Vidéo – Une feuille de route

La démocratie dirigée de fait par une élite économique

“Le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes est un essai du philosophe genevois Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) publié en 1755.”

Partager :

63 réflexions sur « Vidéo – Une feuille de route »

  1. Ah lala… Une vidéo comme celle-ci vaut largement 100 autres vidéos de Paul Jorion !

    margin call, le film que l’on revoit en boucle sans jamais se lasser et dans lequel c’est d’abord un ingénieur-concepteur de pont qui trouve le premier l’une des plus plus grosse faille du système financier (la bonne intuition), et qu’un jeune chercheur en système de propulsion de fusées saura démontrer mathématiquement dans la foulée (la bonne démonstration)…

    Voilà Paul ce qu’il faut surtout retenir de ce film, à savoir que ce sont souvent des gens les plus improbables qui mettent parfois le doigt là où ça fait très très mal, n’en déplaise à certains…

    Eh ! Oui… Rousseau… Bravo !

    1
    1. “ce sont souvent des gens les plus improbables qui mettent parfois le doigt là où ça fait très très mal”

      Ce n’est pas vraiment ce que le film raconte : on n’y voit que des spécialistes de la finance du plus haut niveau (il n’y en pas un qui dise une connerie sur 90 minutes). Il n’y a que le P-DG (Jeremy Irons) qui admette qu’il n’y comprend rien mais qui rappelle qu’il n’est pas là pour être un technicien super-pointu mais un tueur – ce dont il s’acquitte à la perfection.

    2. Ah lala… Une vidéo comme celle-ci vaut largement 100 autres vidéos de Paul Jorion ! ” …

      Ah lala , vous semez le doute dans mon esprit … une feuille de route … je vais réécouter/revoir la vidéo en fin de soirée.

      1. Ce qui est étonnant ce n’est pas sentiments, ça c’est la base. Et la c’est plus platonique c’est Plarchitechnonique
        Ce qui pourrait m’étonner est le timming aveugle ?

  2. La vidéo du jour m’inspire cette piqure de rappel, une petite vidéo de Castoriadis déjà postée ici par Paul Jorion :

    Castoriadis (Socialisme ou Barbarie avec Lefort entre autres) qualifiait notre “démocratie représentative” de “oligarchie libérale”. Tout est dit.

    1
    1. Et rien n’y est résolu puisqu’on ne sait pas traiter des rapports qualitatifs et quantitatifs d’échelle , selon l’une ou l’autre des pistes rappelées et qui ne répondent plus , ni l’une , ni l’autre à la complexité ( une des composantes du soliton ) du monde .

      La “troisième voie” ( d’autre avait parlé de voie humaine ) devra aussi apporté la réponse à cet enjeu .

    2. Allez, la petite injection d’oligarchie moderne :

      https://www.theguardian.com/politics/2020/nov/27/huge-wealth-of-sunaks-family-not-declared-in-ministerial-register#img-3

      Paille à 2 milliards de livres :
      les intérêts de la femme du Chancellier de Sa majesté, Rishi Sunak,
      pouvant légèrement entrer en conflit de canard avec ses choix politique.

      Ne plus autoriser comme personne morale que des coopératives, ça pourrait ne pas être “top concurrentiel” pendant 5 à 10 ans,
      mais ça pourrait être “top protecteur” lors des covid-24, covid-27, cocovivid-32 et autres joyeuseté du dérèglement éco-systémique.

  3. Bonjour

    Paul Jorion:
    ” Il n’y a que le P-DG (Jeremy Irons) qui admette qu’il n’y comprend rien mais qui rappelle qu’il n’est pas là pour être un technicien super-pointu mais un tueur – ce dont il s’acquitte à la perfection.”

    Daniel Bouton PdG de la SG vs Jérôme Kerviel.
    On connait la suite

    6
  4. sur le livre de kalil Gibran “le prophète”
    https://www.youtube.com/watch?v=9sXy8JdmpxY
    sur la façon de faire naitre les enfants (ou les livres?)
    https://www.youtube.com/watch?v=HM8iYjzUCdY
    Les accents prophétiques d’une révélation ne sont que la sidération de ceux qui en entendant le discours, se sentent incapables de le réfuter.
    Toute la question alors: est-ce que l’audience devenue “témoin” prendra son chemin de Damas ou choisira-t-elle de rester sur son plan d’existence ancien (avec mauvaise conscience)…
    Le psychanalyste des systèmes que vous êtes, révèle une représentation du monde qui sort du cadre iconique des représentations mythologiques de ladite science économique. Cela brise un tabou …
    Mais il reste la 2ème partie du travail , car même sidérés face à quelque chose qu’ils ne peuvent réfuter, il leur reste la peur du vide si ils s’éloignent de ce que ils croyaient savoir pour aller “au petit bonheur la chance” dans une errance totale.
    En effet, “l’illuminé” par ses croyances, soudain aveuglé par une révélation, n’a plus sa “lumière” et devient un “perdu” (s’il est sincère) qui va se coller à vos basques et vous introniser “prophète” en vous demandant des choses du genre “si le miroir tombe, en combien de morceaux se brisera-t-il”.
    S’il est insincère, il va faire au contraire de la résistance au changement , et utiliser son iconographie ancienne comme une écologie devant limitant sa liberté de penser trop en dehors du cadre …
    C’est bien là que l’on voit que l’enseignement de l’économie aujourd’hui est un endoctrinement sortant l’humain de sa niche écologique pour le faire se penser dans une niche libérale…
    Mais que fait le psychanalyste lorsqu’il constate que son patient, hébété face à ses tabous qui tombent, semble incapable de se reconstruire?
    Le consultant d’entreprise, à un bien plus petit niveau, travaille (une fois que l’étude des données révèle une nouvelle représentation des réalités de l’entreprise) à aider les “acteurs” à se spatialiser dans la construction en commun de nouveaux savoirs, qui vont aider à renouveler les enjeux et changer de paradigme. Le champ des nouveaux savoirs détermine l’intervention et l’émergence de nouveaux experts…
    Aujourd’hui , on ne renouvelle pas les enjeux et l’on creuse toujours la même ornière de laquelle on ne pourra plus sortir…(et c’est une faute de l’évaluation moderne, qui ne se comprend pas elle-même puisqu’elle est censée permettre de changer la donne, et elle fait tout l’inverse ).
    Il y a aussi la question de la déshumanisation du management qui incite à confondre “préconisations” (simple conseil avisé) et “règles absolues” à transcrire de façon algorithmique.
    Michael lonsdalle dit de l’auteur :
    Dans toutes les questions du genre humain qui sont posées:
    “lui a une réponse parce que c’est un homme profond qui parle de ce qu’il a vécu , et il en connaît un bout sur la vie…”
    Cela caractérise assez bien votre profil et explique en quoi vous êtes pris pour un prophète dans une société où la déshumanisation des hommes par la fonction, fait qu’ils ne produisent plus du discours, mais de la procédure (simples éléments de langage). Dans ce contexte celui qui a le “verbe” devient prophète alors qu’il a simplement convenu de rester humain.
    Continuez d’être un homme qui crée du verbe et des livres, comme on fait naître et élève des enfants, là où les autres ne produisent que marchandise à la manière de robots. Votre intentionnalité est de faire vivre vos idées, là où les autres n’expriment que ce qui peut leur rapporter… On vous apprécie beaucoup pour cela , bien que l’on ne soit pas toujours d’accord avec vous.

      1. Mais au fond, est-ce que le fait de croire en l’économie comme science (concédons : comme science vaguement exacte) n’est pas
        LE biais le plus flagrant parmi les nombreux tours que nous joue notre cerveau ?
        Car il y va d’une explication de l’histoire (du passé récent, ou du passé à la porte à côté =celui d’un pays voisin).

        Or toute explication prétendant avoir effectué un “tour des causes” et prétendant que le résultat observé “en est la conséquence” est clairement une fumisterie injustifiable.

        Le biais est d’être poussé par notre propre capacité à “expliquer”,même en l’absence d’une circularité/réflexivité qui fasse converger (cas des sciences exactes, quand Newton est gentil).
        En gros, notre cerveau adooore justifier a posteriori nos actions, et la science économique n’est qu’une émanation, une expression de ce besoin de justification :
        “mais si je vais vous dire, j’explique tout regardez”… mais c’est presque du soin palliatif : sur n’importe quel segment d’histoire d’une société un tant soit peu complexe, il n’y a que de rares fragments d’une production humaine qui puisse mériter le qualificatif d’honnêtes justifications et explications.
        Le reste est illusion, illusion au carré, etc.
        Autre élément dans ce sens : la convergence vers un “TINA” : There Is No Alternative. Car si alternative il y avait, c’est que l’économie n’aurait rien pu expliquer qui tienne la route, ou rien d’assez général.

        Dans le même genre de biais qu’on ne voit pas : les industries les plus influentes dans les lobbys sont forcément les plus polluantes, car ce sont elles qui ont besoin d’un lobby pour éviter les lois gênantes. Du coup, au bout d’assez peu de temps, ces entreprises très généreuses avec celles-et-ceux qu’elles arrosent ((lobbyistes ou hommes politiques) chassent les entreprises normales (to crowd out) (les “normalement polluantes ~pas trop…). Entreprises normales qui peu à peu disparaissent du champ.
        La représentativité finale est donc très biaisée. Eh bien 99% de l’économie universitaire et éditorialiste marche sur un schéma qui partage ce principe des affreux qui l’emportent sur les autres.

    1. Johann Chapoutot, comme tout historien proposant un renouvellement historiographique, est soumis à des critiques de la part de ses collègues. Je n’entrerai pas dans ce débat là, n’ayant pas les compétences nécessaires. Cela me rappelle cependant d’autre conflits que je connais mieux entre historiens de la Première Guerre mondiale, entre les tenants d’une histoire culturelle contre ceux d’une histoire sociologique, les partisans de “l’école du consentement” contre “l’école de la contrainte”:
      https://journals.openedition.org/labyrinthe/217?lang=en
      Derrière ces affrontements on a aperçu en filigrane un conflit gauche/droite (bien que les auteurs s’en défendent mordicus) ainsi qu’un conflit pour les bons postes à prestige des universités parisiennes et plus grave à mon avis le contrôle des commissions chargées des programmes scolaires.
      Bref, tout ça pour dire que j’éprouve beaucoup de méfiance envers les historiens de la période contemporaine.

  5. Une feuille de route mais pour aller ou ?

    Pas suffisament clair sur ce qu’est le populisme, tout au plus une référence à la notion de démagogie mais il s’agit d’un procédé, pas d’une caractérisation… A ce compte là le Macronisme est il un populisme parce que niveau démagogie il n’est pas en reste (grand débat, collectif citoyen tiré au sort…) ? En quoi le populisme Trumpien se différencie t il du maintient au pouvoir d’une élite économique par la démocratie molle?

    Et en guise de conclusion : pas de troisième voie… mais en fait si… mais on sait pas…

    Pour sortir du cadre ce n’est pas une voie supplémetaire qu’il faut, c’est une dimension supplémentaire… Autant dire qu’on est pas arrivé pour dresser une feuille de route quand on a que les mots pour décrire un sentier où marcher alors qu’il faudrait voler.

    Plus ne nous reste qu’à ranger la feuille de route, se laisser pousser des ailes et établir un plan de vol 😉

    4
      1. Personne n’est capable de dire ce qu’est le spin d’un atome et pourtant on fait de très belle image avec l’ IRM …

    1. L’un des signes que nous sommes entraînés dans la même dérive qui a permis l’élection de Trump aux États-Unis en 2016, c’est ce que je vois dans les commentaires sur mon propre blog où des commentateurs qui sont parfois là depuis le début, cad depuis une douzaine d’années, et qui venaient avec des propositions, des idées sur ce qu’il faudrait faire, sont toujours là, mais leurs commentaires ne sont plus qu’une litanie : des variations selon les thèmes mais qui ne sont plus que l’expression d’un même ressentiment, ressassé à l’infini. Il n’y en a pas qu’un, ou qu’une. Il faudrait peut-être leur conseiller de revenir quand ils auront retrouvé la forme.

      1. La dynamique d’affect à l’échelle du blog, un reflet d’une dynamique générale… qui passe par un marais d’automne anticyclonique ?

        Paradoxalement, est-ce que la formalisation du “Comment sauver le genre humain” n’a pas limité les envies de proposer ceci ou cela ?

        C’est par une dynamique d’attracteur vis-à-vis des autres attracteurs que cela peut marcher, en identifiant les points de bifurcation.
        Ca recoupe un peu le rôle des questions actuelles de l’intersectionnel etc. qui ne semble pas assez “général” (en apparence cela va moins dans le sens de l’universalité chère à nos Lumières, dire que ça va contre serait trop simplifié néanmoins), mais qui a le mérite de désigner les points de bifurcation.

      2. Quand je pense qu’Alexandre le Grand, a conquis un des plus grands empire de l’Histoire, à pieds et à cheval, en 10 ans. 12 ans déjà ! La vache.

        Portez vous bien, tous.

      3. “On ne peut pas résoudre un problème avec le même niveau de pensée que celle qui l’a créé.” disait Albert.

        Avons-nous changé de niveau de pensée ?

      4. @DUP :

        intérimaire et de comptoir , oui .

        Mais quelquefois , comme les décisions arbitraires et stupides , ça marche !

      5. Il doit me manquer pas mal de choses c’est un fait, Je vis et m’exprime souvent comme un dépressif, je veux bien le reconnaitre mais il se trouve que je n’en souffre pas. Serait il plus sain que je m’en rende malade?

  6. Bonjour PYD

    Pour comprendre l’influence du management moderne par le nazisme il faut intégrer le système éducatif mis en place en Allemagne entre 1930 et 1945 , la HitlerJugend

    En 1940 la Hitlerjugend représentait 8 millions de jeunes allemands.

    Les programmes à inculquer à la jeunesse étaient précis, se voulant l’armature idéologique de la nouvelle génération, et comportaient un certain nombre de thèmes centrés autour du parti nazi, de Hitler, de l’Allemagne et du peuple allemand.

    Toute la jeunesse allemande a été impactée durant cette période.

    https://en.wikipedia.org/wiki/Hitler_Youth#Post_World_War_II
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeunesses_hitl%C3%A9riennes

    C’est l’ensemble de cette jeunesse de cette époque , qui n’a pas ou peu été poursuivi pour crime de guerre compte tenu de leur âge , qui a ensuite intégré ,après guerre , l’ensemble des activités politiques , économiques , éducatives, …..

    Mon père , ancien KG ( KriegGefangener) ,me racontait que , lorsque les Nazis évacuaient les prisonniers des stalags face à l’avancée des alliés, ils étaient escortés par des HitlerJungend complètement fanatisés , et ce jusqu’à la mort.

    2
      1. @ arkao
        Tout en reconnaissant une forme d’efficacité à l’organisation stalinienne, du fait qu’elle n’avait pas de “compte à rendre” sur ses décisions.
        Des décisions qui étaient douloureuses et évitées du côté des démocraties pouvaient aussi être prises.
        Evidémment, la somme du totalitarisme et de ce modeste avantage ne fait pas du “globalement positif”. Mais Hobsbawm, s’il m’en souvient, est assez taquin sur ce chapitre de son Ages of Extreme (qui aura du mal à se faire publier en France, le Diplo s’en faisant l’écho vers 2000…)

    1. @Timiota :

      Elle n’avait même pas de compte à rendre au politburo dont il était risqué de faire parti . Quand ils étaient 24 avec Staline , 16 ont été exécutés . Quand ils étaient 6 avec s Staline (… qui a fini tout seul ), on en a retrouvé 3 bêtement suicidés .

      Les sociologues comme les historiens ( deux races qui ne s’aiment pas vraiment ) se sont souvent posé des questions sur l’origine de cet alliage assez bizarre de “l’âme russe” faite de soif et respect de l’autoritarisme en même temps que de tendance égalitaire ( telle que Todd l’entend par la sociologie de la famille plus ou moins éternelle ) . Les Mongols de Kazan ont appris à leurs dépens que les slaves byzantins ça n’était pas un modèle de compromis et de négociation , après eux le tsarisme n’a pas épargné les exilés en Sibérie , mais c’était encore pas grand chose au regard des camps et atrocités staliniennes ..

      Je me demande parfois si le socialisme autoritaire (” d’en haut”) n’a pas d’abord trouvé son pays de prédilection en Russie à cause de cette “prédisposition” , alors que 1789 en France était d’abord une révolution initialement parisienne plus formée à la négociation, même si la terreur a elle aussi eu son goulag .

      1. Puisqu’on parle de la Russie , à l’attention de Chantal et d’Octobre , je mets ce lien d’une conférence sur les ” Ambulants” qu’on m’avait signalé et que j’ai bien aimé . Le conférencier avait accepté de mettre la vidéo de son intervention en accès libre pendant un mois . A consommer rapidement donc , car j’ignore le jour 0 ( j’aimerais bien avoir le jugement des deux cités ) :

        https://www.facebook.com/CannesU/videos/2768273276771131

  7. Si les formes du mangement ” moderne ” ( et la bombe ) doivent certainement beaucoup aux nazis ( aux allemands ? / et Renault a appris de ce point de vue durant l’occupation ) , je ne partage pas l’idée que ce sont les nazis qui auraient inventé le “management” qui me semble beaucoup plus devoir en tous lieux et en tous temps à la ” Propriété” , et pour le coup JJ Rousseau me semble être dans cette intuition . CF ici , troisième contradiction du libéralisme :

    https://www.pauljorion.com/blog/2012/10/16/les-forces-collectives-proudhoniennes-un-complement-a-misere-de-la-pensee-economique-par-jacques-langlois/#comment-371300

    La “troisième voie” , elle passe pour moi par deux chantiers pas simples : ” Pouvoirs” et ” Propriétés ” et de façon absolument certaine par la réduction et la suppression des inégalités qui , sinon , viendront à bout de l’espèce humaine encore plus rapidement que le réchauffement climatique :

    https://www.pauljorion.com/blog/2013/05/21/derniers-espoirs-dun-pere-et-grand-pere-par-juan-nessy/

    PS1 : pour les “autoroutes” , s’il est exact que le ” concept ” est bien en grande partie le fait de l’organisation nazie allemande , on se rappellera quand même que partout dans le monde la réalisation , depuis des millénaires , des grands axes routiers carrossables tous temps ou presque , répondait très largement et principalement à des visées militaires de déplacements rapides et massifs des troupes ( il y a en France pas mal d’autoroutes qui longent ou empruntent carrément les vestiges des ” Via” romaines “?

    PS 2 : quelle différence entre un prophète et un futurologue ? Quel dialogue entre ” l’Histoire et le sens de l’Histoire” , et l’appréhension sinon la prévision ou encore la projection , du futur ?

    1. @Juannessy
      Sur le ‘PS1’.
      Je dirais que le “concept” était plutôt partagé mais la première réalisation (à grande échelle) “le fait de l’organisation nazie allemande”.

  8. Deniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, qui vient de nous quitter à l’âge canonique de 100 ans, n’avait pas d’autre feuille de route que de résister à l’ordre nazi. Il était même anti-sémite au départ, pour en sortir au contact d’une réalité qui lui parut soudain insupportable une fois sorti de sa zone de confort.

    Il n’avait pas fait d’école d’agent secret, et pourtant chemin faisant il sut trouver, avec d’autres, les moyens les plus appropriés pour s’attaquer au nazisme et ainsi de poser les bases, avec la création du Conseil national de la résistance qui en adviendrait, d’un monde meilleur.

    La tâche qui nous incombe aujourd’hui n’est pas moins difficile que celle de nos prédécesseurs, au contraire , car les périls s’accumulent et sont plus diffus, mais nous n’avons pas d’autre choix que de résister ou à terme, mourir, je veux dire mourir au sens où l’espoir serait mort. .

    Nous ne pouvons pas faire l’économie d’une réflexion quant aux mécanismes, aux structures, qui sous-tendent l’organisation de nos sociétés, mais il me semble que ce n’est pas vraiment le plus important. L’urgence c’est de résister partout où l’urgence urge. De ce point de vue il n’y a pas de petit combat. Être en éveil à chaque fois qu’un nouveau front semble s’ouvrir.

    Quand la gauche s’unit pour dénoncer par exemple un article de loi inique, elle peut remporter une bataille. Castex vient de décider de retirer l’article scélérat, au grand dam d’ailleurs des députés LREM qui se découvrent soudainement, selon leurs propres mots, députés godillots. Ce n’est pas tout à fait gagné pour être exact, mais au moins cette fois ce n’est pas perdu d’avance..

    Bref, il nous faut avancer dans la nuit, sûrs de la justesse d’un combat de tous les instants.
    Pour l’heure la grande majorité de nos contemporains est dans le même état d’esprit que celui de la France du Maréchal Pétain, attentiste, parce que la résistance n’a pas encore d’existence tangible et susceptible de changer la donne, il manque encore les actes symboliques qui impriment la marque d’une opposition radicale qui ne soit pas simplement un effet de tribune.
    Comme disait le philosophe Mencius, si le succès n’est pas là, ce n’est qu’on ne puisse faire les choses, mais c’est qu’on ne les fait pas.
    Bref, ce qui manquerait ce n’est pas le grand plan, mais surtout la détermination.

    3
  9. De complotiste à prophète toute l’excellente description fait aussi penser à un certain Didier R, et amène à s’interroger sur l’éventuelle ou inéluctable chute du prophète.

    1
  10. C’est très simple (mon père commence toujours une explication par ces termes),
    des êtres sociaux, colonisateur opportuniste change de paradigme/cadre, (roulement de tambour) uniquement en partant à la conquête de nouveaux horizons matériel ou culturel. (c’est plié, c’est ça et pas autre chose alors ta gueule fils).
    Nos seules possibilités sont (ça fait longtemps que j’ai résolu cette question triviale)
    – A fonds dans l’IA, ou l’option chinoise,
    – A fonds dans le spatial à la sauce transhumaniste, l’option de nos chefs industriels blindée de tune

  11. Simplement pour revenir sur terre , aujourd’hui et maintenant..
    “Une feuille de route” disions-nous. Echéance 2022 donc?
    Dans ce cas , ne devrions-nous pas d’abord démolir/amender entre nous ceci à quoi notre orientation de fond sera inévitablement confrontée ?
    https://avenirencommun.fr/bd/

    Le problème n’est pas le problème ; le problème est notre attitude avec le problème “. (Jack Sparrow)
    Garder au moins un coup d’avance…

    1. Comme il le connaissait ( et moi aussi ) et qu’il reste en interrogation , on peut penser que le maitre des lieux n’y a pas pas trouvé de quoi répondre vraiment aux enjeux qu’il considère comme vitaux .

      J’ai expliqué de mon côté les points sensibles qui subsistaient selon moi , dans les relations ” à gauche” : Atlantisme , Russie , Chine , Europe , Euro , défense , nucléaire ,migrants , monétisation de la dette …Puisqu’en fait ce sont les choix lourds faits dans ce contexte mondial qui feront notre avenir plus que les options franco-françaises ( à gauche , à droite , au centre , au “en même temps” , aux extrêmes …..)

    2. On attend bien sur , que vous passiez les bonnes pages au stabylo , et que vous nous disiez où il faut s’extasier et applaudir .

    3. En plus des BD de C. Montellier voilà une excellente ID de KDO de Noé. Merci !

      Sauriez-vous si un programme informatique saurait comparer les programmes, propositions en lice, et faire saillir en rouge le commun et en noir le divers gens.
      En né lecteur motivé, j’ai la flemme alors imaginez les autres…

    4. à parcourir les dernières pages je lis que “démolir/amender” s’impose (fini les 3% de Guy Abeille etc.)…

  12. Moi aussi, “je ressasse”. Mon sentiment d’impuissance. Manifester (si c’est encore possible!)? Pétitionner? Glisser un bulletin (blanc?) dans l’urne? Trop vieux pour me lancer dans guérilla juridique, infiltration, action directe. Sur le danger (qui est déjà une réalité) Macron, je me sens en accord avec ces propos.
    https://reporterre.net/Geoffroy-de-Lagasnerie-Guerilla-juridique-infiltration-action-directe-Il-faut-deployer-un-autre-imaginaire-de-l-action

    1
  13. Notre pensée n’est-elle pas enfermée dans le dualisme ? Ou le trialisme de la troisième voie, qui ne serait qu’une resucée des deux autres ? On file droit vers TINA avec ça !
    Il parait que l’imagination soit principalement une capacité humaine. Pourtant, il semble bien que cette période soit bien pauvre en la matière.
    Ne sommes-nous pas enfermés dans notre mémoire qui ressace les mêmes compulsions ?

  14. Personnellement, le trumpisme en France je n’y crois guère…
    On peut penser que Le trumpisme est une façon pour un peuple exaspéré, de concevoir une révolution nihiliste:
    En effet, les catastrophes se suivent , sans qu’aucune remise en question du système qui les provoque ne se fasse. Au contraire, elles nourrissent la destruction des alternatives encore existantes qui ne sont que faussement soutenues, face à la résilience artificiellement bâtie, soutenue à bout de bras quoiqu’il en coûte, des lucrativités les plus absurdes et les moins durables . Seuls les systèmes reposant sur l’insoutenabilité sont véritablement soutenus. Un soutien d’ailleurs dont on ne sait plus sortir…
    C’est ce qui fait espérer en l’élection d’un fou pour qu’il entraîne le système dans des catastrophes dont même libéralisme ne saura pas profiter . Provoquer des formes d’irréversibilité qui imposeraient enfin des changements de paradigmes, c’est le secret espoir d’une folie collective du désespoir…
    Mais c’est le fait de joueurs qui ne veulent plus être acteurs du système et qui choisissent de s’en extraire en faisant, comme au poker, “tapis” , acceptant par là même l’éventualité leur propre mort s’il n’y a pas l’avènement espéré d’un nouveau paradigme. (c’est absolutiste comme les marchés)
    Paradoxalement c’est une mimétique qui se calque sur le comportement honni de marché, un peu comme le flic qui devient voyou, s’imprégnant malgré lui de ce qu’il côtoie au quotidien et ne trouvant plus grâce dans une vocation qui s’évapore face à un échec quotidien. Le policier a besoin de se sentir du côté du vainqueur, s’il a la sensation de ne plus vaincre, les plus fragiles se soumettront à la raison de celui qu’ils pensent le plus fort fusse au point d’adopter les comportements du camp d’en face…Peu de gens ont la résilience suffisante pour se supporter dans l’échec, sublimer l’obstacle et se trouver des respirations ailleurs pour se maintenir en apnée.
    Le danger en France est à la fois plus petit, et plus grand; c’est l’ultraconservatisme d’une Marine Lepen qui ne ferait que creuser plus avant et plus profond toujours les mêmes ornières (sans la folie espérée, d’actes maladroits qui amèneraient un “reset” fortuitement salutaire) . Mais elle n’a aucune chance de passer, elle n’est qu’un leurre qui permet à d’autres conservatismes moins marqués, mais tout aussi obstinés et morbides, de se maintenir coûte que coûte.
    Citons le parti socialiste et ses éléphants, qui continuent de pourrir leur camp plutôt que de s’autodissoudre pour favoriser l’émergence de forces plus crédibles. Citons le “comité de salut public des décadents ensemble”, de la Macronie qui persévère dans son conservatisme et son lent délabrement . Citons les intellectuels, qui nous offrent certes quelques bouffées d’oxygène, mais qui continuent de céder à leur conservatisme de dissension entre eux (aucune ouverture ni faisabilité ne s’en dégage). Citons enfin le peuple , ramené à n’être qu’un simple public et qui s’adonne haletant (car l’air se fait rare) , à un consumérisme revendicatif qui voit midi à sa porte.
    Le seul trumpisme qu’il y a, c’est celui de madame Lagarde et ses marchés qui parlent aujourd’hui ouvertement de “reset”, pour repartir avec le même dogme. A mon avis, c’est le seul camp qui mise “tapis” sur une folie furieuse dans l’espoir de voir triompher in fine son paradigme (qui est aujourd’hui dans un déclin qu’elle n’admet pas).
    Mais le seul danger immédiat , c’est notre conservatisme à tous, qui refuse de prendre en compte la problématique énergétique, écologique et sociale. On continue de penser non pas “économie réelle”, mais depuis l’économisme et le mépris de classe.
    Et dans ce cadre-là, ressasser est la seule méthode pour trouver dans l’interstice d’une nuance, d’une variation , les chemins de traverse pour s’y engouffrer , si un espoir se fait jour, aussi petit et laborieux soit-il, voire quelque peu insatisfaisant.
    Je ne crois pas dans l’avènement d’une belle étude randomisée, menée par des esprits éclairés qui aboutirait à conceptualiser dans le même élan, le bon remède et la bonne façon de l’administrer.

  15. Je formulerais les choses ainsi : tue le bourgeois conformiste et lâche en toi. Mais n’ai aucune feuille de route ni leçon à donner.

Les commentaires sont fermés.