Archives par mot-clé : nazisme

Où est le Deep State ? Qu’on lui coupe la tête !, le 27 octobre 2019 – Retranscription

Retranscription de Où est le Deep State ? Qu’on lui coupe la tête !, le 27 octobre 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 27 octobre 2019. Deuxième vidéo pour la journée. La première s’intitulait : « Le Brexit expliqué en deux mots » et celle-ci s’intitulera « Où est le Deep State ? Qu’on lui coupe la tête ! ».

Et je vais commencer par une citation. C’est une citation que j’ai reproduite dans un article qui a paru le 1er septembre [Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation », dans Quinzaines] et où je parle de M. Félicien Marceau à l’époque où il s’appelait encore de son vrai nom, c’est-à-dire Louis Carette, et où il avait écrit en 1942 un livre qui s’appelait « Le péché de complication » et je rappelais un petit peu, voilà, qui était ce M. Louis Carette à l’époque et pourquoi il avait été justifié de le condamner à 15 ans de travaux forcés à la libération pour faits de collaboration. Que ce n’était pas, comme il l’a prétendu après, que tout le monde avait rêvé. Non, il y avait de bonnes raisons.

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Où est le Deep State ? Qu’on lui coupe la tête !

C’est le complotisme qui aura eu la peau de Trump

C’est comme les gens qui croient que l’hitlérisme ce n’est rien d’autre que l’antisémitisme. Sottise pure. Un parti qui ne serait qu’antisémite ne tiendrait pas six mois le pouvoir. Ou plutôt il ne tiendrait le pouvoir que tant que durerait le danger juif.

Louis Carette [Félicien Marceau], Le péché de complication, 1942

cf. Paul Jorion, Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation », le 1er septembre 2019
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Quinzaines, Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation », le 1er septembre 2019

Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation »

En janvier 1946, Louis Carette, plus connu ultérieurement sous son nom de plume de « Félicien Marceau », est condamné par un tribunal belge à quinze ans de travaux forcés pour faits de collaboration avec l’occupant. Carette se cache en France à cette époque. Il échappera à cette peine.

J’ai entendu parler de cette affaire durant mon enfance parce que mon père, sous-officier des grenadiers comme lui, a été appelé à la barre comme témoin à décharge. Durant mon adolescence, j’ai découvert dans la bibliothèque familiale un exemplaire d’un roman de Carette datant de cette époque : Le péché de complication, paru en 1942 aux Éditions de la Toison d’Or, une émanation du ministère des Affaires étrangères de l’Allemagne nazie, qui publierait en Belgique la fine fleur de la collaboration : Léon Degrelle, führer du mouvement fasciste pronazi Rex, le politicien Henri de Man, théoricien avant-guerre d’une variété originale du fascisme : le « planisme », et Premier ministre durant la première année de l’occupation quand il prônera un monarchisme autoritaire . Continuer la lecture de Quinzaines, Félicien Marceau : « Le péché de dissimulation », le 1er septembre 2019

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Le nazisme était-il un anticapitalisme ? LE TEMPS QU’IL FAIT LE 6 MAI 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 5 mai 2017. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 5 mai 2017 et la semaine dernière, en pensant à la vidéo que je ferais aujourd’hui je vous ai dit que je ne manquerais pas de parler de l’actualité. Et en fait, je ne vais pas le faire. Je disais que je vous parlerais de l’actualité parce que nous sommes à deux jours du second tour de la présidentielle, en France. Je vais vous dire deux petits mots sur l’actualité et puis, je passerai à autre chose.

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DOMINIQUE VENNER ET LES DEUX STRATÉGIES FASCISTES DE PRISE DU POUVOIR, par Cédric Mas

Billet invité.

La recherche d’analogies entre la situation actuelle et des épisodes passés de notre histoire est récurrente. Nous avions ainsi étudié l’analogie entre la Crise actuelle et la fin de l’Empire romain ainsi qu’avec la situation prérévolutionnaire de 1789.

Les références à la crise de 1929 et à la montée des fascismes qui débouchera sur la prise du pouvoir d’Adolf Hitler en Allemagne étant de plus en plus fréquentes à l’aune des résultats électoraux récents, nous allons maintenant étudier en détail ces phases.

Si l’on prend la peine d’étudier en détail les principales caractéristiques de la prise du pouvoir par les mouvements fascistes en Europe dans l’entre-deux guerres, que nous limiterons aux deux principaux, le fascisme de Mussolini et le nazisme d’Hitler, il est possible de distinguer une convergence manifeste d’éléments récurrents, qui découlent à la fois de choix stratégiques et d’éléments objectifs.

Les choix stratégiques :

Pour accéder au pouvoir, le fascisme comme le nazisme va faire deux choix stratégiques importants.

L’extrême-droite va ainsi adopter un discours aporétique, assemblant au programme « classique » xénophobe et nationaliste, des thématiques anticapitalistes et antisystèmes révolutionnaires, visant explicitement à concurrencer chez les classes modestes les partis de gauche révolutionnaires.

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