Archives par mot-clé : Bruno Iksil

Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (XI) Tout le contraire d’une perte

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3 – la banque a fait beaucoup d’argent. C’est tout le contraire d’une perte

The Economist – fin septembre 2013 : « Quand c’est l’amende qui est un crime »…

Quel est le bilan économique de l’opération pour JP Morgan ? Un rapport détaillé sera prochainement publié sur le site web car il semble que cette question soit clef. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (XI) Tout le contraire d’une perte

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (X) La lumière n’est pas faite sur cette fraude comptable

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Les leurres se sont empilés en 2012. La lumière n’est pas du tout faite sur cette fraude comptable

Que s’est il donc passé en 2012 de si nouveau ? Depuis mars 2011 le portefeuille était voué à l’annihilation ou l’extinction au choix. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (X) La lumière n’est pas faite sur cette fraude comptable

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (IX) L’organisation des rôles était pourtant claire et rationnelle

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L’organisation des rôles était claire et rationnelle pourtant, de Julien Grout à Jamie Dimon

Ainsi les ‘crude mids’ [prix approximativement à mi-chemin entre celui que demandent les vendeurs {ask} et celui que sont prêts à payer les acheteurs {bid}] au CIO [Chief Investment Office], que JP Morgan et certaines autorités ont voulu faire passer pour les fameux prix « mid » attendus pour le mark-to-market, ne sont pas liés en fait au ‘mark-to-market’. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (IX) L’organisation des rôles était pourtant claire et rationnelle

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (VIII) Le protocole du CIO différait sur deux règles de comptabilité fondamentales

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Le protocole du CIO différait clairement et à dessein sur deux règles de comptabilité fondamentales pour ce portefeuille de tranches synthétiques

Eh oui en bref l’ordre était de faire sciemment une valorisation qui de toute manière ne remplissait pas le cahier des charges des normes comptables. Ironiquement le but n’a rien de nébuleux : tout le monde peut le comprendre. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (VIII) Le protocole du CIO différait sur deux règles de comptabilité fondamentales

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (VII) Les différences de prix étaient voulues

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Les différences de prix étaient voulues. Le protocole spécifique du CIO jouait un rôle stratégique pour la firme pourtant

Mais revenons donc à cet énorme portefeuille de protection de la banque logé au CIO [Chief Investment Office] qui consommait trop de VAR [Value at Risk] à cause de prix de traders de l’IB qui étaient mal accordés entre eux même s’ils étaient tous communiqué vers 17h00 heure de Londres. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (VII) Les différences de prix étaient voulues

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (VI) Le Chief Investment Office ne gérait pas son mark-to-market

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Le CIO ne gérait pas son mark to market. La norme était là depuis 1993 très officiellement.

Ainsi nul besoin pour le CIO [Chief Investment Office] de fournir des prix afin de valoriser cet énorme portefeuille de tranches qui était là pour protéger la firme tout entière. Le travail de ce côté était déjà fait. Mais suivant la logique de diversification des risques et de protection effective il fallait quand même s’assurer de manière autonome au sein de JP Morgan de la fiabilité de ces prix là que la banque d’Investissement fournissait de façon si cruciale. Comment faire ?

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (V) La Value At Risk était la clef de voûte du protocole de valorisation du portefeuille du CIO

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La VAR était la clef de voûte du protocole de valorisation du portefeuille du CIO

Prenons un exemple inventé mais très proche de la réalité (cf. le rapport du Senat américain). La VAR [Value at Risk] de l’IB était de disons $80 millions. La VAR du portefeuille du CIO était de disons $50 millions, celle du CIO au total de $60 millions. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (V) La Value At Risk était la clef de voûte du protocole de valorisation du portefeuille du CIO

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (IV) Ce portefeuille très particulier avait un protocole de valorisation unique

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2- la fraude comptable n’est pas celle avancée par la banque mais un leurre

La valorisation de ce portefeuille très particulier piloté par le quatuor si particulier avait un protocole de valorisation unique. Logique.

JP Morgan finit par l’admettre en Septembre 2013. La banque avait caché certaines réalités à l’époque en 2012 et accoucha très officiellement d’une fraude comptable dans la foulée du scandale. Continuer la lecture de Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (IV) Ce portefeuille très particulier avait un protocole de valorisation unique

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (III) Le « trader » était un quatuor : Dimon, Drew, Macris et Artajo

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Le « trader » était un quatuor : Dimon, Drew, Macris et Artajo

Si on fait un bilan factuel des attributs d’un trader, le trader se voit affecté un portefeuille sur lequel il a une large discrétion. Il choisit les risques qu’il prend. Il doit s’assurer de fournir une valorisation raisonnable de la performance de ses opérations. Il doit respecter des limites qui sont définies en même temps qu’un budget que la direction lui demande d’atteindre. En échange, le trader se voit rémunéré très généreusement au fil des ans s’il parvient à atteindre son budget 3 années de suite en général. Le trader est recruté le plus souvent pour opérer sur des produits qu’il choisit lui.

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (II) JP Morgan ne fit aucun effort pour rassurer les marchés

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JP Morgan ne fit aucun effort pour rassurer les marchés. Pourtant c’était facile

La personnalisation extrême fut un leurre bien renouvelé durant les mois d’avril à juillet 2012. L’employeur JP Morgan ne fit jamais l’effort élémentaire de faire la transparence pour décrire une structure qui pourtant était parfaitement logique dès qu’on sait que ce gigantesque portefeuille n’avait aucune limite propre et véhiculait un risque sur les marchés équivalent à 40% bon an mal an de toute l’exposition de toute la banque JP Morgan depuis 2007.

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Bruno Iksil : ce qui s’est vraiment passé (I) Iksil n’est pas le « trader »

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Iksil n’est pas le « trader ». Les médias ont été désorientés. Qui était-ce dans ce cas ?

Iksil n’était ni le trader, ni un dirigeant et encore moins un gourou

Iksil n’était pas le trader sur ce portefeuille mais l’exécutant principal dans les marchés de la stratégie de la direction du CIO [P.J. : Chief Investment Office]. Il travaillait en tandem avec Julien Grout sous les ordres du trader officiel aux yeux de la direction du CIO incarnée par Achilles Macris à Londres et Ina Drew à New York.

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Bruno Iksil, dit « La baleine de Londres », nous dit ce qui s’est vraiment passé

En guise d’introduction, un court extrait de mon billet du 18 août 2013, intitulé LA « BALEINE DE LONDRES » : HYPOCRITEMENT MAIS DÉONTOLOGIQUEMENT

Vous vous souvenez de la « baleine de Londres » ? C’est une affaire dont on parlait, y compris ici, au printemps 2012. Au centre de cette affaire, Bruno Iksil, trader chez J.P. Morgan Chase à Londres, qui avait laissé gonfler une position, officiellement de couverture, dont la taille était devenue telle (d’où la référence à un cétacé) que son débouclage avait causé à la banque une perte de plus de 6 milliards de dollars.

Il y a quelques jours, Bruno Iksil m’a contacté. Nous avons échangé de nombreux mails. Il m’a expliqué son histoire. Je lui ai proposé de la publier sous forme de feuilleton. Vous connaissiez déjà mes reportages sur le front de la finance de choc, voici maintenant ceux de Bruno Iksil. Merci à lui de la confiance qu’il m’accorde. Les épisodes de son feuilleton seront bien entendu ouverts aux commentaires.

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Démocratie – Affaire Kerviel et « Baleine de Londres » : à quoi tiennent les choses…

Il existe un parallèle évident entre l’affaire Kerviel en 2008 et celle de la « Baleine de Londres » en 2012 : dans l’un et l’autre cas, un trader prend des positions de taille extravagante sur les marchés financiers, débouchant sur des pertes colossales pour sa banque : 4,82 milliards d’euros pour le premier, l’équivalent de 5,44 milliards pour la seconde.

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