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Réflexions sur Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité d’Aurélien Barrau, par Dominique Temple

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J’admire l’art avec lequel vous associez des informations d’origine très différente, montrez leur convergence et révélez l’ampleur de la tragédie promise à la nouvelle génération, comme la sirène avant les bombes, souvenir des années de la guerre mondiale : le but principal de votre essai est atteint. Et, mieux encore, dans la deuxième partie de votre texte, vous proposez des solutions pour écarter le danger. 

À la page 65 de votre livre vous écrivez : « Une des causes essentielles de l’inaction vient de la controverse sur les causes du désastre. Chacun a son analyse. L’origine évidente est pour les uns le capitalisme, pour les autres la démographie, pour d’autres encore la religion, etc. Le fait est que nous ne nous mettions jamais d’accord sur les causes. Autrement dit : si nous attendons que la grande cause (sachant que chacun pense avoir identifié ce qu’elle est) soit traitée en profondeur avant d’agir, nous n’agirons jamais. (…) Pour une fois, je crois qu’il faut renverser l’ordre usuel et s’attaquer aux conséquences – la négation de la vie et de l’avenir –  avant de s’attaquer aux causes. Agissons. Agissons maintenant en ciblant les effets et nous verrons bien quel système permet d’y parvenir. Commençons par la fin et cela éclaircira l’origine. Sans aucun doute, la mutation devra être profonde

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Fin du monde : l’appel d’Aurélien Barrau – Qu’en penser ?

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Bon, tout ça est très juste, tout ça est très bien dit : il n’y a rien que j’aurais voulu dire autrement, mon seul souci, c’est que j’aurais situé mon analyse dans un cadre socio-économico-politique, pour dire ce qu’il faut faire collectivement pour que ça change, pas seulement ce qu’on peut changer chez soi, comme ce qu’on met dans son assiette ou qu’on jette dans sa poubelle.

En restant muet sur le capitalisme, sur l’économie de marché, et sur le libéralisme, en ne disant pas qu’il est impératif de les changer, Barrau s’expose au même reproche qu’il fait aux jeunes de la Rébellion contre l’extinction, que leur rébellion ne les empêche pas de manger de la viande ou de prendre l’avion pour un weekend : sa rébellion ne l’empêche pas de cautionner le cadre socio-économico-politique existant, non pas en le soutenant explicitement mais en laissant entendre par son silence à son propos, que le problème n’est pas là. Alors que c’est là que l’obstacle se situe.

On ne préviendra pas l’extinction « en changeant un peu ses habitudes », il faut prendre le problème à l’envers : il faut d’abord éliminer la logique prédatrice de la recherche du profit, et du versement d’intérêts pour les ressources qui manquent là où elles sont indispensables. C’est cela qui détruit notre monde jour après jour et le rend invivable. Quand cela aura été résolu, chacun aura son jardin sans pesticides, mangera moins de viande et pourra se déplacer à vélo, pas avant. C’est dans cet ordre là que le changement peut se faire et doit se faire – sans tarder.

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Le Mal qui vient – Castel – pré-compte rendu de lecture, par Cédric Chevalier

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J’ai écouté attentivement l’excellent débat entre Pierre-Henri Castel, Jean-Baptiste Fressoz et Paul Jorion sur France Culture.

Comme toujours, 40 minutes de débat oral à trois, ça représente quelques pourcents seulement de l’information contenue dans l’essai de Castel, ceux de Paul Jorion, ceux de Pablo Servigne, Raphaël Stevens, Gauthier Chapelle, etc. C’est donc frustrant car on est très loin en 40 minutes d’avoir coupé consciencieusement toutes les branches argumentatives « pourries » de ce débat philosophique, pour ne garder qu’un arbre avec plusieurs grosses branches saines qui laisseraient apparaître les thèses non invalidées par des objections sérieuses.

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