Archives par mot-clé : formation des prix

« Le prix » en poche – La nouvelle préface (2016)

LePrix

Très peu d’essais comportent dans leur titre le mot « prix » : je l’ai découvert au moment de choisir comment intituler celui-ci. J’imaginais l’appellation prise depuis longtemps par des dizaines d’ouvrages. Or il n’en était rien.

À croire que les prix n’intéressent personne, alors même qu’ils régentent notre vie, font de nous des riches ou des pauvres, constituent pour la plupart d’entre nous une source de préoccupation constante, et sont l’origine de grandes satisfactions pour un petit nombre d’entre les autres.

Continuer la lecture de « Le prix » en poche – La nouvelle préface (2016)

10Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Un président Piketty pour refinancer la démocratie, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. La pétition sur Change.org : Thomas Piketty, présentez-vous aux présidentielles !

Condition personnelle de possibilité du prix rationnellement mesurable

L’une des conditions de possibilité de la réalité objective subjectivable, c’est à dire de la mesurabilité du capital comme prix de la certitude du prix en crédit, est la responsabilité personnelle réelle. La responsabilité personnelle réelle, c’est la faculté du sujet individualisé, nommé et identifié de matérialiser les prix possibles de l’objet ; lequel soit distingué et séparé du sujet. Pour qu’un prix soit matériellement objectif, il faut et il suffit que les sujets du prix existent et soient formellement des personnes.

Continuer la lecture de Un président Piketty pour refinancer la démocratie, par Pierre Sarton du Jonchay

12Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Le prix des médicaments, par Michel Leis

Billet invité.

Ce vendredi 25 mars 2016, Arte a programmé une fiction inspirée par l’affaire de la thalidomide. Le brevet de ce médicament fut déposé en avril 1954 pour une durée de 20 ans par la firme Chemie Grünenthal. Commercialisé d’abord contre la grippe, il fut ensuite commercialisé sous l’appellation Contergan en Allemagne, Softenon en Belgique et dans d’autres pays du monde comme le Canada, la Grande-Bretagne sous divers noms. L’indication est celle d’un sédatif et d’un antinauséeux, administré principalement aux femmes enceintes. La documentation produite à l’époque par le laboratoire minimise les effets secondaires. La France et les États-Unis, plus exigeants sur les tests cliniques ne délivreront pas d’autorisation de mise sur le marché. Bien leur en prend, les effets secondaires se sont révélés dramatiques, des malformations congénitales se multiplient : plus de 12 000 cas dans le monde. En Belgique, un couple désespéré par la naissance d’un enfant sans bras donne la mort à son enfant, ce qui donnera lieu à un retentissant procès en novembre 1962 à Liège (les parents furent acquittés).

Continuer la lecture de Le prix des médicaments, par Michel Leis

17Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Le Monde / L’Écho, Tout va mieux quand les marchés ignorent tout !, le 5 novembre 2015

Ouvert aux commentaires.

Tout va mieux quand les marchés ignorent tout !

Les régulateurs américains se posent la question de savoir si c’est le self-trading, le fait qu’une firme s’achète et se vende à elle-même, par algorithmes automatisés interposés, qui produit les nombreux krachs instantanés que l’on observe en ce moment. Ainsi les 35 krachs sur le marché du brut West Texas Intermediate, jusqu’ici en 2015, ou les violentes oscillations pendant 12 minutes du marché des Treasury bonds américains en octobre 2014.

Continuer la lecture de Le Monde / L’Écho, Tout va mieux quand les marchés ignorent tout !, le 5 novembre 2015

50Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

De la boîte à outils. Petit traité de mécanique à l’usage d’Ofellus, par Jean-Claude Balbot

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Je suis administrateur d’un réseau national de développement agricole et rural dont le fonctionnement se revendique de l’émancipation de ses membres par l’éducation populaire, au sens avancé dans les jours heureux de la fin de la dernière guerre ; pas dans le sens de celle qui s’échoua quelques années plus tard dans les maisons de la culture de Malraux.

Continuer la lecture de De la boîte à outils. Petit traité de mécanique à l’usage d’Ofellus, par Jean-Claude Balbot

15Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 15 OCTOBRE 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 17 octobre 2015. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le jeudi 15 octobre 2015, et si vous êtes dans la région de Douai (dans le Nord) ce soir, n’hésitez pas à venir m’écouter. Je remettrai l’annonce qui explique exactement où à Douai, où a lieu la conférence.

Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 15 OCTOBRE 2015 – (retranscription)

9Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

« La vérité sur l’offre et la demande » (Paul Jorion, Le prix, Le Croquant 2010 : 98-109)

Ouvert aux commentaires.

À la suite du billet de Michel Leis intitulé Une filière, une discussion sur la formation des prix dans l’agriculture s’est engagée dans le cadre du groupe de réflexion Les amis du Blog de Paul Jorion. Ayant ce matin le sentiment que le débat bénéficierait de l’éclairage qu’offre la section de mon livre Le prix (Le Croquant 2010) intitulée La vérité sur l’offre et la demande (pp. 98-109), je la reproduis ici afin que la discussion puisse devenir générale.

La vérité sur l’offre et la demande

La prise de décision économique à la petite pêche se situe pour le pêcheur dans le cadre d’une représentation globale : celle de la pêche comme « jeu à somme nulle ». Tout gain de l’un est en effet censé se faire aux dépens des autres : pêcheurs concurrents comme mareyeurs adversaires. On reconnaît là la conception dite des biens en quantités limitées, reconnue et dénommée pour la première fois par George Foster (Foster 1965) pour rendre compte de la représentation spontanée du processus économique au sein d’une population de paysans mexicains (pour l’application du concept au cas des pêcheurs de l’Ile de Houat, voir Jorion 1984a : 90–91).

Continuer la lecture de « La vérité sur l’offre et la demande » (Paul Jorion, Le prix, Le Croquant 2010 : 98-109)

20Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Une filière, par Michel Leis

Billet invité.

La manifestation des agriculteurs à Bruxelles a un air de déjà vu, elle renvoie à d’autres manifestations plus anciennes, lors des réformes successives de la Politique Agricole Commune. L’objectif du mécontentement étant toujours le même, la capacité des exploitations agricoles à survivre.

Continuer la lecture de Une filière, par Michel Leis

20Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Prix de la viande, du lait, etc. La vérité !

Incroyable mais vrai : Le prix a été le premier livre à expliquer la formation des prix en termes de rapport de force entre vendeur et acheteur ! ==========================================

Lire les articles suivants, publiés ces jours derniers dans le journal Le Monde vous donne-t-il la migraine ?

>Crise de l’élevage : la vente directe est-elle un choix payant ?

>Crise des éleveurs : « Les abattoirs fixent les prix, mais répercutent les pressions de la grande distribution »

>Comprendre la fixation des prix, des marges et des subventions dans l’agriculture

Pour une explication claire de ce qu’est un prix, lisez Le prix publié aux éditions du Croquant en 2010 !

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Séance de discussion à Ars Industrialis, Prix / valeur – Droit au revenu, le 21 mars 2015

Ouvert aux commentaires.

La séance de discussion à Ars Industrialis du 21 mars 2015. Y participaient, Olivier Laudau, Simon Lincelles, François-Xavier Petit, Christian Faure, Julien Gautier, Paul-Emile Geoffroy, Vincent Puig, Colette Tron, Franck Cormerais, Arnauld de l’Epine, ainsi que moi-même.

Ma propre communication (2ème partie de la discussion) : Valeur / Prix / Création de valeur

La communication de François-Xavier Petit (1ère partie de la discussion) : Droit au revenu dissocié du revenu de l’emploi salarié

Continuer la lecture de Séance de discussion à Ars Industrialis, Prix / valeur – Droit au revenu, le 21 mars 2015

14Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

NI MARX, NI KEYNES

En tant que réflexion de pensée économique, je le souligne dans mes livres, la « science » économique ne présente malheureusement pas grand intérêt, pire, elle nous mène constamment sur des voies de garage quand il s’agirait de comprendre les questions économiques qui se posent comme aujourd’hui avec urgence. Une remarque de Pierre Bourdieu reste parfaitement d’actualité :

Le monde économique est-il vraiment, comme le veut le discours dominant, un ordre pur et parfait, déroulant implacablement la logique de ses conséquences prévisibles, et prompt à réprimer tous les manquements par les sanctions qu’il inflige, soit de manière automatique, soit – plus exceptionnellement – par l’intermédiaire de ses bras armés, le FMI ou l’OCDE, et des politiques qu’ils imposent : baisse du coût de la main-d’œuvre, réduction des dépenses publiques et flexibilisation du travail ? Et s’il n’était, en réalité, que la mise en pratique d’une utopie, le néolibéralisme, ainsi convertie en programme politique, mais une utopie qui, avec l’aide de la théorie économique dont elle se réclame, parvient à se penser comme la description scientifique du réel ?

Cette théorie tutélaire est une pure fiction mathématique, fondée, dès l’origine, sur une formidable abstraction : celle qui, au nom d’une conception aussi étroite que stricte de la rationalité identifiée à la rationalité individuelle, consiste à mettre entre parenthèses les conditions économiques et sociales des dispositions rationnelles et des structures économiques et sociales qui sont la condition de leur exercice (Bourdieu 1998).

Restent alors, Marx et Keynes. Marx parce qu’alors qu’il qualifie sa réflexion de « critique de l’économie politique », son œuvre constitue sans aucun doute le point culminant dans cette ligne de pensée. Keynes parce qu’« honnête homme » au sens que l’on donnait à l’expression au XVIIe siècle, il joue à l’éléphant dans le magasin de porcelaine, réinjectant dans la pensée économique des leçons qui ont été tirées de l’ensemble des sciences morales au cours de l’histoire : de la science politique à la théologie, conséquence chez lui de son imprégnation par l’ancienne tradition scolastique dont il s’est repu de la substantifique moelle alors qu’il était lycéen à Eton d’abord, étudiant à Cambridge ensuite, deux lieux qui ont servi de conservatoire où cette pensée a su se poursuivre en tant que survivance, au sens que les anthropologues du XIXe siècle donnaient à cette expression : vestige préservé au sein d’une époque d’une manière de penser ou de faire appartenant à une époque antérieure.

Continuer la lecture de NI MARX, NI KEYNES

1Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

L’explication du prix par le rapport de force (VI) En quoi mon approche du prix diffère de celle des économistes

L’explication du prix par le rapport de force est ouvert aux commentaires.

(I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres
(II) Keynes et le double mécanisme de détermination du prix
(III) L’intervention du temps dans la détermination du prix
(IV) Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (première partie)
(V) Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (deuxième partie)

Je signale que si certains éléments de l’explication que j’ai offerte dans les cinq sections précédentes sont connus de la théorie financière et si leur mécanisme est expliqué dans les manuels, le mécanisme global que je décris est lui cependant inconnu ; le mécanisme que j’ai décrit est également incompatible avec l’explication de la formation des prix qu’offre John Maynard Keynes. La raison en est que les rapports de force entre acheteur et vendeur, et entre prêteur et emprunteur, en tant que facteurs explicatifs, sont absents aussi bien chez Keynes que dans les explications des autres économistes.

Que trouve-t-on à la place ? Pour Friedrich von Hayek (1899 – 1992), dont l’opinion sur le sujet domine les manuels d’économie contemporains, un prix est un « signal ». Le manuel intitulé Foundations of Financial Markets and Institutions, dont l’un des auteurs est Franco Modigliani (1918 – 2003), prix Nobel d’économie en 1985, affirme que « Les prix sont des signaux opérant dans une économie de marché, guidant les ressources économiques vers leur meilleur usage » (Fabozzi, Modigliani, Ferri 1994 : 2).

Continuer la lecture de L’explication du prix par le rapport de force (VI) En quoi mon approche du prix diffère de celle des économistes

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

L’explication du prix par le rapport de force (III) L’intervention du temps dans la détermination du prix

L’explication du prix par le rapport de force

(I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres
(II) Keynes et le double mécanisme de détermination du prix

Le risque pour l’acheteur dans la vente est que le produit ne corresponde pas à la description qu’en avait faite le vendeur, laquelle avait déterminé le prix auquel l’acheteur était prêt à acheter. S‘il y a eu tromperie, le cadre légal défini par le code civil permet un recours. Le risque dans une vente est un risque quant à la qualité du bien ou du service.

La vente est une opération au comptant, ce qui signifie que la transaction qu’opère la vente est instantanée. Un prêt ou un emprunt, qui est un prêt du point de vue de l’emprunteur et un emprunt du point de vue du prêteur, est une opération dite à terme parce qu’elle s’étale sur une certaine durée, avec au minimum deux temps : celui où elle débute et celui où elle s’achève. Dans un premier temps, quelqu’un emprunte à quelqu’un qui prête et dans un second temps, la personne qui a emprunté, rembourse celle qui a prêté. De ce premier temps, on dit que c’est le moment où le prêt est consenti ou que l’emprunt est émis. Ce second temps, celui du remboursement du prêt, on l’appelle aussi son échéance, on dit aussi que c’est le moment où l’emprunt, qu’on appelle aussi « obligation », arrive à maturité, j’utiliserai ces différents termes indifféremment par la suite. Si j’ai spécifié « au minimum deux temps », c’est parce qu’est généralement spécifié, comme faisant partie du contrat, que des versements d’intérêts auront lieu à des moments prédéterminés entre l’initiation du prêt et son débouclage.

Continuer la lecture de L’explication du prix par le rapport de force (III) L’intervention du temps dans la détermination du prix

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

L’explication du prix par le rapport de force (I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres

Quel est le mécanisme déterminant le prix de vente d’un bien ou d’un service ?

Si l’offre est supérieure à la demande, le prix est déterminé par le rapport de force entre vendeurs et acheteurs, qui est alors favorable aux acheteurs en raison de la concurrence qui s’exerce entre les vendeurs soucieux de vendre un produit qui ne trouvera pas nécessairement acheteur ; le plancher du prix dans ce cas-là, sa borne inférieure, est le niveau de profit qui entame le niveau de subsistance des vendeurs, à savoir le niveau de profit zéro qui correspond à un prix fixé au niveau du coût de production. Si la demande est supérieure à l’offre, le prix est déterminé par le rapport de force entre vendeurs et acheteurs, qui est alors favorable aux vendeurs en raison de la concurrence qui s’exerce entre les acheteurs soucieux d’acheter un produit qui n’est pas en quantité suffisante pour les satisfaire tous ; le plafond du prix dans ce cas-là, sa borne supérieure, est le niveau de profit qui entame le niveau de subsistance des acheteurs éventuels (cf. Le prix 2010).

Continuer la lecture de L’explication du prix par le rapport de force (I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail