LE PROGRÈS, « Nous vivons un désastre annoncé », mercredi 4 janvier 2012

Dans Le Progrès de Lyon, un entretien avec Francis Brochet.

>> Vous écrivez, dans « La guerre civile numérique » (Editions Textuel, 2011)), que nous sommes dans une « situation prérévolutionnaire ». N’est-ce pas exagéré ?

Non, le parallèle peut être fait avec 1788 : tout le monde a bien analysé la situation, mais la classe dirigeante reste « assise  sur ses mains », comme on dit en anglais, elle espère que les choses vont s’arranger d’elles-mêmes. C’est criminel.

>> Vous pensez donc que les gens vont se révolter ?

Oui… Les mouvements d’indignés sont des protestations qui restent assez domestiquées. Dans certains pays, les gens réagissent en fonction de leur degré de souffrance : ils manifestent un peu quand ils souffrent un peu, et davantage s’ils souffrent plus… Mais en France, on n’a pas cette tradition. On encaisse jusqu’à un certain seuil, et puis ça explose.

>> Et vous pensez que nous y sommes ?

Oui, on arrive à un seuil. Cela se manifeste de manière indirecte, dans le nombre de gens qui se disent prêts à voter pour le Front national. Je discutais l’autre jour avec un chauffeur de taxi : il m’a fait une analyse de la situation qu’on dirait d’extrême gauche, et à la fin il m’a expliqué qu’il allait voter pour Marine Le Pen… Cela n’avait pas de sens au niveau politique, mais c’était sa manière à lui d’exprimer son indignation.

La suite ici.

Illustration de Sébastien Marcy

Partager :

115 réflexions sur « LE PROGRÈS, « Nous vivons un désastre annoncé », mercredi 4 janvier 2012 »

  1. « Le mot progrès n’a aucun sens tant qu’il y aura des enfants malheureux. »
    Albert Einstein

  2. Paul Jorion donne un éclairage clair et juste.
    Maintenant il faut passer aux propositions: le Front de Gauche avec Jean Luc Mélenchon correspond exactement aux bonnes solutions humaines.

  3. Je trouve tout de même un peu facile de taper sur le chauffeur de taxi cité par Paul Jorion.

    Faut analyser ce qui se passe un peu plus en profondeur sur la stratégie des différents candidats à la présidentielle, et non se contenter de l’écume des médias.

    Le contexte apporte des voix à Marine le Pen, c’est vrai. Mais les phrases creuses de ses adversaires lui en apportent tout autant.

  4. Il y a beaucoup de commentaires péremptoires sur l’élection de tels ou tels candidat à la
    présidence,avec de longues tirades de logiques déductive,des raccourcis faciles,des affirmations toutes faites sur ce que pensent ou subissent les gens au quotidien,tandis que je pense que sur ce blog,et je m’en excuse par avance,les commentateurs sont d’une manière générales d’une catégorie-socio professionnelle intellectualisée,dite ‘supérieure ».

    Que sait-on vraiment du fond de la pensée de l’ouvrier,du prolétaire,qui sait lui aussi réfléchir,à la différence près que lui le vit,ce quotidien ? Qu’est-ce qu’il pense de toute cette classe politique qu’il voit chaque jour à la télé depuis 30 ans,accéder aux plus haute fonctions,et qu’il associe inévitablement à la baisse de son niveau de vie ? Vous pensez vraiment que vous arriverez à le convaincre d’ici à 2012 de ne pas voter FN ?

    Que sait-on de cet ouvrier qui n’a pas forcément envie ni le temps de s’intéresser à Keynes,à Hegel,à Marx,mais qui à juste envie qu’on arrête de le prendre pour une andouille depuis tant d’années ?

    Moi,plutôt que de procéder par élimination,j’essaie plutôt de me poser les bonnes questions :

    La première qui me viens à l’esprit est la suivante :

    Très franchement,que vaut un Sarkozy d’une impopularité jamais égalée dans l’histoire de la V ème république,face à une Marine le Pen qui dit ce que les Français veulent entendre ( sans forcément que son programme soit réaliste ) ?

    La deuxième :

    Qu’est-ce que la gauche à de plus qu’en avril 2002,elle qui a toujours les même éléphants au pouvoirs,les même idées capitalistes que la droite,à la différence qu’elles sont non-assumées, sous couvert de justice sociale,d’embauche de fonctionnaires et d’ouverture des frontières?

    J’aimerai qu’on dissuade tout ces gens de voter FN,mais très franchement,quelque part,à-t-on le droit,l’audace,de leur dire qu’ils se trompent de révolution,au vu de l’échec politique de ces 30 années ?

    On leur dit de voter qui à ces gens-là,du coup ?

    A titre personnel,je pense malheureusement devoir voter blanc.

    1. @Horizon

      Tout juste. Je crois avoir déjà dit ici – sinon c’est l’occasion parfaite pour le faire – qu’on ne peut pas théoriser la misère, on ne peut que la vivre. Or quand bien même certains ici pourraient revendiquer le souvenir ou l’expérience présente d’une période de vache maigre (misère économique), peu voir aucun ne peut se prévaloir d’une quelconque misère intellectuelle, ou plutôt culturelle – d’ailleurs de telles personnes ne seraient-elles pas filtrées d’emblée par la modération? – chacun en étant alors réduit à imaginer quels en sont les effets.

      Malheureusement, l’empathie a ses limites qui ne permettent pas de comprendre dans leurs moindres détails les ressorts de la pensée d’autrui. Ainsi, il était déjà impensable – et pour ainsi dire impensé – que le FN passe le premier tour en 2002. Les faits se sont chargés de démontrer le contraire.

      Reste à savoir dans quelles proportions cette part de la population qui pense la politique avec les moyens dont elle dispose – moyens partiels et partiaux, insuffisants, inadéquats. – a évolué depuis 2002. Si je m’en réfère au milieu social dans lequel je vis en tout cas, le pire est à craindre. Ceci dit, ce milieu est-il représentatif de la majorité de la population française? C’est là la grande question à laquelle je n’ai pas de réponse. Pour l’instant…

  5. @ à tous ceux qui pensent à une révolte

    Souvenez-vous de l’Argentine en 2000/2001 et ses révoltes de la faim. Pillages de magasins et au moins 38 morts (officiellement) dans les émeutes.

    Si vous voulez une révolte, il faut que la passivité des gens soit réveillée par la FAIM.

    Cela peut venir vite, car dans notre société de consommation, les grandes surfaces n’ont qu’entre 48 heures de stock pour les produits alimentaires frais et 1 à 2 semaines pour les produits secs.
    Et cette fois contrairement à la période 1940-1945, les campagnes ne pourront pas aider les villes, l’exode rural et le productivisme agricole sont passés par là.

  6. Bonjour M. Jorion.

    Il y a décidément quelque chose qui me gêne terriblement à vous entendre évoquer aussi souvent, et de manière si positive, le « discours de Toulon de Nicolas Sarkozy ».

    Non pas que les idées qui y étaient énoncées me semblent hors de propos ou inadéquates, mais je ne pense pas que l’on puisse honnêtement associer Nicolas Sarkozy à la volonté de progrès social ou au combat acharné contre la financiarisation.

    Vous savez bien que ce personnage utilise et recycle tout ce qui semble pouvoir le rendre sympathique aux yeux de ses spectateurs (je ne peux pas oublier la grande messe-mascarade du Grenelle de l’environnement, les citations de Jaurès faites la main sur le cœur, l’utilisation frauduleuse de la lettre de Guy Mocquet, militant communiste, la promesse de permettre aux français d’accéder au système du crédit hypothécaire à des fins de justice sociale, la sécurité maîtrisée, etc., etc.).

    il ne vous échappe pas que la répétition, que dis-je, le matraquage d’un terme associé à un objet finit par produire chez l’auditeur ou le lecteur un effet d’association entre les deux éléments, c’est là une des bases des techniques de propagande.

    L’utilisation répétée de ce terme « discours de Toulon » crédite à n’en pas douter M. Nicolas Sarkozy d’intentions qu’il n’a à mon avis jamais eues. Il s’agit d’un discours, et ce président n’en a jamais été avare, bien au contraire, il base sa communication sur ces paroles qui balaient tout le champ du possible, d’un bord à l’autre, sans que des actions concrètes viennent à la suite apporter leur contribution à l’amélioration des situations dénoncées. Les exemples en ce qui le concerne sont légion.

    Aussi, je vous le demande en ce début d’année, énoncez les idées qui vous semblent à même d’apporter des solutions à nos problèmes, nous en sommes demandeurs, qu’elles aient été énoncées dans ce discours ou pas, mais n’ajoutez pas à nos soucis en faisant, sans en avoir l’intention je n’en doute pas, une inutile publicité à ce bonimenteur de foire.

    Merci à vous et à M. Leclerc. Tous mes vœux pour 2012.

  7. En page 12 du Monde Diplomatique de janvier 2012, un article sur « progrès social et développement durable » que l’on pourrait croire écrit ou du moins inspiré par Paul Jorion. Les experts du PNUD (programme des Nations Unies pour le Développement) ont produit un rapport qui met en évidence « les failles du système actuel dévoilées par la crise financière » et qui insiste sur « les inégalités, à la fois expression du système dominant et frein à toute sortie qui n’est pas tant budgétaire que liée à une mauvaise répartition des richesses. »
    Les experts des agences des Nations Unies (PNUD et OIT) montrent la cause des impasses actuelles, font des propositions très concrètes, adaptées aux différents continents, mais savent que rien de ce qui pourrait sauver ne sera mis en œuvre car le capitalisme qui domine toute la Planète n’a que des vues à court terme inspirées par une recherche d’un profit égoïste et suicidaire à terme.
    Quand même, quelques lueurs d’espoir en Amérique latine où quelques pays (Brésil, Bolivie) montrent que « les progrès sociaux ne sont pas incompatibles avec le dynamisme économique ».

  8. On veut pas que Sar-ko-mence et on ne croit plus Hollande-main qui chantes.
    De plus prenez garde lorsque vous parlez de la gauche.
    Le Parti Suicidaire n-y es plus associés. Depuis fort longtemps il nous l’a démontré.
    Une seule solution…L’Humain dabord!
    Et pour cela, qui de mieux que le Front de Gauche???

  9. Moi je pense que vous en savez tous rien de si le peuple va se révolter ou non. Le Sociomètre ne marche pas. Les peuples peuvent endurer plus que de raison et parfois irraisonnée s’envole la révolution.

    A part ça, je serais gréé aux militants du Front de Gauche de ne pas faire comme les fachos, de la censure spamique. C’est relou de voir de la publicité pour les politiques à chaque ligne. De plus, avec le nouveau nom, il va falloir que vous fassiez attention à ne pas vous faire amalgamer. Tout le monde à déjà entendu parlé du stupide slogan UMPS. Et bien il ne faudrait pas que l’imaginaire des gens créé un truc du style : « les Fronts même combat ». La gauche, quelque qu’elle soit ne doit donc jamais utiliser les méthodes des fachistes, ni celle des gonz de droite, sinon on perdra.

    A cause de deux axes :
    -Le grand axe idéologique des fachos depuis Poujade: « gauche droite tous pourris »
    -La dernière défense idéologique de la droite est : « C’est tous pareils, alors autant garder ceux que vous connaissez déjà et dont vous savez les compétences » (ça fait un bail et les gens y croient toujours)

    Il n’y a qu’un pas pour y voir connivence pour détruire la gauche, ou au moins l’écarter.

    Alors svp, les FG, changez de style 🙂
    (D’ailleurs Mélenchon est quand même un peu trop autoritaire à mon goût, alors pour le slogan « l’humain d’abord » j’ai du mal à croire le FG)

    sinon je suis d’accord avec certains que parfois, par ici, y’a des relents nostalgiques. Mr Jorion est capitaliste à mon avis et sans le connaitre le moins du monde, juste en lisant et écoutant, je pense qu’il a voté Sarkozy en 2007.
    Après comme à dit Miterrand, ce qui compte c’est de faire son évolution, même tardivement. Et une évolution, c’est long, alors patience…

      1. @Julien

        Ne sous estimez pas le pouvoir du terrible lobby belge ! Je soupçonne de plus en plus Paul d’être le Grand Maître de la loge secrète de la belgo-attitude, secte dont je fais évidemment partie, mon nom de famille m’ayant trahi et poussé Paul à envisager de faire de moi un citoyen d’honneur belge au détour d’un commentaire 😉

        Leur emblème n’est pas une pieuvre mais un alambic recouvrant la planète de ses tubulures enivrantes 😉

        Bon j’arrête le délire, désolé, j’avais besoin d’un moment de détente.

      2. Je m’auto-cite : « à mon avis et sans le connaitre le moins du monde, juste en lisant et écoutant »

        (à lire juste au dessus, je cherche pas où vivent les gens ni leur nationalité. Désolé je suis pans (d)en vogue)

      3. n’importe quoi je vois pas en quoi chercher la nationalité et l’adresse de quelqu’un va changer quelque chose à ce que j’écris…

        1. @ Jacques Tourbière

          Dans ce cas précis, ça vous aurait évité d’écrire que Jorion était un électeur de Sarkozy

          Plus généralement, si vous lisiez ce qui s’écrit sur le blog, ça vous aurait évité d’écrire que Jorion était un laudateur du capitalisme.

          Mais, eh, vous avez raison après tout : il y a de la lumière, on rentre, on raconte n’importe quoi et après on s’offusque. Pourquoi pas…

  10. ah ? laudateur… je vois pas où j’ai écrit ça. Je vais expliquer mon dernier paragraphe alors, avec ces lumières écolos, on y voit pas bien ^^

    « sinon je suis d’accord avec certains (sous entendu commentaire que j’ai lu) que parfois (certaines fois), par ici (dans ce blog), y’a des relents nostalgiques (Il y a des moment où je trouve que l’on ressent comme des petits regrets du bon temps du capitalisme d’avant qu’il y ait trop de problèmes). Mr Jorion est capitaliste (ben quand même il en a quand même été un acteur actif non ?) à mon avis et sans le connaitre le moins du monde (sans connaitre sa nationalité ni chercher son adresse dans l’annuaire), juste en lisant et écoutant (on peut écouter sans lumière), je pense qu’il a voté Sarkozy en 2007. »

    Et juste une question, mon sociomètre, premier paragraphe, ça aussi c’est une énormité ?

      1. « a voté »

        manichéen. la vie n’est pas capitaliste VS pas capitaliste
        je voulais exprimer qu’il était un « capitaliste repenti ».

        Bref. Dans le cas où vous vous occupiez de ce blog (ou si quelqu’un qui a ce pouvoir passe par ici), serait-il possible d’effacer toute cet absurde échange ? Tous les autres nous en remercieront.

      1. c’est du appris par coeur, le darwsinisme du point godwin. Avant on invoquait les nazis (voir plus bas) maintenant on invoque les trolls

    1. Et juste une question, mon sociomètre, premier paragraphe, ça aussi c’est une énormité ?

      On appelle çà comme on veut
      je dirais plutôt une « connerie »

    2. « ben quand même il en a quand même été un acteur actif non ? »

      Comme Engels.
      De manière générale, je trouve erroné de croire que ce que fait un individu dans un cadre social donné est représentatif de sa pensée ou de sa volonté propre. Le cadre détermine les comportements. Et on aura beau se fouetter, faire pénitence et chanter en choeur qu’il faut mettre ses actes en adéquation avec sa pensée, ça ne changera rien à la réalité du cadre. Au pire, on tombe dans le pharisianisme et on se permet de juger et de regarder les autres de son estrade morale.

      « Et tout ce que je puis dire à ceux qui croient qu’ils peuvent parler, se taire, en un mot, agir, en vertu d’une libre décision de l’âme, c’est qu’ils rêvent les yeux ouverts. » Spinoza. Ethique, III, proposition 2, scolie.
      « Je vois le bien, je l’approuve, et je fais le mal. » Ovide. Métamorphoses.

      1. «  » »Le peu de conscience que je peux espérer , c’est celle du poids de mes chaines ….et du peu de « JE » qu’elles me laissent «  » » »… (Johnny Halliday)

  11. Soit.

    M Jorion dit qu’il pense que les peuples vont se révolter.

    « Oui… Les mouvements d’indignés sont des protestations qui restent assez domestiquées. Dans certains pays, les gens réagissent en fonction de leur degré de souffrance : ils manifestent un peu quand ils souffrent un peu, et davantage s’ils souffrent plus… Mais en France, on n’a pas cette tradition. On encaisse jusqu’à un certain seuil, et puis ça explose. »

    Cette explication m’a fait penser à la théorie de J. Moreno (dans fondements de la sociométrie) qui part de la considération que la révolution est un phénomène de groupe comme les autres et comme M Jorion a parlé de niveaux de souffrance. J’ai enchainé sur le sociomètre en disant que cela ne marchait pas (en suivant l’exemple de Decouflé A. lorsqu’il contredit cette théorie)

    Je trouve la situation difficile, car
    -il n’y a pas de projet révolutionnaire construit (l’initiative utopie réaliste de ce blog veut peut-être palier à cela),
    -Une des-historisation de la population (ce désamour de la majeure partie pour l’histoire)
    -Une trop grande distance ressentie entre les gens et les classes au pouvoir. On ne peut pas bien la mesurer, donc encore moins la franchir
    -De plus le peuple n’a plus aucun mythe à se réapproprier pour s’élancer dans une révolution, l’image même du monde meilleur à été massacrée, cette image se situe plutôt dans le doux rêve irréalisable que dans l’objectif.
    -Pour finir, les gens ont trop à perdre, le matérialisme a changé de côté. Avant les gens n’avaient rien, ils se sont révoltés pour « posséder », maintenant, c’est différent. Il faudrait se révolter pour posséder plus et risquer de ne plus rien avoir du tout.

    Sur ce, je suspends mon vent 🙂

  12. Bernard Laponche, spécialiste de l’énergie atomique, déplore l’hypocrisie et le déni de l’Etat autour des trop nombreux risques nucléaires.
    « Vous aurez beau améliorer les centrales, la technologie date des années 50 à 70. Quand les politiques vont voir la somme que ça représente, que ça coûte beaucoup plus que les 10 milliards d’euros annoncés, ils vont peut-être se demander si ça vaut le coup, car c’est un puits sans fond. Peut-être vont-ils alors réfléchir à un scénario à l’allemande. »
    « La réalité des choses va finir par peser, et quel que soit le résultat de l’élection en mai prochain. La prise de conscience du risque se double de celle des coûts. Si le nucléaire est beaucoup plus cher que prévu, ce qui est pratiquement sûr, alors les forces économiques obligeront à changer de cap. Et les industriels français regardent Siemens, qui a définitivement tourné la page du nucléaire, et n’est pas considéré comme un fou furieux.  »
    « On peut sortir en 20-25 ans, avoir zéro centrale en fonctionnement à cette échéance. Dans ce scénario, et pour le bon sens économique, il faut une politique d’économie d’électricité. En France, on gaspille beaucoup avec le chauffage électrique, qui ruine les gens et ne les chauffe pas beaucoup. En France on parle du nucléaire comme si c’était toute l’énergie, mais en réalité, la contribution du nucléaire à l’énergie finale c’est seulement 17%.  »
    « Si la sortie se fait sur vingt-cinq ans, ça laisse le temps à EDF de se convertir. Et puis, fermer les centrales ne veut pas dire la fin du nucléaire, car il y a la gestion des déchets qui sera un bazar sans fin, et aussi le démantèlement de toutes les installations nucléaires qui demandera des emplois très qualifiés.  »
    « Et puis rappelons que l’Allemagne a créé 300 000 emplois dans les renouvelables. « 

Les commentaires sont fermés.