Archives par mot-clé : dette

UN SCENARIO GREC POSSIBLE S’ESQUISSE, par François Leclerc

Billet invité.

Le taux de la dette grecque à dix ans a dépassé le seuil des 10%, mais est-ce en soi si important ? Le taux de plus de 9% à dix ans qui prévalait déjà rendant de toute façon inabordable toute tentative d’aller sur le marché, ce n’est pas sur le marché que cela va se jouer, l’affaire est purement politique.

Que se passera-t-il si Syriza l’emporte le 25 janvier, se demande-t-on un peu partout ? Le journal allemand Bild met en avant la panique bancaire qui pourrait survenir, les déposants retirant en catastrophe leurs euros pour protéger leurs avoirs. Mais comment éviter alors une intervention financière afin que les banques grecques ne s’écroulent, et surtout que leurs consœurs européennes qui y sont exposées n’en fassent les frais ? Même en faisant la part du calcul politique et de la volonté de ne pas braquer les électeurs grecs, la réflexion semble toutefois prévaloir à Berlin, contrairement à ce que Der Spiegel a dans un premier temps laissé supposer.

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« C’est dans votre intéreÌ‚t ! » Crédits, intéreÌ‚ts et concentration des richesses, par Steve Bottacin

Billet invité.

L’endettement croissant et chronique des ménages, des entreprises, des institutions financieÌ€res et des états conduit a une concentration accrue des richesses et des pouvoirs, graÌ‚ce au mécanisme des intéreÌ‚ts. Perçus le plus souvent comme un élément secondaire du « systeÌ€me-dette », rarement remis en question, les intéreÌ‚ts sont en réalité au cœur du logiciel capitaliste. Parmi d’autres, l’anthropologue et économiste Paul Jorion interroge leur bien-fonde, notamment dans le cadre des preÌ‚ts à la consommation. Cette réflexion invite a reconsidérer les représentations courantes des intéreÌ‚ts, y compris celles du petit épargnant.

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Le prêt à intérêts (III) : le crédit gratuit, par Zébu

Billet invité.

« Mais cette révolution qui vient à nous d’une marche invincible et déjà nous interroge, que veut-elle ? En pouvez-vous douter ? Elle veut que l’œuvre commencée en 89 s’accomplisse. La féodalité territoriale et militaire a disparu, il faut que la féodalité financière disparaisse. Plus de privilèges ! L’égalité. Plus de privilèges ! La justice.

De là tous ces brûlants débats sur la souveraineté du capital, sur le despotisme de l’usure, sur le prêt à intérêt, sur le crédit.

La royauté de l’argent, l’aristocratie de l’argent, voilà bien effectivement ce qui est en question. »

Quand Louis Blanc, un des penseurs socialistes les plus estimés de son siècle, écrit ces lignes dans « L’organisation du travail », publié en 1839[1], le Code Civil napoléonien est toujours en vigueur et ses dispositions concernant le prêt à intérêt également, et ce pour encore presque 50 ans avant que la loi de 1886 ne vienne transformer ce que souhaitait réaliser l’empereur : inscrire la pacification dans la loi civile entre les partisans de la libéralisation complète des intérêts du prêt et les partisans de leurs interdiction. De fait, les intérêts pourront ainsi être stipulés dans les contrats de prêt mais seront régulés par la loi.

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VICTIME DE SES PROPRES CONTRADICTIONS ? par François Leclerc

Billet invité.

Les mois et les années filent et une crise chronique s’est installée, comme si elle était destinée à ne pas connaître d’issue. Financière à l’origine, elle s’est depuis approfondie dans tous les domaines : économique, sociale et politique. Pour offrir aujourd’hui un panorama peu engageant, alliant l’hypertrophie grandissante d’une activité financière parasitaire à la raréfaction des ressources de la planète et du travail – de l’emploi de la ressource humaine – ainsi qu’à l’accroissement des inégalités qui l’accompagne. Mais rien ne semble pouvoir stopper la course d’un système en voie de perdition, si ce n’est ses propres contradictions.

Celui-ci témoigne d’une incapacité à se réformer, sauf à la marge, et les mutations dont il se prévaut dans le cadre de l’économie numérique de demain ne l’augurent pas davantage. Bien que semblant irréparable et toujours dans l’attente d’un prochain accès de crise financière aiguë, le capitalisme survit sur le mode d’une crise endémique, qu’il nous impose et dont il tente de s’accommoder, faute de l’émergence avec suffisamment de force d’une alternative. Pour la suite, les paris sont engagés.

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UN PAS EN ARRIÈRE, DES PAS EN AVANT, par François Leclerc

Billet invité.

Le commissaire européen Jyrki Katainen a cru bon de préciser que la décision finale de la Commission relative aux budgets français et italien 2015 n’était pas prise, suite aux soupirs de soulagement qu’avaient laissé échapper ceux qui pensaient être tirés d’affaire. Des ajustements devront encore être négociés, mais il semble néanmoins que la décision politique d’absoudre les gouvernements français et italien a été prise par la Commission sortante, laissant à la suivante le soin d’en gérer les conséquences ! Clé de voute d’une stratégie qui ne peut être appliquée, le pacte fiscal en sort émoussé, premier encouragement à s’y opposer en attendant la suite.

Ce sont sans doute moins les capacités de persuasion des responsables de ces deux pays qui sont à l’origine de cette mansuétude, distillée par petites doses pour en atténuer la portée, que la dégradation de la situation européenne sur tous les terrains, économique, social et politique. Avec une mention particulière à la Grèce, l’Espagne et l’Italie. Un vent de révolte monte en effet dans ce dernier pays, que Matteo Renzi transpose en multipliant les incartades vis-à-vis de Bruxelles, et qui va se traduire par une grève générale. Comme en France, des protestations virent au drame en raison d’une violence policière qui n’est pas contenue, la dernière en date en face de l’ambassade d’Allemagne à Rome à la suite de licenciements dans une usine du groupe ThyssenKrupp.

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LA PROCHAINE CRISE PRENDRAIT-ELLE TOURNURE ? par François Leclerc

Billet invité.

La prochaine crise financière surviendra on ne sait où et on ne sait quand. C’est tout du moins l’idée communément admise, puisque sa réédition est considérée comme une fatalité contre laquelle rien ne peut être entrepris.

Non seulement cette vision n’est pas spécialement rassurante, mais elle relativise la portée d’une régulation financière qui – quoi que l’on puisse par ailleurs en penser – repose sur l’expérience acquise au cours d’une crise qui ne se renouvellera pas suivant le même modèle… C’est l’occasion pour Satyajit Das, ancien banquier et analyste financier reconnu, de décrire dans le Financial Times le scénario de la prochaine crise telle qu’il la prévoit. Avec comme prémices que ce sont les mesures même de régulation qui ont été adoptées qui vont paradoxalement en faire mûrir les conditions, dans des conditions plus difficiles que la précédente, car aux risques endogènes du système financier s’ajoutent désormais les risques exogènes de la crise économique qui en est la conséquence.

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COMPTE À REBOURS DU SOMMET DES 23 ET 24 OCTOBRE, par François Leclerc

Billet invité.

Jour après jour, les nouvelles tombent et vont dans le même sens :, celui de la détérioration de la situation en Europe. Selon l’Office fédéral de statistiques, la production industrielle allemande enregistre une chute de 5,7% en août, et il est difficile de la résumer au contrecoup de la forte progression de juillet dernier afin de ne pas y voir un signe de faiblesse n’ayant rien de conjoncturel. La croissance s’était déjà contractée en Allemagne au second trimestre, va-t-il en être de même au troisième, ce qui signifierait techniquement une récession ? La baisse enregistrée est principalement à attribuer aux exportations, en premier lieu en-dehors de la zone euro (là où sont placés tous les espoirs), mais le ralentissement des exportations est général, au sein de la zone comme vers les pays de l’Est européen et les pays émergents. Le modèle du salut par l’exportation n’en sort pas confirmé.

Pour la zone euro, les prévisions d’inflation à cinq ans continuent de diminuer, tandis que celles à deux ans le font encore plus fortement. Elles s’établissent à 1,094% aujourd’hui, pour un objectif d’inflation de la BCE « proche de 2% », rappelons-le. L’Istat, l’institut italien de statistiques, ne décèle aucune amélioration à ce sujet à l’horizon qui est le sien. Il prévoit par ailleurs une progression du PIB de la zone euro de 0,2% aussi bien au 3ème que 4ème trimestre, et de 0,3% au premier trimestre de l’année prochaine (et il s’agit de moyennes !). Cette très faible croissance profiterait avant tout de l’effet d’entrainement des nouvelles liquidités déversées par la BCE, selon l’institut. Continuer la lecture de COMPTE À REBOURS DU SOMMET DES 23 ET 24 OCTOBRE, par François Leclerc

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Grèce : ENCORE UNE DÉMONSTRATION TRÈS ABSURDE ! par François Leclerc

Billet invité

Les représentants de la Troïka vont demain mardi soumettre la Grèce à un nouvel examen de passage, occasion de dresser également le terrible bilan de deux plans de sauvetage successifs ayant plongé le pays dans une profonde récession, dont il est officiellement annoncé pouvoir sortir très timidement. Ces années de plomb qui ne sont pas finies ont connu un chômage colossal et une atteinte profonde des revenus, ainsi qu’un programme de réformes structurelles et de privatisations qui est encore loin d’avoir été totalement réalisé. 240 milliards d’euros d’aide auront été débloqués au total, et le seul chiffre qui mérite d’être placé en regard est celui du poids de la dette publique, actuellement de 318 milliards d’euros et ne déclinant que d’un soupçon – soit 174 % du PIB – qui est désormais détenue à 85 % par l’Eurosystème, BCE en tête ! Destinée à être un laboratoire, la Grèce est devenue au fil des ans, et du désastre, un cas d’école de ce qu’il ne fallait pas faire.

L’hypothèse d’un troisième plan de sauvetage n’est plus d’actualité pour des raisons politiques, l’Union européenne arrivant en décembre prochain au terme de son programme financier. La poursuite de celui du FMI, pour une dernière tranche de 12,5 milliards d’euros, est en question et donne lieu à de grandes manœuvres. Le gouvernement grec est sous la menace grandissante d’élections anticipées, qui donneraient la victoire à Syriza : faute de réunir une majorité qualifiée de 180 parlementaires pour élire le chef de l’État, en mars prochain, des élections législatives anticipées s’imposeraient, la coalition gouvernementale actuelle n’en comptant que 153.

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COMMENT RÉDUIRE CETTE DETTE POUR QU’ELLE CONTINUE A RENDRE SES SERVICES ? par François Leclerc

Billet invité.

Une étrange découverte vient d’intervenir au Japon : « il n’y a pas de plancher au rendement de la dette ! », se sont effarés les analystes, constatant que la Banque du Japon vient d’acheter des titres au rendement négatif, acceptant en conséquence de perdre de l’argent… C’est à ce prix que la banque centrale poursuit sa politique de création monétaire destinée à sortir vaille que vaille le pays de la déflation.

Les banques japonaises ne s’en plaignent pas, qui en profitent pour acheter sur le marché des titres à rendements positifs pour les revendre assortis de rendements négatifs à la Banque du Japon. L’État non plus, qui finance grâce à cette dernière son énorme déficit budgétaire, son budget atteignant le double de ses recettes fiscales. La banque centrale japonaise roule une dette publique en rapide progression, l’État devenant de plus en plus vulnérable à une éventuelle hausse des taux. Celle-ci risque d’intervenir lorsqu’il faudra se rendre sur le marché international, dès que la Banque du Japon, les banques privées et les fonds de pension ne la financeront plus dans son intégralité. L’incidence de l’évolution des taux de la Fed, promis à être relevés à une date faisant l’objet de toutes les interrogations, en donnera le signal. A moins que la Fed ne s’y résolve pas, condamnée alors à poursuivre sa mission d’assistance, qui deviendrait une composante structurelle du fonctionnement du capitalisme, l’expression achevée de sa fuite en avant…
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Europe : OÙ EST LA PORTE DE SORTIE ? par François Leclerc

Billet invité.

La vérité est sans fard : plus le temps passe, moins la stratégie de relance choisie par les dirigeants européens fait ses preuves, et plus elle pose problème. Mais aussi plus le débat entre eux est serré, voire même impossible. Se voulant définitif, le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble, a fermé hier la porte à toute inflexion de celle-ci : « on ne peut pas acheter des emplois et de la croissance avec de l’argent public », a-t-il magistralement asséné devant le Bundestag, avant d’expliquer que la BCE avait fait tout ce qui fallait, pour signifier qu’elle ne devait pas aller au-delà.

Condamné à le suivre comme son ombre, le ministre français Michel Sapin l’a accompagné dans la conception d’un plan de dynamisation du marché des ABS. Présenté comme allant impulser l’investissement privé, il n’est pas à la hauteur des ambitions prêtées à la BCE, que Manuel Valls, le Premier ministre français, avait auparavant salué à Turin comme « une victoire de la gauche »… Les obstacles s’accumulent : la règlementation Solvency II des assurances devrait être modifiée, et il faudrait passer outre les objections exprimées en Allemagne. La taille réduite actuelle du marché des ABS rend en tout état de cause illusoire d’atteindre le volume d’achat de 800 milliards d’euros…

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Europe : DES PARIS STUPIDES ET DES MESURES CONSERVATOIRES QUI NE LE SONT PAS, par François Leclerc

Billet invité.

Une nouvelle belle histoire nous est racontée, avec comme épisodes annoncés deux sommets européens successifs, en octobre et novembre prochains, qui devraient traiter successivement de la relance économique via l’investissement, et de l’assouplissement de la rigueur fiscale. Entre temps, la nouvelle Commission aura été constituée et les principaux postes de responsabilités européens pourvus.

Elle ne débute pas sous les meilleures auspices, à considérer ces nominations. Que ce soit celle du Polonais Donald Tusk à la présidence du Conseil européen, ou bien celle de l’Espagnol Luis de Guindos à la tête de l’Eurogroupe, qui pourrait intervenir à la fin du mandat de Jeroen Dijsselbloem. Ces deux candidatures à des poste-clé ont le soutien d’Angela Merkel, mettant du plomb dans l’aile à la stratégie d’influence. La désignation de Pierre Moscovici au poste de commissaire à l’économie chère à François Hollande ne semblant acquise qu’à condition qu’il soit flanqué d’un adjoint finlandais, Jyrki Katainen, destiné à le serrer de près. La chancelière a bien verrouillé !

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CE QUE DÉVOILE LE FEUILLETON ARGENTIN, par François Leclerc

Billet invité

Le feuilleton de la dette argentine se poursuit, opposant le gouvernement argentin à un juge de New York, qui a donné raison à trois fonds vautours réclamant le payement intégral de leurs titres en dépit d’une restructuration avec décote acceptée par une forte majorité des créanciers. Il avait été fait attribution de juridiction aux tribunaux américains et l’émission était en dollars, occasionnant cette intervention de la justice américaine.

Les fonds d’un versement destiné aux créanciers ayant accepté la restructuration ont été bloqués dans une banque new-yorkaise par le juge, au prétexte d’imposer un accord négocié entre le gouvernement argentin et les fonds vautours qui réclament un remboursement de leurs titres au nominal -sans décote – après avoir acheté ceux-ci à des créanciers à un prix légèrement supérieur à l’accord intervenu. Déjà considéré en défaut partiel, l’Argentine pourrait faire défaut sur l’intégralité de sa dette, car une clause du contrat d’émission garantit l’égalité de traitement entre les créanciers, qui l’obligerait à aligner ses remboursements sur celui au nominal des fonds vautours, aboutissant à une somme dépassant ses réserves disponibles. Cette clause courant jusqu’à la fin de l’année, le gouvernement argentin joue la montre et a proposé hier aux créanciers en attente de remboursement d’être réglés par une banque argentine au lieu d’une banque américaine, afin de montrer sa bonne volonté. Selon lui, il ne s’agit pas d’un changement d’attribution de juridiction mais de lieu de payement, ne pouvant pas être considéré comme une modification significative du contrat initial et donner lieu à une action en justice. Le juge américain a qualifié « d’illégale » cette proposition qui le court-circuite. Les commentaires vont par contre dans le sens du danger accru que les créanciers en question activent une clause dite « d’accélération », qui permet d’exiger le payement intégral et sans échelonnement de l’ensemble des sommes encore dues.

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Sortir de l’esclavage financier par la compensation publique de l’intérêt, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Le présent commentaire de l’oeuvre de David Graeber, Dette : 5000 ans d’histoire, est en même temps une interprétation du cours de Bernard Stiegler sur la République de Platon

Anthropologie de la dette

Dans « Debt, the first 5000 years » paru en 2011, David Graeber produit une histoire anthropologique de la dette depuis les origines de la civilisation humaine. A partir de son point de vue anarchiste assumé, l’actuel professeur d’anthropologie à la London School of Economy s’extrait du nominalisme juridique et technique de la modernité contemporaine pour décrire le phénomène de la dette dans sa réalité archéologique, sociologique, idéologique et métaphysique. Le résultat de cette étude fouillée est que le commerce du crédit n’est plus la mécanique brute que nous connaissons dans l’actuelle guerre civile numérique mais la structure métaphysique de la « religion féroce » dénoncée par Paul Jorion.

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LE VIF, “Jorion, Toussaint et d’autres appellent à imposer le capital et annuler des dettes” – 6 novembre 2013

Le texte publié ici-même, “Annuler la dette ou taxer le capital : pourquoi choisir ?”, est devenu un manifeste dont l’analyse et la liste des signataires – dont Paul Jorion – sont évoqués dans cet article du journal belge Le Vif

(Belga) Plusieurs personnalités atypiques de la gauche belge, parmi lesquelles Paul Jorion, Thierry Bodson, Eric Toussaint, Vincent Decroly et Georges Henri Beauthier, plaident dans une tribune commune pour une politique combinant taxation progressive du capital et annulation de dettes jugées illégitimes.

Evoquant ces deux voies censées permettre une réduction des inégalités – incarnées respectivement par l’économiste Thomas Piketty et le sociologue David Graeber-, les signataires se demandent “pourquoi choisir”. Une partie de la dette publique est illégitime selon eux, car elle “est due en bonne part à la transformation de dettes privées, celles des banques notamment”.(…)

La suite ici.

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