RADIO SUISSE ROMANDE, Haute définition, dimanche 25 septembre à 12h40

Un entretien en deux épisodes avec Manuela Salvi dans Haute définition, sur le sujet : « Les périodes prérévolutionnaires ».

Deux fois 15 minutes : la première tranche aujourd’hui à 12h40 (l’émission repasse à 22h40), la seconde, dimanche prochain, 2 octobre.

Si vous n’êtes pas Suisse, en direct sur internet.

Le podcast se trouve ici ou si vous préférez sous iTunes, c’est plutôt à cet endroit-ci.

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35 réflexions sur « RADIO SUISSE ROMANDE, Haute définition, dimanche 25 septembre à 12h40 »

  1. Impeccable. Beau comme le travail d’un artisan qui met tout son savoir et sa motivation à la construction d’un objet communicatif & enthousiasmant.
    Là, pour le coup, je dirais un langage débarrassé des stigmates d’un capitalisme vérolé ou agonisant. Quand on comprend bien le français et la richesse de ses nuances pourquoi se comporter comme un automate désarticulé ? Ici, au contraire, une large place est dégagée pour l’invention et l’imagination, deux caractéristiques essentielles chez l’homme. C’est comme ça que j’ai compris vos mots. Merci !

  2. Excellente émission qui m’a amené jusqu’à ce blog.

    Je suis sûrement trop susceptible mais je ne résiste pas à commenter votre suggestion, dans l’annonce ci-dessus, d’écouter l’émission de la RSR sur internet pour ceux qui « ne sont pas Suisses ». Comme un peu plus de 20% de la population vivant en Suisse, je ne suis pas Suisse et vous ai pourtant entendu en direct sur la Première depuis ma cuisine. 😉

  3. Votre intervention est d’autant plus brillante qu’elle englobe de nombreuses problématiques actuelles qui se recoupent, et se tiennent pour nous entraîner vers la BIG catastrophe.
    Il est à remarquer que votre questionnement peut être encore élargi plus loin.

    Parce que ces derniers temps, on a découvert de nombreuses planètes voisines du système solaire. Certes aucune n’est habitable, mais sur la totalité des galaxies existantes, il y aurait donc statistiquement une infinité de planètes répliques de notre Terre, dont de nombreuses qui auraient connu une histoire similaire Mais longtemps en avance sur le plan de l’évolution. Il y a des calculs statistiques scientifiques qui ont été effectués, et le nombre de planètes qui devraient être à un niveau de technologie interplanétaire est énorme.
    Forcément, s’il y a de nombreuses planètes, alors des extra-terrestres devraient être arrivés depuis longtemps pour nous visiter. Désormais, il est prouvé que les planètes sont nombreuses, donc il y a de nombreuses civilisations dans l’espace qui devraient être avoir construit des vaisseaux qui circulent dans l’espace et se rendent sur les planètes habitables.

    Or, ils ne sont pas là, comme vous le savez.
    Pourquoi ne sont-ils pas là ? Il y a des tas de théories qui ont été émises sur le sujet.

    A mon avis, ça ne regarde que moi, mais c’est mon avis, c’est qu’il est possible qu’il n’y ait pas de civilisations interplanétaires. Tout simplement parce qu’il n’y a aucun développement qui ait abouti à ça. Parce que le développement du système nerveux central, qui est le grand atout des êtres humains, et qui leur permet une possibilité d’adaptation très élevée, serait une impasse dans l’évolution. Et que sur toutes les planètes où l’évolution est passée par ce développement du cerveau, l’épuisement des ressources par manque de prudence écologique, a fait qu’on a tout foiré avant la civilisation interplanétaire. Je parle de cela parce que d’après moi, on y est.

    Toutes les espèces qui ont misé sur le système nerveux n’ont pas pu sortir suffisamment tôt de leurs planètes d’origine pour aller au-delà de leur système solaire. Et le saut suivant est énorme.
    Dans les années 80, nous avons pu sortir d’une première nasse, qui est celle de l’auto-destruction atomique, pour nous retrouver devant un second piège de notre nature, qui est l’épuisement des ressources. Nous allons peut-être nous y arrêter. Déclin puis arrêt de la civilisation : quand on n’avance pas, on recule.

    Je ne prétends pas que ce soit la réalité, mais il s’agit là d’une hypothèse qui gagne en crédibilité avec le temps.
    Et il faut la prendre en compte dans les paramètres quand il faut penser à l’avenir et comment en sortir, dans tous les sens du terme.

    1. Carl Sagan et d’autres astrophysiciens on très bien évoqués cette théorie (impasse évolutive de l’intelligence, car trop d’ efficacités face à des archaïsmes trop prégnants )
      Mais il y a aussi,peut être, une impossibilité physique à ce type de voyage inter stellaire.
      (ratio énergie/distance/temps)

    2. Ou une subtile réussite du système nerveux central consistant à s’abstenir du tourisme au-dela d’une bout d’année lumière. Le dit système central agirait suivant la citation bien connue : « la seule querelle qui vaille celle de l’homme ». Pas celle des inhumains voyages

  4. La fin du capitalisme est peut-être le début d’une nouvelle ère… à condition que l’homme ne reproduise pas ses schémas traditionnels, à savoir, une bonne guerre pour redonner du travail et créer de la place!!!

    Une solution qui n’a pas été évoquée est la nationalisation massive des outils de production… bon, ça fait un peu coco… mais si l’état détenait une part importante du pouvoir décisionnel des grandes entrerpises… il pourrit uitliser les bénéfices au profit du èplus grand nombre, sans chercher une croissance que tout le monde sait être bientôt le venin qui9 enterrera notre système…

    1. Stéphane parle de subtituer la dictature du capital par la démocratie.
      C’est à l’ordre du jour, à condition de ne pas remettre la production
      entre les mains de l’Etat actuel, mais d’instances élues démocratiquement,
      et d’un Etat des travailleurs issu d’une révolution consciente des limites de la planète.
      Voici les fondements de ce que serait cet écosocialisme:
      http://www.npa2009.org/content/les-fondements-d%E2%80%99une-strat%C3%A9gie-%C3%A9cosocialiste

      Quant à Paul, il a été concis et percutant, avec une conclusion révolutionnaire, le seul réalisme.

      1. Oui tout à fait Charles

        Ces instances seront forcement internationalistes pour éviter les confrontations entre individus.
        ce qui permettrait une réelle démocratie,
        et non une pseudo démocratie indexée sur le taux de croissance.

  5. Quand on écoute çà on se dit qu’effectivement il est temps de trouver un nouveau système. Faute de quoi les jeunes feront la révolution.

    1. nad, vous confondez l’apologie du dégoût avec la révolution.
      Dans ce texte il n’y a aucun positionnement pour une recherche du mieux, mais une haine de ce qui existe.
      Ca n’est qu’une composante de la révolution.

    2. Quel musique agressive sans sens Productiviste de sensation plate convenu. Quand le communisme c’est écroulé basé sur l’idée du productivisme le capitalisme aurait bien mieux fait de réfléchir que de sortir les bouteilles de champagne

    3. @nad
      Ils sont méchants ceux-là! Difficile de trouver plus agressif même si les textes sont torchés et la musique efficace. Mais un type comme ce chanteur ne se suicidera probablement jamais: trop de haine des autres pour en arriver à ne plus se supporter… De toute façon leur attitude est une posture et même sincères au début ils sont déjà récupérés par Facebook et Skyrock etc… (voir fin du clip), donc digérés par le système même qu’ils méprisent et dénoncent. Ceci-dit ce groupe est un reflet de nous-mêmes et de la nullité de notre époque. Mais quelle enfance dois-tu avoir eu pour avoir tant de haine? On peut te trouver monstrueux, tu es pourtant mon fils et mon frère et c’est ma soumission à ce système mortifère qui t’a enfanté.

  6. « Toutes les espèces qui ont misé sur le système nerveux n’ont pas pu sortir suffisamment tôt de leurs planètes d’origine pour aller au-delà de leur système solaire.  »

    Vous avez raison, cette affirmation est effectivement très hasardeuse.

  7. Superbe interview. Je vous ai trouvé plus percutant, voir plus cinglant , que lors de vos interventions sur nos chaines Françaises. Peut-être a cause de Manuela Salvi qui est d’un tout autre « calibre » que beaucoup de nos journalistes hexagonaux. Pas tous heureusement, je pense notamment à Fréderic Taddei , bien sûr. Un des rares qui vous laisse vous exprimer…………

  8. Sortir du cadre est une bonne idée. Vous mettez deux limites au nouveau cadre : le développement doit être durable et la redistribution des richesses doit se faire. J’approuve totalement ces trois choses.

    Pour votre première limite, il faudrait que la nature devienne quelque chose comme un partenaire à part entière de l’humanité. L’effort d’observation, de compréhension de notre environnement non humain serait gigantesque mais poserait la nature comme ce « quelque chose comme un partenaire ». Ensuite, il y aurait un effort encore plus énorme de réparation de tout ce qui serait réparable à fournir. Ce serait une façon de présenter nos excuses à ce « quelque chose comme un partenaire ». Finalement, il faudrait entrer en négociation avec ce partenaire pour savoir ce qu’il peut nous donner et ce que nous devons faire pour ne pas le léser. Cela représente un changement de paradigme économique vraiment radical.

    Pour respecter cette première limite, il nous faudrait accepter un bouleversement non seulement de nos économies mais aussi de nos modes de pensées, de nos critères de succès, de notre relation à la richesse. Sans cette condition, votre première limite à ce nouveau cadre me semble être une utopie.

    Votre seconde limite est celle de la redistribution assurée des richesses dans toute la population. Je me sens nettement moins à l’aise sur ce point car n’y ai pas accordé autant de réflexion qu’au premier. La condition nécessaire que je pose me semble aussi valable ici.

    Qu’est-ce qui va nous permettre de réaliser ces points du programme ? Naturellement, je n’aborde pas les autres. Il y a un problème d’épuisement des ressources, de réchauffement climatique, d’inutilité de 80 % de la population pour fournir les biens et les services, de disparition de la culture comme valeur, de la disparition des relations entre humains autonomes, de l’élèvement de la concurrence et du combat de tous contre tous comme paradigme des relations humaines, de perte du sens de la vie. J’en oublie certainement.

    Je crois que la sortie de cadre commence par ce que certains nomment apocalypse et ce n’est pas une catastrophe.

  9. Habitant la Suisse, j’ai souvent l’occasion d’écouter Manuela Salvi qui est une excellente journaliste sachant relancer la conversation et mettre en valeur son interlocuteur.
    J’ai trouvé Paul Jorion particulièrement à l’aise et très convaincant.

  10. Bonjour

    quand vous dites :
    « le fait qu’ils soient réduits à faire une tribune libre dans un journal montre qu’ils n’ont pas les moyens d’agir véritablement sur le terrain, sinon ils le feraient, ils n’écriraient pas d’article dans les journaux »

    ne faites vous pas preuve d’angélisme ?

    J’ai envie de dire plutôt :
    « le fait qu’ils se contentent de faire une tribune libre dans un journal montre qu’ils n’ont aucunement la volonté de réguler les marchés comme ils ont pu le déclarer précédemment. Cette politique de ne rien faire pour casser le diktat des marchés en dit long sur leur connivence . . .

    Mais peut-être n’est-ce pas politiquement correct ?

  11. Suissesses : je suis épouvanté par la quantité de « s » absorbés par ce simple mot.
    [Alphonse Allais]

    je dirais m^me plus $ui$$€$$€$ !

    1. C’est drôle ! Mais attention, tous les Suisses ne sont pas riches. Il y en a des centaines de milliers qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté, même si cela peut paraître incroyable !
      Comme partout ailleurs, c’est une minorité qui détient la plus grande partie de la fortune.

      1. j’avais vu il y aquelques années un documentaire édifiant sur les surendettés suisses , trois cas peut etre un peu extremes , (de mémoire ) un ex-cadre de l’onu revenant à Genève mais avec un salaire moindre coincé dans son ancienne location ,le cout immobilier ayant explosé le temps de sa mission à l’étranger , une famille de 6 personnes dont un pere employé communal allait faire ses courses dans les discounts français moins chers qu’en suisse (la déchéance totale ,quoi…) une expat française qui n’avait pas compris que la saisie mobiliere n’existe pas en suisse mais que le paiement des impots est imprescriptible -les impots sont réclamés sans possibilités d’arrangement même si visiblement le salaire a considérablement diminué- .assez ubuesque .

  12. Ce qui me plaît dans ce quart d’heure suisse, c’est la synthèse !
    Nous placer « à un tournant de l’ampleur du passage du paléolithique au néolithique »,
    « …sauf que ça, ça a dû se faire extrêmement lentement… »
    , voilà qui a du souffle ! Ça vibre et ça décoiffe !

    Je remarque en outre que la prise de son est pointue et serrée, à la différence des téloches qui vous font un son racoleur et velouté, et que Paul a pour le coup un accent plus tranchant (et plus français 🙂 )

    J’attends avec impatience dimanche prochain!

    1. L’ argument sur la transition paléo-néo est assez pertinent. On peut remarquer que le traumatisme occasionné par la socialisation de l’ animal solitaire ( que l’on peut classer en paléo pour simplifier) ..ces dégats ne sont pas encore complètement règlés …l’ inhibition de l’agressivité par les rites vivants ou ossifiés .. n’est pas complète et l’individu en souffrait encore avant le stade Néo qui voudrait le sortir de son groupe pour l’ individualiser (le divider meme !) . Des milliers d’années n’ ont pas suffit pour parfaire cette adaptation …et il faudrait en SUBIR une nouvelle ..et ce ..en qqs décennies ?
      Il me semble qu’il faudrait réellement prendre en compte le de gré de rigidité transhistorique, et , va savoir , probablement irreversible des comportements humains et des interactions entre individus et groupe .

      1. @Taratata

        oui, moi aussi, j’ai noté. le plus probable est que l’animatrice l’ai terrorisé au point de lui faire cesser son bégaiement habituel. A son âge (le mien) ça doit être dur… euhhh… je veux dire… difficile.

  13. C’est clair, c’est bien expliqué, quel bel interview par une excellente journaliste. Je comprends mieux les prévisisons, suggestions, de Paul Jorion

    vivement dimanche prochain

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