assurances… )
    Nous avons le droit, nous consommateurs, d’exiger que l’on ne nous empoisonne pas.
    Et les paysans l’obligation de ne pas regarder par le gros bout de la lorgnette. Ils doivent imaginer un autre modèle. Mais pas seuls, avec nous, citoyens européens qui sommes prisonniers dans cette toile serrée.
    Nous devrons très vite réapprendre comme le faisaient les humains autrefois à produire notre nourriture ( agroforesterie, permaculture etc… ). A replanter aussi, à désartificialiser et à réintroduire la vie dans les sols ( voir les travaux de Claude et Lydie Bourguignon ).
    Oui, les paysans doivent cesser de produire ainsi qu’ils le font depuis la dernière guerre.
    Et oui, nous devons les y aider.

    1. En Alsace dans le Haut Rhin la plaine n’est qu’une vaste monoculture de mais. Ce n’est pas avec cela que nous sommes nourri ! Cela part dans industrie de l’élevage dans d’autres régions et à l’export.

      1. Lorsque l’on prend le train Paris-Lille ou l’inverse, l’on traverse une immense zone, la Picardie, : ce sont alors d’immenses champs cultivés où toute présence humaine semble avoir disparue, et l’on devine, avec eux, insectes et oiseaux. Mornes plaines où s’est déroulée une guerre, celle d’intérêts économiques très puissants contre la logique du vivant.

  7. Bonjour,
    C’est consternant, de constater que même ici, le débat ne puisse s’élever plus haut que les habituels
    affrontements polémiques puerils!
    Si l’on comprend ce qui à provoqué la crise des gilets jaune (pour une large part, c’était l’augmentation du
    prix du gasoil et des autres carburants), comment ne pas comprendre les agriculteurs dont la vie est pour
    beaucoup suspendue au risque d’une possible perte de rendement, qui causerait partout des faillites
    massives d’exploitations toutes surendettées…
    On leur affirme tout à coup qu’ils menacent la vie de leurs semblables sans leur donner alternative.
    Quelle différence avec la culpabilisation abusive des automobilistes pour lesquels l’achat de véhicules plus
    vertueux est financièrement impossible?
    Je sais : Ceux qui roulent au gasoil, eux ne seraient pas des assassins!
    A part peut-être, ceux qui sont aussi agriculteurs…
    De là à penser que certains souhaitent une bonne guerre civile pour régler tous les problèmes,
    il n’y a décidément qu’un pas!
    Quelle infamie pour le blog de Paul Jorion!
    Pour sortir du Capitalisme, il suffirait de cesser d’acheter ce qu’il nous vends.
    Mais pour cela, la capacité à s’entendre entre êtres humains fait cruellement défaut.
    Ce sont les convergences qu’il faut cultiver et non la détestation tous azimuts !
    Eric.

    1. @ Torpedo, je croyais que vous aviez fait vos adieux le 3 novembre et même en nous disant « bon vent ».
      C’est dur de décrocher et on connaît ça avec des chanteurs qui font des tournées d’adieux interminables.
      On compatit. Continuez.
      Le 11/11 est toujours un jour un peu sombre et vous nous apportez de la gaité !
      A bas la puérilité, vivent les hauteurs !

    2. Torpedo,
      oui, l’agro-bashing c’est le son de cloche qui essaie de se faire entendre en ce moment, mais est-il bien raisonnable de ne faire entendre que celui-ci ?
      Des milliers d’agriculteurs sont déjà passé au bio, certains d’entre eux pratiquaient l’agriculture impliquant endettement et pesticides à gogo, ils en sont sortis. C’est donc possible. Ils dépensent beaucoup moins pour les intrants, et ils peuvent vendre plus cher.
      Le plus grand péril ce n’est pas l’agro-bashing mais le fait que ce gouvernement ne fait pas grand chose pour aider ceux des agriculteurs qui veulent effectuer leur conversion, ce mot de conversion devant être pris dans les deux sens du terme : passage d’un type d’agriculture à un autre ; et changement d’état d’esprit avec la prise de conscience que le mode actuel n’est de toutes façons pas tenable.

      1. +1
        « L’agri-bashing » (argh…que je déteste ces anglicismes !) est l’arme idéale de division que le système (agro-industrie et gouvernement) a trouvée pour dresser les communautés les unes contre les autres : les agriculteurs d’un côté, le peuple « bobo » bien-pensant de l’autre. Histoire de culpabiliser les seconds d’être responsables des suicides d’agriculteurs tous les jours. En un rien de temps ces drames quotidiens de notre société ont changé de cause, de la prédation par un complexe industriel et financier au désamour de la population.
        Le pire est que ça marche ! On n’entend plus que ça dans la bouche des agriculteurs. Et ça me désespère, parce que des solutions, il en existe plein que nous sommes prêts à développer ensemble, mais ils ne sont pas prêts à nous écouter. Tant qu’ils resteront représentés par la FNSEA !

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