Archives par mot-clé : James B. Comey

« Trump ? En fait, on sait tout depuis longtemps ! »

« Trump ? En fait, on sait tout depuis longtemps ! », c’est la réflexion qui me vient alors que je rédige les chapeaux des différents chapitres du Tome II de mon « La chute de la météorite Trump » (le Tome I est prêt). Voyez vous-même ce que j’écrivais il y a neuf mois.

13 avril 2018

Le 17 avril, soit dans quatre jours par rapport à mon billet, paraîtra le récit autobiographique de James Comey, patron du FBI révoqué par Trump un peu moins d’un an auparavant, en mai 2017 : « Une loyauté d’un ordre supérieur ». Le livre contient essentiellement trois messages. Le premier est parfaitement explicite : le  président se conduit comme un parrain de la mafia. Le second est implicite : il est logique du coup que le FBI le traite comme tel. Le troisième message est subliminal, dit à demi-mot : le rapport Steele (révélé le 10 janvier 2017 par Buzzfeed), rédigé par l’ex-espion britannique Christopher Steele, doit être pris au sérieux : comme il y est écrit, Trump est la victime de kompromat, de matériaux compromettants pour lui rassemblés par les Russes. Même si ces derniers n’ont jamais évoqué la question avec le président, il suffit que lui sache qu’ils sont eux au courant pour qu’il se conduise selon les désirs qu’il leur prête.  

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Trump à Comey, patron du FBI : « Tu m’auras renié trois fois ! »

Encore une chose à propos de l’article du New York Times publié vendredi et intitulé : « Le FBI avait ouvert une enquête sur la question de savoir si Trump agissait secrètement au nom de la Russie ». On y trouve aussi ceci à propos de la révocation par Trump de James Comey, patron du FBI :

Même après que le ministre adjoint de la Justice, Rod J. Rosenstein, eut rédigé un projet de lettre plus nuancé et dit à M. Trump qu’il n’avait pas à mentionner l’enquête russe [sur une collusion éventuelle avec la Russie] – la gestion maladroite par M. Comey de l’enquête sur les mails de Clinton constituant une infraction suffisante pour justifier une révocation, lui expliquait-il – M. Trump lui demanda de mentionner quand même l’enquête russe .
Rosenstein ignora l’ordre du président, irritant ainsi M. Trump. Le président ajouta finalement une référence à l’enquête sur la Russie à la note qu’il avait remise, remerciant M. Comey de lui avoir dit trois fois qu’il n’était pas l’objet d’une enquête.

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La collusion de Trump avec la Russie était établie avant la création de la commission Mueller

L’enseignement principal de l’article du New York Times avant-hier aura été que la commission Mueller fut créée le 17 mai 2017 non pas pour enquêter sur une collusion éventuelle de l’équipe Trump avec la Russie, mais parce que cette collusion était établie aux yeux des services de renseignement et que la révocation de James B. Comey, le patron du FBI, le 9 mai, soit huit jours auparavant, forçait la justice américaine à agir à partir de là dans l’urgence et le secret.

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Le FBI à terre … marquait sans doute des points !

Je vous reviens comme promis, il y a en effet des informations méritant d’être rapportées dans l’article du New York Times publié hier, intitulé : « Le FBI avait ouvert une enquête sur la question de savoir si Trump agissait secrètement au nom de la Russie ».

D’abord et de façon a posteriori peu surprenante, chaque fois que vous et moi nous nous sommes posés la question : « Trump roule-t-il pour la Russie de manière accidentelle ou bien est-il payé pour le faire ? », il nous est confirmé là que le FBI se posait exactement la même question.

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États-Unis : deux camps antagonistes, montés l’un contre l’autre

Un extrait de A Higher Loyalty. Truth, Lies, and Leadership : une loyauté plus élevée : vérité, mensonges, et la direction d’une nation, par James Comey, directeur du FBI révoqué par Trump, révocation qui apparaîtra certainement comme l’élément central dans l’inculpation de Trump pour entrave à la justice.

Se présenter devant les députés * est déjà difficile un bon jour, et en général, démoralisant. Tout le monde ou à peu près avait choisi son camp et semblait n’écouter que dans le seul but de découvrir la pépite qui confirmerait sa ligne de pensée. Ils se disputeraient entre eux par votre intermédiaire : « M. le Directeur, si quelqu’un disait X, cette personne ne serait-elle pas un idiot ? » Et la réponse viendrait, passant également par vous : « M. le Directeur, si une personne disait que quelqu’un qui dirait X est un idiot, le véritable idiot ne serait-il pas cette personne elle-même ? » […]

Il n’y avait que très peu de terrain d’entente. C’était comme un repas de Noël ** où la famille serait réunie par ordre de justice.

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* Dans le texte, à la page 1 du livre (Flatiron Books 2018) : « members of Congress » au lieu de députés
** à la page 2 : « Thanksgiving » au lieu de Noël.

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Les temps qui sont les nôtres : Trump, un Parrain comme un autre, le 13 avril 2018 – Retranscription

Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : Trump, un Parrain comme un autre. Merci à Marianne Oppitz et Catherine Cappuyns ! Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le 13 avril 2018, un vendredi. Et aujourd’hui mon petit exposé portera sur « M. Trump : un parrain comme les autres ».

Pourquoi cela ? Parce que va paraître mardi, mardi le 17, un livre écrit par M. James B. Comey intitulé « A Higher Loyalty », une loyauté d’un plus haut niveau. M. James B. Comey a été directeur du FBI – la police au niveau fédéral aux États-Unis – jusqu’à ce qu’il soit limogé par M. Trump le 9 mai de l’année dernière, en 2017. Continuer la lecture de Les temps qui sont les nôtres : Trump, un Parrain comme un autre, le 13 avril 2018 – Retranscription

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Pour qui roule le FBI (au-delà des apparences) ?

Résumé des épisodes précédents : James B. Comey, ancien chef du FBI limogé par Trump parce qu’il s’était rebiffé devant la nouvelle norme du Président que l’ensemble de ses subordonnés le révèrent comme un parrain de la mafia, a rédigé un ouvrage intitulé « A Higher Loyalty » : une loyauté d’un autre ordre, à paraître demain.

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Les temps qui sont les nôtres : Trump, un Parrain comme un autre

James B. Comey : « A Higher Loyalty » (2018)

N.B. L’incident à Moscou se passe en 2013 et non en 2003 comme je le dis erronément. Également, à deux reprises je dis « Trump », là où j’aurais dû dire « Poutine ». Mon auditrice.teur aura rectifié d’elle.lui-même, une confusion à ce point excusable 😉

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Les temps qui sont les nôtres : Trump contre le FBI et la CIA, le 20 mars 2018 – Retranscription

Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : Trump contre le FBI et la CIA. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le mardi 20 mars 2018, et si vous êtes allés au cinéma quelquefois, vous avez dû vous faire une idée de ce qu’est le FBI (Federal Bureau of Investigation) : c’est la police au niveau fédéral aux États-Unis.

Vous savez qu’il y a une police des États et vous connaissez ces scènes où la voiture du shérif est obligée de s’arrêter à la limite du comté, et le bandit ou le sympathique héros – c’est souvent le même – continue son voyage vers le Mexique, ou je ne sais quoi, ou vers le Canada, et la voiture doit s’arrêter. Continuer la lecture de Les temps qui sont les nôtres : Trump contre le FBI et la CIA, le 20 mars 2018 – Retranscription

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À la Maison-Blanche, rien ne se passe plus comme avant

Dans un billet ici, le 28 mai de l’année dernière, j’écrivais : « Qui était le plus soucieux de voir les Russes se mêler de la campagne présidentielle américaine ? Les Russes eux-mêmes ou bien l’équipe de campagne de Donald Trump ? »

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Panique à bord de la Maison blanche !

Un article du Washington Post : Trump, furious and frustrated, gears up to punch back at Comey testimony, « Trump furieux et frustré, se prépare à rendre coup pour coup lors du témoignage de Comey », explique non seulement, comme son nom l’indique, que demain matin à 10h heure locale, lorsque James Comey, directeur du FBI limogé par Trump, témoignera devant le Comité du renseignement du Sénat, celui-ci sera rivé devant son écran télé d’1,52 m (j’ai fait le calcul pour vous), prêt à twitter plus vite que son ombre, mais aussi que son entourage à la Maison blanche est désormais pris de panique.

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Ce à quoi même les révolutionnaires n’ont pas le droit de toucher

Les nouvelles frasques de M. Trump révélées hier par le Washington Post, c’est donc que lors de la visite du ministre russe des affaires étrangères, il avait communiqué à celui-ci, accompagné de l’ambassadeur russe à Washington, des informations relatives au terrorisme, qu’une tierce nation avait transmises aux États-Unis sous le sceau du secret. Continuer la lecture de Ce à quoi même les révolutionnaires n’ont pas le droit de toucher

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« Suicide by tweet »

J’ai habité la Californie douze ans et ai ainsi assisté en direct à la radio ou à la télé à d’innombrables « suicides by cop », en français : « suicides par flic ».

La méthode est très simple, elle nécessite comme seul équipement quelque chose du genre du flingue à l’aide duquel John Dillinger s’évada de prison en 1934.

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