LE MONDE-ECONOMIE, « Les autorités de la zone euro ne savent pas ce qu’est un taux d’intérêt ! », lundi 7 – mardi 8 mars 2011

Un Mécanisme de stabilité punitif

Les taux très élevés associés aux prêts consentis à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal font penser que les instances dirigeantes de la zone euro ignorent qu’un taux d’intérêt associé à un prêt comprend trois composantes :

1) le coût du financement pour le prêteur ;

2) sa marge de profit ;

3) la prime de risque de crédit, qui reflète de manière inversée une évaluation de la valeur du collatéral ainsi que la qualité de l’emprunteur.

Les principes du futur Mécanisme européen de stabilité, qui sera mis en place en 2013 pour aider les Etats de la zone euro en difficulté, viennent malheureusement renforcer l’hypothèse d’une ignorance de ces règles de base.

Le coût du financement d’un prêt est le taux auquel le prêteur lui-même emprunte les sommes qu’il reprêtera à une échéance (maturité) similaire. A cela s’ajoute une marge de profit. La troisième composante est la prime de risque, calculée sur une base statistique – « actuarielle » – pour compenser le risque d’un non-remboursement par l’emprunteur.

Par exemple, dans le cas d’un crédit hypothécaire sur un logement, la prime de risque tiendra compte du pourcentage d’apport personnel, du montant brut du prêt et du passé de l’emprunteur en matière de crédit. Soit, sur un exemple : coût du financement : 2%, marge de profit : 1%, prime de risque : 1,5%. Total exigé de l’emprunteur : 4,5%.

Ces principes très simples ne sont apparemment pas compris par les instances dirigeantes de la zone euro. Les prêts qui ont été consentis à la Grèce (110 milliards d’euros en mai 2010) l’ont été à un taux à peine inférieur à celui que le marché exigeait alors. Or, ce taux du marché était déterminé par le montant de la prime des credit default swaps (CDS) sur la dette grecque.

UN INSTRUMENT DE MESURE DU RISQUE DE CREDIT

Un CDS garantit le paiement des sommes contractuellement promises sur un produit de dette au cas où celles-ci ne seraient pas versées. La prime du CDS constitue un instrument de mesure du risque de crédit, même si cette mesure est spéculative du fait que le marché des CDS est ouvert à des intervenants qui ne sont pas réellement exposés au risque.

Comme les autres Etats de la zone euro se portaient garants de la dette grecque, le risque de défaut était en réalité nul, et la composante « prime de risque » du taux exigé de la Grèce aurait donc dû être, elle aussi, nulle ! Le taux élevé exigé signifiait donc que la composante « profit » du taux avait été gonflée de manière extravagante par les Etats prêteurs.

Quelle en était la justification ? La seule imaginable – à l’exception d’un opportunisme cynique – est l’ignorance par les instances européennes des composantes d’un taux d’intérêt.

L’hypothèse de l’incompréhension semble être confirmée par l’annonce, en novembre 2010, de la mise en place du Mécanisme européen de stabilité, dont les contours restent encore à préciser.

A partir de 2013, nous dit-on, les prêteurs des Etats – les acheteurs de la dette que ceux-ci émettent – seront exposés à un risque de restructuration de celle-ci, c’est-à-dire à un risque partiel de non-remboursement.

Les acheteurs éventuels se sont aussitôt écrié que, s’il en était ainsi, les taux exigés ne manqueraient pas d’être plus élevés qu’ils ne le sont aujourd’hui. A quoi pouvait donc servir, demandera-t-on alors, la composante « prime de risque » comprise dans le taux et calquée, comme chacun l’a observé au printemps dernier, sur la prime du CDS ?

A moins qu’il ne faille admettre qu’il s’agissait alors de gonfler, sans justification particulière, la composante profit du taux ? Bien sûr, d’autres explications sont toujours possibles : une « anticipation du taux d’inflation », par exemple. Rieurs, s’abstenir !

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219 réflexions sur « LE MONDE-ECONOMIE, « Les autorités de la zone euro ne savent pas ce qu’est un taux d’intérêt ! », lundi 7 – mardi 8 mars 2011 »

  1. Bonjour Mr Jorion.
    Je suis un quasi-béotien total en matière d’économie, et je suis pas certain de bien comprendre ce que vous dites.
    Si je vous suis, un pourcentage des taux d’intérêts sur un prêt ne fait pas réellement partie du dit taux, mais constitue une prime à part, bien qu’inclue officiellement dans celui-ci ?
    Dans le cas de la dette Grecque par exemple, on voit aujourd’hui que les taux sont à plus de 12%. Sauriez-vous, grossièrement, quelle serait la part de la dite prime là dedans ?
    Merci pour vos infos.

    1. En gros la prime de risque est la différence entre le taux grec et le taux allemand (les prêts à l’Allemagne étant considérés comme quasiment sans risque) de même durée (même maturité). BA est le grand spécialiste, il va vous faire tous les calculs.

      Si un prêt à la Grèce, à l’Irlande, est garanti par l’ensemble des autres pays de la zone euro, il est sans risque et il n’y a par conséquent aucune raison que le taux réclamé soit supérieur au taux de marché pour un prêt de même durée consenti à l’Allemagne. S’il est plus élevé, la différence correspond à une marge de profit plus élevée, pas à une prime de risque… ce qui est dégueulasse puisque le pays est en difficulté et qu’il s’agit de l’aider par solidarité, pas de l’enfoncer davantage par cupidité.

      1. Dans le même ordre d’idée,Merkel veut imposer de sévères ‘pénalités financières’ aux états qui ne respecteraient pas son pacte de ‘stabilité’..complètement stupide, car comment vont ils en plus de taux bien trop élevés pouvoir payer en plus des ‘pénalités’?Avec quel argent?Celui qui est prêté?
        Ou alors, tiens je je te prête x euros pour me payer des pénalités!!
        Merkel devrait travailler chez Cofidis ou cetelem, elle est douée et peut y faire une grande carrière au département ‘usuriers’.

      2. Bon sang, c’est un cauchemar.
        Donc si je comprends bien (raisonnement simple à mon niveau), ce jour même, Tx à 3,3% pour l’Allemagne et 12,3% pour la Grèce sur les 10 ans = 9% de différence dans la poche des prêteurs par rapport à un prêt accordé à un pays en « santé correcte » ???!!
        L’hypocrisie de ce système n’a décidément aucune limite.
        Je n’avais pas réalisé cet aspect des choses, s’agissant de prêts garantis par l’Europe.
        Au delà, on peut considérer qu’il s’agit dans le cas le la Grèce (le plus « chaud » en ce moment) d’un coulage volontaire ?
        Puisqu’ils sont revenus à quelques dixièmes de % près au même niveau de taux d’intérêts qu’avant le plan de sauvetage obtenu via mesures drastiques.
        Je m’excuse si mes questions peuvent paraître simplistes ……
        La notion de « maturité » m’intrigue. J’en ai une vague idée, mais vu mes connaissances basiques en matière de finance, je préfère ne pas risquer de polluer ce blog avec des considérations éventuellement à côté de la plaque.
        Donc si quelqu’un pouvait m’expliquer, j’apprécierais grandement.
        Merci Mr Jorion.

      3. Une obligation de maturité 10 ans, émise aujourd’hui donnera lieu au remboursement à l’acheteur (le prêteur) du principal (la somme prêtée) dans 10 ans. Des intérêts seront versés à l’acheteur (le prêteur) annuellement (ou semi-annuellement) pendant 10 ans au taux défini par le coupon de l’obligation (son taux d’intérêt).

      4. D’ailleurs, pour qui n’est pas familier ou compétent avec les questions économiques et financières, la notion de cupidité semble être la clé de tout.

        Voici la définition qu’en donne le Petit Robert :
        – Cupidité : désir indécent et mesquin de gagner de l’argent, de faire argent de tout.
        • Voir : âpreté, avidité, convoitise, rapacité.
        • Contraires : désintéressement, détachement, générosité.

        Cela ne montre-t-il pas ce contre quoi il faut lutter et ce qu’il faut plutôt privilégier ?

      5. -« Une obligation de maturité 10 ans, émise aujourd’hui donnera lieu au remboursement du principal (la somme prêtée) dans 10 ans. Des versements d’intérêts auront lieu annuellement (ou semi-annuellement) pendant 10 ans au taux défini par le coupon de l’obligation (son taux d’intérêt). ».
        Ah ok ! En fait c’est bcp plus simple que j’imaginais, comme quoi j’avais raison de me suspecter d’incompétence totale.
        Merci beaucoup Mr Jorion.
        Une dernière question: quel peut bien être l’intérêt à long terme (s’il y en a un) des prêteurs d’étrangler un pays de cette façon ?
        Dans mon esprit basique, si je prêtes de l’argent à quelqu’un, je considère que mon intérêt est qu’il puisse me rembourser le principal plus les intérêts.
        Je ne vais par conséquent pas m’évertuer à lui mettre la tête sous l’eau en permanence parce qu’une fois noyé, je vais pouvoir allumer ma cheminée avec ma reconnaissance de dette.
        Est-ce le pur intérêt mercantile à courte vue, ou bien s’agit-il à terme de forcer le dit pays à libéraliser à fond, à déréguler ce qui peut l’être et à mettre la main sur de nouvelles sources de juteux profits ?
        Mais je crois que tout le monde connaît la réponse …..

      6. il faut cesser de croire qu’il n’y a pas de risque sur les obligations, notamment le risque lié à l’évolution des taux, celui-ci d’ailleurs pousse à la spéculation, et aussi le risque de non remboursement, notamment sur les TSR.

      7. @Lapige : Il suffit de regarder les montants des dettes publiques qui augmentent sans arret, et qui, tel que le système est fait ne peuvent pas diminuer, pour comprendre que les usuriers ne cherchent pas à se faire payer en especes sonnantes et trebuchante mais plutot, comme vous le dites, à forcer la « communauté » à leur céder tout ce qu’elle possède… Je suis loin d’avoir le niveau de comprehension dans le domaine que la plupart des lecteurs de ce blog, mais je pense pas que quiconque me contredise quand je dis que les dettes publiques ne seront jamais remboursées : on est dans un système fermé, on ne peut donc pas assurer une croissance continuelle. C’est pas un bug, c’est une feature…

      8. • Voir : âpreté, avidité, convoitise, rapacité.
        • Contraires : désintéressement, détachement, générosité.

        Cela ne montre-t-il pas ce contre quoi il faut lutter et ce qu’il faut plutôt privilégier ?

        Z’inquiétez pas, que ce soit pour les grecs ou les autres, après la cupidité, l’intérêt, la convoitise, ils auront l’immense privilège de bénéficier du détachement, du désintérêt, de l’abandon, de la charité. Tout court.
        Et en prime ils devront dire merci. Pensez donc ! Ils se seront vus offert l’inestimable avantage de payer – ou tenter de payer plutôt – une prime de contrition en sus, et même en remplacement comme nous dit Paul, d’une prime de risque ! Un ticket aller-simple vers le paradis via le chemin de la rédemption. Et pi attention ! avec les meilleures place du Magic Bus européen, rien qu’pour eux : les deux poignets ficelés au pare-choc arrière…

      9. « ce qui est dégueulasse puisque le pays est en difficulté et qu’il s’agit de l’aider par solidarité, pas de l’enfoncer davantage par cupidité »

        Par cupitidé seulement ? Il doit bien y avoir aussi un peu de jouissance sadique à infliger des punitions aux « mauvais élèves ».

        Et puis j’aurais aujouté « ce qui est contreproductif puisque les exportations des uns (allemands…) font les importations des autres (grecs, irlandais…) »

      10. Il paraît intéressant de comparer ces taux à 10 ans avec des taux à 10 ans pour des crédits immobiliers en France au début de l’année 2011.
        Ces taux fixes sont compris entre 3,5 et 4 %.
        Ce qui veut dire que les taux sont bien définis par un subtil (!) équilibre entre le rapport de force et les « nécessités économiques ».

      11. @Paul Jorion,

        Si un prêt à la Grèce, à l’Irlande, est garanti par l’ensemble des autres pays de la zone euro, il est sans risque et il n’y a par conséquent aucune raison que le taux réclamé soit supérieur au taux de marché pour un prêt de même durée consenti à l’Allemagne. S’il est plus élevé, la différence correspond à une marge de profit plus élevée, pas à une prime de risque… ce qui est dégueulasse puisque le pays est en difficulté et qu’il s’agit de l’aider par solidarité, pas de l’enfoncer davantage par cupidité.

        Vous faites erreur, Mr Jorion.

        Chaque pays membre ne garantit qu’une portion des obligations de l’EFSF, portion qui correspond à la part de chaque pays dans les fonds propres de l’ECB.

        Par exemple l’Allemagne ne garantit que 27% de ces obligations, la France 20%, l’Espagne 12%, etc…

        Le risque d’une telle obligation est donc supérieur, par construction, au risque des obligations Allemandes, puisque 83% des garanties sont issues de pays dont le risque est supérieur au risque Allemand.

        Une obligation de l’EFSF est plus ou moins équivalente à un CDO, un portefeuille de créances dont les risques sont plus ou moins douteux (puisqu’elles incorporent des garanties d’états comme les PIGS) et que l’on essaye de faire passer pour une obligation AAA.

        Cela ressemble un peu à la titrisation de prêts subprime q’on a essayé de faire passer pour AAA.

      12. @ Chris06

        Le montage financier est plus élaboré : afin d’obtenir la garantie AAA (sécurité maximale), l’EFSF ne peut engager que 250 milliards d’euros de prêt, alors que 440 milliards d’euros sont par ailleurs garantis par les Etats, selon la règle de partage que vous donnez.

      13. Et hop me re vl’à …..
        Je cite Chris 06:
        -« Chaque pays membre ne garantit qu’une portion des obligations de l’EFSF, portion qui correspond à la part de chaque pays dans les fonds propres de l’ECB.
        Par exemple l’Allemagne ne garantit que 27% de ces obligations, la France 20%, l’Espagne 12%, etc…
        Le risque d’une telle obligation est donc supérieur, par construction, au risque des obligations Allemandes, puisque 83% des garanties sont issues de pays dont le risque est supérieur au risque Allemand. »

        Alors bon, le Blaireau-Chef que je suis en déduit une question:
        Est-ce que tout cela ne met pas en relief l’absurdité de l’€ MONNAIE UNIQUE ?
        Pas crier, pas taper, m’expliquer !
        Merci aux âmes charitables.

      14. @ chris06

        Comme le dit François Leclerc, ce n’est pas de cette manière là que ça se passe : le risque que présentent les pays individuels ne se trouve pas simplement transféré de manière mécanique aux prêts qui sont consentis, les prêts ont une notation de risque de crédit AAA, c’est-à-dire minimal, grâce à ce qu’on appelle une sur-collatéralisation : en fait, l’existence d’une réserve.

      15. Bonsoir Paul

        Ce n’est pas seulement dégeulasse, c’est du vol. Légal certe mais du vol tout de même. Il est vrai qu’en matière d’argent, ce qui est légal est moral. Pourtant l’asservissement par l’argent, la violence économique, devrait tomber sous le coup de la loi et être traîté par le TPI au motif de « crime économique contre l’humanité ». FMI sur le banc des accusés en tête.
        Comme on le faisait dire à Jean Gabin dans Le Président: « Vous avez fait l’Europe des banquiers et des commerçants, cette Europe la messieurs, je vous la laisse, je n’en veux pas ». Un magnifique film prémonitoire à plus d’un titre et une fabuleuse leçon de politique et ce sans parler du jeu des acteurs. Un film à voir et à revoir.

      16. @Paul Jorion,

        le risque que présentent les pays individuels ne se trouve pas simplement transféré de manière mécanique aux prêts qui sont consentis, les prêts ont une notation de risque de crédit AAA, c’est-à-dire minimal, grâce à ce qu’on appelle une sur-collatéralisation

        c’était la même chose aux Etats Unis avec les CDO de subprimes, on avait fait croire qu’une fois enrobés et sur-collatérisés on pouvait leur mettre la note AAA et tout le monde y vérait du feu. Sauf que quand les subprime ont fait défaut, le pot aux roses a été découvert et on a transféré ce merdier sur les bilans publics: résultat, ce sont les citoyens lambda qui continueront à payer les créances dans les portefeuilles des plus riches qui normalement auraient dû perdre leur argent.

        Hegel avait raison quand il disait qu’on apprend de l’histoire que les hommes ne peuvent jamais apprendre de l’histoire.

      17. Oui, en fait, la sur-collatéralisation a lieu au sein des Asset-Backed Securities composées de crédits hypothécaires subprime. Les CDO peuvent contenir des ABS, ils peuvent aussi contenir des Mortgage-Backed Securities, composées de crédits hypothécaires prime, où le mécanisme de support du crédit n’est pas la sur-collatéralisation mais la subordination des tranches junior aux tranches senior.

      18. @Paul Jorion
        Vous dites bien « si un prêt est garanti « .
        Peut être bien que ces prêts ne sont-ils pas si garantis que cela. 🙂
        Ou alors que cette garantie, personne n’y croit vraiment.

      19. Comment dire « autorité de la zone euro » dégage ??

        Des slogans, comme « ploutocratie » dégage, « oligarchie » dégage,
        ce ne serait peut-être pas faux, mais ce ne serait non plus pas ça, …car qui comprendrait ???

        L' »autorité de la zone euro » est certainement une « oligarchie » mais elle n’est non plus pas la seule,
        certainement de tendance « ploutocrate », mais ne serait pas la tendance générale ??,

        Elle ne peut être ni despotisme, ni monarchie, puisqu’elle n’expose ni le nom d’un despote, ni celui d’un monarche,
        elle n’est pas non plus démocratie, laquelle exigerait de son élection par le peuple, …

        Elle serait plus apparentée de la « dictature », -définie dans le sens dont en usait en 1848, les « dictateurs », (terme dont ils s’attribuaient d’eux même) du gouvernement provisoire de Lamartine,
        c’est à dire de la dictature, entendue au sens d’un pouvoir illégitime, car non élu, ni de la voix de dieu, ni de la voix du peuple, …. mais cependant, pas non plus, non plus
        L’autorité de la zone euro, n’est ni un pouvoir sortie de la rue, lors d’une révolution, surgie de l’armée, lors d’un coup d’état militaire, …

        Il semble qu’elle soit constituée dans la forme dune cooptation, mais qui ne serait pas non plus dans sa constitution dénuée de tout aval démocratique …
        peut-être dans la même nuance qui font la distinction entre l’autorité échue d’un gouvernement à celle promue d’une gouvernance ….

    2. Les Peuples européens doivent prendre leur responsabilité face à ces marchands qui détruisent notre avenir européen.

      Le ressentiment entre les Peuples européens sera exacerbé par ces pratiques honteuses.

      Le traité Berlin-Paris doit remplacer le traité de Lisbonne.

    3. @ Lapige

      Ce que dit P. Jorion c’est qu’il y a plusieurs facteurs qui expliquent le taux d’intérêt. Mais ce que paie l’emprunteur est bien un taux unique qui englobe tous les facteurs. Sa décomposition ne correspond pas à ce que font habituellement les économistes. On considère généralement que les trois facteurs qui expliquent le taux d’intérêt sont : l’attente, le profit, l’inflation. Pour comprendre à quoi correspond l’un des facteurs, il suffit de prendre un cas où les deux autres n’existent pas.

      Ex. : même sans risque ni inflation, l’emprunteur paie un taux d’intérêt : on l’appellera taux d’intérêt sans risque.

      Si, de plus, le prêteur estime qu’il y a un risque – même faible – que l’emprunteur ne rembourse pas, il demandera plus qu’à un emprunteur sans risque. Même dans ce cas ultra-sûr, sans souci, le prêteur aura quand même des frais administratifs minimum, qu’il intégrera dans son taux. On ne prête pas si on n’est même pas capable de couvrir ses frais administratifs.

      Si, enfin, il y a de l’inflation, le prêteur en tiendra compte pour que ce qu’il reçoit en fin de compte ait bien le pouvoir d’achat espéré.

      Ce que Paul Jorion appelle profit et risque correspond en réalité à une seule et même chose : l’incertitude sur ce qui va se passer exactement dans le futur. Peut-être que l’emprunteur remboursera… peut-être pas… Il n’y a pas de formule mathématique pour prévoir le futur dans ce domaine. Le prêteur espère faire un profit, mais il prend en même temps le risque de faire une perte. Autrement dit, cette « composante » du prêt peut être positive ou négative : si remboursement, il fait un profit ; si défaut, il fait une perte. Mais pour accepter de prendre ce risque de gain ou de perte, il demande un supplément de rémunération.

      On peut ainsi comprendre pourquoi il y a une telle différence entre l’Allemagne et la Grèce. Les prêteurs qui prêtent à l’Allemagne prennent un risque de gain ou de perte. Les prêteurs de la Grèce aussi… mais ils demandent une rémunération supérieure pour prendre le risque de la Grèce que dans le cas de l’Allemagne. Aucune formule mathématique ne permet de dire qu’ils ont « tort ». Ironiquement, la seule manière d’affirmer qu’on n’est pas d’accord, ce serait de prêter à la Grèce avec son propre argent, à un taux inférieur !

      Pour vous donner mon avis, le gouvernement grec fait un mauvais – très mauvais – usage des fonds qui lui sont confiés. Mais que l’usage soit bon ou mauvais, les contribuables grecs devront rembourser quand même. Prêter le moins possible au gouvernement grec, à un taux élevé, cela l’oblige donc à se réformer et à réduire un peu le gaspillage. C’est douloureux à court terme, mais inévitable à moyen terme, et finalement bénéfique pour les citoyens grecs.

      Cdt,
      GSF

      1. « On considère généralement que les trois facteurs qui expliquent le taux d’intérêt sont : l’attente, le profit, l’inflation. »

        Le « on » dans cette phrase renvoie aux économistes – qui ne prêtent de l’argent qu’à leur proches. J’ironise à leur propos dans ma dernière phrase : un financier pris au dépourvu quand on lui reproche un profit excessif pourra toujours invoquer un argument d’économiste : « Attention ! Je ne me bourre pas les poches, j’ « anticipe l’inflation », nuance ! » Ou, pour rester dans la bouffonnerie : « Je touche une « compensation pour mon attente »  » (s’étouffe de rire !).

        Les financiers qui prêtent véritablement de l’argent (par opposition aux économistes), font comme je l’ai dit : coût du financement + marge de profit + prime de risque (généralement calculée par des moyens fiables : analyse de données historiques). Croyez-en mon expérience, comme on dit : j’ai fait ça pendant dix ans.

      2. @ PJ

        Je vois bien la décomposition comptable des coûts d’une banque. Mais ce que vous appelez « marge » ne correspond pas à une cause bien identifiée en économie. Il y a une petite traduction à faire. Soit la « marge » sert à couvrir des frais administratifs connus et dans ce cas sa cause est dans le « coût » (i.e. coût d’opportunité) ; soit c’est un profit – gain ou perte – et dans ce cas sa cause est dans le « risque » (i.e. l’incertitude). La différence de vocabulaire n’est pas insurmontable et il n’est pas nécessaire de traiter les gens d’ignares.

        Cdt,
        GSF

      3. Bonsoir Gu Si Fang.

        Monsieur, je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de bénéfique dans le fait de rembourser à perte de vue une dette de plusieurs fois le capital emprunté à cause de taux d’intérêts prohibitifs.
        Notez- bien, j’ai souvent constaté que les gens se faisaient avoir en matière d’argent alors qu’on leur avait assurré que c’était pour leur bien.
        La note de la Grèce vient encore d’être abaissée de 3 crans, le jeu est truqué, tout est encadré pour qu’un remboursement soit mission impossible.
        D’un autre côté, en commerce, on peut faire soit: Un bénéfice, une affaire blanche ou une perte. Tout en faisant un bénéfice on peut déplorer tout de même un manque à gagner. Il y a un gain mais pas à la hauteur de ce que l’on escomptait. C’est aujourdh’hui ce que font les banques en Europe, la cupidité les pousse pour sauvegarder un bénéfice maximal à prendre des dispositions qui sont de nature à provoquer des défauts de paiement. En bref, il faut être très con.

      4. @Gu Si Fang

        « Quelques observateurs soutiennent que cette crise expose la débauche du gouvernement Grec et de ses citoyens. En réalité, la Grèce a le revenu par habitant le plus bas d’Europe, son filet de sécurité social est vraiment modeste et les coûts administratifs de son système de protection sociale sont inférieurs a ceux de la bureaucratie allemande, française et irlandaise.
        Même les dépenses des retraites, qui sont la cible principale des néolibéraux, sont inférieures que dans d’autres pays européens. Les faits ne sont pas consistant avec l’image présentée dans les médias d’un État-providence excessivement généreux.

        Ce que la plupart des économistes échouent à comprendre est que les changements du solde du secteur gouvernemental auront des conséquences (opposées) pour le solde de secteur non-gouvernemental. Ce n’est pas une théorie, mais une identité comptable simple, basée sur la comptabilité en partie double. Quand le secteur gouvernemental entre en déficit, ce déficit est égal a l’épargne supplémentaire du secteur privée (ou la réduction du déficit du secteur privé), plus les importations additionnelles nettes [(G-T) = (S-I) – NX]. »

        « Sans un ajustement massif du solde de son compte courant, la Grèce doit remplacer ses déficits publics par des déficits privés si l’austérité doit réussir — une accumulation nécessairement rapide de dette privée qui serait insoutenable. La discipline fiscale fortement vantée de l’Allemagne a pu accomplir précisément cela (Figure 1).

        En effet, » les débauchés  » Grecs ont moins de dette privée que leurs voisins – ce qui pourrait les mettre dans une meilleure position pour résister à cette crise. Le problème n’est pas que la Grèce a des niveaux très élevés de dette publique et de déficit budgétaire à cause de la débauche du gouvernement ou d’ouvriers paresseux, mais bien parce qu’elle a un niveau d’endettement privé bien inférieur. »

        « La plupart des pays les plus développés, y compris les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon, sont dans une situation semblable. Le problème est que les exigences du Pacte de stabilité sont arbitraires et ne sont enracinés dans aucun arguments théoriques sensés ou de preuve empirique.
        Les pays ont des profils d’exportation et des taux d’épargne du secteur privés différents, et ceux-ci affecteront de façon endogène le solde du secteur public.  »

        ENDGAME FOR THE EURO? WITHOUT MAJOR RESTRUCTURING, THE EUROZONE IS DOOMED

      5. @ Marc Riva

        je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de bénéfique

        Il faut toujours rajouter « du point de vue de … » à la fin d’une telle question : bénéfique pour qui ? mauvais pour qui ?

        Prêter aujourd’hui à bas taux au gouvernement grec est bon ! mais c’est pour pour le gouvernement grec qui paie ainsi de nombreux fonctionnaires improductifs, et c’est bon pour les fonctionnaires en question et divers ayants-droits qui vivent de rentes versées par l’Etat sans fournir aucun service correspondant.

        Pour qui est-ce mauvais ? Pour ceux qui rembourseront la dette, évidemment ! …si elle est jamais remboursée. Car le gouvernement grec n’a jamais remboursé sa dette, de toute son histoire. La pire situation est donc celle où l’on ne paie que les intérêts, qui s’alourdissent pendant des générations et des générations, avant de finir par faire défaut.

        Prenons un exemple. Dans les années 1980, l’Italie avait des dépenses publiques qui représentaient 18% du PIB (nous sommes à 56% en France aujourd’hui). Mais 11 de ces 18% étaient dépensés en intérêts sur la dette publique. Autrement dit, la seule chose à laquelle pensait le ministre des finances en se rasant était : comment payer les intérêts aujourd’hui ? Les services publics n’étaient plus en état de marche, les fonctionnaires étaient payés partiellement en titres de dette publique, le pays était en complète déliquescence. Alors l’Italie s’est réformée, parce qu’elle n’avait plus le choix.

        La Grèce d’aujourd’hui ressemble comme deux gouttes d’eau à l’Italie des années 1980 : corruption, pots-de-vin à tous les étages, rentes, fonctionnaires qui ne viennent pas au travail, jeunes qui rêvent de devenir fonctionnaire pour recevoir un peu d’argent public, femmes rêvant d’épouser un militaire, etc. etc. Je ne sais pas comment ils vont changer, peut-être ne le savent-ils pas eux-mêmes, la réforme doit venir d’en-bas. Mais continuer de prêter au gouvernement n’incite pas à chercher une solution.

        L’idée de Jorion est que ce sont les banques, en exigeant des taux élevés, qui déclenchent la faillite de la Grèce. Pour donner un air pseudo-scientifique à ce raisonnement, on appelle ça une prophétie autoréalisatrice : je crois que la Grèce peut faire défaut, donc les taux montent, donc elle fait défaut, et voilà ! Possible… Sauf qu’en réalité ceci ne se produit jamais, au grand jamais, avec des banques saines, ou avec des gouvernements bien gérés. Les soi-disant prophéties ne frappent que des banques zombies et des gouvernements décadents, en toute bonne logique. Pas besoin d’aller chercher des théories fumeuses de mimétisme moutonnier pour comprendre pourquoi Lehman ou la Grèce sont en difficulté.

        Cdt,
        GSF

        P.S. Une lecture copieuse mais très instructive sur la théorie de l’intérêt : « L’histoire critique des théories de l’intérêt » par Eugen von Böhm-Bawerk, avec en particulier une critique méticuleuse de la théorie de l’exploitation de Marx. C’est en ligne et c’est ici :
        http://www.institutcoppet.org/2011/03/04/bohm-bawerk-les-fondements-autrichiens-de-linteret-et-du-capital/

      6. Bonjour aliena,

        Toujours le néochartalisme ? L’Etat n’a qu’a imprimer du papier et n’a plus besoin de lever des impôts ? Une imprimante, et tout le monde est riche, et hop !
        🙂

        la Grèce a des niveaux très élevés de dette publique et de déficit budgétaire à cause de la débauche du gouvernement ou d’ouvriers paresseux, mais bien parce qu’elle a un niveau d’endettement privé bien inférieur

        Le Levy Institute écrit parfois des choses intéressantes, mais là ce n’est pas le cas. D’une part, il est idiot de globaliser le pays en parlant de « la Grèce » ou « des Grecs ». Il y a en Grèce des gens qui travaillent énormément, et d’autres qui vivent comme des parasites aux crochets des premiers. La vision globale néglige cette réalité, et aboutit à une vision du genre « ils » empruntent aux Allemands pour consommer sans travailler. Simpliste.

        Cdt,
        GSF

      7. En Grèce, la TVA sur les produits basiques, de première nécessité, vient d’être réhaussée de 11 à 13 %, alors qu’ en France , sur ces mêmes produits, type le pain, elle en est encore seulement de vers les 5 % …..
        (faudrait-il voir un rapport d’indexation, entre le pourcentage des taux d’intérêts exigés, et le pourcentage du taux le plus bas de la TVA en vigueur du pays …)

      8. @ Gu Si Fang

        Les travaux du Levy Institute est basé sur cette simple identité, celle que je viens de vous citer:

        Surplus du Secteur Prive = Déficit du Secteur public + Excédent du Compte Courant

        Cette identité est un FAIT comptable, pas une idéologie.
        Si vous trouvez leurs articles intéressant la plupart du temps mais pas cette fois, c’est que vous ne comprenez rien 😉
        MMT vient de Minsky (et Keynes).

        La Grèce a un fort déficit public parce qu’elle a taux d’endettement privé faible (la monnaie de base est utilisée au lieu du crédit bancaire).
        Et non pas parce qu’elle « dépense sans compter », réflexion moralisatrice qui n’est pas basée sur la réalité.

        L’État émet toujours la monnaie, (elle ne pousse pas sur les arbres!) et la taxation est un moyen de réguler l’inflation, pas le moyen de « financer » l’État.
        A l’heure actuelle, le niveau de prélèvement est trop élevé (ou la dépense du gouvernement est trop faible) par rapport a une demande anémique.
        En Grèce comme ailleurs.

      9. @ Aliena

        Les travaux du Levy Institute sont heureusement plus intéressant que des identités comptables. Ils sont basés sur les post-keynésiens comme Minsky et sa théorie des cycles. On en a déjà causé.

        J’attire votre attention sur la différence entre identité et équation :
        – une identité est une tautologie, comme « un euro est un euro »
        – une équation est une proposition qui affirme que deux objets sont égaux, comme « l’âge de Pierre est égal à l’âge de Jeanne »

        Les identités comptables en économie sont des identités, pas des équations. Si vous oubliez les chiffres et que vous mettez les vrais objets – monnaie, biens, services – dans l’équation, vous avez les mêmes objets des deux côtés de l’égalité. Ils sont identiques. Ce n’est pas comme si vous aviez deux choses différentes, mais égales.

        Par conséquent, en tirer des conclusions causales comme « la Grèce a un déficit parce que ceci ou cela » est absurde. L’identité comptable n’exprime aucune causalité.

        C’était la minute de philo…

        Cdt;
        GSF

      10. Deficit Spending: Time to Reframe the Debate
        By Stephanie Kelton

        « But we cannot ‘get there’ until we dispense, once-and-for-all, with the erroneous belief that deficit spending is reckless and irresponsible, something akin to « fiscal child abuse », as Kotlikoff and Burns so disgracefully characterized it.

        Instead, just remember this fundamental accounting identity:

        Private Sector Surplus = Public Sector Deficit + Current Account Surplus

        For me, this is the most important identity in economics. It holds true in every nation at every point in time, and it is useful when you run thought experiments like, for example, « What will happen to the private sector’s balance sheet position if the government’s budget is cut by X% of GDP and the current account deficit remains Y% of GDP? » »


        MMTer’s of the Levy Economics Institute

        (Modern Money Theory)

        L. Randall Wray, Senior Scholar

        James K. Galbraith, Senior Scholar

        Marshall Auerback, Research Associate

        Stephanie A. Kelton, Research Associate

        Pavlina R. Tcherneva, Research Associate

        Les memes ici
        http://neweconomicperspectives.blogspot.com/
        http://www.newdeal20.org/

      11. Bonjour aliena,

        Réponse avec un délai, le temps de regarder une ou deux présentations qui ont confirmé ce que je savais déjà : le néochartalisme n’a rien de néo, c’est un mélange de keynésianisme hydraulique avec l’inflationnisme le plus extrême façon John Law. Je pense en particulier à cette présentation :

        http://www.netrootsmass.net/fiscal-sustainability-teach-in-and-counter-conference/bill-mitchell-what-is-fiscal-sustainability/

        Les principes :
        – le gouvernement doit gérer la « demande globale » par sa politique budgétaire et fiscale ;
        – il n’a pas besoin de se soucier des recettes puisqu’il peut émettre de la monnaie.

        D’où des conclusions comme :
        – il ne faut surtout pas réduire la dépense publique en ce moment, cela diminuerait la croissance, donc les recettes fiscales, et finalement le déficit augmenterait (self-defeating) ;
        – la politique budgétaire américaine actuelle n’est pas assez expansive (!) dixit R. Wray à la 19th Annual Hyman Minsky Conference du Levy ;
        – le gouvernement n’a aucune – je dis bien aucune – contrainte budgétaire pour créer des emplois et éliminer le chômage, ou pour payer nos retraites, puisqu’il lui suffit pour cela d’appuyer sur un bouton pour inscrire quelques milliards sur un compte en banque (re-!) dixit Bill Mitchell.

        Les néochartalistes sont-ils fous ou idiots ? J’ai l’air de dire qu’ils sont parfaitement ignorants, que je sais tout, etc. Si on cherche malgré tout une parcelle de vérité dans leur théorie, c’est celle-ci : elle est vraie SI l’on accepte une socialisation plus ou moins complète de l’économie, qui est la conséquence de la politique qu’ils préconisent. En effet, augmenter les dépenses publiques par la planche à billets et limiter l’inflation par la politique fiscale, ça peut se dire autrement : laisser une moindre place aux choix privés dans les choix de production et de consommation, et donner plus de pouvoir au gouvernement pour faire ces choix à la place des consommateurs et des producteurs. C’est la définition d’une économie dirigée. Le néochartalisme est donc compatible avec une économie socialiste (à condition toutefois d’éviter l’écueil de l’hyperinflation, qui semble très probable quand je les entends). D’ailleurs, nos économies sont gérées selon des principes très proches de ce qui est décrit : déficit budgétaire perpétuel, planche à billets, et interventionnisme à tout crin. Apparemment, ça ne leur suffit pas…

        Sur le plan théorique, ils s’appuient sur une vision comptable macro, c’est-à-dire qu’il n’y a ni choix, ni préférences des consommateurs, ni investissement, ni entrepreneurs : l’économie pour un néochartaliste, ce n’est que de la plomberie. Mélenchon n’aurait pas dit mieux :

        http://tinyurl.com/4mbuz6y

        A lire : « Le Socialisme : Étude économique et sociologique (1922) » de Ludwig von Mises, sur les conséquences d’un tel régime économique.

        Cdt,
        GSF

  2. tout à fait d’accord avec Paul Jorion, d’ailleurs les irlandais ne sont pas enclins à accepter le plan de renflouement UE-FMI.
    le parti travailliste a d’ores et déjà annoncé qu’il allait renégocier les taux d’intérêts jugés « punitifs » hérités du plan UE-FMI, et imposer des pertes plus conséquentes aux créanciers des banques irlandaises…! (à juste titre)

    1. J’ai eu l’occasion de lire de cet auteur « la paradoxe de robinson », une analyse intéressante.

      « l’être humain est avant tout un être social »
      Ce livre participe à la remise en question de deux paradigmes de la pensée moderne: celui de l’être indéterminé et celui de l’individualisme méthodologique.

      quelques citations:
      « la société précède l’individu, la coexistence précède l’existence de soi »

      « l’homme moderne a oublier que la vie en société est le lieu où il est question pour lui d’exister: il a préféré croire qu’il était doté par nature d’un sentiment d’exister suffisant »

      « nous concevons l’être humain comme un sujet dont la grande affaire est de connaitre et d’agir sur le monde comme si ce sujet était extérieur à l’environnement dans lequel il agit. Une telle idée de soi n’empêche pas que nous ayons à exister dans le même bain que les autres, avec eux ou contre eux. Mais elle permet de s’imaginer que, en tant que « sujet rationnel », nous ne sommes pas pris dans cette interdépendance, ce qui est flatteur »

    2. @PAD : je ne sais pas « où est passé le bien commun », mais mon petit doigt me dit qu’à l’avenir il sera de plus en plus « immatériel ». L’on va devenir si pauvre que le concept de « bien commun » sera un jour notre seul… bien commun !

      1. Justement le bien commun n’est pas que le matériel, mais ce que nous faisons tous sur ce blog, le besoin des autres nécessaire à notre humanisation.

  3. Il est évident que la solidarité imposerait aux Allemands de prêter au taux qu’ils obtiennent.
    Et je suis pour ma part surpris que, vu le contexte, l’Euro n’ait pas plongé plus au niveau cours…

    D’un autre coté, cette prime.
    Elle n’est pas complètement injustifiée si un « investisseur » prête de l’argent à l’Europe, car, en fonction des pays, la PRODUCTION de richesses est différente.

    Je lisais plus haut le « risque » de tout perdre.
    Hors, dans dix ans. Soit le système aura sauté, soit la crise sera finie. Donc, c’est « jouable ».

    Et emprunter, ne l’oublions pas, a deux finalités.
    Soit investir, pour gagner plus par la suite,
    Soit reporter le problème des dépenses courantes à plus tard. Soit, aller dans le mur.

    1. Il est évident que la solidarité imposerait aux Allemands de prêter au taux qu’ils obtiennent.

      Ce ne sont pas les Allemands qui prêtent, mais l’EFSF c’est à dire les Allemands, les Français, les Espagnols, les Irlandais, les Grecs, qui prêtent aux Grecs et aux Irlandais, et chacun dans une proportion qui correspond à leur part dans les fonds propres de l’ECB.

      Je suppose que vous ne demandez pas que les Français ou les Espagnols prêtent aux Grecs au taux que les Allemands obtiennent?
      Donc pourquoi voulez vous que l’EFSF prête aux Grecs au taux que les Allemands obtiennent?

      De plus, vous rendez vous compte que ce vous appelez « solidarité », c’est en fait que les peuples Européens, à travers leurs gouvernements respectifs, garantissent les dettes que les grecs ont souscrite auprès des Européens qui ont les plus hauts patrimoines via leurs assurances-vie, fonds de pension privés, OPCVM, hedge funds, etc…). Comme cela, quand les grecs feront défaut, ce seront les contribuables Européens qui rembourseront pour eux les sommes qu’ils devaient aux riches Européens.

      1. Ce que l’on peut savoir de la détention de la dette grecque montre que sont en premier lieu les banques qui la possèdent.

      2. @François Lecelerc,

        c’est toujours la même chose. Qui sont les actionnaires et les créanciers des banques? Ce ne sont pas des citoyens lambda mais ceux avec les plus hauts patrimoines.

        Si la Grèce devait faire défaut, cela normalement devrait être leurs patrimoines qui seraient réduits. Mais à la place, non, ce sont les citoyens lambda qui paient pour eux.

        Avec ces bailout, c’est toujours la même chose, et cela fait plusieurs années que cela dure : on transfère des dettes privées vers des dettes publiques. Résultat, ce sont les citoyens lambda qui paieront (via leurs augmentation d’impôts ou les coupes dans les avantages de l’état providence) pour les citoyens les plus riches.

        Et vous appelez cela de la solidarité?

        C’est la même chose aux Etats Unis avec les CDO de subprimes eux aussi sur-collatérizés que l’on avait vendu comme des AAA en faisant croire que ce procédé permettait comme par magie d’éliminer les risques. Résultat quand les subprime ont fait défaut on a transféré les dettes non recouvrables des bilans privés au bilan public, les contribuables paient pour les riches.

        Et tout ce fait à notre insu car personne n’y voit clair avec ces montages financiers incompréhensibles.

      3. T’inquiètes, on voit clair, Chris.

        Dans une multinationale, bien souvent, une unité a ses propres acheteurs.
        Ils uniformisent donc le prix d’achat des unités à celui le plus bas obtenu.

        Soit, rien de plus logique que de faire emprunter par l’Allemagne qui reverse aux autres pays.

      4. @Yvan,

        cela n’a rien a voir :
        tout d’abord, celui qui émet des obligations ne les achète pas, il les vend. Le prix auquel il les vend, c’est le taux d’intérêt, plus il est bas plus ses obligations sont chères. Ce prix n’est pas fonction de la quantité qu’il en émet, mais du risque de défaut de l’émetteur.

        Si l’Allemagne émettait des obligations pour toute la zone Euro, elle assumerait le risque de défaut des autres pays. Ces risques ne disparaissent pas, ils seraient transféré à l’Allemagne, donc le risque de l’Allemagne augmenterait ainsi que le taux d’intérêt des obligations Allemandes.

        Le fait de grouper les émissions d’obligations de toute la zone Euro au sein d’une entité, l’Allemagne, ne changerait pas le fait que ces obligations seraient émises à un prix qui refléterai le risque de la zone Euro, et non plus de l’Allemagne uniquement. Les risques ne disparaissent pas par simple construction financière, il sont simplement transférés à la nouvelle entité émetrice des obligations.

      5. Chris…
        Désolé mais j’ai AUSSI assurer le transfert de risque en entreprise.

        Tes arguments ne tiennent pas. Et pour te culturer, sache que les trois zones les plus pauvres de la France sont soutenues par le reste du pays.
        Ce qui devrait pouvoir se faire au niveau Europe.

        Bien immatérièlement presque à toi.

      6. Tes arguments ne tiennent pas.

        Pourquoi? Qu’est ce qui ne « tient pas »?

        Ce qui devrait pouvoir se faire au niveau Europe.

        Je n’ai pas dit que cela ne pourrait pas se faire.
        J’ai dit que si l’Allemagne empruntait pour les autres, ceci aurait pour conséquence de faire augmenter les taux de ses obligations. Et j’ai expliqué pourquoi. Maintenant si vous voulez contredire ceci sans confondre le groupement des achats d’une multinationale avec le groupement des émissions de dettes de plusieurs états, je vous écoute.

      7. Chris.
        Rappelles-moi pendant combien de temps a existé le SME..??

        Soit, dans la même logique, une converge de monnaie peut et doit donner une convergence de taux d’emprunt.
        Ceci est tellement logique que chacun peut le comprendre.

        Pour TE répondre.
        MA convergence vers les prix les plus bas au sein d’une multinationale est identique en raisonnement.
        Une Zone est une zone. Soit tu te sers les coudes, soit tu te tues avec les autres.

        TON argumentaire sur le risque ne tient pas si l’Allemagne tient les zinvestisseurs par les couilles.
        Et cela est évident aussi sauf si l’Allemagne veut utiliser son pouvoir pour niq.. bais… rouler les autres.
        D’autant que cela permettrait à l’Europe d’envoyer balader les agences de notations.

        Et ce qui nous permet d’en déduire que l’Europe est COMPLETEMENT coincée par les US.

      8. @Yvan
        Tu as évidemment raison, Chris 06 détricote l’Europe. Une zone monétaire n’a de sens et ne peut exister que si il y a mutualisation dans la gouvernance économique des états qui la composent. D’ailleurs, chacun a compris que les excédents allemands sont composés essentiellement des déficits des autres pays CE.
        Exact aussi que les anglo-saxons redoutent au plus haut point cette mutualisation.

      9. @Yvan,

        MA convergence vers les prix les plus bas au sein d’une multinationale est identique en raisonnement.

        Non, car vous continuez à confondre groupement des achats avec groupement des ventes.

        Une émission d’obligation n’est pas un achat d’un produit, c’est une vente. C’est à dire que l’émetteur de l’obligation essaye de trouver un acheteur pour son produit. Si on groupe les ventes on les vend à un prix plus bas, mais vendre des obligations à un prix plus bas veut dire payer un intérêt plus élevé.

      10. @Polaire,

        primo, « je » ne détricote pas l’Europe (je ne pense pas avoir cette capacité!), c’est l’Europe qui est détricotée.

        segundo, si la zone Euro groupait toutes ses émissions d’obligations en une seule entité, le prix de ses obligations serait fonction du risque de cette entité, qui n’est pas le même que le risque de l’entité « Allemagne ».

        D’ailleurs vous n’avez qu’à comparer le cours des obligations de l’EFSF avec celles de l’Allemagne, celles de l’EFSF sont à un spread d’environ 50 bp au dessus des bunds.

        Ceci n’a rien d’extraordinaire ou de polémique, car le taux d’une obligation est toujours fonction du risque de l’émetteur (ici l’EFSF), et non du risque d’un émetteur différent (l’Allemagne).

        Yvan part du principe que le risque de la zone Euro est égal au risque de l’Allemagne, ce qui est évidemment faux.

      11. @Chris06
        « Yvan part du principe que le risque de la zone Euro est égal au risque de l’Allemagne, ce qui est évidemment faux ».

        Si on est proeuropéen, on est logiquement favorable à une mutualisation des taux d’intérêt sachant que la « richesse » de certains pays de la zone € est issue de la canibalisation des autres. Punir la Grèce par l’EFSF fait le jeu de l’extérieur, et EFSF se nuit à elle-même puisqu’elle accroît de facto le coût des capitaux importés

    2. « D’un autre coté, cette prime.
      Elle n’est pas complètement injustifiée »

      Et quelle justification est donnée à cette rente inique exigée par « le marché » ? Comme le rappelle PJ, c’est au prétexte de couvrir un risque. Par exemple quand « le marché » prête à un groupe d’emprunteurs risqués et qu’une partie de ceux-ci ne remboursent pas, les intérêts supplémentaires exigés de tous couvrent alors les pertes occasionnées par quelques uns. C’est un principe de mutualisation des risques entre emprunteurs, statistiquement les prêteurs ne devraient pas gagner beaucoup plus qu’en prêtant à moindre taux à un groupe d’emprunteurs moins risqués.

      Mais pour des Etats quel est le risque ? Faudrait savoir : soit il y a effectivement un risque et alors ce risque doit pouvoir se réaliser concrètement, soit il n’y a aucun risque et alors les intérêts exigés pour couvrir un risque inexistant ne sont que du racket.

      Et si on prenait « le marché » au mot ? A savoir qu’il subisse réellement le risque qu’il prétend couvrir. Par exemple que la Grèce ne paie effectivement que 1% d’intérêt (taux auquel les banques commerciales empruntent à la BCE) au lieu des 12,25 % que « le marché » exige à ce jour de la Grèce pour un emprunt de 10 ans.

      1. Fujisan, je vais me faire l’avocat du diable.

        D’ailleurs, nous nous retrouvons en plein explication Jorion sur les rapports de force pour la détermination d’un prix.
        Et, j’avais parler de production de richesse REELLE de la part d’un pays, soit les fameux « fondamentaux ».

        Ainsi, emprunte 1 000 euros et tu auras un taux de 21%
        Emprunte un million d’euros, et tu auras un taux de 3%. (le milliard, je n’en parle pas… 😉 )

      2. à Yvan,

        Tu n’as pas tort, mais si le taux dépend de qui emprunte, le taux varie en fonction de pour quoi, ou pour qui, le prêt est fait.
        Pour continuer à rendre crédible la bulle immobilière, tout est permis, y compris, jusqu’il y a quelques semaines, des taux à 3 % sur 10 ans.

      3. @Yvan,

        Ainsi, emprunte 1 000 euros et tu auras un taux de 21%
        Emprunte un million d’euros, et tu auras un taux de 3%

        Ah oui, si la même personne, avec le même collatéral, emprunte 1000 Euros, elle obtient 21%, et 1 million, elle obtient 3% ????

        Vous n’avez pas dû emprunter souvent pour écrire des âneries pareilles.

      4. @ Chris

        A priori, une même personne n’aura jamais besoin d’emprunter ces 2 sommes. Si elle est en mesure de souscrire un emprunt de 1 million, sa capacité de remboursement lui permet de dégager sans emprunter 1.000 €.

        Pourquoi Yvan parle de rapport de force ? Parce que celui qui doit emprunter 1.000 € pour acheter une machine à laver et une cuisinière appartient à une classe définie. Il finance ainsi des besoins premiers de consommation (manger, laver) avec une somme empruntée qu’il ne peut réunir par capitalisation dans le temps imparti (ce qui nécessiterait de ne pas manger et de ne pas laver pendant 1/2/3 ans parfois, je pense aux 6,5 millions de français par exemple qui vivent avec 750 € par mois). Conséquence : il est en position de faiblesse vis-à-vis du prêteur. Et celui-ci ne se prive pas de le faire savoir en fixant un prix de l’argent pour les prêts à la consommation qui est très élevé. Peut-être pas systématiquement 21 %, mais certainement jamais 3 %. Bien sûr,on pourra toujours arguer que le taux statistique de défaut, etc. Et que si c’est pour acheter une TV à écran plat, ce n’est qu’un besoin superficiel, etc.

      5. @Julien,

        un taux est fonction du risque de non remboursement de l’emprunteur. Ce risque est lui même fonction de la capacité de l’emprunteur à rembourser les échéances (sources de revenus moins dépenses) ainsi que de la valeur du collatéral en cas de défaut.

        Si une personne obtient 3% pour un crédit hypothécaire d’ 1 million d’Euro, c’est que le risque de non remboursement est faible puisque cette personne dispose d’une part de revenus suffisament élevés pour payer les échéances et d’autre part que la maison sert de collatéral en cas de défaut.

        Si cette même personne demande un crédit à la consommation, elle paiera forcément un taux plus élevé que dans le cas d’un crédit hypothécaire car il n’y a quasiment pas de collatéral en cas de défaut.

        Mais en aucun cas la même personne, avec le même collatéral, ne paiera, comme le dit Yvan, un taux moins élevé pour 1 million d’Euro que pour une somme plus faible.

      6. Ce que vous appelez « rapport de force », appartenance à une « classe définie », c’est tout simplement la capacité de remboursement de l’emprunteur et les garanties qu’il apporte. Aucune banque ne fixe un prêt en considération d’un hypothétique « rapport de force » ou d’une hypothétique « classe d’appartenance », mais tout simplement en faisant un calcul actuariel du risque de non recrouvrement des sommes prétées.

      7. @ Chris06

        Vous répétez là le catéchisme de l’actuaire. Le problème, c’est que les critères-mêmes d’évaluation du risque de défaut ne sont pas exempts de défauts. Comme l’avouez hier très justement Michel Madelain, président de Moody’s Investors service :

        Notre responsabilité doit être analysée dans le cadre du service que l’on rend. La notation est un exercice de prévision sur le risque de défaut : il y a un aspect prédictif qui est forcément aléatoire. La vraie question est donc de savoir si cet exercice a été fait dans des conditions de rigueur méthodologique et de transparence satisfaisantes et s’il s’agit de la meilleure opinion que l’on pouvait avoir compte tenu des méthodologies et des informations que nous avions à l’époque.

        Quant au « collatéral » que vous évoquez, il s’agit pour le salarié qui emprunte 1.000 € tout simplement de son salaire, qui je vous le rappelle peut faire l’objet d’une saisie de la part du créancier. Lequel récupère alors non seulement le capital, mais également les 352 € d’intérêts dus pour un emprunt de 1.000 € sur 3 ans à 21 % (soyons charitables et soustrayons tout de même le point de pourcentage qui correspond à la rémunération des ressources pour le prêteur, en suivant l’Euribor).

        On en revient au rapport de force. Toujours.

      8. @ Julien :
        Ben non, c’te faignasse de salarié, l’a qu’a travailler plus !
        C’est qu’il fait déjà ?
        Aaah booooooooooonnnnnnnnnn ???
        🙂

      9. Yvan, je parlais du risque pour des Etats.

        Le premier risque pour un Etat, n’est-il pas que « le marché » refuse de continuer à lui prêter, refuse de faire rouler la dette publique ? On est dans une situation de prise d’otage : « je vous rackette de X % sinon je ne vous prête pas (et donc je provoque votre faillite et donc le risque se réalise, vous voyez bien j’avais raison !) ».

      10. Ceci dit, pour aggraver le débat, il faut reconnaître qu’un pays ne devrait pas fonctionner comme une entreprise capitalistisque avec actionnaire ou propriétaire unique.
        Mais comme une SCOP.

        Et là, à priori, ça parle pas à trop de monde…

      11. @Julien,

        on parlait d’un emprunt personnel de 1000 ou 1 million d’Euros et maintenant vous parlez de la difficulté d’évaluer le risque de défaut d’un pays???

        Enfin, si l’emprunteur a effectivement un collatéral suffisant, il n’y a aucune raison qu’il paie 21% d’intérêts sur un tel emprunt. Où avez vous vu cela?

  4. Et puis bien sûr des organismes professionnels ou institutionnels allemands sont favorables au : Pacte de Compétitivité proposé par MERKEL

    Ce matin dans  » focus  »
    http://www.focus.de/finanzen/news/staatsverschuldung/eu-haushaltssuender-wirtschaft-fordert-sanktionen_aid_606013.html

    entre autres Herr KEITEL du BDI ( = équivalent du MEDEF, je pense)
    + le BDA ( A correspondant à un patronat)
    + la Conférence des Chambres de commerce et d’Industrie ( DIHK)
    + le ZDH ( Zentralverband des Deutschen Handwerkes) = Syndicat de l’Artisanat en somme

    Bien sûr !

    En fait, ce pacte devrait être  » de compétitivité économique, de progrès social et de croissance durable » non ??

    1. Le jour où le bonnet phrygien flottera sur l’Allemagne on aura fait un grand pas. Merkel n’a eu que 20% non ? La CDU malgré les tentatives de sauvetage de l’amas de rentiers, coule. Il faut dire que L’Allemagne est un pays inhumain, les lois Hartz 4 etc la privatisation accélérée de tout. Je préfère encore recevoir la soupe populaire en Pologne. Quoique…

    2. Le pacte pourrait aussi bien s’appeler « on profite des autres mais on ne paye rien, démerdez-vous » mais c’est nettement moins dynamique et mobilisateur, non?
      Que je sache, personne n’a demandé aux allemands de se serrer la ceinture pour en faire profiter BMW et Mercedes, il n’y a pas de raison que tous suivent aveuglément Merkel dans sa logique néo-lib’.

      Je suppose que tous ont peur que Merkel bloque l’Europe, or… elle bloque déjà l’Europe en refusant de partager. Faire des prêts repousse le problème dans le temps, problème qui serait soluble s’il y avait une espérance de forte croissance. Mais il n’y a rien de ce genre à l’horizon, et les mesures d’austérités ne peuvent que faire empirer le problème : gagner du temps n’est pas la solution.

      Et il n’y aura pas de solution tant que l’Allemagne (et les autres mais il n’y a que l’Allemagne qui soit en croissance) ne met pas la main à la poche, et pas pour des clopinettes.
      Le minimum est
      d’une : de stabiliser la dette des pays en difficulté en rachetant tout le « roulement » au taux allemand (par les allemands, qui les refilent aux autres) ;
      de deux : supprimer les mesures d’austérité et provoquer un « rebond » de croissance par une relance à pas trop cher histoire de rassurer les investisseurs sur les possibilités de remboursement du pays (très important);
      de trois : harmoniser la fiscalité des entreprises au niveau européen pour éviter le dumping social, ce qui permettra de faire rentrer beaucoup d’argent. Soit les entreprises visent le marché européen et y payent leurs impôts, et après tout les cadeaux qu’on leur a fait ce serait bien le moins, ou elles restent en dehors. Pas compliqué.

      1. @ Lizzt , HP et Cécile

        Merci de vos indications.
        – en effet, bcp d’Allemands sont assez « matérialistes » ( mais pas mal de Français aussi)
        – Allemagne  » va mieux que France, mais il y a x millions qui souffrent ( ceux en HARZ IV notamment)

        – Entreprises du CAC 40, leur C.A env 1200 milliards ( PIB France env 1800-1900 milliards)
        et en effet, ils paient assez peu d’impots en france

        Le reste du PIB français ( env. 700 Milliards réalisés par « tout le reste » .. qui ont de sacrés mérites..

        Conclusion = Un jeune bien formé,  » assez conformiste avec la ligne d’ une CAC society et bosseur a ( égoistement) intérét à travailler dans une grande société .. jusqu’au jour de  » se faire licencier » ( cf SANOFI ce jour..) et  » de rebondir comme il peut ..

    1. C’est ce que la gouvernance veut, et va faire passer, sauf si les révoltes éclatent.
      Les prochaines élections n’ont plus de sens.
      Les experts vont avoir la totalité du pouvoir.
      Mon intuition continue à me faire affirmer que la hausse de la TVA dite sociale est dores et déjà prévue par ceux qui savent et qui nous gouvernent pour notre bien comme tous les systèmes de surveillance sont mis en place pour notre sécurité.

    2. En tout cas cela donne l’impression d’une certain panique et d’une certaine agitation. La quantité de réunions prévues s’apparente à une crise de réunionite, mauvais signe.

      1. Lisztfr, ils vont tous poser leur couvre-chef en rentrant et soigneusement l’oublier en sortant …

    3. Et oui faut être plus compétitif !!!
      Peut être en baissant les salaires en dessous des salaires chinois qui eux augmentent.
      Ha mais oui, on ne peut pas parce que ce salaire ne serait pas suffisant en France pour manger.
      On pourrait faire appel aux resto du coeur.
      Et à décathlon pour fournir des tentes.

      1. Et moi qui pensais que l’Europe disposait déja d’une main d’oeuvre jeune, compétente, formée aux métiers de l’industrie, disciplinée, pas chère, dans les pays de lEst?
        La voudraient-ils à l’Ouest cette main d’oeuvre qu’ils ne s’y prendraient pas autrement
        Néo-prolétaires et prolétarisants de tous les pays unissez-vous!

  5. J’espère que ces problème seront au cœur de nos prochaines présidentielles!
    Pour l’instant: NÉANT!

    De qui, ici (dans le pays, pas dans le blog), se moque-t-on?
    Marine a dit: 1€ =1franc!
    Pour le moment, aucun démenti de cette croyance juste en séduction, qui soit argumenté à contrario pour l’entendement populaire.
    Y’a du temps, mais cela laisse déjà rêveur!

    1. Rêveur, pas vraiment.
      Il y a comme un parfum du type de formules qui grimpaient au hit – parade chez nos voisins (actuellement) « préférés avant le 30 janvier 1933.
      Les puissances industrialo – financières s’en étaient parfaitement accommodées à l’époque.
      Je sais bien que l’histoire ne repasse pas les mêmes plats deux fois, mais les ingrédients …

    2. Le débat sur la présidentielle c’est du blabla calibré au poil par les spins doctors des partis. Il faudrait que certaines réalités soient dites à la télé par des gens compétents avant la campagne pour être entendues, pendant il n’y en aura plus que pour la sécurité et l’immigration…

    3. Mais si, des démentis, il y en a ici. C’est même une analyse poussée des contradictions des propos du FN sur le sujet.

    4. Va falloir se calmer, avec les FN-fachos.
      Ou c’est moi qui m’énerve.

      RIEN n’est crédible dans ce qu’on put proposer tant Hitler que Mussolini que Franco (de porc) que la Chine et que les dirigeants coincés actuels.

      Khadafi ce qu’il pouvait et en est réduit à utiliser les arguments des US. Vous dire comme les dictateurs en général ainsi que les US sont au bord du gouffre.
      Mais ce n’est pas une raison pour devenir facho.

  6. J’entends souvent Marine par-ci , Marine par-là en ce moment …
    On dirait bien que les sondages ne sont pas si faux….

    Ca renifle l’impasse cette affaire, retour du franc dans un système globale néo mondialiste?
    C’est le retour des gaulois qui s’annonce.

    Cela résume certainement le désarrois déjà roi ambiant. : http://www.slideshare.net/lcos83/la-valse-des-prix

    1. Probablement que les têtes pensantes de Sarko estiment qu’en laissant filer l’extrême-droite le + possible il en profitera au second tour, ayant éliminé la gauche, comme Chirac en 2002.
      Jeux dangereux, entre le clone/clown et l’original le choix sera facile pour beaucoup de français.

      1. @ HP

        Sarkozy n’est certainement pas un bon candidat pour la droite parce qu’il ne lui est plus possible de surfer au premier tour sur l’anti lepénisme d’une large partie de son électorat.
        Le seul candidat consensuel et expérimenté capable de passer les 30% au premier tour à droite/ centre droit est Juppé, ce qui pourrait poser un petit problème à gauche…

  7. Je ne sais pas qui sait quoi, mais je crois ceci: les principales banques européennes ont prêté à des pays (dont tout le monde savait que pour des raisons diverses ils présentaient des risques) parce qu’ils sont membre de l’Euroland, présumant la solidarité de ses membres. Les Etats sont aussi fautifs que les banques parce que personne n’a voulu soulever un préalable gênant: jusqu’où pouvait aller cette solidarité?
    Il est facile aujourd’hui de professer que les uns sont des menteurs, d’autres des cinglés de la fiscalité ou des fous de l’immobilier. Tout cela est évident depuis très longtemps. Qu’avons nous entendu du Conseil européen ou de la BCE sur ce sujet avant la crise? Rien.

    Maintenant, les taux d’intérêts sont un prix: celui de l’argent à terme qui lui même est fonction de la probabilité pour le prêteur de recouvrer son capital c’est à dire le nominal augmenté des intérêts capitalisés au rendement le plus faible (actuellement celui obtenu par la RFA sur ses emprunts). Si je prête à ce taux plus 10% à la Grèce, cela signifie que je m’attends à être payé à terme échu de 90% de mon capital emprunté par cette dernière. Pour moi, ce raisonnement est idiot au delà d’une surprime de 5%: soit la Grèce remboursera et ce sera au moins à 95% de sa dette, soit elle ne remboursera pas et ce sera pour au moins 70% de sa dette !
    Bref soit l’Etat Grec peut emprunter et donc pas à plus de 7/8% soit il ne peut pas emprunter du tout parce qu’il est déjà sur la pente raide de la faillite.

    L’alternative serait alors une mutualisation pure et simple des dettes des Etats de l’Euroland dont, bien évidemment, les plus solides et nantis (peut-être aussi les plus « vertueux », du moins en un certain sens) ne veulent pas entendre parler. Mais alors pourquoi ont-ils accepté de former une zone monétaire avec de tels « fauteurs de risques »?

    1. Eole : Si je prête à du 12 %, pendant 10 ans ; et si tout se passe bien, c’est pas moins de 120 % du capital que j’aurai empoché, rien qu’en intérêts et sans calculer d’intérêts sur les intérêts. En imaginant que l’année prochaine et les suivantes, la Grèce soit obligée d’encore emprunter pour payer ces intérêts et ce à des taux du même genre que ceux d’aujourd’hui, (calcul actuariel) on arrive à un remboursement à l’échéance finale de pas moins de 310584 euros pour 100000 empruntés !

      Elle est pas belle la finance ?

      1. Je comprends bien, mais la seule question reste: est-ce que la Grèce peut rembourser?
        Je suis d’accord pour votre observation sur la capitalisation des intérêts sur le long terme mais, encore une fois, votre bonus de remboursement est un calcul et ne présume en rien de ce que la Grèce (je conserve cet « exemple ») peut rembourser. Je n’aime pas être pris pour Perrette.

    2. Attendu que nous nous inscrivons dans une nouvelle tendance où (vision simpliste) : Moins d’énergie bon marche > Moins de croissance > Moins d’investissement > Moins d’énergie bon marche > Moins de croissance > Moins d’investissements > Moins de croissance > Plus d’endettement > Moins de croissance > Plus d’instabilité géopolitique, économique, politique, sociale > Moins de croissance … Qui croit que nous serons capables de rembourser quoique ce soit et à quel terme (million d’années) ?

      J’ai l’impression que nous sommes dans un jeu d’un tout nouvel ordre. Il faut tout faire pour tomber en dernier et essayer de profiter des bouffées d’oxygènes qui feront suite à l’effondrement des autres, amis ou pas. Cela tient du fait qu’un effondrement local même si il a des répercussions globales diminue la pression sur la demande mondiale et redistribue les cartes du local failli vers le global mal en point. Alors on gagne du temps en ayant recours aux méthodes qui précisément nous ont menés là où nous sommes ainsi qu’au maquillage pour masquer la faillite avérée et en devenir, l’espoir inavoué étant que les autres tombent avant soi.

      Qui et dans quel l’ordre ? C’est là que se trouve l’enjeu de cette nouvelle donne de Poker qui anime tout le monde.

      Nicole Foss la piquiste très déflationiste dit que l’Europe devrait tomber en premier et que cela aura pour effet de revitaliser le dollar car les capitaux européens iront se réfugier dans le dollar, qui à son tour aura droit à un répit, avant de continuer se course folle vers les abysses.

    1. Attendons l’ami avant d’annoncer des catastrophes. Cà fait 3 ans que tous les blogs de la planète annoncent une autre rechute, un « double deep », la fin de l’Euro et j’en passe et des meilleurs, alors ….. En attendant, les indices se régalent.

      CONCLUSION: le catastrophisme se vend très bien en France.

      1. Entièrement d’accord avec Bible, quand on regarde le prix du baril de pétrole (Aussi le prix à la pompe), le prix des métaux, les taux d’intérêts des pays Européens, le prix des denrées alimentaires, l’état des économies des pays, le taux du chômage, le nombre de pauvre augmenter de jours en jours etc.. on voit que tout va bien dans le monde. 🙂

  8. Une prime de risque pour des spéculateurs professionnels dont le premier Commandement boursier est de ne risquer que l’argent qui ne leur est pas nécessaire pour vivre…Assez suave dans le genre cynique…

  9. Monsieur Leclerc, vous avez du voir ça :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/03/07/test-de-solidite-des-banques-une-nouvelle-categorie-regroupant-les-etablissements-tangents-pourrait-voir-le-jour_1489268_3234.html
    « Les conclusions des nouveaux tests de résistance des grandes banques européennes pourraient introduire une nouvelle catégorie regroupant les établissements « tangents », auxquels seraient imposées certaines contraintes, selon Andrea Enria, le président de l’autorité européenne de supervision des banques (EBA). »

    Les « tangents »… ils nous prennent pour des boeufs, les gars.

    1. Les dernières informations montrent que non seulement il n’est pas prévu de tester d’éventuelles restructurations de dette souveraine, et que le résultats des tests de liquidité ne seront pas rendus publics, mais que la définition des fonds propres qui va être utilisée pour calculer les rations d’endettement n’est pas en phase avec celle de Bâle III, plus restrictive…

      La mise en exergue de cette nouvelle « catégorie » est une opération de diversion pour accréditer l’idée que les tests seront durs.

      1. Monsieur Leclerc. Entre nous.

        Les US ont fait cette opération publicitaire truquée UNE SEULE FOIS.

        D’où vient cet acharnement européen de vouloir faire une QUASI-campagne publicitaire alors qu’à chaque fois, cela enfonce la méthode plus qu’autre chose..?????

        Si ce n’est qu’effectivement, les banques prêtes à couler sont estimées à près de 900 aux US.
        (plus si affinités)

        Mais que VEULENT-ILS..??????????????

      2. Ou ils veulent aussi une concentration bancaire, me direz-vous…
        Ce qui ne serait financièrement pas idiot, vu le nombre immense de banques en dehors de la France…
        En France, le client, on le tient…

  10. Ben, ils risquent de le savoir bon gré mal gré :
    «  »Les risques entourant l’application du programme économique de réformes pourraient augmenter, et une solution prévoyant que les créanciers privés [de la Grèce] supportent une partie des pertes pourrait devenir plus attractive » pour Athènes et les Européens, estime ainsi l’agence dans son communiqué. »
    C’est marrant, ça sort juste avant le Conseil Européen …

    Moody’s ne fait pas de politique, qu’on vous dit.
    Juste du Mark to market.
    Et si c’est pas possible avec, du Mark to Model.
    Et si c’est pas possible avec, ben … on ‘inventera’ autre chose !
    On a bien inventé la valeur …

      1. Pas vu, ni lu, ni de « Véolia », ni de « Proglio », ni de « l’appel d’offre du grand marché public de l’eau de Marseiile en avril 2011 » dans cette lettre de Montebourg,
        et cela me semble bien dommage car derrière ces sales histoires….
        il s’agit bien aussi de celà, de la grande braderie de tout et de n’importe quoi, l’eau, les poubelles, les transports urbains, les transports maritimes ….
        (si je suis bien renseignée, Véolia, ce n’est pas que Marseille, mais aussi Nice, Toulon ….
        et qui sait ou ne sait pas, si toute cette confiture, brosse à reluire et co …..
        illustrée de la conversation tél, publiée dans le jdd, titrée
        Henri Proglio à Alexandre Guérini: « Si je peux vous être de quelque utilité que ce soit »
        …. )
        http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Proglio-Guerini-Si-je-peux-vous-etre-de-quelque-utilite-que-ce-soit-242251/?sitemapnews

      1. A Madagascar, le zébu occupe un rôle important tant dans la vie des individus que pour les collectivités.
        Origine
        Le zébu: Ruminant (Bos taurus indicus) est un bovidé domestique descendant d’une sous-espèce indienne de l’aurochs.
        L’espèce dite Aurochs « Bos primigenius » – dont sont issus les bovins domestiques – est apparue, il y a environ un demi-million d’années, sur le continent indien.
        Le zébu

      2. @zébu
        il faut vraiment découvrir le personnage du « jeune lion » aujourd’hui pour le considérer comme autre chose qu’un animal de cirque… d’où la question de l’âge ; ceux qui portent un intérêt de longue date à toute cette faune savent que le montebourg sort du troupeau à l’approche de chaque élection, pousse un cri impressionnant puis s’en retourne brouter des subsides jusqu’à la prochaine fois…

        ce qu’est réellement la démocratie a été défini par lipmann il y a fort longtemps. il ne sert pas a grand chose d’espérer, de demander aux politiciens de signer des chartes etc. : vous faites partie du public, eux des gouvernants, tout le reste fait parti des « illusions nécessaires »….

      3. aaaah, c’était donc ça …

        oui oui, vonderblob, le maverick-montebourg n’est pas d’hier.

        Aucun politique, par ailleurs.
        Ce qui n’empêche pas d’évaluer les positionnements, ‘étalonner’ par la mesure du ‘faire la politique’ actuelle.

        Don’t wwoooorry.

  11. Mais si l’Espagne participe à ce fond, elle ne peut pas emprunter aux taux allemands puisque les taux à 10 ans pour ce pays sont au delà de 5%. D’où l’impasse : si l’on prête au taux allemand, alors l’Allemagne deviendrait le seul garant d’importance (même pour la France cela constituerait une perte) et en fin de compte ce mécanisme n’est pas possible…tous les pays européens devraient faire défaut et une nationalisation du système bancaire européen s’impose…

    1. En parlant d’Espagne, il semble que les amuseurs-bienfaiteurs de l’humanité solidement enracinés dans le désert de Las vegas envisagent d’y créer un clone pour l’Europe.
      Il est vrai qu’il reste, à ce jour, quelques chambres libres en Espagne !

  12. En parlant de « fond », il n’y a pas qu’en France que l’on vend le patrimoine à tour de bras… :
    http://www.lepoint.fr/monde/le-clan-ben-ali-livre-le-site-de-carthage-a-la-speculation-immobiliere-07-03-2011-1303416_24.php

    Quand je pense que j’ai des photos des citernes romaines, ça fera des souvenirs à mes petits-enfants…
    « Hoaa, Papy, les Romains ont construit ça sans faire de plans sur ordinateurs..?? »
    « Papy, il se trouvait où, l’atelier d’embouteillage..?? » (comme chez les Parisiens : sur le périphérique 😉 )

  13. Je reviens brièvement sur le piratage du « G20 ».

    D’ici que le zouave qui a fait ça confie les docs à un Islandais de manière à montrer l’arnaque, là, je vous explique pas à quel point les politiques vont serrer les fesses… 🙂

  14. Sincèrement d’un point de vu strictement financier il est normal que le taux soit plus élévé dans le cadre du mécanisme d’aide à la Grèce. La garantie à un coût pour les états et il doit être présent dans ce taux. La prime de risque est donc inférieure à celle que la Grèce aurait directement sur les marchés mais supérieure à celle de l’Allemagne. L’aide à un coût. Donc quand on prêtre à 5,5% à la Grêce ce n’est pas pour se faire 2% sur leur gueule mais bien pour compenser ce coût pour les états aidant qui eux même sont endettés.

    D’un point de vue politique et philosophique ce spread ne doit pas exister car ce n’est plus de la solidarité dans un tel cas.

    1. Je rajoute que l’idée c’est de prêter à un taux auquel la Grèce aurait accès dabns des conditions « normales » post-crise et pour cela je crois qu’il suffit d’appliquer la théorie du mean -reversing et on a 5%. Soit un spread d’environ 2¨% avc l’Allemagne. Donc je suis déçu que critiquez l’UE et FESF sans fondement mathématico-financier cette fois-ci. Et Dieu sait que l’UE est criticable.

  15. Et si les taux élevés n’étaient justifiés que par l’anticipation du risque de renégotiation des dettes avec éffacement partiel à cause du contexte politique . Il y a alors anticipation d’un futur raisonnable car prévisible, par mise à l’oeuvre de la mémoire du futur chère à Sapiens.

    1. Et Mme Huffington veut vendre son site à AOL. Il vont tous se réfugier chez Jorion ! Commandez des machines !

  16. Lundi 7 mars 2011 :

    Moody’s a abaissé de trois crans lundi sa note attachée à la dette souveraine de la Grèce, évoquant les risques pesant sur la mise en oeuvre du programme de réformes budgétaires du pays et la possibilité d’une restructuration de sa dette.

    L’agence de notation, qui a fait passer sa note de Ba1 à B1, a précisé que la perspective sur les finances grecques était négative, ce qui signifie qu’un nouvel abaissement est possible dans les 18 mois à venir.

    « Les mesures de consolidation budgétaire et les réformes structurelles nécessaires à la stabilisation des comptes du pays restent très ambitieuses et il y a des risques importants liés à leur mise en oeuvre », souligne Moody’s dans un communiqué.

    L’agence de notation pointe entre autres le risque d’une insuffisance de recettes, et la difficulté de réformer le système de santé et les entreprises publiques.

    Elle s’inquiète également du manque de certitude autour du soutien financier dont disposera Athènes après 2013.

    La Grèce a bénéficié l’an dernier d’un plan de sauvetage d’un montant de 110 milliards d’euros sous l’égide de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI), en échange de coupes budgétaires drastiques. Mais de nombreux observateurs jugent son remboursement trop onéreux.

    Et même si le pays parvient à tenir ses engagements sur trois ans, sa dette devrait atteindre 158 % de son produit intérieur brut (PIB) en 2013, un niveau qui apparaît difficilement soutenable.

    « Il y a un risque que les conditions attachées à une poursuite du soutien incluent un critère de solvabilité que le pays pourrait ne pas être en mesure de remplir, et cela pourrait déboucher sur une restructuration de la dette existante », a déclaré à Reuters Sarah Carlson, spécialiste de la Grèce chez Moody’s.

    Selon certains analystes, le marché est d’ores et déjà en train d’intégrer un éventuel défaut négocié d’Athènes.

    « La Grèce n’en est pas à son dernier abaissement », estime Christoph Weil, économiste chez Commerzbank. « Le marché a déjà pris en compte la nécessité pour la Grèce de restructurer sa dette, donc les agences de notation tentent simplement de rattraper le marché. »

    Mardi dernier, Standard & Poor’s a annoncé garder sous surveillance avec implication négative la note à long terme BB- de la Grèce.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE7260FT20110307

  17. Mr Jorion,

    Desole de poser la question ici. Je suis interesse par le phenome economique Proprietaire/Locataire. Avez vous deja aborder le sujet? Est’ il si avantageux d’etre proprietaire?

    Merci
    Patrick

    Desole si je fais un hors sujet

    1. Je vais vous répondre : au sein du système actuel – dont j’explique dans un livre à paraître qu’il est à l’agonie – il est avantageux d’avoir beaucoup d’argent plutôt que peu, d’être propriétaire plutôt que locataire, de transformer ses sous en or, en platine et en terres rares plutôt que de les garder sous son matelas. Ces observations doivent cependant être mises en perspective en raison du fait précisément que le système est à l’agonie.

    2. Et le droit à la propriété? qu’est ce que cela signifie de nos jours?
      Je suis locataire, bon payeur depuis 8 ans, et personne pour me prêter de quoi devenir propriétaire.
      Alors tout les ans je donne près de 8000€ de loyer pour un bien qui ne m’appartient pas.
      depuis 8 ans? 64000€? dans le vent? vive la France, vive le capitalisme.

      La location c’est mieux dans certains cas : Un couple de personnes âgées qui ne veux plus s’embêter avec les travaux occasionnels ou autres paperasses, par exemple…

      Mais pour un couple de jeunes, qui plus est actifs (qui paie des impôts), c’est autrement.
      il n’est pas normal que le droit Français ne dispose d’aucun textes obligeant les banques à donner un accès au crédit pour devenir propriétaire si le demandeur est déjà locataire depuis plus de 3 ans.
      Attention pas des subprimes! non des taux fixes .|

      1. Et si tu es propriétaire après t’être serré la ceinture pendant 8 ans, que tu ne vis plus dans ton appartement T2 pour x raisons, que tu es locataire toi aussi et bien tu touches ton rsa moins ce que tu gagnes de tes revenus de ta location.
        Rien n’est simple dans notre système de m….

  18. Kafka, Journal, 27 Mai 1914, Mercredi

    (Traduction, lisztfr, cf l’édition papier pour une meilleure version… )

    Le cheval blanc apparu pour la première fois une après-midi d’automne dans une grande rue mais peu animée de la ville A. Il sortit du couloir d’une maison, dont la cour était occupée par les vastes entrepôts d’une entreprise de camionnage, de sorte que souvent des attelages ainsi que çà et là un cheval seul devaient être conduits hors de l’entrée et en conséquence, le cheval blanc n’attirait pas particulièrement l’attention. Cependant il n’appartenait pas à l’écurie de l’entreprise de camionnage. Un ouvrier qui devant le porche liait un ballot de marchandises, remarqua le cheval, leva les yeux puis regarda dans la cour si le cocher n’allait pas bientôt suivre. Personne ne vint, mais le cheval se cabra fortement, dès qu’il atteignit le trottoir, fit jaillir quelques étincelles sur le pavé, fut un instant bien près de tomber, se rattrapa aussitôt, puis remonta la rue qui à cette heure du crépuscule était à peu près déserte, d’un pas ni rapide ni lent. L’ouvrier maudit le cocher, selon lui coupable de négligence, cria quelques noms dans la cour, et des gens sortir en effet, mais reconnaissant immédiatement le cheval comme étranger, restèrent juste un peu étonnés ensembles sous le porche. Après un instant quelques-un se ravisant, coururent une certaine distance après le cheval, mais comme ils ne le virent même plus, ils rentrèrent rapidement.

    Bon, inutile de traduire ce qui existe déjà, donc rendez vous à la fnac…

    27 mai 1914, Prague.L’écrivain tchèque Franz Kafka note dans son journal : « Le cheval blanc m’est apparu pour la première fois hier avant de m’endormir. J’ai l’impression qu’il est d’abord sorti de ma tête à ce moment tournée contre le mur, qu’il a sauté au bas du lit par-dessus mon corps et s’est perdu ensuite. »

    Il n’est pas perdu puisqu’il est chez moi…

    1. Avec un bon seau d’avoine il est facile de ramener le cheval au bercail ou dans l’enclos, mais pour ça il faut parfois s’y prendre avec beaucoup de bras et de longueur de corde, des fois ça va même si loin que cela finit très tard dans la nuit. Pourtant tout passe et cela même les plus grandes échappées folles à plusieurs, hélas pour les chevaux les plus fougueux et entétés du destin,
      cela se termine parfois beaucoup plus mal surtout au niveau des pattes et pour la pose du licol.

    2. La petite fille au cheval blanc le supplia pourtant jusqu’au bout de ne pas aller trop loin, on aurait même dit à ce moment là que les nuages s’assombrissaient de plus en plus, oh mon pauvre cheval blanc qui donc pourra encore t’arrêter dans ta folle course, oh mon si beau cheval perdu mais quel grand malheur, la nuit je ment même beaucoup plus avec les miens.

      http://www.youtube.com/watch?v=NiOHAlkNZa8

  19. Crise au Moyen-Orient : les investisseurs abandonnent le navire
    http://www.lesaffaires.com/bourse/revue-des-marches/crise-au-moyen-orient–les-investisseurs-abandonnent-le-navire/528126
    (…) la Bourse de l’Arabie Saoudite, Tadawull, a chuté de près de 10% la semaine dernière, ce qui démontre que les investisseurs craignent que l’instabilité nord-africaine ne s’étende au reste du Moyen-Orient. (…) Selon le Financial Times, la chute enregistrée sur la bourse de l’Arabie Saoudite serait le premier signe de contagion réelle entre la crise politique qui prévaut actuellement dans plusieurs pays de l’Afrique du Nord et le reste du Moyen-Orient. Des voisins de l’Arabie Saoudite, comme Dubai, sont déjà entraînés dans la tempête. La Bourse de Dubai a d’ailleurs atteint un creux jamais vu en sept ans la semaine dernière en dégringolant de 16%. (…)

    Avec le Financial Times

    1. Mouais, je crois plutôt que ça signifie que l’Arabie saoudite gagnait surtout de l’argent sur les affaires juteuses qu’elle faisait en Egypte et en Tunisie, et certainement pas sur son marché intérieur (je vois pas ce que leur ministère de la vertu laisse fructifier, à part le pélerinage et les shopping malls, en tout cas ni l’industrie ni le tourisme, sauf religieux: les pélerins payent à l’avance, via l’ambassade et ce n’est pas l’argent qu’ils payent l’hôtel qui va aller faire des petits en bourses, ou en tout cas pas sur la bourse saoudienne).
      La bonne nouvelle c’est que depuis deux jours, les REVOLUTIONNAIRES égyptiens sont entrés dans les deux QG des services de la « sécurité de l’état » au Caire et à Alexandrie. Avant d’être empêchés de sortir toute la paperasse (« pour éviter une guerre civile et des règlements de compte »), ils ont quand même pioché quelques perles, dont des documents sur les juges qui ont participé à la falsification des résultats des élections législatives en novembre dernier.
      Et les journaux sont si contents de leur liberté (non pas retrouvée, mais enfin conquise) qu’ils publient ces documents, qui passent aussi en boucle sur aljazeera…

      VIvement que cette bonne brise arrive vers chez nous!

      1. Jeanne.

        Désolé, mais tout comme pour l’Islande, ce sera jugé comme des révoltes et non des révolutions.

        Vois l’histoire de l’Angleterre… sans monarchie pendant, 1, 845 an…. L’unité ne prend jamais de plurielle.

        Tu es aussi intervenu sur un sujet de 2008. Ainsi que je l’ai fait.
        Cela n’existe plus, je te rassures.

  20. Docteur Jorion,

    Vous parlez d’un système à l’agonie, comment d’après vous, ou plutôt sous quelle forme son dernier souffle se concrétisera, et quand ce grand malade expirera ?

      1. Si votre diagnostic s’avère faux, il sera toujours temps de vous faire pardonner ! surtout avec un prénom comme le votre.

      2. Franchement bible vous vous foutez du monde.
        Vous connaissez le contenu du troisième secret de Fatima.
        Vous savez que l’on a jamais vu autant de statues de la Vierge pleurer.
        Vous savez que Ratzinger sera le dernier ou l’avant dernier pape de l’Eglise de Rome.
        D ‘ici cinq ans Dieu aura donné aux hommes un Signe Manifeste, mais qu’il sera trop tard.
        Le soleil ne luira pas dans le ciel trois jours durant.
        Début de la Fin des Temps (et non pas du Monde)
        Vous ne pouvez pas ne pas le savoir, pourtant, avec un pseudo tel que le vôtre.

        Plus sérieusement. Le monde occidental s’est effondré. Liquidation de plusieurs siècles de domination sans partage. Et le pouvoir est passé à l’Asie. L effondrement a déjà eu lieu. Ces remarques sur une nouvelle chute à venir n’ont aucun sens. C’est un mouvement de dégringolade continu.

      3. Rien n’oblige un chrétien a croire en des prophéties que le Christ lui même n’a pas évoqué .
        Augustin disait « Aime et fais ce que tu veus  »
        http://www.appeldeshauteurs.net/YpensesTu/Augustin.html

        Par contre , il est vrai quand utilisant une autre façon de penser que la manière économique , en se servant de la seule foi chrétienne , les signes d’une impasse deviennent certains .

        Croire que s’en prendre au pauvre, à l’étranger, au pauvre , à l’affamé sans même imaginer que les forces en jeu ne sont que celles des faibles, est une folie du point de vue de la foi , voir du point de vue du coeur pour certains qui ne sont convaincus par une quelconque religion .

        Pour qui a lu ( et compris ) la Bible, avec un grand B, qui ne passe pas par la Miséricorde passe par la Justice. Pour qui un peu vécu , l’effet boomerang est une évidence qui peut prendre son temps … mais qui toujours revient avec élan sur qui n’a pas le respect de l’humain.

        Maintenant , la question est probablement d’évaluer ce que peut être un « effondrement économique » , est il possible de cerner en la matière un début et une fin ?.
        Peut être que « bible » suppose qu’il n’y aurait pas de « dernier souffle économique » puisque les hommes ont besoin malgré tout d’un minimum d’échanges commerciaux ?

      4. Pour tenté d’ être plus clair.

        Parce que la France s’en prend de plus en plus à deux sortes de pauvres , celui qui n’a rien , et celui qui n’est rien , la France ne se tisse pas un avenir radieux.

        L’avenir dira si la « vocation  » de ceux qui expulsent sans repentir n’est pas d’être , tôt ou tard, expulsés.

  21. Eh bien après plus d’un mois et demi d’absence, voilà que vous dites ce que je disais déjà il y a quelques mois, enfin…………..mieux vaut tard que jamais et que les vessies prisent pour des lanternes ont de tous temps un bel avenir.

  22. Pourrais-t-on avoir une sorte de réglèment quant à la modération?
    Je n’arrive pas à comprendre en quoi mon lien pour une pétition au sujet d’une bévue de l’europe n’arrive pas à passer….

    Ce n’est pourtant pas un hoax, ce n’est ni injurieux, ni complotiste…
    Y-a-til d’autres raisons de modérer ce message…

    Dans ce cas merci de m’expliquer pourquoi.

    1. Votre pétition n’a strictement rien à voir avec le sujet du billet, et la nature polémique de son objet est susceptible de tirer les commentaires vers une direction non souhaitée. Merci pour votre compréhension.

    2. En tout cas, si le sujet n’avait possiblement pas de rapport avec le sujet du billet, il avait bien un rapport avec le titre :
      « les autorités de la zone euros « .

      Et si le but du jeu est de « tirer  » les commentaires vers une direction donnée , il serait plus simple de dire quelle direction . Celà ferait gagner du temps
      D’accord, là, chui trop pénible , cha va pas paché la chenchure , chè chure.
      🙂

      1. Allons béber. Alors si je vous prends au mot, on pourrais aussi bien discuter des problèmes de direction assistée sur les Opel Corsa millésime 97, puisqu’il y a le mot « direction » dans mon commentaire, et ainsi de suite…

        Faire dévier le sujet vers un débat sur la place des religions en Europe, non merci. On a un gouvernement français qui s’en charge déjà très bien.

      2. J’comprend pas cette manie de mettre une majuscule à béber , mais votre réponse a totalement satisfait ma curiosité . Merci .
        Et courage surtout ! La critique est aisée mais l’art de la modération est difficile .

  23. Le hasard faisant bien les choses, lundi dernier, j’ai été à Londres pour rencontrer Michel Madelain. Ce Français de 55 ans est président, depuis novembre 2010, de « Moody’s Investors service », une agence américaine qui note les produits financiers et les dettes publiques, l’une des deux branches, avec « Moody’s Analytics », de la holding « Moody’s corporation ». Elle pèse à elle seule 40 % des parts du marché mondial de la notation. Ses principaux concurrents sont Standard & Poor’s et Fitch. Michel Madelain m’a reçu dans ses locaux londoniens situés dans le quartier de Canary Wharf pour un entretien exclusif. Car l’évènement est rare, les agences s’exprimant rarement en public. Voici la version longue de cette interview publiée ce matin dans Libération.

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/03/les-agences-de-notation-sont-accus%C3%A9es-d%C3%AAtre-lun-des-acteurs-des-march%C3%A9s-financiers-%C3%A0-lorigine-de-la-crise-financ.html#more

  24. J’ai déjà entendu ça quelque part…

    « N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement »

    Alors comme ça, le Mur de l’Argent tomberait lui aussi ? Et bien ! Qui l’eut cru…c’est Francis Fukuyama qui va en perdre son lapin…Et dire que nous vivions déjà la théologie de la libération et que nous ne le savions même pas !

  25. A propos de la zone euro :

    Lundi 7 mars 2011 :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,893 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,382 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,558 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,416 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,331 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

  26. Salut mes zinfins. J’suis c’est line. Celle qui chinte avec mon méri René just dérière.

    Yparé kia u’ne crise en’s’momaint…

    Et j’ai intaindu ça qui m’vibrionne ‘l’troufionnon :
    http://www.marianne2.fr/Aux-Etats-Unis-pouvoir-et-finance-toujours-main-dans-la-main_a203430.html

    Fo savoar qu’mon méri René est près d’ses sous..
    Et si vous pouviez me consolé de la perte de la fortune de min René, j’vou’remercierais bôcoup…

    1. extraits de l’article « Aux Etats Unis pouvoirs et finance … » (+ sa suite) dans « Le pouvoir de wall Street-La vie des idées »
      http://www.laviedesidees.fr/Le-pouvoir-de-Wall-Street.html
      « ……
      En septembre 2008, Simon Johnson assiste à la chute de Lehman Brothers alors qu’il vient d’achever son mandat en tant qu’économiste en chef du Fonds Monétaire International. Ce professeur à la Business School du Massachusetts Institute of Technology décide alors de créer un blog pour commenter l’actualité financière et contribuer au débat sur la politique économique et la régulation bancaire. Il s’associe pour cela à James Kwak, fin connaisseur des nouvelles technologies ayant un talent pour déchiffrer et vulgariser les concepts financiers qui sont alors au cœur du débat [1]. The Baseline Scenario se veut un blog simple, sans images tape-à-l’œil, avec des articles argumentés, documentés, et accessibles à tous. En suivant ainsi l’actualité économique au quotidien, ils se rendent compte que les débats sont démesurément influencés par l’opinion des grandes banques (et de leurs présidents, « treize banquiers » puissants) et ils dénoncent ce fait dans leur blog. Ils appellent en particulier à limiter la taille des banques. Johnson est alors contacté pour réaliser des entretiens télévisés et il publie dans le magazine The Atlantic un long article intitulé « Le coup d’état silencieux » (The Quiet Coup) [2], dans lequel il critique la manière dont une « oligarchie financière » a littéralement pris le pouvoir au sein du Congrès et du gouvernement. Le retentissement est tel que Johnson et Kwak sont ensuite invités à écrire un livre pour étayer davantage leur thèse : c’est ainsi qu’est né 13 Bankers, The Wall Street Takeover and the Next Financial Meltdown,
      ………. ………..
      Régulation bancaire et conflit d’intérêts
      La crise financière a beaucoup coûté aux pays qu’elle a touchés. Dans une récente étude du Fonds Monétaire International [8], les économistes Luc Laeven et Fabian Valencia estiment qu’en France et aux États-Unis, le PIB est 25% plus faible, et la dette publique 25% plus élevée, qu’ils n’auraient été sans la crise. Pour d’autres pays le choc négatif a été bien plus fort encore : ainsi l’Irlande et l’Islande ont été entraînées dans la chute de leurs banques en tentant de les sauver. Aujourd’hui le contraste est fort dans les pays occidentaux entre l’économie réelle, dont la reprise tarde à s’amorcer, et les banques d’investissement que les gouvernements ont sauvées, et qui ont presque retrouvé leurs niveaux de profits (et de bonus [9]) d’avant-crise. Cela appelle à se poser la question : pourquoi les réformes n’ont-elles pas eu plus d’ampleur ? Par exemple, pourquoi n’a-t-on pas imposé aux banques des ratios de fonds propres plus contraignants ?

      À cause du conflit d’intérêts extrêmement fort existant entre les technocrates de Washington et (treize) grandes banques d’investissement américaines, répondent Simon Johnson et James Kwak dans leur livre. L’importance systémique de ces banques fait qu’elles disposent désormais d’une garantie explicite de l’État contre la faillite, leur permettant de se financer à des taux d’intérêt injustement faibles et de prendre des risques inconsidérés. Ce faisant, elles peuvent dès aujourd’hui engendrer de larges profits que se partageront les banquiers et leurs actionnaires jusqu’à la prochaine crise, lorsque le gouvernement sera à nouveau obligé de venir au secours de la finance – s’il en a encore les moyens. Il faut donc intervenir pour mettre fin à cette situation inacceptable en limitant la taille des banques, et par là leur importance systémique ainsi que leur influence politique, nous disent Johnson et Kwak.

      Pour les auteurs de 13 Bankers, les conflits d’intérêts entre la finance et le pouvoir politique se retrouvent à trois niveaux. D’abord, les banques contribuent au financement des campagnes politiques : ainsi en 2006, les partis politiques ont reçu 260 millions de dollars du secteur financier, bien plus que n’importe quel autre secteur (p. 90). Et les contributions les plus généreuses sont apportées aux élus en charge de la régulation financière, comme Christopher Dodd et Barney Frank. Ensuite, Washington a tendance à placer aux positions clés des anciens de certaines grandes banques de Wall Street, officiellement parce que la finance est devenue si complexe que seuls des initiés peuvent la comprendre. Les exemples les plus connus sont ceux des anciens directeurs de Goldman Sachs, Robert Rubin et Hank Paulson. Le premier a notamment eu une importance capitale dans la décision du Congrès, en 2000, de ne pas réguler les marchés de produits dérivés, ce qui aurait contraint les activités de Wall Street (p. 9). Le second était aux commandes pendant toute la crise financière et a notamment décidé de recapitaliser les banques en des termes très avantageux pour elles (p. 154). 13 Bankers cite encore bien d’autres exemples de va-et-vient de personnel entre Wall Street et Washington (p. 95). Enfin, ce qui est plus diffus et peut-être plus dangereux, le gouvernement a progressivement adopté l’idéologie de Wall Street, selon laquelle l’innovation financière est forcément une bonne chose, et selon laquelle ce qui est dans l’intérêt des banques est aussi dans l’intérêt du peuple américain. En bref, comme le soulignent les auteurs, le régulateur a été « capturé » (captured) par l’industrie qu’il régule, comme le prévoit la théorie de la régulation développée par George Stigler [10].
      …………………
      À partir des années 1980, les règles limitant les activités des banques ont commencé à tomber. La nouvelle idéologie de la dérégulation, prônée par Milton Friedman et Eugene Fama, visait à limiter le rôle de l’État dans tous les secteurs de l’économie. Leur analyse de cette période, si elle n’est pas nouvelle, est très pédagogique et détaillée, expliquant les innovations financières de l’époque et mettant en lumière le rôle de facteurs économiques comme l’inflation des années 1970 (p. 66) et celui de personnalités politiques comme Donald Regan, l’ancien PDG de Merrill Lynch choisi par Ronald Reagan comme secrétaire au Trésor. La part des profits des entreprises attribuables au secteur financier a crû fortement entre le début des années 1980 et les années 2000, où elle a atteint 40% [12]. Ceci a eu deux conséquences importantes : la finance a pu accroître son pouvoir politique en finançant les campagnes et en embauchant des lobbyistes, et elle a pu attirer une part croissante de diplômés des grandes universités, séduits par les perspectives de salaires et de bonus élevés et par la culture dynamique et méritocratique de Wall Street (p. 113-118). Par ailleurs, les anciens de Wall Street se sont retrouvés progressivement aux commandes à Washington. Un point culminant pendant cette période a été l’annulation officielle de la loi Glass-Steagal en 1999, qui était indispensable pour valider la fusion de Citicorp avec Travelers en 1998. Cette annulation a été notamment défendue par Robert Rubin, qui plus tard est devenu membre du directoire de Citigroup, ainsi que par Phil Gramm, qui est ensuite entré chez UBS.

      Démanteler les banques
      S’étant libérées des contraintes réglementaires, les nouvelles méga-banques ont pu grandir librement, et elles ont financé leur croissance en s’endettant. Cette stratégie leur a permis d’accroitre leur levier, c’est à dire d’augmenter les rendements du capital de leurs actionnaires. Des rendements élevés, supérieurs à 15% par an, sont rapidement devenus la norme – et ne pouvaient être conservés qu’en maintenant de forts niveaux de dette : celle-ci représentait entre 30 et 40 fois le capital pour de nombreuses banques à la veille de la crise [13]. Mais plus d’endettement voulait aussi dire plus de risques : une chute de moins de 3% de la valeur de leurs actifs suffisait désormais pour mettre ces banques en faillite.

      Aujourd’hui, les réformes de Bale III ne changent pas fondamentalement la donne, comme le soulignent les auteurs dans leur blog [14] : au contraire, la garantie de l’État devenue explicite ne fait qu’encourager les banques à s’endetter davantage, en maintenant de faibles taux d’emprunt et en leur assurant un sauvetage en cas de faillite. De nombreux économistes pensent qu’on devrait interdire aux banques de s’endetter autant. Cela fait même l’objet, depuis peu, d’un fort consensus dans la communauté académique réunie autour d’Anat Admati de l’Université de Stanford [15]. ………….
      ………….. « 

  27. Nous sommes dirigés par une clique d’usuriers.
    Et puisqu’il faut faire attention aux mots qu’on emploie ces derniers temps, je donne la définition selon Wikipedia:
    L’usure désigne l’intérêt d’un prêt au taux abusif.
    Tres bon lien qui nous apprend qu’en l’an 33, une grave crise financière entraîna la création par l’État d’un fonds hypothécaire de 100 millions de sesterces. Comme quoi…
    Le prêt à intérêt a pendant des siècles, été considéré immoral, contraire à la charité, injuste, déshonorant et contre-nature. C’etait avant l’innovation financière
    Et puis :

    Le premier théologien à accepter le prêt à intérêt fut Jean Calvin. La pratique du prêt à intérêt se propagea dès lors rapidement à partir des réseaux de banques dont les sièges étaient établis à l’étranger, soit dans les pays d’obédience calviniste comme Genève, les Pays-Bas et l’Angleterre […].

    Il y aurait ici quelques recherches à effectuer sur l’histoire de la Reforme et le développement de la finance moderne, mais pas ce soir…
    Enfin:

    En revanche, l’islam, dont le livre saint dénonce avec fermeté la pratique du prêt à intérêt, continue à ne pas établir de distinction entre intérêt et usure (voir le paragraphe « Intérêt et religions monothéistes », dans l’article Intérêt (finance)).

    1. extrait de l’article sur les 100 plus gros contribuables
      « Ca plane pour ces bienheureux à mille kilomètres au dessus de la tête des Français de base. En 2008, le revenu fiscal de référence moyen de l’ensemble des contribuables plafonnait à 22 202 €. Chacun de ces 100 très riches gagnait donc en un an ce qu’un Français gagnerait en presque en 1,3 millénaire, ou 30 vies de labeur à raison de la nouvelle durée légale de 42 ans de travail…

      Mais la note détaille également la nature de ces revenus. Et si le contribuable moyen doit boulonner pour gagner son pain quotidien, 85 % de ses revenus sont constitués de salaires, pensions et autres retraites (certes différés, mais des revenus du travail aussi), ces très très riches tirent eux l’essentiel de leur 28,7 millions d’euros en moyenne de leur capital: 94 % de leur ressource annuelle. « 

  28. je me souviens, trichet voulait pas trop baisser les taux d’intérets, à l’époque j’étais plutot d’accord avec lui mais ché plus pourquoi. de toute manière quand ils sont au plus bas, ils ne peuvent que allez vers le haut non ?

    1. Pour résumer, si je ne m’abuse,
      Un taux bas signifie que l’accès à l’argent est facilité. La planche à billet tourne, assurée par les hypothèques et les promesses de remboursement. Bilan : Bon pour l’emprunteur, beaucoup moins pour l’environnement (la planète).
      Si le taux est bas dans un système capitaliste, c’est qu’en générale il manque de liquidité et que l’accès au crédit devient compliqué. C’est pour cela que bien souvent l’accès aux ressources, lorsque le taux est au plus bas, devient élitiste, parce-que la manne reste au sommet des relations interbancaire.

      Un taux d’intérêt haut signifie qu’il ne manque pas de liquidités en circulation, et qu’il y a pas mal de billets à récupérer. En fonction du niveau de vie moyen, et de la conjoncture, le banquier choisit le prix raisonnable à appliquer. Tout cela n’est autre que de jouer avec le prix de la monnaie.
      HS: »Si je voulais acheter 1€ à la BCE, il me le facturerais 1,001 € ( faudrait que j’en prenne 100…) »
      Plus le taux est haut, plus la capitalisation est puissante. Avec quelques millions d’euros, une famille peut vivre sans travail, si ce n’est celui de l’argent, ou devrais-je dire celui des pauvres Cornichons d’emprunteurs, et autres pauvres gens qui crèvent la dalle ailleurs dans le monde.
      Faut bien comprendre qu’une rémunération par intérêts est le fruit d’une demande de quelqu’un qui à besoin d’argent. Il faut donc qu’il y ai des gardes fous.

      Voilà ou sont les problèmes :
      Un système bancaire connecté à l’échelle planétaire, alors que les niveaux de vie, les lois, l’éthique est différente.(Trop de failles)
      Pas de limite de richesses.
      Une planche à billet qui tourne sans prendre en compte les ressources acceptablement puisables de la planète.
      La bourse.(spéculation)
      Les taux d’intérêt.
      Les garanties des prêts, autres que ceux concernant l’accès à la propriété, doivent être constitués uniquement de valeurs financières existantes. Sinon il n’y a pas de limite.
      La limite.http://fr.wiktionary.org/wiki/limite

      1. Je partirais du principe que puisse que les banques sont en droit d’accepter ou de refuser de prèter, selon qu’il leur convient
        alors le taux d’intérêt, qui constitue le revenu des banques,
        n’a d’autre raison de son estimation qui vaillent la peine d’être retenues que celles de permettre à la banque de rentrer dans leur frais,
        soit ceux qui correspondent un pourcentage dont elle puisse justifier comme par exemple d’ assurer sa comptabilité, entretenir ses agences, rémunérer ses salariés ….
        xelà d’autant vu que nous en sommes, à l’exception des enfants, obligés de posséder d’un compte bancaire, ….
        bref, je ne vois pas tant que les banques accordent des prêts, telles qu’elles en sont, soit à leur convenance, …

  29. Les ministres européens de l’Emploi voudraient relever l’âge de la retraite.

    Les ministres européens de l’Emploi voudraient relever l’âge de la retraite

    Les ministres européens de l’Emploi et des Affaires sociales (Conseil EPSCO) préconisent de relever l’âge effectif de départ à la retraite. Cet avis figure dans des conclusions adoptées en préparation des prochains sommets européens.

    http://www.lanouvellegazette.be/actualite/economie/2011-03-07/les-ministres-europeens-de-l-emploi-voudraient-relever-l-age-de-la-retraite-855274.shtml

    1. Y a t-il une raison, dans un système de retraite par répartition, pour que ceux qui sont retraités bénéficient des conditions « d’avant » (plein emploi et salaires élevés) et ceux qui ne le sont pas encore en subissent directement, et seuls, les conséquences?
      Il ne me semble pas.
      Ha si, la droite au pouvoir est élue surtout par les retraités et ceux qui vont l’être bientôt.

      1. Les retraités anglais ont déjà manifesté tout nus, pour dire de quoi qu’ils pensaient de leurs fonds de pension, cela il y a déjà pas mal d’années …

  30. Je poste parfois sur des sujets un peu lointains … pour renouveler le débat. Je découvre ce soir Barrès tout simplement parce qu’il est pas mal cité, je sais qu’il est très connu mais aussi très décrié pour cause de nationalisme. Et pourtant il a séduit toute une époque, ce qui n’est pas rien… En fait il alimenterait le débat sur l’identité nationale, et au delà sur un certain type de devoir, et rien qu’à lire quelques phrases de lui, tout un siècle remonte en mémoire, du Claudel et du Debussy par exemple… Debussy était un sacré chauviniste, et Ravel également.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Barr%C3%A8s

    Dans Sous l’œil des barbares (1888), premier roman de ce triptyque, Maurice Barrès s’attache à démontrer que notre moi n’est pas immuable, il faut constamment le défendre et le créer. Le culte du moi est d’abord une éthique qui réclame des efforts réguliers. Notre premier devoir est de défendre notre moi contre les Barbares, c’est-à-dire contre tout ce qui risque de l’affaiblir dans l’épanouissement de sa propre sensibilité.

    ==================

    Ca me semble quand-même intéressant de considérer que notre moi n’est pas immuable, et comme diraient les philosophes, il n’est pas constitué mais institué, et il faut ou il faudrait avoir la présence d’esprit de l’instituer chaque matin. Parois le matin, je mets du temps à me rappeler comment je m’appelle, enfin le problème est me disait un psy, de se faire naitre chaque matin, à défaut chaque jour… La scarabée est l’emblème égyptien de la vie éternelle, chaque jour est une naissance.

    Le ton de Barrès me parait un peu martial, avec l’expression défendre notre moi contre les barbares, ça ressemble au clash des civilisations, mais cette défense du moi pourrait s’appliquer aussi au programme du CNR par exemple.

    Mais qu’il y ait une spécificité française à défendre pour qu’elle puisse s’épanouir, que nous devons défendre notre moi pour qu’il puisse s’épanouir, ça me semble une excellente idée. Je reprends la musique, Debussy et Ravel ont toujours voulu continuer une tradition française de la musique, même si Ravel aurait voulu écrire également de la musique arabe, orientale encore plus orientale que les orientaux….Avec son magnifique Shéérazade de toute façon et ses influences de Travinsky et l’on peut aussi trouver du Wagner dans Pélléas et mélisande, mais ces oeuvres sont aussi bien insérés, situés dans l’esprit français.

    Si l’on ne défend pas ce qu’on est, on n’est rien, ou pas grand chose… pas grand chose est parfois mieux que rien, mais tout de même. Il y a un devoir vis à vis de soi-même, par respect, par amour finalement de soi, d’être ce qu’on est. Mais, l’on risque aussi de figer les choses…

    Sujets complexes… au niveau national, on ne va pas reconstruire des tours Eiffel, ce qui a été n’est plus, de même que le french Cancan est au musée. La tradition, c’est un bouquet de fleurs coupés disait Nebenzahl… Un certain nationalisme fin de siècle est certainement et heureusement dépassé pour toujours, et peut-être l’idée nationale est également morte, il n’y a plus ni d’envie, ni de raison, de motivation, de sens ! Et c’est tant mieux, on est libéré de ça.

    Tout ceci est aussi ancré dans une idéologie du progrès ou téléologie.

    Faut il se cabrer pour être à tout prix quelque chose, pas sûr ….

    http://www.frmusique.ru/texts/e/enzo_enzo/houhou.htm

    Enzo Enzo
    HOUHOU

    Moi sans mon houhou
    Je ne suis qu’une pas grand-chose
    Un morceau de caoutchouc
    Rien qu’une bête à névrose
    Moi avec mon houhou
    C’est comme un bouquet de roses
    Quand il me prend par le cou
    Ça me fait de drôles de choses
    Et des houhou

    Moi et mon houhou
    On se fait des trucs on ose
    Toute sorte de machins fous
    Que je tairai because
    Je me méfie des miaous
    Des filles à dermatoses
    Si elles touchent à mon houhou
    Il y aura des ecchymoses
    Et des houhou

    Car moi sans mon houhou
    Je ne serais qu’une pas grand chose
    Une pauvre pousse caillou
    Un petit poucet morose
    S’il m’envoie dans les choux
    S’il m’envoie sur les roses
    Je me jetterai dans un trou
    Là où les morts reposent
    Et je pleurerai…
    Houhou

  31. CENSURE: journalistes menacés et frappés en Chine, alors qu’ils souhaitaient couvrir des manifestations. Entendu le témoignages du journaliste de la BBC sur la BBC world radio, mais zéro sur le site et à l’évidence une grande discrétion des médias européens.
    http://www.abc.net.au/news/stories/2011/03/04/3154895.htm
    http://article.wn.com/view/2011/03/07/Chinas_fear_of_Middle_Eaststyle_unrest_bbc_reporters_attacke/
    http://www.scoop.co.nz/stories/WO1103/S00156/china-journalists-threatened-with-visa-cancellation.htm
    « Many journalists from non-mainland media outlets including Bloomberg TV, BBC, CNN, Sanli TV, Deutsche Presse-Agentur, German state broadcaster ARD, Hong Kong-based broadcasters including ATV, TVB, Cable TV, RTHK and Taiwan-based broadcaster iSet TV were harassed, assaulted and detained by police and other unidentified people during the protests. »

    L’agonie de l’empire se déroule sur de nouveaux terrains.
    Et qu’on ne me dise pas que c’est hors-sujet avec le post ci-dessus !

    1. « Et qu’on ne me dise pas que c’est hors-sujet avec le post ci-dessus ! »

      Avec mon post sur Barrès ?

      En tout cas Barrès n’est pas hégélien, car défendre une forme c’est renoncer à l’évolution…Sans doute la pensée hégélienne réalise une synthèse entre le soi et l’autre beaucoup plus puissante que Barrès qui est un conservateur.

      La Chine a sans doute épuisée elle aussi les ressorts de son conservatisme impérial. Un peu comme le PCF français à la chute du mur…

      1. Si on évoquait de l’Arabie Saoudite, ??,…
        (sur la question du droit de manifester ou ne pas manifester ??,… )

  32. Vous dites:

    Ces principes très simples ne sont apparemment pas compris par les instances dirigeantes de la zone euro. Les prêts qui ont été consentis à la Grèce (110 milliards d’euros en mai 2010) l’ont été à un taux à peine inférieur à celui que le marché exigeait alors. Or, ce taux du marché était déterminé par le montant de la prime des credit default swaps (CDS) sur la dette grecque.

    Pourtant non: les prêteurs ne proposaient pas du 4,5 %, mais plutot du 7 ou 8 %.

    Je me demande si votre article n’est pas basé sur une erreur de source.

    1. Dans la phrase suivante de l’article de Paul Jorion :

      Soit, sur un exemple : coût du financement : 2%, marge de profit : 1%, prime de risque : 1,5%. Total exigé de l’emprunteur : 4,5%.

      le mot exemple vous a semble-t-il échappé.

      1. Non, bien sur, mais l’UE a prêté à 5,2 %. PAs à 7 ou 8 % comme demandé à ce moment là par les marchés.
        C’est bien de donner des exemples, mais si ils sont faux, je vois pas l’interêt.

        Si en plus le fond est erroné, super…

    2. @ Manucosto

      Je cite Paul :

      Les prêts qui ont été consentis à la Grèce (110 milliards d’euros en mai 2010) l’ont été à un taux à peine inférieur à celui que le marché exigeait alors.

      5,2 %, c’est pourtant inférieur à 7 % non ? Et ce n’est pas « beaucoup moins » que 7 % si ? L’exemple donné par Paul que je rappelais ci-dessus concernait, je cite de nouveau :

      […]un crédit hypothécaire sur un logement

      et non pas le taux des prêts consentis à la Grèce.

      CQFD

      1. Entre 5 et 7 %, on peut considérer que le cout du risque (hors inflation, évaluée à 2 % environ) est divisé par 2.
        Donc, je confirme, cet article est basé sur des faits erronés.

      2. Et pour compléter: je vois pas le rapport entre un crédit hypothécaire et un prêt à un Etat.
        Les justifications en mélangeant les torchons et les serviettes ne peuvent cacher l’erreur majeure de fonds de cet article.

      3. sauf que les marchés ne demandaient pas 7%, mais 12,5%.
        Le taux consenti à 5,2% était donc très inférieur au taux du marché.
        Une fois que le prêt a été consenti, bien évidemment, le taux du marché est tombé immédiatement à 7% pour refléter le fait que le risque de défaut des obligations en cours était désormais bien inférieur puisque la Grèce venait d’obtenir un prêt à 5,2%.

      4. Pour être plus précis:

        1. le vendredi 7 Mai, les GGB10YR clôturent à 12,449%
        2. le Lundi 10 Mai, les GGB10YR ouvrent à 12,384%
        3. l’annonce du prêt concédé par l’UE est faite
        4. les GGB10YR tombent au plus bas à 6,302% ce même Lundi, pour clôturer à 7,766%

        Donc dire que le prêt concédé à 5,2% était « a peine inférieur » au taux qe le marché exigeait alors est tendancieux.

      5. @ Chris06

        Le 25 janvier 2010, le pays empruntait 8 milliards (maturité 5 ans) à 6,2 %. Le 4 mars, il empruntait 5 milliards (maturité 10 ans) à 6,38 %. Le 29 mars, il empruntait 5 milliards (maturité 5 ans) à 6%.

        Ces adjudications vous semblent-elles outrageusement éloignées du taux de 5,2 % consenti par les Européens ?

      6. @Julien,

        oui mais entre mars 2010 et mai 2010 le taux est passé de 6% à 12,5%.

        « Le taux que le marché exigeait alors » était donc bien de 12,5% : c’est le prix que la Grèce aurait dû payer si elle avait emprunté sur les marchés à ce moment là.

        Si elle n’avait pas obtenu le prêt de l’UE, elle aurait eu trois options :

        1. émettre de nouvelles obligations au taux du marché (12,5% ou même sans doute supérieur à ce taux si elle avait attendu encore un peu plus longtemps)
        2. trouver un autre prêteur disposé à lui prêter à un taux nettement inférieur au taux du marché. Qui?
        3. faire défaut

        Le fait que l’UE a concédé à la Grèce un prêt à un taux nettement inférieur au taux du marché (qui est un fait indiscutable) a eu pour effet:

        1. d’éviter à la Grèce de devoir se financer sur les marchés à un taux exorbitant ou faire défaut
        2. de faire baisser le taux du marché des obligations existantes puisque le risque de défaut de la Grèce est diminué, c’est à dire revaloriser les créances qui étaient dans les portefeuilles des banques privées, des assurances vie, des fonds de pension privés, …etc

        Résultat, les fonds publics des Etats Européens servent, encore une fois, à revaloriser les créances détenues par des entreprises privées et des individus à haut patrimoine.
        Il s’agit, ni plus ni moins, d’un transfert de richesse des contribuables Européens vers ceux qui ont les plus haut patrimoines.

        Et on parle de « solidarité »!

    3. @ Manucosto

      Et pour compléter: je vois pas le rapport entre un crédit hypothécaire et un prêt à un Etat.
      Les justifications en mélangeant les torchons et les serviettes ne peuvent cacher l’erreur majeure de fonds de cet article.

      Paul rappelle simplement les composantes du taux d’intérêt. A ce titre, il peut prendre n’importe quel exemple pour illustrer ces composantes, et celui du prêt hypothécaire ,qui concerne de nombreuses personnes, est un bon véhicule réflexif.

      Maintenant si vous pensez que l’Europe a bien fait de prêter à 5,2 % à la Grèce en signe d’allégeance aux agences de notations et aux spéculateurs, plutôt que d’aligner le taux sur le coût des ressources pour les États, libre à vous.

      1. Mea culpa sur l’exemple, mais Paul aurait pu illustrer sur la constitution du taux d’intérêt d’un Etat, c’était pas plus compliqué.

        Sur l’opportunité de prêter à ce taux:
        Oui, je pense que les Etats ont bien fait, sinon la Grèce était en défaut.
        Bien entendu, ces prêts ne règlent pas forcément le problème de fonds, mais permettent de gagner du temps (et d’alimenter le fond européen par la même occasion).
        Ce temps est précieux car un défaut non organisé aurait été une catastrophe: personne n’aurait ensuite prêté puisque la Grèce n’aurait pas eu l’occasion de faire quelques réformes.
        aujourd’hui, les grecs sont obligés de payer (un peu) d’impots, ce qui (je caricature à peine) n’était pas le cas il y a un an.
        Après, on aurait pu prêter sans intérêt, mais l’aléa moral aurait été aggravé. Et les prêteurs (les citoyens europées) lésés.
        La solution retenue est donc AMHA certainement la moins pire, pour une fois.

      2. @Julien,

        Maintenant si vous pensez que l’Europe a bien fait de prêter à 5,2 % à la Grèce en signe d’allégeance aux agences de notations et aux spéculateurs, plutôt que d’aligner le taux sur le coût des ressources pour les États, libre à vous.

        Ah mais les « spéculateurs » (c’est à dire ceux qui avaient acheté des obligations grecques dans l’espoir de les revendre avant leur maturité en dégageant un profit) auraient été encore plus ravis si l’UE avait concédé à la Grèce un prêt à 3% (coût approximatif des ressources) : cela aurait revalorisé leurs obligations à un niveau encore plus élevé ce qui leur aurait permit de les revendre en dégageant encore plus de profit.

        Plus le taux concédé par l’UE est bas, plus le transfert de richesse des citoyens Européens vers les individus à haut patrimoine et les spéculateurs est élevé.

        Mais évidemment, comme presque tout le monde, vous n’y voyez que du feu

      3. @chris

        Ah mais les « spéculateurs » (c’est à dire ceux qui avaient acheté des obligations grecques dans l’espoir de les revendre avant leur maturité en dégageant un profit)

        Euh, pardon, mais sauf erreur les spéculateurs dont on parle là n’étaient pas les dindons dont vous parlez, qui peuvent résolument s’assoir sur des profits qu’ils ne pouvaient guère « espérer » de toute manière, mais bien plutôt les rapaces et charognards qui jouèrent contre la dette grecque au printemps 2010. Le taux de 5.2%, s’il a effectivement ménagé les intérêts des détenteurs de dette grecque, et tel était l’objectif – indirectement en tout cas – du sauvetage européen, il a aussi marqué – oh un zeste ! mais de fait – une certaine bienveillance, une relative collusion, convergence de vue, avec les purs spéculateurs et leurs officines de notation. Surement pas manifesté, en tout cas, une indéfectible, solidarité politique comme financière. Convenez en.
        À vouloir ménager la chèvre, le chou et le loup en prime, ben on file vite les clefs d’la bergerie au dernier nommé. Quant au chou, n’en parlons pas, ou plus…

      4. @vigneron,

        ben oui, ce sont les spéculateurs qui ont fait monter les taux des obligations grecques (donc baisser la valeur de ces obligations) pour que l’UE aille tout droit dans leur jeu, c’est à dire accorde un prêt à la Grèce à un taux nettement inférieur, ce qui a eu pour effet de revaloriser les obligations détenues par les spéculateurs, qu’ils ont ensuite revendues, dégageant un profit formidable, et tout cela au frais de la princesse, c’est à dire, les contribuables Européens.

        Génial, ne trouvez vous pas? Et en attendant les gens disent « ah mais les Européens ne montrent pas assez de solidarité, ils auraient dû accorder un prêt à un taux encore plus bas! ». Ben les spéculateurs s’en seraient mis encore plus dans les poches. Et tout le monde aurait continué à n’y voir du feu.

      5. En fait tous ces « bailouts » fonctionnent tous sur le même principe : il s’agit d’une conversion de dettes privées en dettes publiques. Ces « bailouts » ne produisent aucune richesse mais transfèrent, de manière accélérée, de la richesse depuis le secteur public vers le secteur privé.
        Ceci n’aurait pas d’importance si la richesse dans le secteur privé était distribuée parmi les ménages de la même manière que les sources de revenus du secteur public (les prélèvements obligatoires) sont prélevées parmi les ménages.

        Mais comme en fait, la richesse du secteur privé est distribuée de façon beaucoup plus concentrationnaire, chaque « bailout » est en fait un transfert accéléré de richesse depuis les ménages les moins riches vers les plus riches.

        Plus le bailout est effectué en des termes avantageux pour le secteur privé (par exemple dans le cas de la Grèce en concédant un taux le plus bas possible par rapport au taux du marché), plus le transfert de richesse des moins riches vers les plus riches est grand.

      6. @ Chris06

        C’est exactement cela  ! Ce qui revient à dire que les inégalités de distribution de la richesse, à l’origine de la crise (puisque générant une énorme bulle d’endettement privé), vont être encore accentuées au lieu d’être résorbées. Sans que l’endettement des particuliers puisse dorénavant autant le compenser dans les pays occidentaux.

        Il va en résulter une très substantielle mise en cause du statut et du niveau de vie de ceux qui vont se trouver du mauvais côté. D’autant plus que l’Etat va restreindre sa couverture sociale, faute de moyens, devant les consacrer à éponger sa dette crée par le renflouement de la dette privée.

        La crise est entrée dans sa dimension sociale et politique, on commence à en percevoir les effets, s’agissant de cette dernière.

        Le système financier va continuer de se déployer dans les économies et sociétés des pays émergents, avec globalement les mêmes recettes. Les grandes entreprises transnationales vont continuer de prospérer. Dans les pays occidentaux, la croissance sera limitée et sans emplois, il suffit de voir quels sont les composantes de la croissance pour en comprendre les raisons structurelles, c’est à dire installées.

        Le moment est venu où jamais pour qu’émerge un modèle alternatif au capitalisme financier, dont les nuisances vont se poursuivre selon un nouveau mode dans le cadre d’une crise qui va elle aussi s’installer. Une longue agonie a commencée, qu’il convient d’écourter.

        Le modèle social démocrate continue à vivre de sa belle mort, par défaut. D’autres ressorts doivent être utilisés.

    4. Manucosto a raison : quand je dis que le taux exigé de la Grèce est proche du taux du marché au plus fort de la crise, c’est une erreur flagrante puisque le 3 ans grec atteint le 7 mai 2010 un sommet de 17,46 %, avant de retomber à 7,52 %, le 12 mai. C’est de ce taux-là : celui du 12 mai, que le taux exigé de la Grèce par l’Europe, 5,2%, est proche.

      J’aurais beaucoup mieux fait, pour soutenir ma thèse que l’Europe inclut une marge de profit extravagante dans le prêt qu’elle accorde à la Grèce, de souligner que le taux de la dette allemande à 3 ans le 7 mai n’est que de 0,80 %. Puisque le prêt à la Grèce est sans risque, vu la garantie AAA de l’Europe, rien ne justifie l’écart de 4,4 % que représente la différence entre 5,2 % et 0,8 %, et ces 4,4 % représentent donc effectivement pour les prêteurs européens une marge de profit extravagante et injustifiable.

      1. @Paul Jorion,

        pourquoi dites vous « puisque le prêt à la Grèce est sans risque »?

        Le prêt à la Grèce n’est pas sans risque, en fait il y a même une forte probabilité pour que la Grèce fasse défaut.

        De plus, si l’UE/FMI avait concédé un prêt à la Grèce à 0,8% au lieu de 5,2%, ceci aurait eu pour effet de faire baisser encore plus les taux des obligations grecques existantes et donc de bénéficier enconre plus aux spéculateurs qui en dispose dans leurs portefeuilles.

        Vous êtes en train de cautionner encore plus de transfert de richesse des contribuables Européens vers les spéculateurs et ceux qui ont les plus hauts patrimoines, pourquoi?

      2. Ca doit peut-être avoir à voir avec les CDS
        (???…. )
        puisque sinon, que faire de cette interrogation  » « A quoi pouvait donc servir, demandera-t-on alors, la composante « prime de risque » comprise dans le taux et calquée, comme chacun l’a observé au printemps dernier, sur la prime du CDS ?  »
        donc de cette hypothèse-là, soit si finalement les instances européennes ne comprennent pas plus que moi, c-a-d rien ou pas grand chose aux CDS-s, – car il y a le CDS nu et le CDS pas nu, sans ….
        en bref, de qui se moque-t-on … )

        car logiquement, il n’y a désormais pas ou plus de risque grec :
        « Comme les autres Etats de la zone euro se portaient garant de la dette grecque, le risque de défaut était en réalité nul, et la composante « prime de risque » du taux exigé de la Grèce aurait donc dû être, elle aussi, nulle !  »
        (soit les états de la zone euros sont garants, soit ils ne sont pas garants …
        de fait, là aussi, de qui donc les banques, dont parmi elles, certaines de nos banques, se moquent ???? …)

  33. recension : 13 bankers…

    Livre: 13 banquiers, l’OPA de wall street et le prochain effondrement financier par Simon Johnson
    .
    Comment comprendre la timidité des réformes du système bancaire et financier malgré l’ampleur de la crise ? Simon Johnson et James Kwak répondent dans leur livre qu’il faut regarder du côté des conflits d’intérêts entre les technocrates de Washington et les grandes banques d’investissement.

    En septembre 2008, Simon Johnson assiste à la chute de Lehman Brothers alors qu’il vient d’achever son mandat en tant qu’économiste en chef du Fonds Monétaire International.

    * Recensé : Simon Johnson et James Kwak, 13 Bankers. The Wall Street Takeover and the Next Financial Meltdown, New-York, Pantheon, 2010, 304 p., 21 euros (en version poche, Vintage Books Edition, 2011, 316 p., avec un nouvel épilogue traitant en particulier de la loi Dodd-Frank)

    citons notamment ce point d’histoire, que Paul Jorion a parfaitement identifié il y a quelques lunes :

    « Un de ses thèmes récurrents est ainsi la confrontation entre Thomas Jefferson, le troisième président des États-Unis, très méfiant envers les banquiers, et Alexander Hamilton, favorable au développement financier de son pays. »

    http://minuit-1.blogspot.com/2011/03/livre-13-banquiers-lopa-de-wall-street.html

  34. – Emprunt à 6 mois :

    Quand l’Allemagne lance un emprunt à 6 mois, elle doit payer un taux d’intérêt de 0,870 %.

    Quand la France lance un emprunt à 6 mois, elle doit payer un taux d’intérêt de 0,837 %.

    Et la Grèce ?

    Mardi 8 mars 2011 :

    En Grèce, l’agence de gestion de la dette publique (PDMA) a vendu pour 1,625 milliard d’euros d’emprunt à six mois, avec un rendement supérieur de 11 points de base à celui de l’émission précédente le 8 février.

    Le rendement a été de 4,75 %, contre 4,64 % en février.

    (Source : dépêche Reuters)

    – Emprunt à 2 ans :

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 16,317 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

    – Emprunt à 10 ans :

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 12,822 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

  35. Collègues.
    Et bise en particulier aux dames du blog car c’est le seul jour de la Femme. Soit, 364 pour les gars.

    Jetez un oeil et gardez l’autre pour voir que la presse main-street commence à nous sortir quelques vérités :
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/03/08/la-crise-c-est-la-faute-des-autres_1490064_3232.html
    « Les banquiers emportés par la crise de 2008-2009 sont donc de retour, comme si de rien n’était, et par la grande porte. Et la liste est longue, très longue, à lire quotidiennement les pages de la presse financière. Le cas le plus scandaleux demeure celui d’Antigone Loudiadis, la banquière de Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes pour lui permettre d’entrer dans l’euro. Ce forfait lui a valu d’être promue à la tête de la compagnie d’assurances maison de GS ! »
    « La déroute financière a vu des millions de ménages perdre logement, emploi, retraite. A quelques exceptions près, on retrouve aujourd’hui les mêmes patrons à la tête des grandes institutions financières. Aucun dirigeant de banque n’a été sanctionné, même dans les cas de fraude avérée sur les crédits hypothécaires. Dans ce genre d’affaires complexes, les preuves sont difficiles à réunir, et l’incompétence n’est pas un crime : telle est l’antienne officielle pour justifier ce laxisme judiciaire. »
    « La profession bancaire ne voit pas en quoi elle aurait failli à l’honneur ou à la morale,… »
    ça, coté morale, on est déjà fixé…

    « Toutefois, il faut en convenir, les banques, dont personne ne peut se passer, ne sont pas toutes à mettre dans le même sac, et certaines remplissent les fonctions normales de financement de l’économie. »
    Non. Car quand il est impossible de séparer le bon grain de la lie de l’ivraie de la choucroute de la main du zouave dans la culotte de ma soeur, on flingue d’abord puis on réfléchie ensuite.

  36. « A l’heure où le PS en appelle à la morale et réclame pour lui-même, pour la majorité actuelle et pour la République dans son ensemble la transparence, cette rétention d’informations est non seulement regrettable mais aussi une faute politique. « Justice, respect, vérité », écrit Martine Aubry en préface de son livre, Pour changer de civilisation (éd. Odile Jacob, 442p., 16,50 €). Le PS commence quand ? »

    Ouch

    1. Cruelle mais salutaire citation Zébu !

      C’est clair, Martine Aubry fait une erreur grossière. Pour protéger quelques uns, elle risque de tout perdre.
      L’aveuglement de Martine Aubry est à la situation du PS ce que la cécité des gouvernants est à la crise financière, à la différence près qu’au PS une opération « mains propres » ne coûterait pas grand chose, si ce n’est un peu de volonté politique !

      1. Je voulais dire ne couterait pas grand chose face au risque de tout perdre.
        Les apparatchiks peuvent être remplacés, pas les militants de base, ni les électeurs.

        Mais, il est vrai, le risque est que cette affaire ne devienne un vague écho médiatique parmi tant
        d’autres ….. sauf rebondissements … sauf entêtement de Montebourg et de quelques autres, dont vous-même. 🙂

    2. et toujours aucune mention du fait de ce que Véolia est dans les dessous de cette histoire Guérini

  37. Sachez, que le le CDS est une arnaque fondamentale. Ces assureurs n’ont aucune fiabilité.
    En bref, quand le défaut de paiement est marginal ils assurent pour le couillon…Mais quand il dépasse un ceratain taux, , ils mettent la clef sous la porte!
    En clair, il n’assurent rien du tout en cas de crise!
    L’arnaque est totale et le taux demandé est TOTALEMENT injustifié!
    Ce je me tue a dire sur ce blog:
    LE CDS EST UNE ARNAQUE!
    Ce devrait etre TOTALEMENT interdit!
    C’est du vol! Du Bernie Madoff!

  38. Pas de risque de défaut pour la GRECE…..
    « Faire défaut » = ne pas pouvoir rembourser un TOTAL ( = Capital nominal ou « PRINCIPAL » + intérêts consentis sur ce principal) emprunté…….
    Or PERSONNE ne demande à la GRECE de rembourser , disons , « DEMAIN » , le TOTAL des MILLIERS d’émissions de « Bons du trésor » qui sont soit en circulation sur Lémarchéz , soit stockés dans les coffres de la plupart des banques de la planète.
    « DEMAIN » la GRECE devra SEULEMENT rembourser , disons ,
    ……………a…. le total de l’INFIME partie des « PRINCIPAL »(*) venus « à maturité » , c’est à dire à échéance CE JOUR-LA…….
    …… + …..b….le total de tous les INTÉRETS liés à des « PRINCIPALS »(*) émis à la même date en des années antérieures MAIS non encore exigibles ( non encore à maturité , car pas encore arrivés au terme convenu lors de leur souscription).
    Appelons TTT ce total à rembourser « DEMAIN » par la GRECE.
    La GRECE consacrera une partie du budget national prévue à cet effet à rembourser « cash » LE morceau «  »en « PRINCIPAL » «  » de ce fardeau TTT ( donc…PAS de « défaut » de la GRECE….) ……puis EMPRUNTERA le solde sur « Lémarchéz » pour abonder les petits morceaux respectifs du total des INTÉRETS.
    En gros , donc , on peut , si on joue bien , NE JAMAIS faire défaut et rien n’empêche de se financer sur « Lémarchéz » ( et donc uniquement pour payer des intérêts…) à la seule condition que ce « Monsieur » veuille bien continuer à jouer ce jeu « à la POZZI » ad vitam aeternam…..jusqu’à ce que l’homme se détruise lui-même ou la planète…ce qui ne saurait tarder….!

    (*)….je ne peux me résoudre à terminer par « …AUX »…désolé.

  39. Bravo Paul, j’aime bien le suggéré, on voit que tu commences à comprendre. Tu oublies quand même tjrs la géopolitique. Tout est lié, il faut voir le conflit opposant la Grèce à la Turquie pour mieux saisir. Et le rôle de la Turquie sur l’échiquier du NWO, il ne t’aura pas échappé que la
    carte du monde se redessine vite en ce moment. L’Union pour la Méditerrannée de Mr Guigou, le mari, haut fonctionnaire qui fréquentait bien les abominables tunisiens à une époque récente, a eu le tort d’être refusée par tous ces monarques et autres dictateurs qui ne font pas ce qu’on leur demande. Leur CDI arrive à expiration il me semble. Il y a peu on cédait notre avion présidentiel pas cher à ces abominables tortionnaires qui avaient quand même le sens de la reconnaissance en accueillant notre  » président » sous des pétales de jasmin. La crise s’accélérant, le lachâge des amis aussi. Depuis qu’on s’est associé militairement aux anglais, on peut faire du zèle et proposer des frappes sur la Lybie. Tu as raison Paul d’envisager le cynisme, c’est une belle équivalence linguistique du complot mais sans lâcher le mot que tu redoutes tant sur ton blog. A+.

    1. Thierry ! Un de nos trolls historiques ! Mais je sais que tu as été au plus mal, alors ça fait plaisir de te revoir ! Mais, rescapé ou non, tu connais la règle : les horreurs vont à la poubelle !

  40. Mais oui Paul, pour te connaître, je te connais. J’ai toujours été un rentre-dedans et je le revendique, une sorte de pamphlétaire. Je ferai du très light, juste pour relever un peu
    la mièvrerie ambiante politiquement très correcte. Je représenterai le mode de pensée de George Corm, Michel Drac, Noam Chomsky, Michel Chaussudovski et William Engdahl ou encore Howard Zinn.Je m’excuse de ne pas en citer plus pour l’instant, ce blog n’est pas le lieu d’une liste exhaustive des grands auteurs d’une autre histoire du monde . J’espère que tu ne prendras pas ombrage de ne pas y figurer. L’intérêt public de ton blog, tu en conviendras, étant
    bien moindre. Je ferai du très light en ayant le même souci que toi d’informer tes lecteurs de l’actualité mondiale, certain que tu n’oserais pas les priver d’informations complémentaires utiles à leur compréhension de manière trop arbitraire. Disons que je sollicite ta petite notoriété. En toute amitié, malgré des divergences certaines . Thierry.

    1. Pas de problème Thierry, on jugera au cas par cas de ces « informations complémentaires utiles à leur compréhension ».

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