Étiquette : prime de risque

  • Le Credit-default Swap (II) Positions de « couverture » et positions « nues »

    Le Credit-default Swap (I) Définition

    En termes usuels (par opposition au jargon financier), l’une des deux parties au contrat qu’est un Credit-default Swap l’« achète » à l’autre qui le lui « vend ». Celui qui « achète » est celui qui s’assure, alors que celui qui « vend » jouera le rôle de l’assureur. Cette manière de décrire la transaction aligne sa formulation sur le vocabulaire qui vaut dans le domaine de l’assurance où l’assureur vend une police à l’assuré, qui lui l’achète ; c’est là la manière dont la presse rend généralement compte du marché des CDS.

    La littérature financière ainsi que les techniciens des marchés financiers, s’expriment autrement : pour eux, celui qui s’assure par l’entremise d’un CDS est « vendeur », alors que l’assureur est lui « acheteur ».… Lire la suite…

  • Le Credit-default Swap (I) Définition

    Deux cas d’erreurs grossières dans le calcul du prix d’un instrument financier : 1) les rehausseurs de crédit ou monolines

    Les rehausseurs de crédit s’avérèrent avoir eu tort lorsqu’ils évaluaient la prime de crédit au tiers ou à la moitié de son niveau implicite au taux d’intérêt des obligations qu’ils acceptaient d’assurer. La faillite d’Ambac, MBIA, la déroute de FSA devenue partie intégrante de Dexia, sont là pour en témoigner.

    La théorie économique suppose que si une différence de prix pour le même produit peut être constatée sur divers marchés, l’arbitrage y mettra fin rapidement : les « arbitrageurs » l’achèteront là où il est bon marché et le revendront là où il est cher, arasant rapidement l’écart, or ce n’est pas à cela que l’on assista dans le cas des monolines : certaines banques qui se réassuraient sur leur portefeuille d’obligations comptabilisaient immédiatement au bilan la différence entre la prime de crédit qu’elles touchaient comme composante du taux d’intérêt des emprunts de leur portefeuille et la prime qu’elles versaient dorénavant à leur rehausseur de crédit.… Lire la suite…

  • L’explication du prix par le rapport de force (IV) Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation (première partie)

    (I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres
    (II) Keynes et le double mécanisme de détermination du prix
    (III) L’intervention du temps dans la détermination du prix

    Le « prix » d’un emprunt ou d’une obligation au moment de son émission, c’est son taux d’intérêt. Le montant du « principal », la somme prêtée, n’est pas un prix, c’est précisément une somme d’un montant donné sur la base duquel le montant des versements d’intérêts sera calculé au prorata du taux d’intérêt sur lequel prêteur et emprunteur se sont mis d’accord.

    Le prêteur éventuel compare en termes de rendement, c’est-à-dire de taux d’intérêt, des placements de même durée.… Lire la suite…

  • L’explication du prix par le rapport de force (III) L’intervention du temps dans la détermination du prix

    L’explication du prix par le rapport de force

    (I) Quand plusieurs mécanismes se greffent les uns sur les autres
    (II) Keynes et le double mécanisme de détermination du prix

    Le risque pour l’acheteur dans la vente est que le produit ne corresponde pas à la description qu’en avait faite le vendeur, laquelle avait déterminé le prix auquel l’acheteur était prêt à acheter. S‘il y a eu tromperie, le cadre légal défini par le code civil permet un recours. Le risque dans une vente est un risque quant à la qualité du bien ou du service.

    La vente est une opération au comptant, ce qui signifie que la transaction qu’opère la vente est instantanée.… Lire la suite…

  • Le « point monétaire d’épargne », par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité. Réponse à La prime à la vertu, par Zébu.

    Merci à Zébu de ce dépliage de la compensation universelle réciproque des primes de crédit. Voici quelques commentaires argumentatifs à partir de son texte.

    En second lieu, il pourrait être pertinent que les dits sociétaires puissent aussi promouvoir une politique de solidarité et de réciprocité active et immédiate, en mettant en œuvre un programme « prime de crédit contre points » pour les épargnants.

    L’infrastructure technique de la politique de solidarité et de réciprocité existe déjà complètement mais elle est maintenue fragmentée donc inopérationnelle par la dictature religieuse de l’ultra-libéralisme.… Lire la suite…

  • La prime à la Vertu, par Zébu

    Billet invité.

    Dans son récent billet, « Déconstruction aristotélicienne de la malhonnêteté financière par la reconstitution de la démocratie », Pierre Sarton du Jonchay pose les bases d’une analyse de la fabrique des taux d’intérêt mais aussi de la manière qu’il conviendrait de les déconstruire pour mieux les reconstruire.

    Ainsi, il met en exergue le fait que les banques privées (mais on pourrait y adjoindre les quelques rares spécimens de banques publiques) ont la primauté sur la monnaie émise par les banques centrales et qu’elles seules définissent les conditions de fabrique de la prime de crédit, soit de l’évaluation du risque que la contrepartie (l’emprunteur) pose à la banque, en sus de la marge brute que la dite banque définit pour les services qu’elle apporte à la gestion du dit crédit (ses frais de fonctionnement, sa marge nette, etc.).… Lire la suite…

  • Quatre natures de prime dans la réalité compensée en bancor, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité.

    République platonicienne et démocratie aristotélo-thomiste

    Plaçons-nous immédiatement dans le référentiel aristotélo-thomiste qui structure la comptabilité double actif-passif, nominal-réel, bilan-hors-bilan. Aristote est le philosophe de la matière intelligible ; de la matière que le sujet de l’intelligence peut raconter pour partager une causalité qui soit la raison commune du vivre ensemble pour les citoyens.

    Remarquons que la rupture entre la démocratie d’Aristote et la république de Platon est dans l’intelligibilité de la matière. Chez Platon comme dans notre monde actuel, l’intelligence n’est que matière. Le sujet n’a pas de capacité à s’abstraire de la matière pour l’analyser et la transformer en restant lui-même.… Lire la suite…

  • L’AGENCE DE NOTATION FITCH FERAIT-ELLE PREUVE DE – COMMENT DIRE ? – MAUVAISE VOLONTÉ ?

    J’ai écrit autrefois dans l’un de mes billets qu’il viendrait un moment où les gouvernements qui sont jusqu’ici passés en sifflotant sous les fourches caudines de la finance, se rebelleraient. J’espère que ce moment est enfin venu, l’agence de notation Fitch ayant poussé le bouchon un peu loin avec un enthousiasme qui doit faire fulminer en ce moment-même un certain nombre de ministres des finances européens.

    J’ai rédigé, c’était avant-hier, un billet où je dénonçais la politique qui s’est instaurée depuis 2007, selon laquelle la prime de risque comprise dans un taux d’intérêt n’est plus considérée comme étant là pour amortir le risque du prêteur mais est devenue un simple bonus que le prêteur s’accorde – avec, il faut bien le dire, la caution enthousiaste des autorités, et en particulier de le Commission européenne, qui s’apprête à inscrire ce principe dans le fonctionnement du Mécanisme européen de stabilité (MES).… Lire la suite…

  • L’EUROPE S’APPRÊTE À « PROTÉGER LES INVESTISSEURS CONTRE LES CONSÉQUENCES DE LEURS MAUVAISES DÉCISIONS »

    L’économiste allemand Hans-Werner Sinn et l’économiste suisse Harald Hau ont signé avant-hier une tribune libre dans le Financial Times, intitulée : « L’union bancaire de la zone euro est profondément viciée ». Elle traite un thème qui m’est cher et sur lequel il est toujours bon de revenir : que le mécanisme du prêt et de l’emprunt est aujourd’hui faussé du fait que le défaut, soupape nécessaire d’une économie fondée sur une répartition très inégale de la richesse, a été mis hors-jeu. Tout défaut, toute somme qui n’est pas remboursée par un emprunteur à un prêteur, est depuis 2007 prise à charge par l’État, c’est-à-dire par le contribuable, le cas princeps étant celui de la faillite de l’assureur américain AIG en septembre 2008 : le contribuable américain a (à son corps défendant bien entendu) réglé l’entièreté des 182,5 milliards de dollars nécessaires à rembourser rubis sur l’ongle l’ensemble des créanciers.… Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 3 AOÛT 2012 (« LES PRIMES DE M. DRAGHI »)

    Je garde le titre, j’aurai tout essayé pour faire une vidéo convenable, mais cette fois-ci, c’était trop dur. Alors, je recours au texte – avec des mots – pour vous expliquer « Les primes de M. Draghi ».

    Vous vous souvenez sans doute de mon billet Mario Draghi : Et s’il s’agissait d’un abominable malentendu ?, ou je disais qu’on n’avait rien compris à ce qu’il avait voulu dire le 26 juillet. Il avait parlé de « prime de convertibilité » comprise à l’intérieur des taux exigés de l’Italie et de l’Espagne, et tout le monde s’était dit : « Prime de quoi ?… Lire la suite…

  • LA MONNAIE REFONDÉE SUR LE CAPITAL DES DROITS HUMAINS, par Pierre Sarton du Jonchay

    Billet invité

    Le retour des tensions sur la liquidité du marché financier européen après l’émission nominale de plus de mille milliards d’euro par la BCE signale le décrochage irrémédiable de la croissance réelle sous une dette mondiale hors de contrôle. Le nouveau président français dépositaire éminent de l’autorité financière des États sera sans délai confronté à des arbitrages radicaux sur l’avenir de l’euro, sur le sauvetage du système financier international et sur la liquidité des échanges internationaux.

    Il n’est plus possible de différer la restructuration de la dette mondiale entre les épargnants et les emprunteurs. Mais il est impossible d’y parvenir sans établir des critères internationaux de solvabilité pour mesurer ce que tout emprunteur est capable de rembourser qu’il soit particulier, entreprise, banque ou État.… Lire la suite…

  • LE MONDE-ECONOMIE, « Les autorités de la zone euro ne savent pas ce qu’est un taux d’intérêt ! », lundi 7 – mardi 8 mars 2011

    Un Mécanisme de stabilité punitif

    Les taux très élevés associés aux prêts consentis à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal font penser que les instances dirigeantes de la zone euro ignorent qu’un taux d’intérêt associé à un prêt comprend trois composantes :

    1) le coût du financement pour le prêteur ;

    2) sa marge de profit ;

    3) la prime de risque de crédit, qui reflète de manière inversée une évaluation de la valeur du collatéral ainsi que la qualité de l’emprunteur.

    Les principes du futur Mécanisme européen de stabilité, qui sera mis en place en 2013 pour aider les Etats de la zone euro en difficulté, viennent malheureusement renforcer l’hypothèse d’une ignorance de ces règles de base.… Lire la suite…

  • Prendre le taux d’intérêt au sérieux ?

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Quand une banque vous prête de l’argent, elle vous communique le taux d’intérêt qu’elle exigera de vous. Il y a à ce taux trois composantes : la base, c’est le coût de financement, le taux d’intérêt dont elle s’acquitte elle-même sur cet argent qu’elle va vous prêter (si la banque « inventait » l’argent qu’elle vous prête, ce coût serait de zéro ; malheureusement pour les banques, ce n’est pas le cas). Le deuxième composant, c’est son profit. Le troisième composant, c’est la prime de risque : c’est la partie qui tient compte du fait que certains ne rembourseront pas et ce qu’elle vous réclame comme prime de risque résulte d’une évaluation statistique des gens comme vous faisant ce même type d’emprunt, etc.… Lire la suite…