Archives par mot-clé : Jérôme Kerviel

NOS AMIES LES BANQUES… par François Leclerc

Billet invité.

À l’heure où la Société Générale fait les titres, est-il utile de dresser la liste des grandes banques européennes prises la main dans un sac ou dans un autre ? Il est plus vite fait d’établir celle des banques auxquelles rien n’est reproché ! Car ce sont toujours les mêmes que l’on retrouve dans le collimateur, chaque fois qu’un nouveau scandale apparaît.

Le scandale international du moment concerne toujours les manipulations des transactions sur le Forex, le colossal marché de gré à gré des changes, où elles ne sont pas centralisées. On ne peut qu’estimer le volume de ce haut lieu de la spéculation : 5.000 milliards de dollars quotidiennement, au bas mot.

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L’AFFAIRE, par Zébu

Billet invité

“Encore faudrait-il, avant même d’envisager d’éventuels enseignements à en tirer, que l’Affaire Kerviel commence d’en être véritablement une.”

L’Affaire Dreyfus, elle, devient une Affaire, du fait qu’un Colonel Picquart, membre de la même institution que Dreyfus (et n’ayant cependant guère de sympathie pour celui-ci), dénonce la machination contre le capitaine Dreyfus. C’est ce qui conduit à ce qu’un faux soit fabriqué (qui sera reconnu comme tel par la suite) pour masquer les véritables coupables. Ce n’est qu’alors que Zola publiera dans L’Aurore son fameux « J’accuse ! ».

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Piqûre de rappel : Le Monde, Kerviel ou le nécessaire procès de la raison d’État, originellement publié le 21 mai 2014

L’actualité me conduit à vous rappeler l’une de mes chroniques dans le journal Le Monde, publiée il y a un an.

Kerviel ou le nécessaire procès de la raison d’État

Le procès qu’il conviendrait d’instaurer maintenant n’est pas celui de la Société générale, comme l’ont affirmé certains soutiens de Jérôme Kerviel lorsque tomba le 19 mars la décision de la Cour de cassation : « Condamnation de Jérôme Kerviel à trois ans de prison ferme confirmée, mais renvoi devant la cour d’appel de Versailles pour la condamnation au versement de dommages et intérêts de 4,9 milliards d’euros », car des choses qui furent déjà dites et redites seraient répétées une fois encore. Le procès qui devrait être fait aujourd’hui, c’est celui de ce qui fut tu délibérément – en première instance, en appel et en cassation – malgré des dizaines d’heures d’explications, et du pourquoi ces mots n’ont pas été prononcés. La raison pour laquelle n’a pas été dit ce qui ne l’a pas été, c’est la raison d’État, et c’est donc le procès de la raison d’État qu’il faudrait maintenant instaurer. Or ce procès là risque fort de ne jamais avoir lieu parce que la raison d’État ne relève pas de la justice, pire encore, la raison d’État est le contraire de la justice, elle est ce qui s’exerce à sa place quand, pour des motifs d’ordre supérieur, la justice est précisément mise sur la touche. Et pas elle seulement : ce peuvent être aussi « Liberté, Égalité, Fraternité », toujours pour des raisons pratiques, et souvent très crûment, comme on le voit ici, pour de simples raisons de porte-monnaie.

L’État devrait parfois poser la question clairement au contribuable : « Préférez-vous que prévale la justice, quitte à ce que votre porte-monnaie en fasse les frais, ou bien la protection de votre porte-monnaie passe-t-elle avant toute autre, quitte à ce que la justice en sorte quelque peu cabossée, et que l’un ou l’autre lampiste se retrouve en prison ? » Et si l’État ne pose pas cette question, c’est qu’il en connaît la réponse et passe outre : il refile ainsi en douce la responsabilité du déni de justice au contribuable et à l’amour bien compréhensible que celui-ci porte à ses sous.

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Société Générale, “de quoi avez-vous peur ?”, par Pierre Lalo

Billet invité

«De quoi avez-vous peur ?» s’étonnait David Koubbi, l’avocat de Jérôme Kerviel en s’adressant devant le président du tribunal, Olivier Larmanjat et ses assesseurs aux avocats de la Société Générale. La question lancinante n’ayant pas trouvé de réponse, le doute flottait lourdement dans l’atmosphère chargée de la chambre de la cour d’appel de Versailles. Un brouillard épais s’est installé du début à la fin de la séance dans les esprits d’un public médusé sans qu’aucun voile n’ait pu être levé par la banque et le Ministère Public. La défense de la Société Générale, dans sa bouche d’apprenti-sorcier, s’est évertuée à jouer du « pipeau à deux trous » selon David Koubbi,  pour sonner incontestablement faux et dérisoire, pourtant, la Société Générale n’a rien à craindre dit-elle.

Devant la cour d’appel de Versailles, ce 13 novembre 2014, le début de procès civil était dédié à la demande d’une expertise indépendante suite à la cassation partielle de la décision d’appel du 24 octobre 2012 qui condamnait Jérôme Kerviel à 4.915 milliards d’euros de dommages et intérêts. La question cruciale est de savoir comment répartir les responsabilités des parties et la réparation du préjudice allégué à 4.915 milliards d’euros de dommages et intérêts par la Société Générale sans expertise indépendante de ses comptes. Comment savoir précisément comment la banque  a abouti à la somme explosive d’un montant de 4.915 milliards d’euros qu’elle a instituée sur une seule page de format A4 de manière déclaratoire, sans que cette somme ne soit jamais réellement examinée et remise en question ?

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BNP Paribas : La Justice est-elle en marche ?

Ouvert aux commentaires.

L’un de vous m’écrit :

M. Jorion, pouvez-vous me dire – car je ne vois rien à ce sujet dans les journaux – les dirigeants de BNP Paribas qui avaient donné leur feu vert à des opérations de contournement d’un blocus financier visant à faire pression sur un pays qui se livrait à un génocide sur une partie de sa propre population, sont-ils sous les verrous ?

– Et s’ils ne le sont pas, ont-ils au moins été inculpés ?

– Et s’ils ne sont pas encore inculpés, ont-ils déjà offert la moindre justification de leur comportement ?

– Et s’ils en ont offert une justification, était-elle plus solide que “C’est la faute à pas-de-chance !” ?

Ah ! Et puisque je vous tiens là, Jérôme Kerviel, vous savez bien, il est en prison, non ?

J’ai répondu à cette personne que je n’ai rien entendu dire mais que j’allais me renseigner.

Tiens ! Si vous ne l’avez pas lu à l’époque, c’était il y a 24 jours exactement, c’était la transcription d’une conversation que j’avais surprise au coin d’un comptoir : BNP Paribas : AU CAFÉ DU COMMERCE CET APRÈS-MIDI.

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BNP Paribas, banque d’un monde qui ment (codicille), par Zébu

Billet invité. Complément à BNP Paribas, banque d’un monde qui ment.

On apprend, grâce au Wall Street Journal, que finalement, on était loin du compte.

Après avoir passé en revue 100 milliards de transactions, les autorités américaines ont recensé près de 30 milliards de dollars de transactions frauduleuses dans les opérations de BNP Paribas, bien au-delà donc du montant de 10 milliards des sanctions escomptées.

Mieux, ou plutôt « pire », que c’est avec la complicité de banques régionales un peu partout dans le monde que la BNP Paribas a pu maquiller ses opérations en utilisant les codes de compensation de ces banques pour pouvoir effectuer celles-ci en dollars.

Mieux encore, que la banque française mériterait une amende en proportion du crime, à savoir, 60 milliards de dollars, mais que devant cette somme, les autorités américaines ont jugé que cela faisait trop pour une seule banque.

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Comment l’Affaire BNP Paribas serait traitée en droit français, par Zébu

Billet invité.

L’Affaire Kerviel, à côté de l’Affaire BNP, c’est de la petite bière : 5 milliards de pertes mais 1,6 milliards de ‘retour fiscal’, un coupable solitaire définitivement reconnu comme tel, une banque ‘abusée’ bien que responsable de son défaut de contrôle, son rôle dans l’effondrement des subprimes masqué par l’Affaire.

Kerviel a été condamné non pas pour escroquerie mais pour abus de confiance, introduction frauduleuse de données et faux et usage de faux : 5 ans, dont 2 fermes. L’Affaire BNP-Paribas, c’est, si l’on en croit les fuites, plus de 7 milliards d’euros d’amende pour la banque, des dizaines de coupables potentiellement pénalement responsables de fraude et autre joyeusetés, une banque qui ne peut pas plaider l’abus, sa position de leader mondial en financement du négoce de matières premières remis en cause voire détruit, un CEO éjecté, des fonds propres et un cours en bourse mis à mal, etc.

La BNP, en droit français, pourrait être en équivalence poursuivie aussi de blanchiment de fraude (outre faux et l’usage de faux). Une peine poursuivie par 5 ans de prison en France, rien que pour le blanchiment. Mais pour le recel, c’est bien pire ! 10 ans de prison, s’il est lié à l’activité professionnelle ou en bande organisée. Sans compter évidemment les sanctions que pourrait encourir une personne morale reconnue coupable de recel : dissolution, fermeture ou interdiction pendant 5 ans, peine de confiscation, etc. Encore heureux pour la BNP que les faits concernent un délit commis aux US et pas en France et que la possibilité lui est offerte de plaider coupable !

 

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Le temps qu’il fait le 6 juin 2014

Sur dailymotion, c’est ici.

BNP Paribas : Des goûts et des couleurs, ou une affaire bien plus sérieuse ?, le 25 mai 2014

BNP Paribas : Qui a voulu déclarer la guerre aux États-Unis, et pour quelle raison ?, le 30 mai 2014

Post-scriptum à “BNP Paribas : Qui a voulu déclarer la guerre aux États-Unis, et pour quelle raison ?”, le 31 mai 2014

De nouvelles précisions sur les faits reprochés à BNP Paribas par les autorités américaines, le 31 mai 2014

Qui mène la charge aux États-Unis contre BNP Paribas ? ou Converti à l’honnêteté, le secteur financier serait-il encore rentable ?, le 31 mai 2014

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LE MONDE, Kerviel ou le nécessaire procès de la raison d’État, le 21 mai 2014

Kerviel ou le nécessaire procès de la raison d’État

Le procès qu’il conviendrait d’instaurer maintenant n’est pas celui de la Société générale, comme l’ont affirmé certains soutiens de Jérôme Kerviel lorsque tomba le 19 mars la décision de la Cour de cassation : « Condamnation de Jérôme Kerviel à trois ans de prison ferme confirmée, mais renvoi devant la cour d’appel de Versailles pour la condamnation au versement de dommages et intérêts de 4,9 milliards d’euros », car des choses qui furent déjà dites et redites seraient répétées une fois encore. Le procès qui devrait être fait aujourd’hui, c’est celui de ce qui fut tu délibérément – en première instance, en appel et en cassation – malgré des dizaines d’heures d’explications, et du pourquoi ces mots n’ont pas été prononcés. La raison pour laquelle n’a pas été dit ce qui ne l’a pas été, c’est la raison d’État, et c’est donc le procès de la raison d’État qu’il faudrait maintenant instaurer. Or ce procès là risque fort de ne jamais avoir lieu parce que la raison d’État ne relève pas de la justice, pire encore, la raison d’État est le contraire de la justice, elle est ce qui s’exerce à sa place quand, pour des motifs d’ordre supérieur, la justice est précisément mise sur la touche. Et pas elle seulement : ce peuvent être aussi « Liberté, Égalité, Fraternité », toujours pour des raisons pratiques, et souvent très crûment, comme on le voit ici, pour de simples raisons de porte-monnaie.

L’État devrait parfois poser la question clairement au contribuable : « Préférez-vous que prévale la justice, quitte à ce que votre porte-monnaie en fasse les frais, ou bien la protection de votre porte-monnaie passe-t-elle avant toute autre, quitte à ce que la justice en sorte quelque peu cabossée, et que l’un ou l’autre lampiste se retrouve en prison ? » Et si l’État ne pose pas cette question, c’est qu’il en connaît la réponse et passe outre : il refile ainsi en douce la responsabilité du déni de justice au contribuable et à l’amour bien compréhensible que celui-ci porte à ses sous.

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L’« Affaire Kerviel » et Jérôme Kerviel lui-même

Vendredi, Maître David Koubbi, avocat de Jérôme Kerviel, publiait une lettre ouverte au Président de la République intitulée Affaire Kerviel : “N’ayez pas peur M. le Président !”. Il y écrivait entre autres ceci : « … de nombreuses personnalités ont pris position pour interroger tel ou tel aspect de cette affaire, ou pour dénoncer telle ou telle anomalie ayant affecté le traitement judiciaire du dossier. »

Vingt-deux noms de personnalités étaient alors mentionnés, et mon nom apparaissait là en troisième position. Il s’agit là d’un honneur, et je tiens à le souligner.

Maître Koubbi écrivait aussi : « Pourquoi avoir fait courir le bruit disant que Jérôme Kerviel était en fuite, ce qui n’a jamais été le cas ? » Kerviel n’était manifestement pas en fuite en janvier 2008 mais j’ignore si ce n’est pas le cas précisément maintenant au moment où j’écris.

Il y a eu jusqu’ici deux entités distinctes : « L’affaire Kerviel » et la personne de Jérôme Kerviel. La personne de Jérôme Kerviel a toujours tenu jusqu’ici à prendre ses distances par rapport au Kerviel que l’on supposerait normalement aux manettes lorsqu’il est question d’une « Affaire Kerviel » : Jérôme Kerviel s’est en effet toujours présenté comme un simple rouage, sans responsabilité particulière, de « L’affaire Kerviel ». Le titre de son ouvrage autobiographique : L’engrenage (Flammarion 2010), est à ce point de vue significatif. Ce livre l’a d’ailleurs desservi, comme j’ai eu l’occasion de le signaler, parce que Kerviel s’y présente de manière peu vraisemblable comme un parfait « étranger » à son propre destin : un simple pion dans une partie jouée entièrement par d’autres.

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PIQÛRE DE RAPPEL : « Rogue trader », le 24 janvier 2008

Le 24 janvier 2008, dans les heures qui suivirent l’annonce de l’« affaire Kerviel », je publiais le billet que vous pourrez relire ci-dessous. Ce rappel sera suivi dans les minutes qui viennent d’un billet consacré à l’actualité de “L’affaire Kerviel”.

Je m’en tiens à l’anglais parce que ce que me propose le dictionnaire comme traductions : « négociant gredin » ou « négociant polisson » me semble passer à côté de la dimension canaille de l’accusation et du montant de la charge : les 4,9 milliards d’euros disparus en fumée à la Société Générale.

Selon le communiqué de presse de la banque, Jérôme Kerviel, car tel est le nom de l’accusé, aurait pris des positions « frauduleuses » sur des futures d’indices boursiers. Chargé de prendre des positions « de couverture », il aurait au lieu de cela pris des positions « directionnelles ».

Kèzako ? Cela veut dire la chose suivante : Kerviel était censé prendre des positions dans le sens opposé des marchés : qui gagnent quand la bourse baisse et qui perdent quand elle gagne. La manœuvre est facile à réaliser sur le marché des futures : on se pose vendeur de contrat futures, on « shorte le marché ». Le seul problème, c’est que comme le nom « future » l’indique suffisamment, on ne peut le faire qu’avec un certain décalage : on peut parier « à l’envers » sur la bourse de demain mais pas sur celle d’aujourd’hui. Je vais prendre l’exemple d’hier, 23 janvier, sur le marché de New York : avant que le marché n’ouvre, le future sur l’indice S&P indiquait une baisse sensible et la bourse ouvrait effectivement en baisse – dans la direction que le future indiquait. En cours de séance, la tendance se renverse brutalement quand on apprend qu’un groupe de banques sont réunies autour d’un plan de renflouement des « réhausseurs de crédit » : le marché est euphorique et le future du jour précédent se révèle en clôture avoir été totalement à côté de la plaque.

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VOLTE-FACE, par Pierre Lalo

Billet invité.

Certes, la justice via la cour d’appel de Versailles, devant qui l’affaire anciennement Kerviel devient désormais l’affaire Société Générale, va examiner les fautes civiles de la banque.

Certes, la partie pénale est oblitérée par la Cour de Cassation et l’abus de confiance dont est condamné Jérôme Kerviel persiste inéquitablement.

Certes, la Société Générale est tenue pour responsable devant la justice et non pas coupable.

Certes, les mensonges inexorablement répétés par la banque sont désormais inscrits comme non révisables sur la partie pénale et le supposé abus de confiance du trader plus précisément.

Cependant, la cour d’appel de Versailles ne pourra pas en rester là.

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« Responsable, mais pas coupable » et « Le lampiste est le vrai coupable », par Michel Leis

Billet invité.

Au-delà de l’aspect juridique de l’affaire, de la glose des attendus du jugement, il me semble que l’affaire Kerviel illustre surtout un mode de fonctionnement de plus en plus généralisé dans notre société. Il offre aux élites dirigeantes la possibilité d’invoquer en toutes circonstances cette double argutie qui prend toutes les allures d’un rituel : « Responsable, mais pas coupable »[i] et « Le lampiste est le vrai coupable »[ii].

Au-delà du plafond de verre qui caractérise la plupart des grandes organisations se trouvent des dirigeants qui partagent quelques travers dans leur mode de décision. En particulier, le refus de rentrer dans la complexité et le « benchmarking »[iii] érigé comme principal critère de décision sont des modes de fonctionnement extrêmement répandus. Il faut faire aussi bien que ‘X’, réaliser 2% de mieux que ‘Y’, avoir une rentabilité sur capitaux propre au moins supérieure à celle observée chez ‘Z’ (ici, vous pouvez placer le nom des principales références utilisées dans votre secteur d’activité). L’enseignement des grandes écoles, les colloques et conférences, les experts et autres cabinets d’audit ne sont plus que des espaces où se répètent ad nauseam des stratégies considérées comme des exemples parfaits de réussite. C’est dans ces espaces que se construisent les normes de production et de profit, c’est-à-dire l’élévation de quelques réussites spécifiques au rang de dogme.  

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