Étiquette : marchés à terme

  • Prix du pétrole : On ne devrait pas rire parce qu’en réalité, c’est triste !

    Prix du baril de pétrole sur le marché à terme : -86,32%.

    Vous voyez, tous ceux qui nous bassinent depuis des années : « décroissance ! », par-ci, « décroissance ! », par-là. Alors qu’il suffisait d’attendre que les marchés s’occupent de régler ça.

    Bon d’accord, avec l’aide d’un bon petit « fléau » comme on disait autrefois. Mais on aurait dû se souvenir que nous sommes mammifères dans un monde bourré de microbes (les bêtes fauves ? nous en avons fait maintenant nos animaux de compagnie, cf. Tiger King, ci-dessous).

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  • Le Credit-default Swap (VI) Policy Analysis Market : le marché à terme du terrorisme

    Le Credit-default Swap (I) Définition
    Le Credit-default Swap (II) Positions de « couverture » et positions « nues »
    Le Credit-default Swap (III) La crise grecque
    Le Credit-default Swap (IV) La formation du prix de la prime
    Le Credit-default Swap (V) Ce qu’a à en dire la « science » économique

    J’ai présenté dans le cas du Credit-default Swap le comportement d’un instrument financier pour lequel deux mécanismes interviennent dans la fixation du montant de la prime que celui qui cherche à s’assurer (qu’il soit ou non véritablement exposé à un risque) verse à celui qui a accepté de l’assurer. J’ai montré que le second mécanisme permet à la spéculation de s’immiscer dans la formation du prix.… Lire la suite…

  • POUR CE QUE J’EN DIS MOI !

    Marché à terme de l’or, contrat avril, 15 avril 2013

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  • LE SPÉCULATEUR ET SON SOUCI (de bonne foi, si, si, je vous assure !) DU BIEN COMMUN, par Bertrand Rouziès

    Billet invité.

    Dans mon dernier billet, je m’interrogeais sur la sorte de sagesse pratique qu’il nous faudrait pour déjouer les pièges d’une éthique a minima qui s’épargne la fatigue de parcourir le nuancier des faits. Je baptisai cette sagesse pratique du nom d’économie du discernement – formulation plus opératoire, à mon sens, que économie durable – et me livrai, pour donner l’exemple de ce que je préconise, à une brève analyse de la dérive sémantique récente (XVIIIe siècle) du mot spéculation, qui dégrade rétroactivement sa première acception d’« observation méticuleuse », de « projection intellectuelle » préliminaire à l’action.… Lire la suite…

  • LE PRODUIT, SES USAGES ET SON UTILISATEUR

    Selon l’AFP, M. Hollande aurait déclaré hier à une journaliste dans le cadre d’un entretien avec Mediapart qu’il y a « un certain nombre de produits financiers qui devraient être purement et simplement interdits, ceux qui ne sont pas liés à la couverture d’un risque réel. Quand le produit lui-même est détaché de la valeur d’un bien, il n’a pas à être mis comme enjeu de la spéculation ».

    L’ennui c’est que le contrat à terme OAT Eurex qui sera lancé lundi et qui était très certainement visé par M. Hollande, permet « la couverture d’un risque réel », et ne devrait donc pas être interdit si l’on s’en tient à sa définition.… Lire la suite…

  • « SCOUT : TOUJOURS PRÊT ! »

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Quand MM. Sarkozy et Fillon mettent en garde contre les attaques spéculatives dont la France pourrait être victime si un candidat de gauche devait l’emporter aux élections présidentielles, la réponse devrait être évidente : « Vous êtes depuis un certain temps aux affaires, qu’avez-vous fait pour protéger la France contre ce genre d’attaques contre sa souveraineté ? L’avertissement que vous adressez souligne essentiellement votre propre carence ! »

    Pendant ce temps-là, les esprits s’échauffent à la nouvelle qu’Eurex, une filiale de la compagnie allemande Deutsche Börse, s’apprête à lancer un marché à terme sur les obligations françaises dites OAT (emprunts à long terme).… Lire la suite…

  • « GOUVERNER, C’EST CHOISIR » : RÉPONSE À PIERRE SARTON DU JONCHAY, par Zébu

    Billet invité. Zébu revient en particulier sur la notion de valeur et le fonctionnement d’un marché international de compensation monétaire – le bancor de Keynes – en réponse au billet de Pierre Sarton du Jonchay « Pourquoi convoquer un nouveau Bretton Woods »

    Il me semble que nous en avions déjà discuté mais le système proposé par Keynes ne s’appuyait effectivement pas sur l’existence de marchés, a fortiori à terme : en quelque sorte, son Bancor était auto-suffisant, pour définir la compensation des balances commerciales, sources selon lui des déséquilibres monétaires et donc des déséquilibres mondiaux.

    De ce que j’en ai compris, des règles de gestion de tels déséquilibres avaient été intégrées dans ce système, soit par la bivalence dévaluation/réévaluation, soit par des systèmes d’ancrage relatif à un panier de biens (avec un système notamment uniquement d’entrée de compensation par or), soit par un système de pénalités financières (en +/-).… Lire la suite…

  • COMMENT FURENT AUTORISES LES PARIS SUR LES FLUCTUATIONS DE PRIX (V) CE QU’IL CONVIENT DE FAIRE MAINTENANT

    J’ai attendu de disposer d’un texte complet sur l’exception de jeu avant de vous le proposer en cinq livraisons. Certains de vos commentaires relatifs aux épisodes précédents du feuilleton m’encouragent à modifier mon texte, et tout particulièrement la présente conclusion. J’ai cependant préféré – avant d’introduire le moindre changement – vous présenter le texte entier dans sa rédaction originale. Cette partie V débouchera donc sur une version révisée qui intégrera toutes vos observations, y compris celles que vous ne manquerez pas de faire à son propos.

    Je rappelle que l’article 421 du code pénal abrogé le 28 mars 1885 déclarait que : « Les paris qui auraient été faits sur la hausse ou la baisse des effets publics seront punis des peines portées par l’art.Lire la suite…

  • COMMENT FURENT AUTORISES LES PARIS SUR LES FLUCTUATIONS DE PRIX (IV) LA « COULISSE » ET LE MARCHE A TERME

    Voilà le contexte historique et pratique dans lequel la problématique des marchés à terme se situe au XIXe siècle : paris illicites à la hausse ou à la baisse, donnant lieu à ventes à découvert et à règlements par paiement des différences. Ces marchés sont en place cependant, mais en-dehors du secteur financier réglementé : dans ce qu’on appelle la Coulisse. Relève, comme nous le verrons de la Coulisse, le « marché gris » (Gallais-Hamonno 1996 : 2), une expression qui n’est pas sans en rappeler une autre, celle-ci contemporaine : le « shadow banking », la « banque de l’ombre » dont parlent aujourd’hui les Américains, où règnent en maître les hedge funds, les fonds d’investissement spéculatifs ainsi que les SPV, les Special Purpose Vehicles : véhicules en vue d’un objectif spécial, mis en place pour permettre la titrisation sous forme d’une obligation unique de quelques milliers de crédits individuels.Lire la suite…

  • COMMENT FURENT AUTORISES LES PARIS SUR LES FLUCTUATIONS DE PRIX (III) « PAIEMENT DE DIFFERENCES » ET EXCEPTION DE JEU

    Après la vente à découvert, la question du licite et du non licite en matière d’opérations financières faisait intervenir au XIXe siècle un second élément : le « paiement de différences ». Comme celui qui vend à découvert ne possède pas la chose qu’il vend au moment où il la vend, il ne pourra la livrer à l’échéance que s’il l’acquiert entretemps. Indépendamment de toute question de propriété ou de possession des titres ou de la marchandise, il peut cependant avoir gagné à l’échéance son pari à la baisse. Il est alors tout à son avantage – pour pouvoir s’éviter l’embarras de devoir acheter lui-même les titres ou la marchandise qu’il a vendus à terme – qu’à l’échéance, la livraison du produit soit remplacée par un simple règlement en espèces de la somme gagnée ou perdue par lui.… Lire la suite…

  • Le temps qu’il fait, le 5 mars 2010

    Mes excuses à Alain Gauvin, que j’appelle « Gavin » dans la vidéo.
    Alain Gauvin : L’État schizophrène, promoteur de la spéculation.
    Mon propre billet : Légaliser les paris sur les fluctuations de prix.

    C’est très bricolé aujourd’hui : Seesmic avait ses petits problèmes, YouTube me coupe la parole trois minutes avant la fin… aussi j’ai ajouté un « supplément » où se trouve résumée la conclusion perdue de la première vidéo. Mais, devinez ce qui s’est passé ? YouTube est arrivé à me couper la parole, là aussi avant la fin ! Y a des jours comme ça…

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  • Légaliser les paris sur les fluctuations de prix

    Mes excuses à ceux qui auraient déjà lu une partie de ceci en commentaire mais comme mon texte n’arrêtait pas de grossir, j’ai décidé d’en faire un billet indépendant.

    Tout commence le 24 février dernier quand paraît dans La Tribune, un « point de vue » signé Alain Gauvin et intitulé : L’État schizophrène, promoteur de la spéculation.

    Alain Gauvin, avocat, Lefèvre Pelletier & Associés, expliquait dans ce texte que la loi française interdisait de fait les paris sur les fluctuations de prix, les assimilant à de simples paris, dont la notion d’« exception de jeu » fait qu’ils ne sont pas protégés par la loi.… Lire la suite…

  • Faut-il aider les pays en développement à stabiliser les prix des produits alimentaires ? par Franck Galtier

    Billet invité.

    Il y a encore trois ans, cette question aurait semblé absurde. Depuis la fin des années 80, on savait – ou on croyait savoir – que la stabilisation des prix n’était pas une bonne idée. David Newbery et Joseph Stiglitz l’avaient démontré dès 1981 dans un livre, qui reste aujourd’hui encore une référence majeure. Les faits semblaient confirmer la théorie puisque, au cours des années suivantes, les dispositifs de stabilisation des prix internationaux des matières premières étaient abandonnés.

    Selon la doctrine alors en vigueur, la stabilisation des prix présenterait deux défauts majeurs. D’une part, elle empêcherait les prix de jouer leur rôle de signal informant producteurs, commerçants et consommateurs sur la rareté des biens, guidant ainsi leurs comportements de production et d’échange.… Lire la suite…

  • Constitution pour l’économie : soutenir la démarche, l’alimenter, la diffuser, par Jean-Pierre Castel

    Billet invité. Il m’arrive de temps à autres de vouloir donner une visibilité particulière à l’un de vos commentaires pour faciliter un débat plus général, c’est le cas de celui-ci.

    Bonjour, je découvre ce blog, extrêmement riche, et m’excuse à l’avance de ne pas avoir (encore) lu tout ce que Paul Jorion a écrit sur la formation des prix.

    Si je me permets de résumer ma compréhension de la proposition de Paul Jorion, ce serait d’interdire les marchés secondaires sur les marchés à terme de commodités, au motif que ces marchés secondaires faussent la détermination du signal prix, signal indispensable à la bonne marche de tout système économique.… Lire la suite…