Étiquette : autorégulation

  • VUB, Chaire « Stewardship of Finance », troisième leçon, le 18 octobre 2012

    Troisième leçon, le 18 octobre : « Regulation and self-regulation. Adam Smith’s ‘invisible hand’ »

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  • AGORA DES SAVOIRS, Où en sommes-nous ?, Montpellier, avec Jean-Claude Michéa

    C’était avant-hier, le mercredi 16 mai. C’est Jean-Claude Michéa qui a la gentillesse de me présenter et d’introduire avec brio mon exposé.

    Le podcast se trouve ici.Lire la suite…

  • LE VIF/L’EXPRESS, Le jour où l’on voulut moraliser la finance, 12 – 18 avril 2012

    Ma chronique pour l’hebdomadaire belge. L’article, sous la forme où il a paru.

    Le 23 octobre 2008, c’est le jour où l’on a voulu moraliser la finance. Le projet a suscité l’enthousiasme. Il est même devenu si populaire qu’on imagine depuis que l’idée est une idée ancienne et qu’on a « toujours » voulu moraliser la finance. Or, ce n’était pas le cas, l’idée était neuve : avant, on pensait autrement.

    L’idée était dans l’air cependant. Un peu moins d’un mois auparavant en effet, le 25 septembre, M. Sarkozy, président de la République Française, avait prononcé le Discours de Toulon, où il disait ceci :

    « La crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme, le refonder sur une éthique, celle de l’effort et celle du travail […] L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini.… Lire la suite…

  • L’ÉQUILIBRE DE MARCHÉ NE GARANTIT AUCUN OPTIMUM COLLECTIF, par h-toutcourt

    Billet invité.

    Pour « refonder le capitalisme », il faudrait d’abord être d’accord sur le terme, qui contient la racine « capita ». Elle indique une incitation à l’accumulation par tête, qui est à la source du libéralisme depuis Adam Smith (quoique ce dernier ait été beaucoup plus nuancé à ce sujet que certains de ses thuriféraires néolibéraux d’aujourd’hui!).

    Or, lorsque la discussion se porte sur le néolibéralisme, principal vecteur argumentaire du capitalisme aujourd’hui, il faut rappeler que c’est celui de l’équilibre concurrentiel de marché face à l’optimum global qui serait souhaitable pour la société.

    Et là, les théoriciens qui ont sévi en économie, ont péché par simplisme en prenant leurs désirs néoclassiques pour des réalités : ils ont notamment forgé de toutes pièces une confusion entre « équilibre » de Pareto et « optimum global » de Pareto, que l’on rencontre encore aujourd’hui dans tous les enseignements universitaires sur le théorème de « l’équilibre général » (y compris chez ceux qui prétendent en dénoncer le dogme!).… Lire la suite…

  • LE PÈRE NOÊL N’EXISTE PAS !

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Il y a des matins – j’ai déjà malheureusement eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises – où j’aimerais me tromper un peu plus souvent. Je ne parle pas seulement de la Bourse bien entendu, je pense aussi à Londres et, depuis hier soir, à l’Angleterre en général.

    On me pose bien évidemment la question ces jours-ci : « D’où vous vient cette capacité à prévoir juste ? »

    La réponse, il me semble, c’est le « principe du Père Noël » dont parlait Lacan. Ou plutôt son inverse dans mon cas : le fait que je ne croie pas au Père Noël.… Lire la suite…

  • BFM Radio, lundi 28 juin à 10h46 – « En espérant que les choses s’arrangent… »

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Quand on lit les résolutions à l’issue du G-8, qui s’est tenu à 200 km au Nord de Toronto, et du G-20 qui s’est tenu à Toronto-même, on est frappé par le ton de confiance qui s’en dégage : « Ça va être dur, nous dit-on, mais tout finira par s’arranger ». Mais quand on examine les mesures que l’on envisage de prendre, il ne s’agit jamais que de mesures d’appoint : un peu de ceci ici et un peu de ça là-bas. Sans que tout cela ne soit connecté en aucune manière par une philosophie générale, et comme si seuls l’aspirine et le sparadrap faisaient partie des moyens dont on dispose pour remettre le système d’aplomb.… Lire la suite…

  • Un nouvel ordre mondial de vérité financière, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Une crise absolument systémique

    Le rétablissement de la stabilité financière mondiale s’inscrit dans quatre axes de recherche : les normes de solvabilité financière à long terme, la politique de liquidité des acteurs financiers, la régulation de la création monétaire par la croissance économique réelle et l’équilibre des échanges monétaires et financiers internationaux. La crise des subprimes s’est déclenchée dans le champ de la liquidité. Elle a dévoilé une insuffisante solvabilité du système financier face à des retournements de conjoncture. Les États occidentaux ont du s’endetter pour limiter les développements de la crise dans l’économie réelle. Le sauvetage du système financier débouche sur des déséquilibres profonds de solvabilité publique et de stabilité monétaire.… Lire la suite…

  • Le Monde – Économie, lundi 8 – mardi 9 mars

    LA MACHINE INFERNALE

    Here for an English version.

    La représentation de l’appareil économico-financier qui nous était proposée il y a cinq ans seulement était celle d’un système ayant atteint sa maturité : stable en raison d’une prédisposition généralisée à l’autorégulation et ayant découvert le moyen d’éparpiller le risque avec une telle efficacité qu’il soit de facto neutralisé.

    L’autorégulation n’existait pas. Le risque bien qu’atomisé se concentrait néanmoins parce que les joueurs les plus avisés se constituaient d’énormes portefeuilles de produits financiers dont la prime de risque était conjoncturellement surévaluée ; quand eut lieu le retour de balancier, les Bear Stearns, Lehman Brothers, AIG, Fannie Mae et Freddie Mac, implosèrent.… Lire la suite…