Fin du monde : l’appel d’Aurélien Barrau – Qu’en penser ?

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Bon, tout ça est très juste, tout ça est très bien dit : il n’y a rien que j’aurais voulu dire autrement, mon seul souci, c’est que j’aurais situé mon analyse dans un cadre socio-économico-politique, pour dire ce qu’il faut faire collectivement pour que ça change, pas seulement ce qu’on peut changer chez soi, comme ce qu’on met dans son assiette ou qu’on jette dans sa poubelle.

En restant muet sur le capitalisme, sur l’économie de marché, et sur le libéralisme, en ne disant pas qu’il est impératif de les changer, Barrau s’expose au même reproche qu’il fait aux jeunes de la Rébellion contre l’extinction, que leur rébellion ne les empêche pas de manger de la viande ou de prendre l’avion pour un weekend : sa rébellion ne l’empêche pas de cautionner le cadre socio-économico-politique existant, non pas en le soutenant explicitement mais en laissant entendre par son silence à son propos, que le problème n’est pas là. Alors que c’est là que l’obstacle se situe.

On ne préviendra pas l’extinction « en changeant un peu ses habitudes », il faut prendre le problème à l’envers : il faut d’abord éliminer la logique prédatrice de la recherche du profit, et du versement d’intérêts pour les ressources qui manquent là où elles sont indispensables. C’est cela qui détruit notre monde jour après jour et le rend invivable. Quand cela aura été résolu, chacun aura son jardin sans pesticides, mangera moins de viande et pourra se déplacer à vélo, pas avant. C’est dans cet ordre là que le changement peut se faire et doit se faire – sans tarder.

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117 réflexions sur « Fin du monde : l’appel d’Aurélien Barrau – Qu’en penser ? »

  1. C’est là où le bât blesse : votre approche est la meilleure garantie pour que rien ne change comme ça a d’ailleurs été le cas jusqu’à présent.
    Comment voulez-vous changer les institutions, le monde sans commencer par se changer soi-même et ses habitudes?
    Comment abandonner la logique prédatrice des institutions quand les personnes qui soutiennent et nourrissent ces institutions continuent individuellement à être des prédateurs?
    Vous attendez le sursaut collectif alors que les individus qui le composent ne changent pas. Tant que la prise de conscience individuelle sur la nécessité de changer ses habitudes n’est pas là, rien ne peut changer au niveau collectif.
    C’est dans cet ordre là que le changement peut se faire et doit se faire – sans tarder.
    Et il ne faut même pas que la majorité change, mais peut-être 10, 15, 20% ???
    Mais il est tellement facile de critiquer, ou de se moquer de ceux qui commencent par changer individuellement.

    1. « Comment voulez-vous changer les institutions, le monde sans commencer par se changer soi-même et ses habitudes ? »

      Je sais, c’est pour cela que je suis psychanalyste par ailleurs. Mais, de la même manière que nous n’avons plus le temps d’attendre que tout le monde se mette au vélo, nous n’avons plus le temps d’attendre que tout le monde ait fait une psychanalyse.

      1. Il n’est pas question que « tout le monde » change tout de suite. Comme je l’ai suggéré, 10, 15, 20% suffisent pour faire basculer l’opinion dans un nouveau paradigme.
        Question : a-t-il fallu attendre que « tout le monde » soit contre l’esclavage, ou une minorité a-t-elle suffi pour l’abolir ?
        Et puis, le vélo, c’est bien mais c’est surtout dans l’assiette que ça se passe. Mais non seulement la compassion s’arrête au bord de l’assiette, mais également la raison semble-t-il :
        https://medium.com/@gary.francione/extinction-rebellion-shame-da108b9b04a7?fbclid=IwAR1VJ9x_mdjeGlJeurEwTYnzhSrQP-SaRAJ32iff451XoXSOoEGO7MW3wHY

      2. @ Paul 11 mai 2019 à 12 h 46 min

        Tcheu d’nonn di Dju d’non di Dju d’nonn di Dju …

        La Société Informationnelle – Idées pour l’autogestion (60 pages)

        Il n’y a pas qu’une seule approche des phénomènes inconscients, celle de Freud revue par J.Lacan et P.Jorion est excellente et productive sur le plan de l’anthropologie du langage (1).

        Aujourd’hui, pour la continuation de notre espèce, nous sommes tous convoqués aux rondpoints , il est urgent que nous nous emparions des concepts par lesquels Henri Laborit appréhendait nos motivations inconscientes collectives: comprendre comment nous nous sommes résignés au statuquo et comment nous pouvons collectivement les dépasser par l’action.

        La Société Informationnelle, publié en 1973, était destiné aux luttes syndicales de base pour l’autogestion ( Lipp, etc.) ; il ne fut bien sûr pas relayé par les hiérarchies syndicales. Pétard!

        Quarante-deux ans après sa première publication, le voici tombé dans le domaine public,

        http://www.elogedelasuite.net/wp-content/uploads/2018/10/Laborit_-Henri-La-Soci%C3%A9t%C3%A9-Informationnelle-Id%C3%A9es-pour-l_autogestion.pdf

        La Société Informationnelle – Idées pour l’autogestion (60 pages), est disponible gratuitement en PDF, et bien entendu, ici sur ce blog, vous ne l’avez pas lu! Sinon nous n’en serions pas là.

        Il est encore temps de nous organiser, en créant des partout des groupes de réflexion populaire, et ainsi d’assemblées municipales en assemblées municipales et jusqu’à l’Assemblée Nationale nous construirons le municipalisme écologique dont l’espèce à besoin pour se tirer d’affaire.

        http://www.elogedelasuite.net/wp-content/uploads/2018/10/Laborit_-Henri-La-Soci%C3%A9t%C3%A9-Informationnelle-Id%C3%A9es-pour-l_autogestion.pdf

         

        1)P. Jorion, Principe des systèmes intelligents (1989), réed. 2013 et P. Jorion (2009), Comment la vérité et la réalité furent inventées, Collection Bibliothèque des Sciences humaines, Gallimard.

         

      3. Il me semble que il y a beaucoup à faire sans attendre que tout le monde ait fait une psychanalyse… Le discours de Barreau s’améliore je trouve. Il fait enfin entrer dans son raisonnement l’influence, lorsqu’il parle de rendre le vélo plus sexy que l’automobile.
        La suppression de la publicité ferait justement cesser cette influence (que nous payons de plus par nos achats !) qui rend la Lamborghini de 500 chevaux plus sexy que le vélo. Cet abandon ferait cesser (sans psychanalyse) les injonctions contradictoires auxquelles nous sommes exposés : un matin Yann Arthus Bertrand nous dit « si nous ne changeons pas, la terre sera un four, nous allons tous mourrir », et l’instant d’après, c’est la météo avec Air France : « voyagez en 2 heures, du nors au sud et de l’Est à l’Ouest, avec Air France ». (???)

        La publicité , n’a rien d’indispensable, on peut parfaitement s’en passer du jour au lendemain, sans aucun dommage. Mais en effet, comme le dit Barreau, cette révolution n’est pas dans les cartons d’E. Macron, quelle que soit les postures avantageuses que notre président essaie de prendre, en distribuant quelques vœux pieux supplémentaires en matière de protection du climat.
        Mais pourquoi le GIEC ne le dit-il pas ? faisons cesser la publicité, c’est simple, et ça ne coûte rien. Il n’est plus temps de protéger Loréal…même s’ils sont dans le secteur des cosmétiques, les premiers à en vivre (16% du chiffre d’affaires consacré à la publicité dans les cosmétiques).

        Plus de publicité…parce que l’Homme le vaut bien…

      4. D’autant que ce sont les institutions qui contraignent très fortement nos modes de vie actuels. A commencer par les institutions du capitalisme (emploi, banques, assurances, investissement). Le marketing joue un rôle central dans le conditionnement des comportements des gens ordinaires.

      5. A Marc Kons :

        Il n’y a pas que l’assiette qui consomme des ressources … sachant je le rappelle que l’homme est omnivore, il a donc besoin de protéines d’origine animale.

        La nourriture c’est vital pour la vie ; par contre :
        1) la parfumerie ? Combien de milliers d’ha de terre utilisées pour produire des plantes uniquement destinées aux parfums ? Le déodorant efficace et le plus simple qui soit est une pincée de bicarbonate de soude lorsque c’est encore légèrement humide (pour que ça tienne)
        2) les fringues à outrance ? Combien de milliers d’ha de terre utilisées pour produire des plantes uniquement destinées aux vêtements ? Perso, je tourne deux ans avec deux à trois jeans, quelques t-shirts, sous vêtements, chaussettes, … Mes vêtements trop vieux me servent de vêtements de jardin : ils ne partent au recyclage que lorsqu’ils sont vraiment au bout de leur vie. Certes, je ne suis JAMAIS à la mode. Et alors ?
        3) les pompes ? Je n’ai que deux paires utilisables (plus une paire de bottes qui date de …) : une pour l’été, une pour l’hiver (chaussures de rando, il y a de la neige plusieurs mois par an chez moi. Chacune dure deux ans. Celles de rando servent ensuite de chaussures pour le jardin … Là aussi je ne suis jamais à la mode. Et alors ?

        Ma nourriture, j’en produis une partie chez moi : 200 m² de potager, des petits fruits (framboises, groseilles rouges et à maquereaux, cassis, casseilles, fraises, baies de mai, rhubarbe, noisettes, …), des fruits (pommiers, poiriers, pruniers, cerisier). Mes déchets alimentaires (j’essaye qu’il y en ait le minimum) vont aux poules ou au compost.

        Et encore, pour ne pas trop choquer, je n’ai pas parlé des ressources consommées pour nourrir les animaux domestiques …

        Question à tous : vaut-il mieux taxer le transport des ruraux qui partent au travail en voiture, ou la nourriture des citadins lorsqu’elle vient du bout de l’europe voire de l’hémisphère sud ? Parce que je n’ai jamais entendu parlé d’une taxe carbone sur la nourriture importée. Ça serait pourtant nettement plus logique d’en mettre une… mais il parait que c’est contre les traités européens…. que le libre échange c’est super utile pour l’humanité …

      6. AB écrit dans son dernier livre: « Sil l’on choisit par exemple le néolibéralisme comme origine majeure de la catastrophe (ce qui a du sens), faut-il attendre le « grand soir » pour passer à l’action? Il est peu probable que celui-ci survienne rapidement et ce serait donc suicidaire : la fin du monde aura lieu avant! Pour une fois, je crois qu’il faut renverser l’ordre usuel et s’attaquer aux conséquences – la négation de la vie et de l’avenir – avant de s’attaquer aux causes. Agissons. Agissons maintenant en ciblant les effets et nous verrons bien quel système permet d’y parvenir. Commençons par la fin et cela éclaircira l’origine. Sans aucun doute, la mutation devra être profonde. »

        @François: oui, l’être humain est omnivore mais non il n’a pas besoin de protéines animales. Renseignez-vous 😉
        https://www.federationvegane.fr/documentation/sante/les-proteines-un-faux-probleme/
        Mais vous avez raison pour le reste, il ne faut pas minimiser tous les efforts à faire.

      7. « Pour une fois, je crois qu’il faut renverser l’ordre usuel et s’attaquer aux conséquences – la négation de la vie et de l’avenir – avant de s’attaquer aux causes. »

        Comment veut-il que les conséquences s’arrêtent, si les causes continuent de s’exercer ? C’est vraiment un savant qui écrit ça ?

      8. Un savant spécialisé dans la gravitation quantique à boucles et dans l’astrophysique gamma de très haute énergie (étude du noyau actif de galaxie mrk501 et implications cosmologiques), ceci explique peut-être cela 😉

      9. Oui, un savant qui nous dit que l’urgence est telle que nous n’avons plus le temps de nous occuper d’abord des causes.
        Ce que je comprends: la maison brûle, il faut « parer à l’urgence », c.-à-d. contenir l’incendie avant d’en déterminer la cause – sur laquelle tout le monde n’est pas d’accord – et de pouvoir l’éteindre.
        Pour AB, la priorité absolue est donc l’écologie, avant la « révolution politico-économique » qui est cependant nécessaire.
        (My two cents: au-delà de l’écologie d’AB, je crois personnellement qu’un point de vue spinoziste peut éventuellement aussi nous aider à mettre cela en perspective: nous confondons peut-être la cause et l’effet, et la « négation de la vie et de l’avenir » est peut-être la véritable cause.)

    2. Je vous ferai remarquer que le paquet de cigarette neutre est le meilleur moyen pour faire baisser la consommation de tabac. Les australiens l’ont testé avec un très grand succès.
      Car la si la vertu individuelle et spontanée n’existe pas en matière de tabagisme, pourquoi voulez-vous qu’elle existe en matière d’écologie ? L’Etat doit inciter, par des lois, ou en mettant fin aux dispositifs des firmes visant l’influence des consommateurs.

      1. @ Arkao
        Après hacun est libre de s’intoxiquer.

        Mais attaquer l’image des produits, ça marche. Même sans les dénigrer, les rendre neutres, s’attaquer à l’emballage. Paquet neutre sur le Nutella par exemple : typo banale, étiquette en noir et blanc imposée, aucune photo ou peut-être juste celle des pieds d’un diabétique…

        Ah ça deviendrait moins sexy sur la table de la cuisine…mais on aurait moins de diabète.

      2. @Vincent Rey (12/5 à 10h17&14h54) écrit:

        … » ferai remarquer que le paquet de cigarette neutre est le meilleur moyen pour faire baisser la consommation de tabac « …
        et
        … » Mais attaquer l’image des produits, ça marche. Même sans les dénigrer, les rendre neutres, s’attaquer à l’emballage « …

        Merci, ainsi, de rappeler une controverse récente ( https://www.pauljorion.com/blog/2019/04/26/les-gens-qui-veulent-notre-bien-des-noms/#comments ) sur l’utilité? ( et même selon moi la nocivité..) pour l’auteur de perdre un temps si précieux dans l’écriture + photo [[représentant, ENFIN, après des années de combats acharnés torpillés par les « lobbies » concernés et leurs affidés politiques complices, au moins passifs.., la réalité filmée en gros plans délibérés « dégoutants », une vue des résultats de cancers (gorge, langue, bouche et j’en passe certainement..les poumons..etc )] clairement établis, résultats du fait de fumer, assuétude assurée bien connue..] photo-couleurs pleine superficie des emballages de paquets de cigarettes/cigarillos etc.. Enfin!

        Selon moi à l’époque encore si proche , jamais ni contredit ni approuvé par l’auteur…, ayant tous les aspects d’un « pamphlet » anti-« tel type de photo lui imposé à l’insu de son plein gré ».., basé sur le prétexte qu’il serait parfaitement prudent, lui, veillant à chaque instant à n’enfumer exclusivement que lui-même, consentant informé, affirmé (et revendicatif) …
        Sans rappeler l’utilisation, disons simplement « abusive » pour ne choquer personne (sauf un cas évident, consenti, d’accord) de méthodes de « justification/argumentation » faisant appel, toujours selon moi, injustement [[car, dans le cas du fumeur, personne(d’averti, soit 99,999% des humains.. en tous cas des européens..) n’a la nécessité vitale de démarrer le processus (re)connu d’assuétude en commençant à fumer, surtout sachant qu’il prend délibérément, seul , ce risque ultra -connu de « dépendance(recherchée par les fabricants..) à vie » ]] à des comparaisons-justifications avec des situations aux conséquences dramatiques aussi (..sauf l’échelle d’amplitude du « mal » me semble- t’il,…) , situations JAMAIS auto-consenties au départ par l’intéressé , mais , à chaque « exemple avancé », selon moi , situations soit contrôlables à l’origine (sauf paupérisation involontaire/indifférence/assuétude familiale préalable..etc..) par une autorité(en l’occurrence parentale) extérieure..soit imposées, non contradictoirement, par une Autorité constituée, sous peine d’amende. Regrets. D’où ce rappel..contestable..? A mon avis maintenu:NON.

        Qu’en pensez-vous, Vincent Rey..?..

  2. Pareil… je suis à la fois d’accord avec AB et PJ… 30 ans que je tiens ce genre de propos.
    Mais vu l’ambiance actuelle, pas facile non plus de mettre tout sur la table d’un coup sans se faire traiter de baba-bobo-islamo-gauchiste dès qu’on aborde la question dans son ensemble.
    Faut aller sur Youtube, Causeur, le Fig pour y lire les commentaires de centaines (=millions?) de gens complètement à la ramasse, imbibés de toute ces salades libéro-nationo-racistes-antiUE et naturellement climato-sceptiques. Les médias conventionnels portent une lourde responsabilité dans la monté en puissance des idiocraties occidentales.

    1. La confrontation des influences reste en faveur de l’ultra-libéralisme, comme le montre depuis novembre, le traitement média du conflit des Gilets Jaunes. Mais toute l’influence du monde peut ne pas faire le poids, face à la vérité, qui peut balayer tout sur son passage.

      C’est ce que vient de montrer l’affaire de « l’attaque du service de réanimation de La Salpètrière ». Malgré l’instrumentalisation de l’information par 3 hauts commis de l’Etat (du préfet aux 2 ministres), relayée en boucle par la quasi-totalité des grands médias de masse, cela n’a pas fait le poids face à la vérité sur les violences policières documentées avec rigueur depuis 6 mois par un seul journaliste, David Dufresne.

      C’est une victoire de David contre Goliath sur le champ de bataille de l’influence des masses…

      La vérité des liens de cause-à-effet, que l’on doit au capitalisme ultra-libéral en matières sociale et environnemental, sautera bientôt aux yeux de tout le monde, avec la même force dévastatrice que cette histoire d’hôpital. Parce que ce sera la vérité…

      Vincent Rey
      findutravail.net

  3. Nous ne nous sommes pas mis dans la panade volontairement, pourquoi donc nous sortirons volontairement ? Il n’y a aucune raison.

    Les choses se clarifie, Et c’est intervention iycontribue…

    1. Ou la
      Les choses se clarifient et cette intervention y Contribue.
      Parce que là ça devient grave 🙂

      La plupart vont donc se retrouver dépasser par les événements, comme c’est journaliste un peu trop rétrograde ou autre fifrelin n’ayant pas le temps de s’informer, ça nous met dans de beaux draps.

  4. Bonjour et merci M. Jorion de nous permettre de réagir à cette réflexion intéressante… Ironiquement, oserais-je, cette réflexion est même « capitale », tant je donne raison à votre pensée, et à votre maniérer d’en décrypter, puis verbaliser, une si profonde complexité de problématiques de liens intrinsèques à corréler…

    Et cette réflexion me conduit vers une drôle d’analogie, ou dans beaucoup de films catastrophes (made in USA, etc), se trouvent souvent la caricature de SDF, de laissés pour compte, voir « d’excentriques » scientifiques en « pleine déchéance », ridiculisés dans le rôle de Cassandre, annonçant la « fin du monde », mais surtout dans les mises en cause (l’ensemble des activités humaines sur la planète, le consumérisme, etc) que l’art de la tragédie cinématographique, promet d’émoustiller aux « temps de cerveaux disponibles » des spectateur.e.s (n’attendant que ça… se faire peur)…

    Comme si le message d’un danger imminent (selon l’échelle à laquelle « on » se situe bien sur) , risquant d’impacter une société, « civilisation », était incapable d’être perçu par celle ci, autrement qu’en en personnifiant et en personnalisant jusqu’à l’exégèse, la caricature « culturelle » (voire « cultuel » dans certains cas) d’une « représentativité » plus fantasmée qu’autre chose, de la « vertu », de l’intégrité, de la probité, et du « crédit » a accorder à son émetteur, en retour, la réception semble avoir tendance à ne pas concerner un vivre ensemble, un autre intérêt général, que ce que le.a spectateur.e s’imagine représenter comme rôle dans la société, « civilisation »…

    C’est trop souvent à la « représentation » du portefeuille (« ras le bol fiscal », « poujadisme ») que s’identifie le.a récepteur.e, catégorisé.e de façon caricaturale, de manière clichée, en classe sociale… Ce.ette récepteur.e n ‘attend d’un message, que ce que celui ci semble souvent émettre l’avis d’une forme de « dictature des émotions » sondées, d’un imaginaire collectif, pour reconnaître, approuver, certifier, le succès (en nombre d’entrées, de ventes de produits dérivés…) de telle œuvre, etc…

    Le « succès » que semble rencontrer le message s’en prenant uniquement aux dérives de « l’individualisme » (libéral) d’Aurélien Barrau, « succès » en tout cas « suffisant » pour avoir le « privilège » selon les critères des « juges et partis pris » des rédactions des médias de masse, d’incarner la « représentativité », d’une caution d’un Cassandre, est-il le même dans ce que les récepteur.e.s en auront retenu, en entendent et en attendent… ? Ce « succès » avantageant ce personnage dans la « représentativité » du Cassandre, est-il en lien majoritairement avec le fond du message… ou n’y a t-il pas aussi une part inconsciente plus prédominante dans « l’imaginaire collectif », influencée par la forme, le jeu des apparences (genre Christique… ? Genre cheveux longs… soixante-huitards… ?…)… ?

    1. A ce jeu des apparences, les « secrets d’affaires », « fausses nouvelles » du capitalisme, ultralibéral ou autre (et le verrou de Bercy, les pantoufleur.e.s – cuisse dont « Jupiter » est sorti – les adeptes des conflits d’intérêts, du favoritisme, clientélisme, carriérisme, de la corruption…) ne sont-ils pas bien plus forts que la somme des intérêts particuliers des citoyen.e.s, « acteur.e.s/actif.e.s de leurs vies », qui se donneront ou pas (soit agiront en toute sincérité) l’impression, l’apparence d’être dans l’action individualiste de lutte contre l’urgence climatique, etc… ?

    2. @Juillot pierre
      Bonne remarque sur le look du sieur Barrau. Il n’est évidemment pas anodin, de la même façon que Paul s’affuble d’une chemise et d’une cravate « académique » pour ses conférences.
      Qu’est-ce que ce langage vestimentaire nous dit : J’ai beau être chercheur en astrophysique (au polygone scientifique de Grenoble, le plus beau fleuron du Commissariat à l’Énergie Atomique – soit dit en passant, tiens encore un qui sort du même moule) je m’habille à la cool genre New Age pour exprimer ma préoccupation pour la Nature, les p’tites fleurs et les p’tits oiseaux et les « peuples premiers » qui souffrent bien en ce moment ma brave dame.
      Ce que j’en pense, du milieu de la recherche dans lequel j’évolue, c’est que ce genre de singerie vestimentaire -tout conformisme excessif mis à part- n’augure généralement rien de bon des compétences réelles du bonhomme. A bon entendeur…

      1. Au jeu des apparences, il semble que ce ne sont ni l’image qu’on a soi, et/ou celle que l’on souhaite donner aux autres, qui crédibilisent autant l’émetteur du message, que le fond de ce qu’il porte… Sauf si ceux ci correspondent à ce point aux « critères et canons » de « beauté », de la « réussite »… du « bien dans sa peau »… des standards de clichés « culturels »… (« du gendre idéal », aux stéréotypes de la « ménagère », l’étudiant.e, le.a retraité.e… en passant par la caricature du contestataire, du.de la « râleur.e »… « dans l’air/l’ère du temps de l’optimisme béa », ou du « pessimisme modéré », édulcoré) que fixent les tenants des médias de masse (qui comme par hasard font fortune en France dans la notation du « bon goût » – et « bon sens » …? – du luxe, de la luxure chique… et autres « prix Nobel » d’économie », etc) de la « société-spectacle » et « politique spectacle », et qu’elles font preuves d’une extrême flexibilité, d’un incroyable « talent » d’adaptation… alors la rencontre entre ces deux images, et celle du « culte de l’image », de l’individualisme, qu’est « invité » à chérir le.a récepteur.e…. peut faire « communion »… A ce moment là particulier… et singulier… pour celles et ceux se servant du « roman politique national », pour faire carrière, leur beurre, l’argent du beurre, etc… ont mainte fois fait preuve du choix suivant… : C’est a se demander qu’est-ce qui compte le plus dans la forme et le fond du message, entre le bagage intellectuel, l’expérience, le bagout, le sourire, ou la mine suscitant l’empathie » de l’émetteur.e… et la disponibilité, le contexte… dans lequel est mis le.a récepteur.e …?

      2. On prenait parfois Richard Feynman pour un quelconque vu son look.
        Sinon, l’absence de l’échelon politique me fait penser aux collapsologues.

      3. @ Joliot qui dit « des citoyen.e.s, « acteur.e.s/actif.e.s de leurs vies », qui se donneront ou pas (soit agiront en toute sincérité) l’impression… »

        pas possible de faire plus simple dans l’expression ? Moi je lis pas, ou bout des quelques circonvolutions comme ça, mes paupières sont lourdes…

      4. Allez faire un petit tour dans Google images, pour un végan il porte de belles bottines en cuir. De multiples vestes et chemises colorés.
        Monsieur sait s’habiller, il en a les moyens apparemment, et que la mode soit source de pollution ne le dérange pas.

  5. Ah, pas de pesticides, sauf que même les agriculteurs bio en utilisent. Le glyphosate, tout dépend comment il est utilisé…

    Barrau raconte des conneries quand il prétend que la technologie ne fait pas partie de la solution, alors que c’est la technologie qui permet de mesurer les dégâts en cours de l’écosystème, de mieux isoler les bâtiments, de moins émettre de GES et de les recapter. Et bien entendu, il y a une urgence à réformer le capitalisme financiarisé actuel.

  6. Ha bon ?
    Alpha, bêta (et oui ça existe…) Gamma : nous avons donc tous d’habiles prédispositions à éplucher les légumes, et… pas que ?
    Oooh my Lord is it POSSIBLE ? 😉

    1. @Dundee
      C’était un clin-d’œil aux deux billets précédents. Une femme mène le débat pendant que monsieur, à l’arrière, fait la cuisine.
      A ne considérer que le verre à moitié vide desdroitsdesfemmes on ne voit plus le verre à moitié plein des changements spectaculaires opérés en un demi-siècle, délai extrêmement court au regard de l’histoire humaine.

    2. Merci de ces précisions superfétatoires.
      Il semblerait toutefois, que malgré vos remarques sympathiques et condescendantes, vous ayez du mal à considérer que les femmes ne vous ont pas attendu, d’une part, pour savoir lire, et d’autre part ne perdez surtout pas votre sens de l’humour, ça peut servir, accessoirement…au moins autant que de savoir éplucher les légumes, homme ou femme, en tout bien tout honneur, et sans perdre de sa « superbe », cela va de soi.

  7. « […]Quand cela aura été résolu, chacun aura son jardin sans pesticides, mangera moins de viande et pourra se déplacer à vélo, pas avant. C’est dans cet ordre là que le changement peut se faire et doit se faire – sans tarder. »
    Issu d’une famille pauvre, au sortir de la guerre, j’ai connu ce mode de vie : la culture du jardin, les kilomètres de déplacements à bicyclette, la viande était un luxe (hormis celle du porc, affectueusement appelé ‘Adolf’, que l’on élevait et tuait pour le convertir en jambons et saucisses!)
    Le problème actuel se situe également là: comment faire accepter à l’ensemble d’une population, la nécessité d’un grand retour en arrière vers un mode de vie beaucoup plus frustre, alors qu’humainement, l’on s’attend à voir un amélioration de ses conditions de vie au fil du temps ?
    La Chine, qui est souvent présentée comme faisant beaucoup d’efforts concernant l’abandon des technologies polluantes et parallèlement, beaucoup d’efforts pour l’adoption de technologies peu polluantes, tombe complètement dans l’ornière du capitalisme pur et dur, lequel ne cherche qu’a réaliser le meilleur profit en fabricant au coût de main d’oeuvre le plus bas possible sans se préoccuper outre-mesure des conséquences écologiques ou sociales :
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/05/08/en-ethiopie-les-petites-mains-de-h-m-ou-calvin-klein-gagnent-23-euros-par-mois_5459655_3212.html
    Nous sommes loin du mode de vie très frustre de l’époque Mao…

  8. Ce qui est dommage c’est qu’Aurélien Barrau n’est vraiment pas très loin de poser le bon diagnostic, puisqu’il évoque la nécessité d’une solution sociale, la nécessité du partage. Il entrevoit donc la dimension collective du problème. Or le capitalisme c’est par construction la négation du partage.
    Il lui manque donc des éléments d’explication du système tel qu’il fonctionne réellement pour établir un rapport de cause à effet entre capitalisme et destruction de nos milieux de vie. Sans quoi on peut supposer qu’il aurait fait le rapprochement.

    Une autre explication possible de son mutisme au sujet du capitalisme, serait qu’en réalité il est tout à fait conscient de la nocivité du capitalisme mais comme il souhaite avant tout provoquer une réaction chez chacun d’entre nous à titre personnel, il considère que s’en prendre aux capitalisme en tant que tel, c’est désigner les capitalistes, et donc d’une certaine façon se défausser de ses propres responsabilités dans la conduite de nos vies.

    Il y a peut-être aussi un peu des deux …

    Pour lever les doutes, Jorion et Barrau doivent se rencontrer.

      1. et tous ceux qui sont au courant que le capitalisme nuit gravement à la santé et à la planète. 😉

    1.  » il considère que s’en prendre aux capitalisme en tant que tel, c’est désigner les capitalistes, et donc d’une certaine façon se défausser de ses propres responsabilités dans la conduite de nos vies.  »

      Tout à fait !
      Désigner le « capitalisme » comme un démon revient à tenter de fonder une religion moins féroce que celle que l’on combat mais tout aussi fausse. Le problème est physique, pas idéologique.

      1. Hadrien,
        Vous confondez deux choses : le capitalisme comme croyance, comme idéologie, et le capitalisme comme système organisé produit de l’histoire humaine, c’est à dire comme réalité économique et sociale, y compris dans ses dimensions matérielles. (relisez ou lisez Braudel)
        Le système capitaliste a son idéologie, c’est un fait, c’est d’ailleurs ce que critique Paul Jorion lorsqu’il note qu’à partir de la fin du XIXème siècle une analyse purement idéologique du fonctionnement de l’économie, avalisée et encouragée par les milieux d’affaires, s’est substituée à l’économie politique qui expliquait l’économie en termes d’ acteurs sociaux investisseurs, entrepreneurs, salariés.
        Mais ce n’est pas parce que les mécanismes réels qui sous-tendent le fonctionnement du capitalisme sont éludés par les idéologues du capitalisme que ces mécanismes n’existent pas.
        Je peux ne pas croire à titre personnel à l’idéologie capitalisme, celui-ci n’en continue pas moins sa folle course, il n’a pas besoin de ma croyance personnelle pour exister. Ni même d’un nombre considérable de gens pour exister, c’est d’ailleurs ce que révèlent les enquêtes d’opinion, une majorité de gens ne croit plus aux vertus du capitalisme.
        Le poing gordien ce sont les institutions qui permettent son existence, et ces institutions ce sont des lois, des procédures, des Etats, des organisations qui édictent et sont les gardiens de ces lois, y compris avec une Police…. Quand un gilet jaune reçoit une balle de LBD d’une certaine façon c’est ‘l’institution capitaliste’ qui le lui envoie… Ce n’est pas une affaire de croyance.
        Si le point gordien ce sont les institutions, cela signifie que celles-ci ne sont pas immuables, et d’autre part, qu’une action collective peut les transformer.
        Il ne s’agit donc pas d’abandonner certaines habitudes ou croyances, il faut d’abord avoir identifié où se trouve le problème, et le problème est l’occurrence c’est l’existence d’un système organisé inégalitaire et prédateur. Si à titre individuel l’abandon des habitudes néfastes n’est pas accompagné d’une remise en cause des règles (lois….) qui sous-tendent l’existence du capitalisme, celui-ci peut perdurer, jusqu’à ce que mort s’ensuive. La mort du capitalisme après prédation totale des ressources dont il a besoin et la mort des milieux de vie auxquels nous sommes liés.
        Votre remarque m’amène donc à préciser que ce que ne voit pas Barrau, c’est la dimension institutionnelle, et donc politique du problème qui nous occupe.

    2. Ce qui est dommage c’est que Jorion n’est pas très loin de poser le bon diagnostic, mais que quand il s’agit de proposer des solutions il ne tire jamais les conséquences de ses propres analyses… Jorion et Barrau peuvent se rencontrer, ça ne changera pas la face du monde.

      1. Si, ils peuvent se radicaliser mutuellement 😉
        M’enfin, Dissonance, les rencontres c’est la base de toutes les évolutions sociales et politiques, j’inclus aussi bien les petites rencontres que les grandes. Deux personnes qui se rencontrent l’une faisant le bon diagnostic et l’autre à moitié seulement, si celle qui fait le bon diagnostic est convaincante, à la fin, cela fait deux personnes qui font le bon diagnostic. Et si ces deux personnes sont plutôt médiatiques, l’effet n’est pas nul, surtout que l’auditoire se rend bien compte que l’un ne dit plus tout à fait ce qu’il disait auparavant.
        A ce titre, il me semble que Hulot est un cas d’école.
        Bien sûr, la percolation des idées ne suffit pas, il faut ensuite de la pratiques, des luttes ….
        M’est d’avis tout de même que si on peut percoler un peu mieux, c’est toujours bon à prendre.
        Les intellectuels sont plus forts, si ensemble ils posent le bon diagnostic et agissent dans la même direction.

      2. « Ce qui est dommage c’est que Jorion n’est pas très loin de poser le bon diagnostic, mais que quand il s’agit de proposer des solutions il ne tire jamais les conséquences de ses propres analyses… »

        C’est ce qu’on appelle la division sociale du travail : Jorion pose le bon diagnostic et Dissonance en tire les conséquences que Jorion n’arrive pas à voir.

        Dissonance, rends service à tout le monde : fais un petit tableau avec 5 ou 6 points. A gauche mes bons diagnostics, à droite les conséquences que je devrais tirer mais ne tire pas.

      3. @Jorion

        Paul, tu as raison de dire que le capitalisme est un dysfonctionnement de l’économie, comme tu as raison de dire que le travail disparaît. Je ne sais pas si tu as raison sur la crise écologique, ni sur tout le reste. Quoi qu’il en soit les conséquences que tu devrais tirer de ce que tu dis sur le plan économique c’est que l’UE est un outil inapte à résoudre le problème, de même que la fiscalité piketienne ou que ta pseudo gratuité.

        Plafonnement des rémunérations, reconnaissance des chômeurs en tant que contributeurs à la valeur économique, revalorisation conséquente des minima sociaux, réglementations drastiques sur la production (interdiction de l’obsolescence programmée, entre autres), financements par la cotisation, voila ce que devrait être un début de propositions. Tu es loin du compte. Très très loin.

    3. @ Pierre-Yves : ah oui, ça ferait une vidéo intéressante, une rencontre Barrau Jorion. Ca serait très utile à quelques un, y compris en haut de la liste de Place Publique…ne me demandez pas de noms ! Bon je cède : à Nouvian et Glucksmann.

      Mais bon « moi je dis ça je dis rien » (= la phrase favorite de Pricillia Ludosky, qui ne veut rien dire, mais c’est la mode…c’est un peu comme « la peur n’évite pas le danger », tout le monde répète ça, mais je ne ne suis toujours pas sûr de ce que ça veut dire…)

    4. @Pierre-Yves Dambrine
      Je ne suis pas sûr que Paul Jorion ait du temps à perdre à rencontrer ce qui s’apparente plus à un clown médiatique qui compile les recherches des autres sans analyse critique, ni compréhension globale de la place de l’homme dans les écosystèmes et les systèmes économiques.

      1. D’ailleurs Paul, félicitations pour votre cours intitulé: « Les conséquences d’une mécanisation bientôt totale ». Votre introduction sur l’outil et le stockage faisant appel à l’éthologie et à l’ethnologie est d’un autre niveau que les piaillements d’un astrophysicien qui semble avoir peu de lectures autres que des rapports condensés pré-mâchés pour les médias.

      2. Précisément Arkao ! C’est là que Paul peut lui apporter quelque chose, et puisqu’il est très écouté Barrau, il en ferait peut être profiter d’autres gens.

    5. sur un entretien donné à Brut il dit « *Il faudrait que les plus aisés prennent sur eux* » . question politique on y est donc pas du tout. c’est sympa pour les médias qui tiennent là l’extrémiste de service.

  9. Le déni est tellement omniprésent que la déraison empêche toute activité cérébrale saine.
    Du pain, des jeux et un smartphone, et rien ne se passe, assommé de bêtises quotidiennes, totalement addict à l’objet, ce n’est plus l’objet qui sert l’homme mais l’homme qui sert l’objet… Les connections cérébrales sont rompues. Nous ne sommes plus dans la pensée unique, nous sommes dans la non-pensée.
    « Le drame aujourd’hui, c’est que la bêtise pense » (Cocteau).
    En effet, nous n’avons plus le temps que tout le monde ait fait une psychanalyse.
    « Je crains le jour où la technologie dépassera les capacités humaines, le monde risque alors de voir une génération de parfaits imbéciles », « le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire » (Einstein).
    En effet, nous n’avons plus le temps d’attendre que tout le monde ait fait une psychanalyse…

    1. Le déni est tellement omniprésent que la déraison empêche toute activité cérébrale saine.
      Ne voyez-vous pas le boucan infernal dans lequel nous évoluons ? comment sous un pareil bombardement de publicité, pourrions nous avoir une réflexion saine ? C’est un peu comme si on demandait à quelqu’un de faire quelque chose de compliqué, tout en lui criant sans arrêt dans les oreilles toutes sortes de choses…

      Supprimons la publicité, pour retrouver un peu de silence.
      (et tant pis pour Publicis, qui ira faire son business ailleurs)

      Vincent Rey
      findutravail.net

  10. Notre bêtise-par-les-médias fait partie de notre dimension technique, qu’on se leurrerait à vouloir ignorer. Les solutions (à leds plutôt qu’ à bougies ) doivent en tenir compte…. collectivement aussi et dans notre être-aux-médias aussi.

  11. Bonjour
    Comme vous dites , parfaitement….en ne disant rien sur le capitalisme, le libéralisme, l’économie de marché !, on ne risque pas de changer les choses rapidement.
    Pourtant tout le monde le dit, il y a urgence, après un éniéme rapport, rien ne bouge sérieusement.
    Tout le monde politique, des affaires dit , Hola ….. il faut y aller doucement!
    Mêmes la plupart des écologistes , n’envisage pas la remise en cause de ce système économique!!!
    (Qui de toute façons , est à l’agonie d’après , vos dire)
    Ils veulent la plupart passer au capitalisme vert. Transition en douceur!…cela suffira- t ‘il ??
    la décroissance , quoi, vous n’y penser pas !!
    Ce changer soit mêmes …ah la belle idée !!
    Jésus en parle depuis 2000 ans….au final rien
    Beaucoup de gens , ne voit pas tout le spectre du problème, tout les tenants et surtout les liens qui les unissent.
    les partisans du collapse , on t-il raison? C’est foutu!
    Ils nous reste une chance , collectivement, je dis bien collectivement, et pas chacun dans son coin, de faire prendre une orientation , autre a l’humanité, serons nous la saisir?
    Il faudra pour cela installer , quelques grands axes , à l’échelle mondiale : – limiter sérieusement l’explosion démographique, la ralentir
    – partage des richesses a l’échelle mondiale, réduire les écarts entre riche et pauvre , dans chaque pays (réduire les écart de 1 a 40, puis a 20) actuellement ils sont de 1 a 1000 parfois
    – travailler tous , moins , autrement . travailler beaucoup moins
    – repenser la production….travailler, pourquoi, pour qui, comment , quoi produire.
    Car il faut freiner à tout les niveaux, sinon on va droit dans le mur!
    Et donc , il faut forcement instaurer une dose d’égalitarisme , d’équité
    -Aller vers autosuffisance alimentaire et agricole dans chaque pays
    Sauver la planète passera forcement par un programme de redistribution des richesses, de tout repenser , mettre a plat….sinon c’est la guerre de tous contre tous (guerre qui est déja commencer), le chacun pour soi, pour accaparer la richesses et les matiére premiere. Pour faire court

    1. Associer la gratuité sur l’alimentation et l’eau avec la nationalisation de l’agriculture et de l’élevage par exemple, ça ferait un bon programme en France…non ?.

  12. Bonjour Paul,

    « En restant muet sur le capitalisme, sur l’économie de marché, et sur le libéralisme, en ne disant pas qu’il est impératif de les changer,  »

    Si il ne le dit pas en ces termes, certes, il parle quand même entre les minutes 9 et 11 mn , de « révolution », « et regrette qu’elle ne soit pas dans les tiroirs de l’exécutif »,  » de décroissance »,  » de salaire minimum et maximum », et de « sérénité sociale ». Le journaliste fait une liste à la Prévert des mesures importantes concrètes (quelque soit le système économique). Il parle du partage et d’écologie. Mise en commun des ressources, tout réinventer. Ce sont ses mots.

    Donc je ne dirais pas comme toi qu’il ne condamne pas, dans les faits il le fait clairement.

    1. Et même si je pense fondamentalement qu’il faut changer l’infrastructure et la superstructure, il n’en demeure pas moins que j’ai aussi en même temps envie de dire, comme le chanteur, Georges Brasses, que

      « La seule révolution possible, c’est d’essayer de s’améliorer soi-même, en espérant que les autres fassent la même démarche. Le monde ira mieux alors. »

      1. Mais de suite je me tempère…

        Suis-je véritablement en mesure de m’améliorer, ou bien suis-je encore dans une nouvelle croyance ainsi ?

        C’est vrai que lorsque le vélo sera plus sexy que la voiture de sport, il y aura plus de monde sur le vélo, mais il y aura encore toutes les autres voitures… Tous ces mètres carrés surnuméraires construit ici par habitant à tempérer, tous ces frigos à remplir, toutes ces activités à procurer, bref.

        Le système capitaliste lui ne propose rien d’autre que la satisfaction immédiate du désir, il ne juge pas. Le « bon marché », il a toujours des produits en stocks, il inonde, il gave, c’est ça force, tu veux quelque chose ? Il l’a ou le produit.

        Lorsqu’il arrive dans une société qui ne le connaît pas, le bon marché, avec les conquistadors, les coloniaux, ou les yankees, il propose sa breloque, ses drogues (sucres, alcool), ses armes, il fait de tous des petits chefs. Il détruit tout système qui n’est pas lui. Par simple contacte ! Il contamine, et se répand comme une maladie. Et peu en réchappent, il piège. C’est zombie land !

        Qu’avons nous à proposer en échange ? Des trucs simples en apparence, mais compliqué dans le réel, car les rapports entre nous tous, y compris avec nous même, c’est véritablement complexe, et changer de Monde on le sent tous, mais c’est une voile sans cesse qui se dérobe. Le marché lui il s’en moque de tout cela, il est ici et maintenant, c’est Grand Coquin et Gédéon devant Pinocchio.

        Pas glop pas glop…

      2. @cloclo ça pour s’améliorer, il vont s’améliorer les gens. Quand il s’agira de vivre sans manger ni boire, dans une atmosphère qui ressemble à celle de mars, il va falloir trouver quelque chose…

  13. A M P Jorion,
    Vous dites: « En restant muet sur le capitalisme, sur l’économie de marché, et sur le libéralisme, en ne disant pas qu’il est impératif de les changer, »

    Au contraire, M Barrau propose d’instaurer un « salaire » minimum et MAXIMUM. Si on comprend (ce que je pense) salaire comme revenu, il s’agit bien de supprimer le capitalisme tel qu’actuel.

    Vous vous répétez, je me répète aussi:
    DES = POP.CoM; Soit la destruction est égale à la population multipliée par sa consommation moyenne.

    Il faut donc encourager la dénatalité (diminuer POP) et la sobriété (synonyme de gauche pour austérité)(diminuer CoM).
    Notons que l’URSS d’antan et Cuba y ont assez bien réussi. Le problème: comment conserver la démocratie.

    Pour y arriver il faut commencer par ne plus mentir au « peuple » en lui faisant croire qu’on pourra , par la grâce d’un bulletin dans une urne continuer à augmenter son pouvoir d’achat et sa prolifération en s’en prenant à un système abstrait : le capitalisme.

    L’effondrement est physique, chimique, biologique. Il relève des sciences exactes, pas de la pseudoscience économique.

    1. A vous lire, l’humanité n’aurait jamais eu aucune influence sur son environnement, n’aurait jamais été à l’origine de certaines transformations physiques, chimiques, et biologiques.
      Et ainsi vous niez la possibilité que l’on puisse expliquer en termes culturels, institutionnels, les changements qui interviennent dans notre environnement sur les plan physiques, chimiques et biologiques.
      Pourtant en passant vous admettez que la démocratie est une bonne chose, c’est donc que vous admettez que certaines institutions sont nécessaires et donc qu’elles interviennent dans la réalité …
      Soit dit en passant personne sur ce blog ne pense que déposer un bulletin dans les urnes suffit à changer les choses. Il y a été beaucoup question de désobéissance civile, de mouvements sociaux et politiques …. Il me semble que c’est plutôt de ce coté là qu’il faut chercher, si toutefois vous voulez sauver la démocratie.

      1. « A vous lire, l’humanité n’aurait jamais eu aucune influence sur son environnement »
        C’est l’exact opposé de ce que je dit. L’humanité, c’est 8 000 000 000 d’individus consommateurs et destructeurs de ressources naturelles.
        Sartre dit bien des bêtises sauf une: l’incommunicabilité.

      2. @PYD
        Démocratie et urgence font rarement bon ménage.
        Voir par exemple l’urgence de la restauration de la cathédrale Notre Dame de Paris et sa loi d’exception.
        Perso, je suis plus démocrate qu’urgentiste, y compris pour la planète.

    2. @Hadrien
      L’effondrement n’est pas que physique, chimique et biologique.
      Jared Diamond l’a assez bien montré dans son essai « Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie ».
      Beaucoup de sociétés ont été confrontées dans le passé à la formule DES = POP.CoM bien avant que la population mondiale n’atteigne 1 milliard d’individus.

  14. Pour qu’on ne se laisse pas abattre devant la difficulté des temps qui sont les nôtres, j’ai une proposition optimiste, hé oui c’est possible.
    Elle pourrait parfaitement répondre à la question d’une des tables rondes du prochain Festival des Idées qui aura lieu en juillet prochain à La-Charité-sur-Loire * : « Écologie au quotidien, écologie au sommet : comment aligner les planètes ? ».

    Je suggère une monnaie complémentaire mondiale écologique, le Crocus, qui serait émise par le FMI à la demande solennelle de l’Assemblée générale de l’ONU**, et indexée sur la quantité de biomasse vivante cultivée selon les principes de l’agroécologie, l’agroforesterie et la permaculture. Elle ne serait convertible qu’avec les monnaies locales complémentaires et citoyennes (MLCC), et son but serait d’infléchir le réchauffement climatique, sauver la biodiversité et l’eau douce, nourrir les populations en circuits courts, leur procurer du travail en abondance, et fédérer les peuples. Excusez du peu !

    Voir : https://drive.google.com/open?id=11qB9FJNRvk46PvRYJhRz0xbmIvnRdp8O (document de 6 pages, quelques illustrations).
    C’est un projet qui est dans la droite ligne de l’initiative française « 4 pour 1000 », laquelle serait de ce fait démultipliée à très, très grande échelle. Il faut en effet très vite cesser de perturber les grands cycles biogéochimiques terrestres (carbone, azote, phosphore, soufre, eau…) et pour cela mettre en œuvre d’urgence une solution systémique qui implique le plus grand nombre possible d’êtres humains, et même d’êtres vivants, car : « La Vie est une force géologique. » (Westbroek, Peter 1991, Life as a Geological Force , W.W. Norton. [Intro])

    La proposition a été finaliste dans le cadre d’un concours organisé conjointement par le MIT Climate CoLab et les Nations Unies pour l’environnement : « Exploring Synergistic Solutions for Sustainable Development » début 2018 : The Crocus: Global Complementary Currency Pegged to the Production of Organic Living Biomass https://www.climatecolab.org/contests/2017/exploring-synergistic-solutions-for-sustainable-development/c/proposal/1334292
    Une version imprimable (en anglais) peut être téléchargée en suivant ce lien : https://drive.google.com/open?id=1S1n3ol1dyt5H6V0M5Wgou0lGH9pzcMluzc4y-KfUEcY

    Pour les sceptiques, regarder ces deux vidéos où Charles Hervé-Gruyer explique tout cela magistralement :
    « Sur 100 ha, on peut générer un trentaine d’emplois et nourrir une population d’environ 1 000 personnes. »
    YouTube (30 mn chacune) : Les microfermes https://www.youtube.com/watch?v=LZVkPsfYKew ; L’agriculture du soleil https://www.youtube.com/watch?v=VjQUh5-CnZk

    On peut me déposer un message privé via Twitter : https://twitter.com/HELENE_NIVOIX ou Facebook : https://www.facebook.com/helene.nivoix .

    * les 5, 6 et 7 juillet 2019 à La Charité-sur-Loire (Nièvre). « S’opposer ne suffit jamais. Il nous faut aussi, par la discussion et la réflexion collectives, proposer des réponses durables à la hauteur des urgences qui s’accumulent. »
    ** Demande impulsée par un groupe de pays, par exemple le G77, voir : Le G77, poids lourd des négociations sur le climat https://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/10/22/le-g77-poids-lourd-des-negociations-sur-le-climat_4794893_4527432.html

  15. J’ai l’impression que l’on se focalise un peu trop sur rechauffement climatique. A mon avis, la pollution de la terre et des mers, ainsi que la surpopulation de notre plantète sont bien plus préoccupantes, d’autant plus que la surpopulation contribue à la pollution, et aux conflits. Nous traversons une phase transitoire, décisive, car l’avenir de l’espèce humaine et de toute vie d’alleurs, se décide maintenant.
    Le grand problème: la prise de conscience. Les gens vivent dans une consumérisme inconscient, les sociétés en Europe n’ont pas de projet commun, on valorise l’individualisme, stimulé et favorisé par l’économie, la dance frénétique autour du veau doré continue……je suis assez sceptique voir pessimiste, et malheureusement, je ne me suis pas trompé beaucoup dans le passé. Dans un certain sens, l’homme est l’animal le plus stupide de la terre.
    On fait des discours, mais rien ne change vraiment, idem en ce qui concerne la capitalisme déchaîné et mondialisé. Les gouvernement en Europe n’ont qu’un seul soucis: que rien ne change, il faut sauver le système, car tant de personnes et de goupes en profitent.

  16. Bonjour,
    Afin d’essayer de donner un peu d’espoir quand même (il en faut pour faire évoluer les choses). Voici une courte vidéo sur la reforestaction au Pakistan un pays qui connaît de grandes difficultés mais qui apparemment a réussi quelque chose de très intéressant :
    https://youtu.be/CJUFRsIcfo0
    Bonne soirée

  17. Il parle quand même de salaire min-max dans un contexte de partage.
    Il n’y a rien qui doit vous gêner ici.
    Au regard du format de l’émission, c’est une performance satisfaisante de ne pas s’être laissé entraîné dans une bouffonnerie.

    1. « Il parle quand même de salaire min-max dans un contexte de partage.
      Il n’y a rien qui doit vous gêner ici. »

      J’ai bien dit que je ne changerais rien à ce qu’il a dit, que j’ajouterais des choses.

      Pour ce qui est du « salaire min-max », ce n’est pas une mauvaise idée, c’est comme la taxe sur les opérations financières, le revenu universel, la création monétaire pour la transition énergétique, etc. ce sont des idées généreuses mais dont je peux hélas vous prouver en 2 minutes – grâce à mes 18 ans dans la banque – qu’un groupe de banquiers aura trouvé en 5 minutes comment le neutraliser, et en 10 minutes comment en faire une source de profit supplémentaire.

      Proposer le « salaire min-max » n’empêchera pas un banquier de dormir. Proposer comme je le fais moi : « Rétablissement de l’article 421 du Code pénal, rétablissement de l’article 1965 du Code civil sous sa forme de 1885 », ça, ça empêchera un banquier de dormir – même si ça ne veut rien dire pour vous.

      1. De nos idées… les banquiers… « trouvé en 5 minutes comment le neutraliser, et en 10 minutes comment en faire une source de profit supplémentaire. »

        Pourquoi les laisser faire? Pourquoi sont-ils si puissants? Pourquoi nous paralysent-ils et transforment n’importe qu’elle idée ( parcellaire, c’est vrai) en opportunité de gagner plus?
        J’ai connu le blocage des prix et le contrôle des changes. Personne, vraiment, autour de ma famille n’en a souffert. Je ne connaît personne qui a râlé contre ces limitations de leur liberté, toute théoriques.
        Ce ne sont que 2 exemples. Notre imagination devraient en trouver d’autres.
        Bien entendu, votre proposition d’interdiction de la spéculation est préférable mais tellement lointaine.

        Perso, j’ai un autre objectif intermédiaire: rendre par tous moyens la profession de banquier sans attraits et entravée par une règlementation tatillonne et logiquement injustifiée. « 2,4,5 » me semble l’idéal de cette profession: emprunter à long terme à 2%, prêter à court terme à 4%, rentrer chez soi à 5h.
        Cette boutade était une réalité il y a assez longtemps, au pif quand le taux d’imposition sur les revenus les plus élevés était de 93% en Grande-Bretagne, proche de 93% aux USA. Rien ne nous interdit de rétablir cette réalité par des dispositions innovatrices, guidé par le slogan « La banque attire les plus cons ».
        En contrepartie, les meilleurs et les plus intelligents doivent se voir offrir des activités socialement utiles: recherche, santé etc…

        La seule limite à poser à ces restrictions est qu’elles ne lèsent pas les 99% qui sont étranger à la fonction de banquiers.

      2. « Pourquoi les laisser faire [les banquiers] ? Pourquoi sont-ils si puissants ? Pourquoi nous paralysent-ils et transforment n’importe quelle idée (parcellaire, c’est vrai) en opportunité de gagner plus ? »

        « Pourquoi sont-ils si puissants ? » voir ci-dessous.

        « Pourquoi les laisser faire ? » j’espère que ce n’est pas moi qui vous retiens !

        The network of global corporate control, Stefania Vitali, James B. Glattfelder, and Stefano Battiston

      3. Bien botté en touche…

        Vous pouvez imaginer ressusciter une réglementation qui assurera la quasi-destruction de la finance actuelle mais pas des disposition simples assurant l’aide ou la sauvegarde des gens les moins aisés. (je pense à votre exemple de la subvention à la construction de 400$, qu’il s’agirait précisément d’empêcher les banques de rafler).
        C’est curieux.

        Franchement, j’ai comme l’impression que si les manieurs d’argent que vous citez n’aimeraient pas mes modestes propositions (c’est le but), alors ils lutteront avec une égale détermination contre votre proposition. Avec succès, jusqu’à présent et pour les temps prévisibles.
        Tout ou rien? Ce sera rien.

  18. La dernière fois j’ai assisté à une conférence pour les printemps de l’économie avec notamment Patrick Artus et Philippe Aghion. Il y avait un public très jeune avec des lycéens et des étudiants en économie. Philippe Aghion a présenté des travaux sur l’intelligence artificielle et la croissance. Toutes les questions des jeunes suite à son intervention étaient : mais pourquoi est-ce que vous raisonnez encore par rapport au PIB alors qu’on sait déjà que c’est un indicateur qui est dépassé et qu’il faut tenir compte des externalités négatives ? Ça m’a vraiment frappé. J’ai trouvé que ceux qui posaient les questions étaient très lucides. Ils demandaient comme vous le proposez Monsieur Jorrion dans votre programme de mettre au passif des entreprises la destruction de l’environnement.

  19. Bonjour
    Un des aspect , sur lequel , nous passons a coter , dans nos débats, entre occidentaux, c’est que maintenant « l’histoire » ce fait ailleurs. elle ne se fait plus en Europe, ni aux USA en déclin politique , économique, démographique. L’Histoire, s’écrit maintenant en Asie, avec deux grande puissance montante, la Chine et aussi l’Inde, puis d’autre pays d’Asie qui suivront. La montée démographique ce fait là, l’Inde dépassera la Chine bientôt. Ces deux pays seront des puissance économiques.
    L’Europe décline sur tout les plans et s’ efface, nos débats semble désuet, des pays Européens qui ne font plus d’enfants, peupler de vieux, qui produisent plus. Outre l’Asie l’ Afrique, le moyen Orient qui malgré les guerres progresse démographiquement.
    Tout ces pays veulent produire, consommer, s’enrichir, ils ont trop connu la pauvreté, ils veulent renter de plein pied dans ce capitalisme!……
    Nos débats semble a mille lieue de leur préoccupations.
    Peut t-on arrêter cette dynamique folle, alors que nous n’avons plus les manettes pour la diriger, la contrôler, la ralentir ?

    1. Oui, nous pouvons.

      La seule solution est de leur proposer une manière de produire l’énergie qui soit meilleure sur le plan purement économique que les énergies fossiles. C’est à dire moins chère que les centrales à charbon que la Chine vend aujourd’hui à tire larigot aux pays sous développés qui veulent cesser de l’être – et comment pourrait on le leur reprocher ? Moins chère que les voitures et camions à énergie fossile.

      Cette manière de produire n’existe pas aujourd’hui. Il s’agit donc de la chercher, de la trouver, puis de la développer à l’échelle industrielle.

      Cela pourrait être possible. Des pays ont déjà relevé des défis techniques qui pouvaient au début apparaître hors de portée : projets Manhattan, Spoutnik, Apollo, Coelacanthe, LMJ…

      Si ce n’est pas fait, alors dix milliards d’hommes tous en marche vers le niveau de développement même des pays les plus écologiquement conscients tels Danemark ou Japon feront à coup sûr exploser les écosystèmes en mille morceaux, même si un degré de partage induit par une fin du système capitaliste s’avérait ralentir quelque peu le désastre.

      Le levier le plus puissant est l’innovation technologique. Il est de plus indispensable, car s’il est absent même tous les autres conjugués ne peuvent suffire à éviter le pire.

      Il est absolument dramatique que tant de gens soit s’imaginent que le problème n’existe pas, soit s’imaginent que nous avons déjà les outils techniques pour y parer – un peu de solaire et d’éolien, une bonne dose de partage et hop et c’est marre.

      Ce n’est tout simplement pas physiquement possible avec nos technos actuelles, sauf à imaginer transformer la Terre toute entière en un immense phalanstère ou monastère où chacun vivrait comme à la Trappe – ce qui serait du coup totalement irréaliste sur le plan social et humain.

      Nous sommes condamnés à l’innovation technologique, avant tout en matière énergétique et aussi de recyclage des déchets. Ce qui suppose que les moyens adéquats soient mis pour chercher puis développer ces innovations. Et avec le caractère d’urgence adéquat.

      Quand Albert Einstein a écrit à Franklin Roosevelt pour expliquer qu’une bombe atomique pourrait être possible, que les Allemands y travaillaient déjà peut-être, et qu’il fallait absolument que Hitler ne l’ait pas le premier, le président américain a donné au projet Manhattan un budget ouvert. Peu importait le coût.

      C’est de ce genre d’esprit que nous avons besoin.

      1. oui. Il est temps d’accepter de prendre des risques, de remettre en question des choses qu’on nous présente comme immuables, et qui ne le sont pas.

    2. Non! … la seule solution (très, trop simple pour eux..) sera pour les « capitalistes », les vrais (voir dans ce même blog il y a quelques années une liste assez courte internationale dénoncée en ricochet d’articles anglophones, si je me souviens bien.., par P.JORION pour ses lecteurs de l’époque..) , ceux qui, à défaut de diriger en personne…au moins contrôlent efficacement, directement ou indirectement par d’ « indispensables » intermédiaires (exemple-type: la co-rédaction/contrôle préalable intime, par des représentant accrédités de différents lobbies, des propositions de lois nouvelles, nationales et sans doute européennes..) les trop nombreux exécutifs « européens » et,pire à mon sens, mondiaux.. cette solution de dernier recours sera sans hésitation discrètement distillée, internationalisée et déclenchée…la ou les guerre(s) prochaine(s), localisée(s) ou non ! Et les prétextes (souvent réellement vitaux pour les populations des États concernés: possession de l’eau, des ressources pétrolières..etc..) ne manquent hélââss pas aujourd’hui.. Rien de mieux qu’un bon  » RESET  » pour faire repartir la « machine à fric » (courte vue garantie malgré le plus en plus évident rapprochement « naturel » de la » fin finale » d’une partie significative, voire intégrale de l’espèce « humaine » , pas de notre planète qui en a vu bien d’autres…)
      Me réjouis de lire le nouveau billet du blog qui traite apparemment de ce sujet.

  20. En recherchant un peu qui disait quoi il y a 100 à 200 ans, je suis tombé sur ce monsieur :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Huzar

    Ses bouquins en plein dans le sujet :

    « La fin du monde par la science » :

    https://books.google.fr/books/about/La_fin_du_monde_par_la_science.html?id=heNAAAAAcAAJ&printsec=frontcover&source=kp_read_button&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

    J’ai survolé, beaucoup d’images religieuses, il parle à ceux de son époque ça explique cela, mais il vise juste par moments !

    Et « L’arbre de la Science »

    https://journals.openedition.org/socio-anthropologie/1566

    Il a été un des premiers « Paul Jorion » de son époque, on dirait ! Il est tombé dans l’oubli, son écriture est empreinte des sujets de son temps, et des croyances aussi. Au milieu de « délires » apocalyptiques, il saisit par moment de justes et perspicaces descriptions anticipatrices du massacre à venir et de la chimère scientiste. Marrant de voir, que tout ce que l’on peut dire, ne porte quasiment aucun effet en fait. Nous sommes des enfants.

      1. @CloClo
        Merci pour cette exhumation d’un prophète oublié de l’apocalypse d’il y a 150 ans.
        Elle pose la question de la validité de nos connaissances et de nos prospectives à un instant T.
        Dans un siècle et demi, l’œuvre d’Aurélien Barrau sera peut-être qualifiée de délire apocalyptique empreinte des sujets de son temps par un de vos descendants 🙂
        Mais non bien sûr, nous avons évidemment atteint un tel degré d’intelligence et de clairvoyance (ce que pensait assurément monsieur Huzar) que nous ne pouvons plus nous tromper 🙂

      2. Je préfère la conception de Papin : plutôt qu’un catastrophisme, une foi inébranlable en la science, pourvu qu’elle soit toute entière dévouée au bien public, sans se préoccuper des intérêts commerciaux.

        Extrait du Recueil de Diverses Pièces, 1695. Dans cet extrait, Papin félicite son protecteur le Landgrave de Hesse, de ne pas tenir compte des profits des vendeurs de bois, et de continuer a le soutenir pour perfectionner ses machines qui épargnent le bois.

        (…) & même il y aura bien des gens qui trouveront que, par exemple, S. A. S. (NDLR Son Altesse Sérénissime) tirant tous les ans des revenus si considérables de la vente de ses bois, elle fait une grande faute de perfectionner des inventions qui en épargnant le bois en diminueront le prix. Mais, Monseigneur, quoi· qu’en puisse dire la Politique de notre temps, il faut avouer qu’une Bonté si désintéressée a quelque chose de bien divin; (…)

        Une telle conception de la science et des technologies, nous conduirait aujourd’hui à soutenir inconditionnellement les savants, quelles que puisse être les conséquences des nouvelles découvertes sur les marchés. C’est loin d’être le cas, je crois que nous faisons même systématiquement le contraire !

        Par exemple pour les gaz de schistes…Le vote du futur : Barack Obama ou Taylor Wilson ?

    1. @Hervé
      Dérèglement, un terme peu approprié. La « règle » climatique, c’est l’alternance parfois très brusques de périodes chaudes et froides.
      https://journals.openedition.org/quaternaire/docannexe/image/7664/img-4.png
      La brièveté de notre passage sur terre nous donne l’illusion d’une stabilité.
      Réchauffement: oui.
      Forçage anthropique au sein d’une période normalement chaude au regard des cycles astronomiques (Milankovitch): hautement probable.

      1. @Arkao

        Le mot important dans l’exemple donné était  » Capitalocène  » et non pas celui de « dérèglement « . Le premier était à mettre en parallèle avec l’autre terme véhiculé par les Medias mainstream et admis par la communauté scientifique versus  » Anthropocène  » … afin de permettre de noyer les responsabilités d’une minorité cupide, psychopathe et belliciste et de faire porter le chapeau à tout le monde afin que « tout change pour que tout reste comme avant « .

        PS : N’étant pas employé aux éditions Divergences, vous aurez remarqué que j’aurai eu du mal à corriger moi-même leur fiche de lecture et l’intitulé de leur quatrième de couverture. A la lecture du livre, peut-être en apprendrons-nous un peu plus sur le choix des termes à différents niveaux. Bonne lecture , donc..

      2. @Hervé,
        Je vais donc prendre le temps de lire ce livre (il est vrai que les 4ème de couverture sont rarement des réussites)
        Je viens de tomber sur un article d’un ethnologue dénonçant à la fois les concepts d’anthropocène et de capitalocène au profit de « mégalocène ».
        A suivre.

  21. Incline toi humble fidèle devant le Savant, nouveau prophète de la fin des temps. Chez l’Homo Sapiens Contemporanéinensis orphelin des vieilles foi, le thèse de doctorat en astrophysique tient lieu de nouvelle ordination.

    1. Mégalocène ? ……….il fait allusion à Macron le Petit ?

      Merci à vous Arkao. J’ai toujours grand plaisir à vous lire même si vous n’en avez absolument aucune idée.

  22. @tous tout à fait dans le sujet…..

    J’espère que pouvez , toutes affaires cessantes, écouter/enregistrer le morceau de l’émission « Cpolitique » sur FR5 qui commence à l’instant (20h05 françaises) …. « il » y est invité, mais pas seul…! On va voir.

  23. Rien n’empêche de rester dans la capitalisme avec le 0.1% qui profite de tout sans ce soucier de la nature alors qu’on impose un « changement d’habitude » au reste…. On parle surtout ici d’interdire des qu’on avance sur le terrains des solutions aussi bien chez Barreau que chez Jorion… Le capitalisme vous offrira même son aide contre la sanctuarisation de ses grands gagnants. Et si le seul moyen de sauver la planète passait par faire rentrer dans le rang 99.9% de la population contre tolérer tous les excès des 0.1% ultra-privilègiès ? ça ne tiendrais pas socialement me direz vous? rien n’est moins sur d’ailleurs les GJ ne vont ils pas rentrer sagement à la maison abandonnant tout espoir de transition eco juste et sociale.

    Nota a l’attention de la modération : il m’a semblé que bien peu de mes messages passent la modération ces derniers temps sans que j’ai trop idée du pourquoi, si j’ai été banni merci de me le faire savoir que nous économisions tous notre temps.

    1. @Dup( 12/5 à 20h22) écrit: (grasses personnelles..)

      …  » Nota a l’attention de la modération : il m’a semblé que bien peu de mes messages passent la modération ces derniers temps sans que j’ai trop idée du pourquoi, si j’ai été banni merci de me le faire savoir que nous économisions tous notre temps  » …

      Un bannissement ?
      D’abord ce serait bien regrettable pour un morceau, petit? mais, à mon avis, indispensable à l’évaluation de la qualité/crédibilité/diversité de ce blog… Ensuite sans raison..!! Soit vous vous (et nous en même temps..) trompez…soit que le modérateur n’hésitera pas à les exposer lumineusement aux autres drogués de ce blog…. Merci à lui, donc.

      1. J’étais un peu dans le doute mais je dois bien avoir ma part de responsabilité sur les post passés à la trappe (je ne pense pas avoir enfreint gravement de règles mais il est tout à fait possible qu’ils étaient bien peu pertinents), vu que celui a été publié, je suppose que ce n’est pas systèmatique, c’est ce qui compte. Merci pour votre soutiens, je ne suis pas certain de le mériter mais ça fait toujours plaisir 😉
        Ces derniers temps j’ai de plus en plus de mal a trouver des choses à dire apporter un plus à la discussion, j’ai comme l’impression que plus il y a urgence plus on brasse du vent (pas seulement sur le blog mais autour de moi en général). Du coup je verse dans la déconne avec tendance au cynisme , les post supprimés le trahissaient peut être un peu trop?

      2. @Dup(20h22)
        Vous(pas vous-même bien sûr, mais l’hypothèse plausible que vous exposiez..) m’avez fait peur(sens figuré..) !
         » Mais je vous pardonne…Allez en paix « … °(^!^)°…

        [ écrite sérieusement , une suggestion .. : forcez-vous à ponctuer plus…ça vous obligera à vous relire(pour repérer les inévitables oublis de « syntaxe » programmatique..ex : un oubli de fin de « symbole » genre fout tout votre soin précédent en l’air…et finalement vous avez l’air « fin » quand vous regardez la version publiée) ..!!.. Et, se relire… ça calme(très souvent, pas toujours..) et empêche les « contres » impulsifs et, disons « brutaux »…. °(^!^)°… BAV

        (( Question sérieuse …quelqu’un a-t’il des nouvelles « de bonne source » de  » Juannessy « …il me semble manquer au blog depuis un temps anormal….j’espère que je me fais du (frai) souci pour rien…))

      3. Bein voilà .!!..quand on parle cata…En regardant l’allure ( » italiques non correctement clôturées au bon endroit..) de ma réponse de 0h38 …. un exemple vivant immédiat…!! La fatigue..?…Espérons que ce ne soit pas trop grave…. °(^!^)°

  24. Modifier ses propres habitudes (manger moins de viande, préférer la bicyclette à la voiture, supprimer les grands voyages, etc) est un bon point de départ. Il y a encore beaucoup à faire mais, doucement, ça commence…
    Le pas suivant est collectif c’est-à-dire, l’organisation du monde étant ce qu’elle est, national : nous devrions, en tant que France, changer nos habitudes, les changer de façon radicale, progressive mais radicale. Pourquoi aucun parti ne propose-t-il un tel changement ? Parce que c’est extrêmement difficile et qu’on préfère attendre que l’Europe ou l’Onu décide à notre place.
    Il faudrait consommer moins, partager plus, ce qu’Aurelien Barrau a raison de dire. C’est possible. Même en système capitaliste. À condition de savoir ce que nous voulons.
    Consommer moins, partager plus : ce devrait être notre mot d’ordre. Mais, première grosse difficulté, dans un monde (occidental) qui vénère l’individu et qui ne pense qu’à consommer toujours plus, un tel objectif exige des frontières et des contrôles aux frontières.
    Aïe !… j’ai déjà écrit 2 mots interdits, tabous, « national » et « frontière », mieux vaut que j’arrête.
    Pourtant, quoi faire d’autre que cela, consommer moins et partager plus ? La survie est à ce prix, la liberté aussi…
    Le pas suivant sera d’entraîner d’autres pays.
    Si, en tant qu’individu d’abord, en tant que nation ensuite, nous ne décidons pas, personne ne le fera à notre place (sauf à attendre notre salut de la Chine…)

    1. Combien de km par mois faites vous en bicyclette ? En avez vous une ? Etes vous végetarien ? Etes vous déja resté 20 ans sans partir en vacances ?

      1. @georgeon
        pour être complet dans votre interrogatoire, pourriez-vous poser cette autre autre question ?:
        « êtes-vous un des deux touristes partis faire du ski hors-piste en période d’avalanches ? »

  25. De façon générale je trouve Aurélien Barrau très pertinent, et c’est même le mot « partage » qui, chez moi, a la plus grande résonance. Non pas dans une perspective politique, mais bel et bien de façon directe, immédiate, humaine . Je prends un exemple: il y a quelques mois, j’entendais au 20h qu’il était question d’installer 700 hectares de panneaux solaires dans le sud-ouest. Au cours du reportage a été interviewé un homme qui, possesseur de plusieurs centaines d’hectares , se plaignait de ne pas pouvoir exploiter une telle surface, et qui projetait donc de vendre à l’état un volume non négligeable de ses parcelles en vue de l’installation des dits panneaux. De la même façon, le maire de l’une des communes concernées se réjouissait de récupérer quelques millions d’euros pour sa commune… Je crois qu’il y a là tout le symbole d’une époque, pour qui la quantité et l’argent font loi: un humain psychiquement équilibré a-t-il besoin d’autant de terres? Un édile compétent ne peut-il envisager autre chose, pour ses administrés, que la vente à l’état des terres de sa commune? La juste réaction, symboliquement parlant, serait à mon sens de céder une partie de ces terres aux gens désireux (et il y en a) de développer une petite structure agricole, laquelle ferait marcher le commerce local (proximité de la production), n’empêcherait pas la présence de panneaux solaires au-dessus de chaque maisonnée (ceci évitant par ailleurs de défigurer le paysage), et pourrait générer un autre paradigme que celui de la grosse exploitation gérée par un seul Homme – symboliquement assimilable à un pays tel que la France, à la tête de laquelle se trouve un seul être humain tout-puissant. Pour faire du symbolisme, un arbre a besoin de racines pour s’élever et il tend à aller vers le soleil (ici une idée supérieure qui n’est pas de sa nature mais qui est indispensable à sa croissance). Ce que je veux dire, c’est qu’on ne peut pas demander à l’arbre de s’inspirer de sa propre cime en prétendant que c’est elle qui mène la danse, de la même façon qu’on ne peut pas demander à des politiques et des multinationales (la cime de l’arbre, ici malade) de se prendre pour le soleil: ils le font déjà et on voit les sinistres résultats. Autrement dit ce qui peut sauver l’Homme, ce n’est peut-être même pas le constat d’une fin du monde (en ce sens je pense que le propos d’Aurélien Barrau est incomplet ), mais davantage – qui sait? – celui de la perte de notre humanité, laquelle dans son état naturel est capable de rêver, d’imaginer, de sentir la nature et la magie des inspirations supérieures. Cet état naturel requiert pourtant des plages de réelle détente, de véritable retour à soi et à un calme intérieur qui font aujourd’hui défaut à bon nombre d’entre nous, et même cela n’est qu’une étape, car existe toujours le danger de récupération politique – qu’il en soit conscient ou non c’est d’ailleurs ce que fait Macron. Il faudrait donc un cadre, voire carrément (et là, vu la chasse aux sorcières spirituelles en cours ce n’est pas gagné) l’équivalent d’un roi ou d’une reine, en ce sens très particulier qu’il ou elle serait le dépositaire d’une idée supérieure, voire même surhumaine, de l’homme, mais il suffit , pour se convaincre de l’impossibilité de la chose, de prendre le temps d’observer ses propres réactions à la lecture de mes lignes, qui ne manqueront pas de bloquer tout un chacun sur sa réserve et son mode de pensée habituel – et parfois à juste titre, d’ailleurs. Ce n’est pas une critique (sans esprit elle ne mène qu’à des débats stériles), mais le simple constat de nos handicaps intérieurs, lesquels nous empêchent de rêver et d’imaginer en dehors de nos cadres, conscients ou pas. C’est là, je crois, la plus grosse difficulté: savoir admettre que l’autre, s’il s’abreuve pourtant à la même source que nous, n’en fera en apparence pas la même chose: l’un dira que c’est la fin du monde, l’autre que c’est celle de l’humanité, et un troisième celle des espèces. Une chose est cependant immuable: dans tous les cas, celui qui exprime une pensée de cet ordre estime qu’il est temps de changer de paradigme et, pour ce faire, toutes les idées sont bonnes à prendre. Étant artiste et non pas scientifique, je crois (avec toute la noblesse attribuable à ce mot honni lorsque certains le conjuguent avec la religion – car croire est une façon de penser et surtout d’être qui n’est pas dans l’air de notre âge étouffant) qu’il est urgent de découvrir lesquels de nos enfants ont des dons naturels pour les pratiques artistiques , car elles participent également à cette écologie intérieure qui nous fait défaut, et qui est peut-être aussi l’un des meilleurs contrepieds à ce consumérisme qui voudrait nous faire acheter des rêves sur mesure – des rêves intégrables au PIB. D’une certaine façon, il s’agit de prendre conscience que tout humain est porteur d’un royaume intérieur, et qu’en dépit des préférences personnelles il est tout de même régi chez tous par une même instance – dieu pour les croyants, l’univers pour les athées et que sais-je d’autre pour qui d’autre… de ce point de vue rien de neuf, mais pas de vieux non plus: simplement l’éternité. Reconnaître que notre conscience est apparue sans le concours de notre volonté (cette fameuse volonté qui voudrait, dans la bouche de certains responsables, que tous les Hommes soient des stakhanovistes au service de la baisse du chômage et de la sacro-sainte économie), c’est déjà faire preuve d’humilité et baisser la tête pour recevoir la couronne que l’on mérite, tout en admettant que ce que nous sommes dépend d’un mystère fondamental. Finalement, que le réchauffement climatique soit oui, non ou peut-être une conséquence des actions humaines, peu importe car rien ne doit nous empêcher de constater qu’il va avoir des effets sans doute dramatiques, et donc d’agir en conséquence.

  26. Bonjour
    a jacquot
    certes les innovations technologiques, mais que faites vous du travail et de sa disparition?….
    Outres que les innovations technologiques ne résoudrons pas totalement, et très rapidement, les alternatives aux énergies fossiles. Nous avons encore pour 30 ou 50 ans, au minimun, de la domination des énergies fossiles, pouvons nous attendre encore ce temps ?

    1. Bonjour,

      La question du travail, de sa diminution par informatisation ou de son déplacement par course au bas salaire, est différente de celle de la survie de la biosphère. Même si la question du travail disparaissait par miracle du jour au lendemain, celle de la protection du monde vivant contre les conséquences notamment de l’émission de gaz à effet de serre resterait entière.

      Nous ne pouvons absolument pas continuer 30 à 50 ans à augmenter notre utilisation d’énergies fossiles comme maintenant (« nous » désignant l’humanité : les Européens diminuent actuellement leurs émissions de GES, quoique trop lentement, les autres augmentent). Sinon, nous n’allons pas seulement dans le mur, nous y allons en continuant d’accélérer !

      Il n’y a donc que deux possibilités de s’arrêter à temps :
      – Transformer la planète en un immense phalanstère où tous seront pauvres – très – mais heureux, sans consommer trop d’énergie, ni vivre trop longtemps d’ailleurs – ben oui, la médecine avancée aussi ça coûte de l’énergie !
      – Chercher, trouver, mettre en service, puis porter à échelle massive des sources d’énergie non carbonées permettant à la fois de conserver les bienfaits du développement économique et d’éviter un réchauffement catastrophique. Sachant qu’aujourd’hui on ne sait pas faire, techniquement parlant

      Sauf à agir vite, fort et bien dans ce deuxième sens, ce n’est pas la solution du phalanstère qui sera choisie, mais celle du développement accéléré suivi d’un effondrement : la solution de la Pompadour « après nous, le Déluge » – c’est-à-dire précisément ce que nous faisons maintenant. Et encore, le temps passe, et ce ne serait pas forcément « après nous »…

      1. « Chercher, trouver, mettre en service, puis porter à échelle massive des sources d’énergie non carbonées permettant à la fois de conserver les bienfaits du développement économique et d’éviter un réchauffement catastrophique. Sachant qu’aujourd’hui on ne sait pas faire, techniquement parlant »

        Qu’on ne sache pas faire n’est pas vraiment évident.

        Ce qui est difficile c’est de stocker en grande quantité l’énergie intermittente qu’on sait produire: comme ça coûterait très cher et que ça rend donc ces sources d’énergie « non compétitives » ceux qui font la promotion des panneaux solaires et des éoliennes évitent d’en parler. J’habite une commune qui se vante d’avoir des panneaux solaires permettant d’alimenter une ville de plus de 100.000 habitants mais ça n’est vrai qu’à midi et en plein été quand il n’y a pas de nuages! Il faudrait donc utiliser l’électricité d’une bien plus grande surface de panneaux pour pomper de l’eau dans un barrage et la turbiner la nuit (faisable) ou l’hiver (probablement infaisable.)

        De toutes façons et tant qu’il reste du charbon ou du pétrole « c’est pas rentable » et on retombe sur le problème habituel: l’argent (des capitalistes) n’est pas disponible là où on en aurait le plus besoin.

      2. Note: si on ne pouvait travailler que les jours où il y a de l’électricité ça résoudrait peut-être les problèmes de chômage!

  27. Et si les « propositions programmatiques » de Aurélien Barrau était l’équivalent au niveau des normes « Natura 2000 », du hashtag « pas de vague » au niveau de l’éducation nationale….?

  28. On peut se rappeler la situation d’une grenouille plongée dans un bocal. Si cette eau est très chaude, elle va immédiatement sauter pour s’en extraire. En revanche, si on chauffe petit à petit l’eau , elle ne va pas sortir et finira par mourir. Il en est de même pour notre situation sur la terre: le réchauffement se fait petit à petit, il est certes perceptible… un peu… de temps en temps (canicules, sécheresse, tempêtes, inondations), c’est certes violent, mais localisé, « ponctuel », lancinant, donc pas assez conséquent (si j’ose) pour nous faire prendre conscience et sauter du bocal… Un jour le phénomène sera peut-être violent puissance 10 , aurons-nous encore la force de sauter du bocal, de changer enfin nos modes de vie, de production, de consommation, de déplacements ?…. mais il sera trop tard.
    Faudra–t-il, hélas, prochainement un gros coup de bambou spectaculaire, pour accélérer la prise de conscience…et l’action !!!

  29. Bonjour..

    En 1960 à 1970

    un avion traversait le ciel dans la matinée et un autre dans l’ après midi..
    En 2019 , 12 avions toutes les 30 secondes , 24 avions à la minute…

    Le problème l’ avion est devenu le principal acteur du réchauffement climatique à cause de la vapeur d’ eau qu’ il produit.Cette vapeur d’ eau ou brume d’ avions stagne au dessus de la mer et empêche l’ évaporation des eaux de mer , pas d’ évaporation des eaux de mer , plus de pluie , plus de neige.
    – Donc l’ avion est bien le principal acteur du réchauffement climatique…
    cette couverture de brume empeche non seulement l’ évaporation des eaux de mer , mais empêche également la ventilation de la terre.Donc la terre se réchauffe encore plus vite.Les vents prisonnier de cette couverture assèche les sols…
    oui , et le pire c’ est qu’ ils ont la ferme intention de multiplier par 10 le nombre de vol.

    la première solution de limiter les vols commerciaux avec de très gros appareils et surtout d’ interdire les vols au dessus de 5000 mètres.
    pour tous les vols intérieures remettre des avions à hélices.
    non pas que les avions à hélices ne polluerons pas , mais l’ impacte sur le réchauffement climatique sera important..
    Marc écologiste de la dernière chance..
    je vous invite à venir chez moi passer une journée pour être au première loge devant l’ impacte sur le bouleversement climatique..

  30. Le pire..

    Se sont les écologistes qui ont ouvert la porte pour l’ utilisation de l’huile comme carburant…
    il y a 10 ans , Il se disait que le pétrole allait se raréfier qu’ il fallait absolument trouver une alternative.
    les écolo ont proposé que les paysans fournissent de l’ huile de colza , le problème , l’ huile de colza coûte très chère à produire car il faut payer beaucoup de gens pour la production et de plus cette production ne se fait qu’ une fois par an.
    Donc , ils ont trouvé un autre moyen de faire du carburant ,mais avec de l’ huile de palme.
    Le palmier produit tout le long de l’ année et ne coûte pas chère à produire , que des avantages financiers.
    Et ils ont détruits des milliers d’ hectares de forets à l’ aide de produits roundup et bien d’ autres.
    Avec les pluies ,les produits chimiques ont rejoins les rivières ,puis la mer en la polluant …
    d’ ou cette invasion d’ algues nauséabondes…
    le gasoil , étant déjà un résidu de pétrole , celui- ci dans les années 1970 1980 devait répondre à des normes de pollution drastique avant sa commercialisation..
    Trop gras , il relâchait des fumées noirâtres ainsi que des fines particules , donc ce gasoil étant impropre à la consommation et il devait être re- raffiné dans la raffinerie..
    De nos jour , les pétroliers avec l’ accord des politiques , mélangent cette huile de colza ou de palme au gasoil , celui-ci ne répond plus aux normes anti-pollution ,trop gras , il pollue énormément en rejetant également des fines particules..
    Pire depuis peu , ils le mélangent au kérosène des avions.
    l’ avion qui est déjà le grand responsable du bouleversement climatique du au rejet de vapeur d’ eau ,
    rejette des gaz soufré et en plus ,plus de particules fines…
    Dans le ciel , on peut voir de visu cette concentration de gaz soufré qui forme des nuages plus lourd que les nuages de pluie.
    Quand la pluie tombe sur ce genre de nuage, elle devient acide , et cette acidité détruit le microcosme de la terre, les terres agricoles s’ appauvrissent , et le paysan achète des engrais chimique pour palier à cette appauvrissement.
    Il en va de même ,pour les mers , l’ acidité détruit le plancton, et le poisson ,les crevettes se raréfient..
    il suffit de regarder se sites pour comprendre d’ ou vient la catastrophe…
    https://flight-radar.eu/fr/flightradar24-4/
    sachant que parfois dans le ciel ,il n’ y a pas un , mais 3 avions en meme temps , cherchez l’ erreur..??

    Tous les gouvernement depuis 1981 , sont responsable de cette situation et à ce jour aucun n’ a été jugé pour haute trahison..

    oui , haute trahison , car d’ avoir trahi la confiance des gens..
    ils sont au dessus des lois à l’ abris des cabinets d’ avocats…

    Le second problème vient des fusées..

    Nos anciens disaient après chaque décollage , le temps va être bouleversé , tempête ,orage, pluie intense.

    de nos jours , c’ est la météo qui n’ est plus fiable, et sa va de pire en pire.
    car, bientôt chaque pays tirera sa fusée:
    la france
    amerique
    russie
    chine
    japon
    Pakistan
    iran
    etc…
    le temps n’ a plus la possibilité de reprendre sa place…il est bouleversé,il n’ y a plus de saisons..
    et ce qui est grave c’ est qu’ ils ont l’ intention de reprendre le programme spatiale..

    puis les centrales nucléaires.
    Les eaux chaudes déversées dans les rivières ou dans la mer , elles forment de mini gulfstream , qui a un impacte sur le temps dans cette région..
    Donc , elles participent bien au bouleversement climatique..

    Les millions de camions qui circulent 24/24 heures.
    recrachent des tonnes de gaz soufré jour et nuit.
    moins de 100.000 camions par jour , rien que pour les halles de paris.
    A quoi faut rajouter les millions de bus , autocars de voyage qui sillonnent les routes en france comme à l’ étranger…
    les fameux bus macron , dont plus personne ne parle..

    oui , il ne faut pas chercher bien loin pour trouver les vrais responsables de ce réchauffement climatique.
    la voiture , n’ est qu’ un point de détail , le moyen de ramasser rapidement de l’ argent en jouant sur la peur des gens ou les rendant responsables. Or , ce sont les industriels qui fabriquent les voitures et les politiques qui acceptent que nos voitures sont polluantes,
    Aucune innovation sur la motorisation et le carburant depuis 70 ans..
    Les Allemands pendant la seconde guerre avaient trouvé le moyen de produire de l’ essence synthétique à base de charbon en moins de quelques années de guerre..
    ce qui prouve que quand on veut , on peut…

    je finirais par cette remarque..le plastique..

    nous savons , vous savez que le plastique pollue tout , le sol , l’ air et les mers..

    des particules de plastique dans le miel…
    nous respirons également de fines particules de plastique au grès des vents.
    Le plastique pollue les sols en ce désagrégeant.
    Le plastique pollue les mers…

    et le pire , vous savez très bien que le plastique empoisonne les gens grâce au cancer…
    depuis plus de cinquante année, ils savent et ne font rien pour l’ interdire.
    A ce jour les industries qui sont responsable de cette situation amassent des bénéfices énormes
    et à la veille de l’ année 2020 toujours aucun bateau poubelle industriel pour ramasser les déchets en mer.
    Sachant que les poissons , les crustacés ,tous les coquillages comestibles seront impropre à la consommation.

    A ce jour tous les politiques et ses industriels depuis les années 1960 devraient être arrêter et juger pour crime contre l’ humanité.

    je m’ arrête la , car la liste est longue et il y a tant à dire…..

    les forets brûlent,… la toundra en Russie brûle..

    Les avions sont équipé de produits chimiques qu’ ils diffusent lorsque l’ ordinateur de bord leur commande de faire…
    Hélas , il y a les effets secondaires ,
    les produits chimiques chargés de dissoudre ce brouillard d’ avions empêche également l’ évaporation des eaux .
    et les produits chimiques rendent les gens bien malade par la dépression..
    il y a aussi les détracteur intelligent qui trouvent toujours à redire ou à contourner la vérité..

    ce qui va tuer l’ humanité, non seulement la catastrophe à venir mais l’ intelligence des hommes qui se croient plus intelligent formé dans les grandes écoles étatiques…

    Nous avons la possibilité d’ arrêter les avions
    car la couverture de brume qu’ils déploient empêche la ventilation naturelle de la terre..
    la terre se réchauffe, les signes sont les volcans puis les tremblements de terre avec l’ accélération du déplacement des continents..
    pouvoir arrêter les avions , nous pouvons le faire..

    Arrêter le réchauffement de la planète ou de la refroidir……………sans réponse..

    désolé d’ avoir été si long……………………………………………….bon courage..

    1. « désolé d’ avoir été si long.. »
      Surtout que vous parvenez à ne pas citer les 2 facteurs principaux:
      La surpopulation et le pouvoir d’achat moyen 😉

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