Archives par mot-clé : période prérévolutionnaire

La post-vérité est une fake news !, le 2 novembre 2018 – Retranscription

Retranscription de La post-vérité est une fake news !, le 02 novembre 2018. Merci à Éric Muller et à Armelle Pélaprat !

Bonjour chers amis, nous sommes le vendredi 2 novembre 2018, et aujourd’hui mon petit exposé s’intitulera : « La post-vérité est une fake news ! » et vous vous en doutez, je parlerai de M. Trump.

Mais avant cela, je voudrais attirer votre attention sur cette notion de vérité. J’ai écrit deux ouvrages. Le premier a un titre qui ne l’évoque peut-être pas nécessairement, Principes des systèmes intelligents (1989), où j’expliquais comment on allait reconnaître qu’un système, c’est-à-dire un ordinateur, est intelligent. Continuer la lecture de La post-vérité est une fake news !, le 2 novembre 2018 – Retranscription

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La post-vérité est une fake news !

Myriam Revault d’Allonnes : La faiblesse du vrai : ce que la post-vérité fait à notre monde commun, Le Seuil 2018

Thibaut Sardier, dans Libération : Myriam Revault d’Allonnes : « La post-vérité attaque le socle de notre monde commun », le 19 octobre 2018

Paul Jorion : Principes des systèmes intelligents (1989) ; Comment la vérité et la réalité furent inventées (2009)

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Mais s’agit-il d’un débat d’idées entre AncestraL et Francis Arness ?, par Jeanne Favret-Saada

Billet invité.

Francis Arness, vous traitez le texte violent de AncestraL comme une prise de position dans un débat d’idées, et vous lui reprochez de n’avoir pas lu que vous faisiez leur part aux horreurs qu’il évoque. Mais voilà, lui, il paraît frontalement confronté à cette horreur, et votre façon d’en tenir compte (raisonnable, brève, genre « on n’oublie pas que… ») l’exaspère. Il ne dit pas qu’il veut le totalitarisme, mais qu’il faut rompre avec ce ton raisonneur de la démocratie actuelle. Et quand il dit qu’il faut couper un bras, vous voyez bien que c’est une métaphore : si on lui donnait un bistouri et qu’on le défiait d’opérer, il serait bien embêté pour s’en servir concrètement sur un vrai corps.

Bref, il a une autre façon que vous de participer à la politique : vous, c’est en raisonnant ; lui, c’est en se tenant au plus près de sa colère et de sa révolte. Cela ne dit rien de la qualité ou non de votre réflexion, sinon qu’elle ne l’aide pas. Vous-même, vous n’avez pas grand chose à dire de sa colère, sinon qu’exprimée ainsi, en éclats et non en propositions, elle vous empêche de penser. Prenons acte de ce que vous représentez, chacun, deux extrêmes, bien que vous vouliez au total le même genre de société.

Si je me permets de vous le dire, c’est que je suis moi-même partagée entre ces deux pôles.

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NE PAS PERDRE LE CAP, par Francis Arness

Billet invité.

A la lecture d’un billet récent discutant mes « Réflexions pour un mouvement néodémocratique », j’aimerais ici porter à l’attention des lecteurs le fait que différents points importants de mon propos ont été profondément modifiés par la lecture qu’en propose ce texte. Aussi, lorsque j’ai lu ce billet, ai-je eu l’impression qu’il ne parle pas de ce que j’ai écrit.

Que ce que l’on trouve dans mon essai politique soit juste ou pas, peu importe. Sans doute  cherche-t-il plus à poser des questions et à proposer des pistes pour une réflexion commune et dialogique inscrite dans un devenir collectif, qu’à donner des réponses toutes faites. Mais je tiens ici à rétablir quelques vérités concernant différents éléments de mon propos.

Le texte suggère que je néglige le fait qu’un nouvel autoritarisme nous menace : « comme si de nouveaux autoritarismes ne voyaient pas le jour ». J’écris pourtant qu’une tentative  néoautoritaire adviendra à court ou moyen terme. Elle s’appuiera sur l’ensemble des tendances sociales contemporaines relevant d’un autoritarisme larvé. J’étudie même en profondeur quel sera vraisemblablement le visage de ce néoautoritarisme.

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LE PROGRÈS, « Nous vivons un désastre annoncé », mercredi 4 janvier 2012

Dans Le Progrès de Lyon, un entretien avec Francis Brochet.

>> Vous écrivez, dans « La guerre civile numérique » (Editions Textuel, 2011)), que nous sommes dans une « situation prérévolutionnaire ». N’est-ce pas exagéré ?

Non, le parallèle peut être fait avec 1788 : tout le monde a bien analysé la situation, mais la classe dirigeante reste « assise  sur ses mains », comme on dit en anglais, elle espère que les choses vont s’arranger d’elles-mêmes. C’est criminel.

>> Vous pensez donc que les gens vont se révolter ?

Oui… Les mouvements d’indignés sont des protestations qui restent assez domestiquées. Dans certains pays, les gens réagissent en fonction de leur degré de souffrance : ils manifestent un peu quand ils souffrent un peu, et davantage s’ils souffrent plus… Mais en France, on n’a pas cette tradition. On encaisse jusqu’à un certain seuil, et puis ça explose.

>> Et vous pensez que nous y sommes ?

Oui, on arrive à un seuil. Cela se manifeste de manière indirecte, dans le nombre de gens qui se disent prêts à voter pour le Front national. Je discutais l’autre jour avec un chauffeur de taxi : il m’a fait une analyse de la situation qu’on dirait d’extrême gauche, et à la fin il m’a expliqué qu’il allait voter pour Marine Le Pen… Cela n’avait pas de sens au niveau politique, mais c’était sa manière à lui d’exprimer son indignation.

La suite ici.

Illustration de Sébastien Marcy

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RADIO SUISSE ROMANDE, Haute définition, dimanche 25 septembre à 12h40

Un entretien en deux épisodes avec Manuela Salvi dans Haute définition, sur le sujet : « Les périodes prérévolutionnaires ».

Deux fois 15 minutes : la première tranche aujourd’hui à 12h40 (l’émission repasse à 22h40), la seconde, dimanche prochain, 2 octobre.

Si vous n’êtes pas Suisse, en direct sur internet.

Le podcast se trouve ici ou si vous préférez sous iTunes, c’est plutôt à cet endroit-ci.

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