Archives par mot-clé : PS

GACCIO ET JORION (V) LE SOCIALISME ET LA GAUCHE : TOUTE UNE HISTOIRE

La cinquième vidéo dans une série de 5 :

1) Les modèles de sortie de crise – 2) Les banques – 3) Le travail et le revenu – 4) Les scénarios catastrophes – 5) Le socialisme et la gauche : toute une histoire

Pour en savoir plus sur les deux personnages, Bruno Gaccio et Paul Jorion, et sur La Parizienne à l’origine du projet, c’est ici.

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Ambiance…, par zébu

Billet invité.

À quelques mois des élections municipales, les membres du gouvernement ont été et seront boycottés par les élus PS de l’Aude.

Le détonateur est clairement le rapport qui préconise de reporter aux calendes catalanes la ligne Montpellier-Perpignan.

Plus profondément, c’est l’absence de décision de l’exécutif sur comment communiquer sur ce dossier et auprès des élus de son propre parti qui pose question : absence totale d’anticipation, absence de décision, absence de communication, improvisation, qui ne font qu’exacerber la tension entre élus locaux et exécutif.

Comme l’impression d’une fin de règne, déjà.

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Les réactions du Parti Socialiste à l’appel à l’« abolition des privilèges », par Jeanne Favret-Saada

Billet invité.

Quand bien même ces dix chevaliers blancs ne seraient pas si blancs (leurs petits camarades s’empresseront d’ailleurs de nous informer), et après l’écriture de mon billet d’hier (Servir le peuple, punir l’opinion), je ne vois plus comment voter autrement que blanc aux prochaines élections, quel qu’en soit le risque : depuis « n’être pas pris en compte » (ça ne nous changera pas), jusqu’à « faire un marchepied au Front National » (désolant, mais je n’en suis pas la seule responsable).

Il m’est devenu radicalement impossible d’alimenter une fois de plus cette machine politique qui, jour après jour, détruit la société. Je sais bien que le problème central est de pouvoir modifier l’offre politique, je sais bien que M. Hollande essaie, avec sa cuillère à café, de vider la mer des intérêts parlementaires, mais je ne le vois pas y parvenir. Et en même temps qu’il utilise sa petite cuillère sur cette question, il vide les forces sociales de leur énergie à pleines louches.

C’est une décision politique où bien sûr, mon âge et le fait que je vote à Marseille ont leur part, mais qui procède de l’urgence que je ressens de sortir du jeu mortel qui nous est proposé, et dans lequel nous acceptons pour finir, une élection après l’autre, de nous enfermer.

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LES FASTES DU VIDE, par Bertrand Rouziès-Leonardi

Billet invité.

Le PS vient d’essuyer un huitième camouflet lors des législatives de Villeneuve-sur-Lot, au bénéfice du Front National, comme de bien entendu, dont le jeune et fringant candidat affrontera seul au second tour son concurrent UMP, fraîchement adoubé membre du front républicain. Front contre front. Serait-ce le frotti-frotta préliminaire à un échange amoureux des idées ? Ah, j’oubliais que l’acculturation mutuelle a déjà eu lieu. Ce sont gens de même race. Il s’agit simplement de décider, dans le fracas des enfourchures qui s’entrechoquent et des brames qui s’entremêlent, quel mâle aura l’honneur d’inséminer le nouveau terroir électoral qui s’offre à nous. Un nouveau terroir électoral ?

Aussi bien le président Hollande, quand il affirme que ce résultat est une « séquelle » de l’affaire Cahuzac, que Marine Le Pen, quand elle affirme qu’il est l’avant-coureur d’une « lame de fond », se trompent ou plutôt cherchent à nous tromper, car il est douteux que ces deux roués s’abusent eux-mêmes, le premier sur le caractère décisif, pour un électeur, de la révélation d’un secret de polichinelle, la seconde sur la puissance ravageuse d’un tsunami démocratique qui entraînera, au mieux, 25 à 30 % des votants. Alors, un nouveau terroir ? Il est toujours périlleux d’aventurer un pronostic, mais on peut au moins s’appuyer sur le discrédit qui accable le PS pour lui prédire, à la prochaine échéance, un effondrement comme en a connu récemment le PASOK, en Grèce, et espérer qu’il lui soit plus salutaire qu’à ce dernier. Ce discrédit est d’autant plus étonnant et d’autant plus mérité que primo la gauche détient la majorité à l’assemblée et au sénat, ainsi que dans plus de la moitié des conseils généraux et dans presque tous les conseils régionaux, et dirige, à deux ou trois exceptions près, toutes les grandes villes ; que secundo la droite n’en finit pas de se réinventer sous des formes ridicules et autodestructrices ; que tertio aucune bande de pieds nickelés troïkesques ne met la pression sur le pays. Certains s’imaginaient qu’en multipliant les points d’ancrage, la gauche étendrait le réseau de ses fibres musculaires et serait enfin en mesure de mouvoir le grand corps malade de l’État. Elle aura surtout épaissi sa masse adipeuse, les barons et baronnets poussant leurs pions ou se poussant eux-mêmes, à la faveur d’un remous gélatineux de bourrelets, de la base au sommet. 

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TOUS COMPLICES (suite et fin), par Zébu

Billet invité

C’est l’histoire d’une maison. Une maison dont les habitants étaient tous propriétaires. Cette copropriété n’allait pas forcément de soi et de temps en temps on voyait sortir tel pavé, tel drapeau rouge au rez-de-chaussée ou au contraire entendait-on les cris des propriétaires de l’étage du dessus qu’on « égorgeait la propriété privée ». On y avait nationalisé le chauffage et l’électricité mais aussi le chemin qui y menait et en sortait, les moyens de déplacements et même le crédit qui permettait à tout un chacun de pouvoir investir pour l’avenir, sachant néanmoins que les risques liés aux vicissitudes de la vie étaient pris en charge par l’effort de solidarité entre copropriétaires. Puis un marchand d’allumettes passa.

De fait, les habitants de cette maison n’en avaient guère besoin, puisque le chauffage et l’éclairage collectif couvraient largement les besoins de la maisonnée, mais le vendeur était pugnace et faisait bruler ses allumettes, montrant combien les jolies petites flammes faisaient aussi de jolies lumières. Ces allumettes étaient dite de sécurité, c’est-à-dire qu’elles ne pouvaient pas s’enflammer toutes seules. Pour plus de sécurité encore, elles étaient enfermées dans une boîte.

Les copropriétaires délibérèrent et acceptèrent que les allumettes du marchand leur soient vendues. Le marchand revenait régulièrement car la demande augmentait et proposa bientôt des cheminées à chacun, qui permettaient de chauffer individuellement, en plus du chauffage collectif. Les allumettes permettaient ainsi d’allumer de beaux feux dans ces cheminées, d’autant plus beaux et grands que le chauffage central, dont les copropriétaires s’étaient progressivement désintéressés, tombait de plus en plus en panne car il était de moins en moins entretenu, chacun rechignant à verser les cotisations nécessaires pour les charges communes.

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