Archives par mot-clé : OCDE

VIVE L’OCDE, LA BANQUE MONDIALE ET LE FMI ! par François Leclerc

Billet invité.

Mais qu’est-ce qui finit par rendre lucides les grandes organisations internationales comme le FMI, la Banque Mondiale et l’OCDE, qui ne nous y ont pas habituées, engoncées dans leur phraséologie et leurs stéréotypes ?

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LES PROCHAINS CHOCS SERONT POLITIQUES, par François Leclerc

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Ce ne sont pas les nouvelles prévisions de croissance en baisse pour l’Europe du FMI qui sont les plus importantes, car elles procèdent de la routine et en annoncent probablement d’autres, mais le constat qui en ressort : la relance a atteint son pic. Les considérants dont elles sont entourées dans un dernier document sont par contre bien plus instructifs. Pour aller à la conclusion, le FMI observe que la zone euro n’a pas la capacité d’absorber un nouveau choc (son étude a été rédigée avant le Brexit), et que ceux qui s’annoncent seront d’ordre politique.

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LES LEVIERS DE LA RELANCE MONDIALE EN DISCUSSION, par François Leclerc

Billet invité.

L’injection de liquidités directement aux particuliers par les banques centrales vient de faire hier un adepte de plus, le très respectable chroniqueur du Financial Times Martin Wolf. Afin de susciter la demande qui fait défaut et que les banques centrales ne parviennent pas à susciter, il suggère après d’autres qu’il leur soit donné le pouvoir de procéder à une telle distribution.

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TIC-TAC, TIC-TAC… par François Leclerc

Billet invité.

La Hongrie, pays membre de l’Union européenne, traduit des réfugiés devant les tribunaux en vertu d’une nouvelle loi adoptée dans la précipitation. 367 d’entre eux sont poursuivis pour avoir franchi la frontière et, dans la majorité des cas, avoir endommagé la clôture barbelée qui en interdit le passage. Ils risquent entre trois en cinq ans de prison.

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L’INSOUTENABLE LOURDEUR DE LA DETTE, par François Leclerc

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Les créanciers européens de la Grèce auront consacré ces quatre derniers mois à escamoter toute discussion sur la viabilité de la dette grecque et à focaliser l’attention sur des mesures présentées comme allant en permettre le remboursement. Et ce n’est pas fini ! Seul le FMI a finalement fait discrètement entendre une petite musique, dans le fil des interventions qui avaient abouti à sa restructuration précédente, mais sans insister pour ne pas déranger.

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L’OCDE, AVEC NOUS ! par François Leclerc

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Quelle mouche a bien pu piquer l’Organisation de coopération et de développement économique ? Elle vient de produire un rapport de plus, mais qui attire l’attention. Il est titré « Pourquoi moins d’inégalité profite à tous » de manière un peu biscornue, mais à la lecture il ne déçoit pas.

« Nous avons atteint un point critique. Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons. Les chiffres prouvent que les inégalités croissantes nuisent à la croissance. Le sujet pour une action politique est autant social qu’économique. En ne s’attaquant pas au problème des inégalités, les gouvernements détruisent leur modèle social et nuisent à leur croissance à long terme », avertit en allant droit au but Angel Gurria, son secrétaire général, dans le préambule. Le document est largement documenté et prête difficilement à contestation, données à l’appui. Mais si c’est l’OCDE qui le dit… cela montre que le capitalisme ne tourne plus rond, comme d’autres manifestations financières sournoises ne cessent de l’illustrer .

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LA PORTE RESTE ENTREBÂILLÉE… par François Leclerc

Billet invité.

S’exprimant depuis Washington aux côtés de Barack Obama, la chancelière Angela Merkel n’a pas voulu fermer la porte aux négociations : « j’ai toujours dit que j’attendais de la Grèce qu’elle fasse des propositions viables afin que nous puissions en parler ». De son côté, Wolfgang Schäuble déclarait hier que « si [la Grèce] veut notre aide, il faut un programme », ajoutant : « je n’ai toujours pas compris comment le gouvernement grec veut s’y prendre ».

Celui-ci ne fait pourtant pas mystère de ses intentions, qui peu à peu se précisent et peuvent se résumer ainsi :

1/ L’adoption d’un programme d’aide humanitaire d’urgence.
2/ Un accord financier permettant de passer le cap des remboursements de la dette jusqu’à fin août, le temps de mettre au point un plan de quatre ans qui prendra effet au 1er septembre.
3/ Un engagement limité à 1,5 % d’excédent budgétaire primaire brut pour la suite.
4/ Le démarrage des discussions sur la restructuration de la dette sur la base des propositions déjà faites : remboursement des prêts bilatéraux et du Fonds européen de stabilité financière en fonction de la croissance, et émission de titres perpétuels en échange de ceux détenus par la BCE.

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ON N’EN A PAS FINI AVEC LES LUXLEAKS, par François Leclerc

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Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) cultive le sens de l’opportunité : l’équipe a choisi la veille de la prestation de serment de la Commission Juncker devant la Cour de justice européenne comme date pour la publication de ses nouvelles révélations dans une sélection de grands titres de la presse européenne !

Trente-cinq nouvelles entreprises figurent à ce palmarès d’un nouveau genre – parmi lesquelles Skype (Microsoft), Invista des frères Koch, Bombardier ou encore Walt Disney – pour avoir bénéficié d’une même complaisance fiscale de la part du Luxembourg, via le mécanisme du « tax ruling » (rescrit fiscal). Selon le quotidien belge Le Soir, on trouverait à la manœuvre le gratin des cabinets d’audit et de conseil : PricewaterhouseCoopers (PwC), KPMG, Deloitte et Ernst & Young. Leur rôle central serait enfin mis à jour. Au total, selon les précédentes révélations, quelques 340 transnationales auraient bénéficié de cette optimisation fiscale pratiquée à l’échelle industrielle, représentant des milliards d’euros de recettes fiscales évaporées en fumée.

Quatre enquêtes avaient été lancées par la Commission, en juin dernier, impliquant non seulement le Luxembourg, mais également l’Irlande et les Pays-Bas pour des pratiques similaires favorisant Apple, Starbucks, Fiat et Amazon. Sur la défensive, Jean-Claude Juncker fait valoir qu’il n’a « rien de plus à {se} reprocher que ce que d’autres auraient à se reprocher » et promet de ne pas interférer avec les enquêtes en cours, qui sont menées par Margrethe Vestager, la commissaire à la concurrence. « Je ne suis pas l’architecte du système (…) mais objectivement parlant je suis affaibli.», avait-il déjà reconnu, après avoir fait face à une motion de censure au Parlement européen, rejetée grâce au soutien réitéré manifesté par le groupe des socialistes et démocrates.

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LES POTS AUTOUR DESQUELS ILS TOURNENT, par François Leclerc

Billet invité.

Coincée entre son réalisme économique et son conformisme politique, l’OCDE n’est pas avare de contradictions. Ne voulant sans doute pas rajouter l’inconscience à l’audace, l’organisation préconise simultanément de lever le pied sur la consolidation en Europe et de continuer à s’inscrire dans le « cadre fiscal européen »… Que d’entrechats !

« La zone euro s’approche du point mort et fait peser un risque majeur pour la croissance mondiale, avec un chômage qui reste élevé et une inflation qui reste loin de l’objectif » : tel est son dernier verdict sans appel, assorti comme de coutume de prévisions de croissance, d’inflation et de chômage dégradées par rapport aux précédentes.

A se demander si ce n’était pas son objectif, l’organisation justifie « le rythme plus lent de consolidation budgétaire structurelle » adopté par les gouvernement français et italien, au moment même où la Commission, ultime redoute qui tient bon, décide de repousser à une date indéterminée sa décision à propos de leurs projets de budget… Quitte à passer le Rubicon, elle appelle aussi la BCE à « un appui monétaire plus important » en identifiant pour ce faire des achats d’obligations souveraines en particulier. Ce suspens est insoutenable !

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Europe : DIRIGEANTS AU BORD DE LA CRISE DE NERFS, par François Leclerc

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Halte au feu, ça tire dans tous les sens ! Jean-Claude Juncker prend à partie Matteo Renzi et David Cameron en les traitant de menteurs, Passos Coelho fait en public acte de résistance à la Troïka et, last but not least, Mario Draghi est mis en cause par des gouverneurs de Banques centrales. Chacun de ces épisodes a son propre contexte et ses raisons, mais ensemble ils témoignent de la rencontre avec un même obstacle grandissant : la stratégie de désendettement européenne est à force tout au bout du rouleau.

Le panorama ne laisse pas place à beaucoup d’ambiguïté. Un avertissement a été prodigué à Mario Draghi, sous la forme d’une fuite organisée dont a bénéficié l’agence Thomson Reuters. Derrière la mise en cause de son style trop personnel pointe le refus de le voir poursuivre sur la trajectoire qu’il a choisie, annoncée lors de son discours de Jackson Hole qui a semble-t-il pris au dépourvu les membres du conseil des gouverneurs. Hors de question, sous-entendent en substance ses opposants, que des interventions reposant sur une création monétaire massive soient engagées, une mise en garde pouvant signifier qu’une telle intervention serait considérée avec attention. Bien que minoritaires, les opposants ont la capacité de bloquer des décisions qui dans la tradition de la BCE supposent un large consensus, nous faisant assister non pas à un épisode de plus de l’opposition larvée entre les autorités allemandes et Mario Draghi, mais à un véritable clivage qui paralyse désormais la BCE pour toute grande décision. Les marchés ne vont pas aimer.

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LES BANQUES EUROPÉENNES ONT DE QUOI POUSSER UN GRAND OUF ! par François Leclerc

Billet invité.

C’est la rentrée, donnant l’occasion à l’OCDE de délivrer de sinistres prévisions, modifiant les précédentes datant de mai dernier. Montrant que même à court terme, elles ne tiennent pas longtemps la route ! L’accent est mis sur le risque d’une récession si rien n’est fait. Il en sort que l’Italie sera particulièrement touchée par le mal, son ratio dette/PIB appelé à dépasser 145% et sa dette à devenir insoutenable. Et que l’Allemagne voit sa croissance continuer à décliner. À contretemps des dernières décisions des autorités européennes, l’OCDE préconise d’ailleurs que la BCE s’engage de manière décidée dans l’assouplissement quantitatif et remarque que « la reprise mondiale a besoin d’une poursuite du soutien à la demande ». Comme le FMI, l’OCDE s’inquiète de l’euphorie qui règne sur les marchés financiers, « déconnectée » de l’économie réelle et exposée au risque d’une « correction brutale ».

Pour le monde financier aussi, c’est la rentrée ! En Europe, elle suscite de profonds soupirs de soulagement. Non seulement la montée d’un nouveau risque – le risque réglementaire – a pu être stoppée, mais les banques caressent l’espoir que les nouvelles autorités européennes vont assouplir plusieurs dangereux projets, au vu de la nomination aux postes clés de la Commission du Français Pierre Moscovici (dont les prouesses à propos de la séparation des activités des banques à la françaises demeurent dans toutes les mémoires) à l’économie, et du Britannique Jonathan Hill à la régulation financière.
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CELA MÉRITE 200 MOTS, PAS PLUS, par François Leclerc

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Ils se sont payés de mots à Moscou, en proclamant que « la priorité de court terme est de doper l’emploi et la croissance », et qu’il faut « calibrer le rythme et la composition » des efforts budgétaires selon les conditions économiques de chaque pays. Sur le papier, cela fonctionne certainement, mais dans la réalité ? Les moyens de cette politique restent à trouver et leur énoncé fait défaut dans le communiqué final. La seule mesure concrète évoquée – l’inflexion de la politique de la Fed – l’est pour dire que tous les changements futurs des politiques monétaires doivent être « calibrés avec précaution et clairement communiqués », leur contribution permettant au mieux d’éviter d’entrer dans la déflation (sauf au Japon) mais ne générant pas de croissance. Restent au menu les 15 mesures de l’OCDE pour en finir avec l’optimisation fiscale des compagnies transnationales. Sur le papier, elles pourraient être convaincantes, bien que n’allant pas droit au but, mais quid de leur application ? Aucun calendrier n’a été décidé par le G20, alors que l’OCDE a proposé d’agir dans les deux ans qui viennent, sachant qu’en matière de réforme financière, plus cela tarde, plus c’est compromis.

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L’actualité de demain : L’IMPOSSIBLE MESURE DU RISQUE, par François Leclerc

Billet invité.

Les banques de la zone euro auraient besoin de se recapitaliser à hauteur de 400 milliards d’euros, soit 4,25% du PIB de la zone, selon une étude de l’OCDE qui vient de paraître. Ce calcul repose sur l’application d’un ratio de fonds propres les rapportant au montant non pondéré des actifs. Il ressort dans de nombreux cas inférieur à 5%, y compris pour les banques allemandes et françaises qui ne sortent pas indemnes de l’exercice.

La présentation de l’étude ne manque pas d’intérêt : « La faible capitalisation des banques persiste dans nombre de pays de la zone euro malgré l’exigence communautaire qui a imposé à ces établissements d’atteindre en 2012 un ratio rapportant la composante dure des fonds propres de base (qui constituent qualitativement les meilleurs fonds propres) aux actifs pondérés des risques d’au moins 9 %, ce qui est supérieur aux exigences internationales actuelles. Pourquoi cette nouvelle norme n’a-t-elle pas suffi à restaurer la confiance ? En partie parce qu’elle repose sur une pondération des risques liés aux actifs qui sous-estime sans doute les risques, puisque les banques utilisent pour ce calcul leurs propres modèles de risque internes et qu’elles attribuent, par exemple, une pondération de risque nulle à la dette souveraine. »

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L’actualité de la crise : TANT VA LA CRUCHE À L’EAU…, par François Leclerc

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Il existe une telle attente à propos de l’intervention de la BCE que le risque d’une grande déception se renforce de jour en jour en attendant la réunion du 6 septembre. Mario Draghi, son président, se retrouve devant le Parlement européen sur la défensive en tentant de faire valoir sans convaincre que l’action de la banque centrale n’est pas assimilable à une création monétaire, ce qui n’augure pas d’une annonce répondant à l’attente des marchés qui ne voient d’issue, par défaut, que dans une intervention massive et rapide. En toute indépendance, la BCE s’enfonce dans une crise qu’elle n’a pas les moyens politiques de régler.

Les représentants des organisations internationales se désolent et le font savoir. Angel Gurría, le secrétaire général de l’OCDE, vient de déclarer que « la BCE est le bazooka, la puissance de feu, le muscle, la seule qui ait la capacité de faire comprendre aux marchés : oui nous le ferons » en parlant des achats d’obligations espagnoles et italiennes, dont il considère que, pour leur concrétisation, « le plus tôt sera le mieux ». Olivier Blanchard, l’économiste en chef du FMI, explique que « le dogmatisme n’est pas de mise » en matière d’assainissement budgétaire et appelle à juger les gouvernements sur « la qualité des mesures qu’ils prennent plus que sur l’adhésion à des objectifs de déficits prédéterminés », une condamnation sans équivoque de la stratégie d’austérité budgétaire appliquée. Il n’est que Klaus Regling, le directeur du FESF, pour se déclarer convaincu qu’une solution à la crise européenne va intervenir d’ici « un ou deux ans », à condition que « tous les pays de la zone monétaire respectent strictement leurs engagements de consolidation budgétaire et continuent à améliorer leur compétitivité… ».

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LES PARADIS FISCAUX ET LES ENFERS SOCIAUX, par Julien Alexandre

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Rappelez-vous, c’était en 2009, il y a maintenant une éternité. La crise financière était à son paroxysme, et le G20 avait décidé de confier à l’OCDE la difficile mission de dépeindre la réalité de l’opacité financière en gris et noir, afin de classer les juridictions non coopératives jugées respectivement « en voie de progrès » ou bien totalement « opaques » ; le blanc immaculé était évidemment de rigueur pour les juridictions coopératives.

Après les proclamations d’usage – « Les paradis fiscaux, c’est fini ! » – vint rapidement le temps des désillusions : la méthode engagée pour lutter contre ces juridictions non transparentes était celle de la diplomatie non coercitive, sous la forme de simples conventions de coopération. C’est ainsi que la Suisse et Monaco, en signant une douzaine de conventions juste avant l’ouverture du sommet du G20, avaient réussi à ne pas figurer sur les listes de la honte. Surtout, les critères retenus pour les pays qui y figuraient à l’issue du sommet prêtaient au mieux à rire, au pire à crier au scandale tant ils faisaient la part belle à l’interprétation pour ne pas froisser les poids lourds qui auraient peu goûté de se retrouver livrés en pâture à une opinion publique qui ignorait probablement que certains paradis fiscaux étaient hébergés par les plus grandes puissances économiques de ce monde, comme les États-Unis ou l’Angleterre. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, l’affaire fut entendue : des accords bancals étaient signés, les listes étaient vidées de leurs figurants pressés de regagner la blancheur OCDEienne qu’ils souhaitaient éternelle et qui était réservée aux pays faisant preuve de transparence dans leurs activités financières.

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