Archives par mot-clé : Elizabeth Warren

Où en est-on ce matin ?

Ouf ! cinq minutes à moi ce matin ! Ce soir venez nous écouter, Susan George, Henri Guaino, Natacha Polony, moi-même et quelques autres. Ça se passe au 184 bd Saint-Germain, dans la ville de Paris. Il y aura là quelques souverainistes purs et durs et, non, cela ne fait pas de moi un ami de Poutine d’aller discuter avec elles et eux des traités internationaux. De 19h à 22h, ça nous laisse un peu de temps.

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L’intérêt général est en de bonnes mains ! Enfin…

Elizabeth Warren, chouchou comme vous ne l’ignorez pas du Blog de PJ, a manifesté hier sa déception quant à la manière dont Mary Jo White dirige depuis deux ans la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur américain des marchés financiers.

Warren a écrit : « Je suis désappointée que vous n’ayez pas été le chef de file fort que beaucoup avaient espéré – et que vous aviez promis d’être ».

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ELIZABETH WARREN FOR PRESIDENT !

Si vous lisez l’anglais, ne ratez pas le long article que Naomi Scheiber consacre dans le numéro de The New Republic en date du 10 novembre à Elizabeth Warren et à ses chances de devenir présidente des États-Unis : « Le cauchemar d’Hillary ? Un parti démocrate qui prend conscience que son âme est avec Elizabeth Warren ».

Vous n’ignorez pas la haute opinion qu’a Le blog de Paul Jorion d’Elizabeth Warren (l’une de mes sources déjà dans La crise du capitalisme américain [2007]). Connaissant bien les États-Unis, d’avoir lu à leurs propos dans les livres, et d’y avoir vécu douze ans, je ne serais pas surpris qu’il y ait d’ores et déjà 15+ contrats sur la tête d’EW, et que si un « accident » devait arriver, on ne découvrirait jamais ce qui s’est vraiment passé, les candidats commanditaires de meurtre étant à ce point nombreux.

Si Elizabeth Warren devait naviguer avec succès entre les balles et devenir en 2016 présidente, elle rejoindrait dans l’histoire son éminente prédécesseur : Eleanor Roosevelt (1884 – 1962), symbole des États-Unis à visage humain tels que nous les aimons beaucoup (les autres, honnêtement, nous les exécrons !).

(Quoi ? on ne vous avait jamais dit que le New Deal et plein d’autres choses admirables, c’était Eleanor ?)

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LAWRENCE SUMMERS RETIRE SA CANDIDATURE AU POSTE DE GOUVERNEUR DE LA FEDERAL RESERVE

Une note en passant, il faudrait y revenir plus longuement, sur le retrait de sa candidature au poste de gouverneur de la Federal Reserve, par Lawrence Summers, symbole des pires errements des milieux financiers durant la dizaine d’années qui a précédé la crise : exécuteur du Glass-Steagall Act, saboteur de toute tentative de réglementation des produits dérivés, utilisant en plus des sarcasmes, l’intimidation contre ses adversaires, jouant la banque contre l’administration alors qu’il faisait partie de celle-ci. Sans compter bien entendu qu’il ait dû quitter l’Université de Harvard dont il était le président, non pas comme on le dit aujourd’hui en raison du fait avéré qu’il ait joué et perdu sur les marchés financiers 1,8 milliard de dollars des fonds de l’université, mais chassé par un vote de ses collègues en raison de sa fameuse allocution en 2005, où il « prouvait » que la sous-représentation des femmes dans les carrières scientifiques était due à leur « plus faible aptitude intellectuelle ».

Voilà la personne qui était encore jusqu’à sa démission annoncée tout à l’heure, le candidat préféré de M. Obama au poste de gouverneur de la banque centrale américaine.

Merci à la sénatrice Elizabeth Warren d’avoir été à l’origine du vent de fronde qui vient, fort heureusement, de balayer les prétentions injustifiées de Lawrence Summers.

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L’actualité de demain : À MOSCOU, SANS PASSER PAR CHEREMETIEVO, par François Leclerc

Billet invité

À moins de deux mois du sommet des chefs d’État et de gouvernement de Saint-Pétersbourg, un G20 finances se réunit vendredi à Moscou ; le cas Edward Snowden planera sur la réunion. Le Congrès américain s’en est lui emparé, des élus se réveillant et découvrant qu’ils ont été selon eux trompés, et que la NSA, avec la bienveillante complicité du département de la Justice, va avec ses programmes de surveillance bien au-delà de ce que lui permet la section 215 du Patriot Act. Elle arrive à échéance en 2015, et il est menacé de ne pas la renouveler. En attendant, la discussion porte sur le distinguo entre collecte et exploitation des données, derrière lequel la NSA cherche en toute innocence à se réfugier.

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L’actualité de demain : LE TRAVAIL DE SAPE SE POURSUIT… par François Leclerc

Billet invité.

On ne présente plus Elizabeth Warren, désormais sénatrice du Massachusetts, à ce titre plus que jamais bête noire de l’industrie financière américaine. Et il serait abusif de la cataloguer dans la fameuse cinquième colonne qui se découvre progressivement, dont il est rendu compte au fil de l’eau dans cette chronique, vu qu’elle n’a cessé pour ce qui la concerne d’agir à visage découvert.

Avec le sénateur républicain John McCain, Elizabeth Warren vient d’ailleurs de prendre une de ces initiatives que l’on appelle aux États-Unis bipartisane, afin de peser tout leur poids dans la situation politique de forte polarisation entre démocrates et républicains qui s’y poursuit. Entraînant tous deux dans leur sillage un groupe de sénateurs, ils veulent aller plus loin que la loi Dodd-Frank et viennent de proposer une nouvelle loi en référence au Glass-Steagall Act de 1933, tout en prenant en compte les nouveautés parmi les produits financiers. « Il est temps de restaurer notre confiance dans les institutions financières en reconstruisant la muraille qui a protégé notre économie pendant des décennies aux lendemains de la Grande dépression », a commenté Maria Cantwell, la sénatrice démocrate de l’État de Washington qui soutient le projet, d’après le Financial Times.

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L’actualité de demain : DES QUESTIONS, COMME CELA, EN PASSANT… par François Leclerc

Billet invité.

La sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren a posé la première question à Ben Bernanke et Mary Jo White, respectivement en charge de la Fed et de la Securities and Exchange Commission (SEC), ainsi qu’à l’Attorney général Eric Holder. Des études ont-elles été faites, demande-t-elle dans un courrier qui leur était destiné et a été rendu public, pour mesurer les avantages et inconvénients, en cas de faute établie d’un établissement bancaire, de pénalités financières sans aveu de culpabilité d’un côté et d’actions permettant d’établir celle-ci de l’autre ? En d’autres termes plus directs, qu’elle n’emploie pas, d’action en justice, avec tout ce que cela peut avoir comme conséquences…

Pourquoi, s’interroge par ailleurs notamment le « Guardian », la société Amazon n’a-t-elle payé en 2012 que 2,4 millions de livres d’impôts sur les sociétés au Royaume-Uni alors que le chiffre d’affaires de sa filiale britannique est de 320 millions de livres (à comparer avec les 2,5 millions de livres d’incitations fiscales reçues du gouvernement) ? Le porte-parole du groupe Amazon a répondu que celui-ci avait agi conformément à la loi, mais c’est bien là le problème !

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MON DEVOIR DE CITOYEN

Mis à jour avec une vidéo sous-titrée en français. Merci à Galmaril !

Ce soir, mon devoir de citoyen est d’attirer votre attention sur une vidéo apparue hier sur YouTube, montrant Elizabeth Warren en action. Mme Warren n’est pas une inconnue du blog, très loin de là : on reverra toujours avec le même plaisir la vidéo que je présentais d’elle le 15 août 2009 dans Elizabeth Warren et le pétrin dans lequel on est.

Elizabeth Warren est aujourd’hui la bête noire du parti républicain qui tenta de détruire sa réputation durant la campagne électorale de l’automne 2012 pour avoir affirmé autrefois qu’elle était de sang indien, une affirmation effectivement fondée probablement davantage sur l’insolence juvénile que sur la généalogie, et qui ne lui valut jamais aucun traitement de faveur. Quoi qu’il en soit, elle battit très aisément son rival républicain et devint le 12 novembre dernier la première sénatrice de l’État du Massachusetts.

La vidéo est intitulée : « Too Big to Fail has become Too Big for Trial », « Trop gros pour faire défaut est devenu Trop gros pour être inculpé » – un thème qu’il m’arrive, comme vous le savez, d’évoquer également, et que Neil Barofsky, autrefois l’Inspecteur général du TARP (Troubled Assets Relief Program), le programme de sauvetage des banques américaines à l’automne 2008, a évoqué le 7 février dans une tribune libre très remarquée du Financial Times : Geithner doctrine lives on in Libor affair, la « doctrine Geithner » incarnée dans l’affaire du LIBOR. Le thème de Barofsky dans son billet : « the stunning dearth of criminal prosecutions arising out of the crisis », l’absence confondante de poursuites criminelles découlant de la crise.

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Le temps qu’il fait, le 23 juillet 2010


Paul Jorion – Le temps qu'il fait le 23 juillet 2010
envoyé par PaulJorion. – L'actualité du moment en vidéo.

Le « financial overhaul » aux États-Unis – ce qu’il en reste

* La campagne contre Elizabeth Warren
* Le retour des subprimes !

La Hongrie contre le FMI : la taxe sur les établissements financiers

* Le populisme contre l’affairisme
* Errare humanum est… sed perseverare diabolicum !

Mr. Trichet et les « processus non-linéaires »

* Tests de stress, villages Potemkine et le retour de la confiance
* Confiance et vérité

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L’actualité de la crise: la crise de société américaine, par François Leclerc

Billet invité.

LA CRISE DE SOCIETE AMERICAINE

Une bagarre à l’issue incertaine est en cours à Washington, là où on ne l’attendait pas. Elle a pour cadre le Sénat et pour objet la confirmation de la nomination à la présidence de la Fed, pour un second mandat, de Ben Bernanke. Un vote pourrait intervenir à partir de mercredi prochain, alors que le mandat en cours se termine le 31 janvier, le calendrier est donc serré. Ce qui est le plus significatif, dans cette situation que nul n’aurait prédit il y a quelques semaines, c’est que les votes qui pourraient manquer à Ben Bernanke viennent à la fois du camp démocrate et de celui des républicains. Prenant doublement à revers Barack Obama, qui a réaffirmé son soutien à son candidat et pourrait le voir défait, et qui peut constater que l’alliance bipartisane dont il n’a cessé de se revendiquer depuis qu’il a été élu, cherchant l’appui à la fois des démocrates et des républicains, se constitue bien, mais contre lui en l’occurrence !

Ce n’est pas non plus un des moindre paradoxes de la situation politique Américaine actuelle que de constater que le président assure de son soutien, pour diriger la Fed – principal artisan et bailleur de fonds du sauvetage du système financier – un homme qui était aux commandes durant toute la période de montée en puissance de la crise et n’a rien fait pour l’endiguer. Alors qu’il a entrepris depuis peu, en proposant une taxation des mégabanques, puis dans la foulée un projet de restriction de certaines de leurs activités (à la portée toutefois indécise), une véritable croisade contre ce que représente ce même candidat, qui était et reste l’homme de Wall Street.

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Nos Américains préférés

Si j’ai peut-être un peu l’air de ne pas faire grand-chose ces jours-ci, c’est que j’ai été réquisitionné pour quelques bonnes causes. La première consiste à faire le bilan de 2009 et comme j’ai beaucoup à dire sans peser mes mots, cela prend le temps de l’écrire. La seconde consiste à donner un coup de main à ceux qui veulent dénoncer ce que j’appellerai désormais « l’état d’urgence » : celui que la finance a instauré pour son propre bénéfice afin de ne plus devoir rendre compte de ses agissements. Et la troisième, consiste à préparer de diverses manières la sortie du film de Michael Moore : « Capitalism : A Love Story ». Avis à la population : si vous habitez Dijon ou ses environs, le 27, c’est-à-dire vendredi de la semaine prochaine, je présenterai le film à l’occasion de sa sortie dans votre bonne ville (oui : je sais que Philippe le Bon transféra autrefois la capitale de la Bourgogne de Dijon à Bruxelles mais je n’y suis vraiment pour rien !)

Qu’adviendra-t-il des gens comme vous et moi ? Je veux dire, de ceux qui ne se satisfont précisément pas de l’état d’urgence ? Et qu’adviendra-t-il aux États–Unis de Simon Johnson – ancien économiste en chef du Fonds Monétaire International, qui proposa une interprétation de la politique américaine sur le modèle russe où une oligarchie tient en otage son gouvernement, d’Elizabeth Warren – à la tête de l’office du Congrès qui supervise le TARP (Trouble Assets Relief Program), le programme gouvernemental de sauvetage de l’industrie financière – et pose les bonnes questions, d’Alan Grayson – le parlementaire américain qui traque inlassablement les sommes allouées sous le manteau dans le cadre de l’état d’urgence, ainsi que de Marcy Kaptur – qui encouragea les familles dont la maison est saisie de résister par tous les moyens à leur éviction ? Sont-ils les héros du monde nouveau qui émergera des décombres ? Ou apparaîtront-ils plus tragiquement comme des prophètes dérisoires, prêchant dans le désert et incapables de rien faire qui empêche la débâcle ?

Nous avons déjà beaucoup parlé de Simon Johnson, d’Elizabeth Warren ou d’Alan Grayson mais je n’ai pas encore mentionné Marcy Kaptur. Alors, la voici, recommandant à ceux qui perdent leur logement, d’en devenir les squatters.

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