Archives par mot-clé : compensation

Réponse à Pierre Sarton du Jonchay, par Dominique Temple

Billet invité, en réponse au dernier billet de Pierre Sarton du Jonchay

Vous écrivez dans un texte synthétique et d’une grande clarté : « Pour élaborer une solution au problème logique qui se pose à l’humain d’aujourd’hui, je retourne à la disposition causaliste de la réalité synthétisée par Aristote depuis 23 siècles. La causalité aristotélicienne décompose la formulation de toute explication du réel en matière, forme, fin et effet…

Je suis votre raisonnement parce qu’Aristote en effet envisage la perspective d’un être vivant et que le vivant connaît que ce qui s’oppose à sa vie et qui est donc de nature physique de sorte que la connaissance est naturellement arrimée à la logique de la physique : telle est la causalité avec laquelle etc.

(Mais Aristote n’ignore pas que si l’homme était mourant, il aurait d’autres pensées qui obéiraient à une autre logique, non plus celle de la physique mais celle de la… vie !)

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État théorique actuel de formulation du développement de la compensation algorithmique numérisée des monnaies, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Les sciences actuelles des pratiques du réel démontrent sans aucune ambigüité que ce qu’on appelle le système financier n’en est pas un. Le risque de non-remboursement des dettes est idéellement mesuré mais effectivement non contrôlé dans la réalité objectivement mesurable. Autrement dit il n’existe aucune assurance pratique que le pseudo-système par lequel on mesure le prix probabiliste des dettes financières ne corresponde à une quelconque réalité économique objective et intelligible.

Pour élaborer une solution au problème logique qui se pose à l’humain d’aujourd’hui, je retourne à la disposition causaliste de la réalité synthétisée par Aristote depuis 23 siècles. La causalité aristotélicienne décompose la formulation de toute explication du réel en matière, forme, fin et effet. Ainsi la réalité devient déconstructible par l’intelligence du sujet pluriel singularisé dans la discussion verbale de fins matérialisées formellement efficientes. Les éléments de la déconstruction sont les objets qui font cause, c’est à dire les objets qui enchainent des motifs producteurs d’effets, conformément à des fins matérialisées dans le discours formel du sujet.

En langage moderne, on dira que le risque de reconnaissance de la réalité est causé s’il est descriptible en effets rapportables à des fins matérialisées conformément à des perceptions sensibles partageables dans les mêmes formes entre plusieurs sujets d’intelligence. En résumé, l’objet de la démocratie n’est pas simplement une convention de langage sur la réalité théoriquement possible mais une réalisation pratique véritablement commune de tout objet en bien universel.

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LA COMPENSATION KEYNÉSIENNE NUMÉRIQUE À LA PLACE DE L’ÉCONOMIE CASINO, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Paul Jorion analyse la monnaie numérique « bitcoin » dans une interview à PCWorld à paraître en octobre. Le bitcoin y est qualifié de « monnaie-on-joue » qui n’a rien des attributs de la « monnaie-on-ne-rigole-pas ». On découvre que le bitcoin n’est pas sérieux pour les mêmes raisons que celles qui provoquent l’effondrement actuel de la crédibilité des monnaies légales.

Cette explication de Paul est une parfaite introduction à la chambre de compensation numérique. Le problème du bitcoin libertarien d’aujourd’hui est qu’il ne s’adosse à aucun système commun de droit. Aucune autorité publique ne vérifie que les prix virtuels attribués aux objets achetés ou vendus en bitcoin donnent lieu à la livraison de biens et services réels ; lesquels n’ont de réalité que conformes au bien commun des acheteurs physiques réels.

Pour que la « monnaie-on-joue » puisse devenir une « monnaie-on-ne-rigole-pas », il faut effectivement qu’un État de droit soit dépositaire des règles du jeu et les applique aux joueurs « pour de vrai ». La compensation numérique le permet. Potentielle dans le bitcoin actuel, la compensation est un processus logique de garantie de la vérité par la virtualité. La virtualité garantit la vérité par la publicité. Comment ? Par l’identification numérique des personnes.

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Le fondement de l’économie dans la personne : la monnaie du vivre ensemble, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Escroquerie libérale

Depuis plusieurs années maintenant, le Blog de Paul Jorion milite pour la réforme keynésienne de l’économie mondialisée. Cette proposition suscite le scepticisme : l’ancienneté de la doctrine keynésienne de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie n’a-t-elle pas déjà permis les expérimentations qui démontrent son inefficacité ? L’économie mondiale n’a-t-elle pas été keynésienne jusqu’à la révolution libérale des années quatre-vingts ?

En fait, Keynes n’a jamais été appliqué que par des recettes extraites d’une théorie détachée de ses fondements. Keynes est le théoricien de la régulation publique de l’économie ; régulation que le libéralisme en vigueur depuis la révolution industrielle a interprété comme une auto-réglementation privée. La régulation est la construction publique d’une finalité politique commune des échanges ; la réglementation s’arrête à une théorisation statique des biens que les intérêts privés particuliers exécutent miraculeusement par eux-mêmes.

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Chambre keynésienne de compensation en comptabilité double, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

La réalité comptable en bancor

La compensation monétaire en bancor ne manquera pas de s’imposer d’une manière ou d’une autre. Le problème est que les élites politiques, économiques et financières ont perdu le lien entre le discours par lequel elles revendiquent le pouvoir et la réalité qu’elles prétendent diriger. Les lois et les monnaies ne sont plus que des récits abstraits sans rapport avec la vie des gens. La civilisation tombe dans le vide alors que le prix de la réalité humaine se lie et se travaille dans le principe oublié de la comptabilité double.

Dans la comptabilité double, il y a de l’actif et du passif, des libellés différents d’actifs et de passifs, un total des prix passifs égal au total des prix actifs et enfin une unité monétaire de compte réciproque du passif par l’actif. La comptabilité double est une représentation de toutes les causes d’échange dans une société définie : les causes qualitatives, les causes quantitatives, les causes intérieures à la société et les causes relatives aux sociétés extérieures dont on importe et à qui on exporte.

Le génie métaphysique de la comptabilité double est de réunir dans un même espace de signification les personnes, les sociétés, les choses et les prix. Derrière l’équilibre comptable de l’actif et du passif d’une même société, il y a des décisions personnelles coordonnées dans une politique qui produisent une économie de l’échange : des choses, des prix, des idées et du faire ensemble. La comptabilité double met en relation d’équilibre, la réalité physique sensible des choses avec la réalité métaphysique des personnes qui pensent et échangent dans une même société politique.
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LA MONNAIE REFONDÉE SUR LE CAPITAL DES DROITS HUMAINS, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Le retour des tensions sur la liquidité du marché financier européen après l’émission nominale de plus de mille milliards d’euro par la BCE signale le décrochage irrémédiable de la croissance réelle sous une dette mondiale hors de contrôle. Le nouveau président français dépositaire éminent de l’autorité financière des États sera sans délai confronté à des arbitrages radicaux sur l’avenir de l’euro, sur le sauvetage du système financier international et sur la liquidité des échanges internationaux.

Il n’est plus possible de différer la restructuration de la dette mondiale entre les épargnants et les emprunteurs. Mais il est impossible d’y parvenir sans établir des critères internationaux de solvabilité pour mesurer ce que tout emprunteur est capable de rembourser qu’il soit particulier, entreprise, banque ou État. Une fois mesurée la part de chaque dette assise sur la solvabilité réelle, il faut établir une règle de partage des pertes de crédit entre toutes les catégories de créanciers selon la nature des droits sous-jacents aux créances.

En l’absence de règles internationales de limitation de l’endettement entre zones monétaires et de limitation de l’endettement des banques par rapport à la dette des États qui les garantissent, le seul gage actuellement livré aux créanciers est la diminution des dépenses publiques de protection du travail et de solidarité redistributive. L’affichage de la rentabilité financière détruit la croissance économique réelle issue du travail. L’inflation des dettes par rapport à l’économie réelle ne peut pas être freinée sans rétablissement de l’égalité des droits entre tous les emprunteurs ainsi qu’entre les emprunteurs et les prêteurs.

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RACONTER UNE HISTOIRE VRAIE, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Dans « Les comptes n’y sont pas », François Leclerc expose encore une fois les contradictions systémiques dans lesquelles se débattent les gouvernements de la zone euro et derrière eux le G20. Dans l’équilibre détruit entre économie réelle, économie publique et économie financière, les attentions gouvernementales et financières se portent sur l’endettement public et l’insuffisance des capitaux propres des banques.

Très logiquement la recapitalisation nécessaire des banques est proportionnelle à la part des dettes publiques que l’économie réelle ne pourra jamais rembourser faute de croître suffisamment. Or depuis la crise des subprimes, il est visible que toute croissance réelle est captée par le système financier pour afficher des plus-values. Plus-values qui sont le critère de l’économie financière pour juger de son efficacité dans un système qu’elle a totalement capté.

Au cœur de la crise systémique, la finance impose une logique invisible d’auto-justification où l’économie publique et l’économie réelle n’ont aucune place. Les gouvernements se plient aux exigences de la finance du fait qu’ils ont abandonné le contrôle de l’émission monétaire. Le système bancaire international établit le prix des monnaies les unes par rapport aux autres par la libre circulation des capitaux ; lesquels sont liquides par la politique monétaire des banques centrales séparée de la politique générale des États.

La possibilité est laissée aux banques privées de faire circuler d’énormes masses de capitaux d’une zone monétaire à l’autre. Le capital financier libre est un canon pointé sur n’importe quel gouvernement qui voudrait appliquer d’autres lois que la production libre de plus-values financières. La clé pratique de ce dispositif est le shadow banking ; la banque offshore située virtuellement au milieu des océans est invisible à toute autorité de régulation nationale.

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ARRÊTER LA COURSE AU VIDE ; L’ERREUR EST HUMAINE, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Cette étude technique actualise par l’analyse de la crise financière en développement le projet de compensation monétaire internationale présenté par Keynes à Bretton Woods. Le système financier fondé sur des monnaies de réserve nationales ou régionales comme le dollar et l’euro ne permet pas de régulation rationnelle du crédit. L’écroulement de la pyramide internationale de crédits va détruire les monnaies fondées sur le crédit.

Une démonstration est ici proposée de l’efficacité des principes de compensation proposés par Keynes. Efficacité à évaluer les pertes de crédit accumulées par rapport à une anticipation réaliste de la production mondiale future. Efficacité à dégager un équilibre général des prix réels et financiers. Efficacité à restaurer la primauté des droits politiques sur la répartition économique des revenus de l’activité humaine de production de biens et services.

La théorisation du réel part de son observation. L’observation n’est jamais totale ni définitive. Il faut que l’actuelle crise survienne pour constater les erreurs d’hypothèse qui ont entrainé l’effondrement en cours du crédit et des monnaies. Les bonnes volontés scientifiques sont sollicitées pour discuter la validité de cette mise à jour de l’analyse keynésienne de la régulation monétaire internationale. L’esprit scientifique doit donner un coup de pouce à l’esprit politique.

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UNE ÉCONOMIE MORALE EST UNE ÉCONOMIE POLITIQUE, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Avec sa proposition de bancor, Keynes prend le contrepied de conceptions monétaires anciennes. Non seulement il propose des justifications morales à son étalon monétaire : plein emploi des ressources de travail, équité des relations internationales et régulation du crédit entre débiteurs et créanciers ; mais il prétend à l’universalité de la norme monétaire comme matérialisation commune d’un bien moral.

Comme monnaie, le bancor est un étalon de rationalité internationale des prix mais non un prix-étalon d’un quelconque bien particulier ni une valeur en soi. Selon ses biographes, dans l’esprit de Keynes, il n’a jamais été question de fixer en bancor le prix de l’or ni même de mettre un certain poids d’or dans l’étalonnage du bancor en biens réels.

Keynes voulait que l’étalon international résulte de la négociation des parités relatives entre monnaies. Les déficits ou excédents de paiement étaient comptabilisés en bancor et la réévaluation ou la dévaluation était le moyen de sanctionner une contribution excessive aussi bien comme prêteur que comme emprunteur à la masse mondiale des crédits en bancor.

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Une histoire à dormir debout (suite), par Jean-Pierre Voyer

Billet invité

Réponse tardive sur une question importante à :

Brieuc Le Fèvre
(…)
Enfin, concernant l’échange de banque à banque, comme vous le dites, la banque qui voit une dette arriver chez elle n’en est pas contente, et demande une contrepartie en monnaie centrale. Seulement voilà, si cette transaction devait se faire au coup par coup, à chaque transfert de compte chez A vers compte chez B, les banques commerciales devraient en effet avoir en réserve BC la totalité des montants inscrits en DAV et épargne immédiatement disponible. Ce qui serait pile poil dans la vision de Shiva et Julien Alexandre. Par contre, cela interdirait la création de plus de dette bancaire que ce qui existe de monnaie centrale, et donc ralentir les banques commerciales devraient en effet avoir en réserve BC la totalité des montants inscrits en DAV et épargne immédiatement disponible ait l’octroi du crédit (et par suite, la rentrée des intérêts, bling bling!). Donc, ça ne se passe pas comme cela. Au contraire, la compensation à lieu une fois par jour, ce qui permet de prendre ce risque que vous évoquez: se retrouver les fesses à l’air, côté pile, mais augmenter le gain potentiel, côté face. Culture de la possession oblige, l’appât du gain est toujours le plus fort, le risque est pris, les avoirs en BC inférieurs au encours en DAV, et la création monétaire du système bancaire dans son ensemble une réalité.

« Seulement voilà, si cette transaction devait se faire au coup par coup, à chaque transfert de compte chez A vers compte chez B, les banques commerciales devraient en effet avoir en réserve BC la totalité des montants inscrits en DAV et épargne immédiatement disponible. » : non ! pas du tout : les banques commerciales ne devraient pas avoir en réserve BC la totalité des montants inscrits en DAV et épargne immédiatement disponible, mais à la fin de la journée, exactement le même montant dans les deux cas (temps réel ou compensation en chambre), car, lors d’un échange en temps réel, au coup par coup, les banques ne verraient pas seulement arriver des ordres de paiement à une consœur, ce qui les mettrait de mauvaise humeur ce que je comprends, elles verraient aussi arriver des paiements en leur faveur en monnaie centrale, ce qui les réjouirait il me semble. Et ces paiements en leur faveur compenseraient les paiements qu’elles ont effectué au bénéfice d’une consœur exactement comme les ordres de paiements se compensent dans une chambre de compensation.

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