7 réflexions sur « VUB, Chaire « Stewardship of Finance », troisième leçon, le 18 octobre 2012 »

  1. Je n’ai le son qu’à gauche.

    Avec Avisynth et en utilisant Nicaudio il serait possible de remuxer la video avec ce code, pour le son :

    audio=NicAC3Source(« C:\VIDEO\Source.ac3 », 1, 0)

    Il faut démuxer avec Virtuadub avant…

  2. Vous ne parlez pas souvent de John Locke, P J, alors que vous avez évoqué le rapport travail/valeur dans l’histoire de la théorie économique.

    On le trouve dans la section 46 du second traité, cf plus bas

    résumé ici :

    http://www.answers.com/topic/labor-theory-of-value

    « While Locke assumed that all the resources that were found in nature had been provided by God and therefore were common property, he argued that when people took things that had been present in a natural state and reshaped them into products of use for human beings, they mixed their labor with the raw materials, and thus had the right to personal ownership of the resulting products. Indeed, the products that a worker produced became an extension of that worker. Locke employed the labor theory of value to justify private ownership of property… »

    En relisant le texte de Locke, il me semble que ce passage de la section 46 n’est qu’une parabole pour justifier l’existence de la monnaie, inaltérable et thésaurisabale, puisque la section 47 embraye directement sur ce sujet.

    Il me semble aussi qu’il y a une erreur chez Locke, qui ne fait pas la distinction pourtant évidente entre garder un bien pratiquement sans limite de temps et le détruire, pourtant pour la communauté cela revient au même.

    http://john-locke.appspot.com/Two-Treatises-of-Government-2.html

    « Again, if he would give his nuts for a piece of metal, pleased with its colour; or exchange his sheep for shells, or wool for a sparkling pebble or a diamond, and keep those by him all his life he invaded not the right of others, he might heap up as much of these durable things as he pleased; the exceeding of the bounds of his just property not lying in the largeness of his possession, but the perishing of any thing uselesly in it.

    Sect. 47. And thus came in the use of money, some lasting thing that men might keep without spoiling, and that by mutual consent men would take in exchange for the truly useful, but perishable supports of life. »

    A priori l’idée de la monnaie de Locke me parait aussi naive.

  3. Thanks to P. Jorion, that was great. I listened to the whole thing while preparing dinner and cleaning.

    I hope all the lectures will be available going forward, in the future, and in one spot, easily accessible. ??

  4. Bonjour Paul,

    Un des thèmes récurrents dans votre cours et sur le blog est la question de la méthode en économie politique : analyse de classes ou individualisme méthodologique. Vous semblez penser que Smith et Ricardo font une analyse de classe, tandis que les marginalistes auraient inventé l’individualisme méthodologique vers 1870. Plus important, l’IM serait une méthode défaillante selon vous, car elle ne permet pas de rendre compte de l’existence de phénomènes émergents, sociaux, « macro », en un mot : « holistes ».

    Je serai bref sur le premier point qui concerne l’histoire de la pensée économique. Quand et comment est apparue l’idée de décrire l’homme en tant qu’agent, avec un but et des moyens ? Je pense qu’elle est plus ancienne que le marginalisme et relativement indépendante. Vous gagneriez à distinguer les deux notions : l’idée d’un agent qui « optimise » ou « maximise » une utilité ou une valeur subjective, ou plus simplement « alloue des ressources rares pour parvenir à ses fins », d’un côté ; et l’idée que cette allocation se fait à la marge, sur une unité en plus ou en moins de ressources, de l’autre. On peut être individualiste méthodologique sans être marginaliste (à mon avis c’est le cas de Cantillon, Turgot, Say, et même de Smith bien qu’il soit très confus sur la théorie des prix).

    Plus important, qu’est-ce que l’analyse de classe apporte par rapport à l’IM ? Elle permet de « décrire » les classes qui « existent ». Certes. On devrait aussi regrouper les acteurs économiques par couleurs de cheveux : les bruns, les blonds, les grisonnants, les chauves, etc. L’analyse de classe passe complètement à côté du fait qu’il existe des groupes de gens qui ont la même couleur de cheveux. Pourquoi n’est-ce pas un problème ? Parce que la couleur de cheveux n’explique pas grand-chose. Je considère qu’il en est de même des « classes ». Mais, si j’ai tort, donnez-moi un ou plusieurs contre-exemples !

    L’individualisme méthodologique permet d’expliquer pourquoi, lorsqu’on met un plafond sur un prix, les producteurs produisent moins, les consommateurs achètent plus, et une pénurie s’ensuit. Il permet d’expliquer la loi de Gresham. Couplé avec le marginalisme, il permet d’expliquer le paradoxe du prix du diamant et de l’eau, etc. etc. Il permet – contrairement à ce que vous affirmez – d’expliquer l’émergence d’institutions sociales : la monnaie est un bon exemple.

    Je viens de donner quatre exemples d’explications qui sont possibles avec l’IM + marginalisme.

    Qu’est-ce que l’analyse de classes ou le holisme méthodologique permettent d’expliquer de plus ? Le seul exemple que vous donnez dans votre cours est celui des marcheurs au pas sur un pont. Mais il est possible d’en rendre compte à partir d’une description individuelle des marcheurs : si chacun se synchronise sur son voisin, le peloton peut faire entrer en résonnance tout le pont. On est donc dans le cas d’un phénomène émergent qui est prévisible à partir d’une description individualiste, comme la monnaie. Je ne vois pas d’exemple où l’analyse de classe permette d’expliquer les phénomènes économiques. Si le holisme n’est pas utilisé en économie, il y a une bonne raison à cela : il n’explique pas grand-chose. Pas plus que la couleur des cheveux. Détrompez-moi si vous avez un autre exemple que le pont !

    Cdt,
    GSF

Les commentaires sont fermés.