Archives par mot-clé : PS

FRANÇAIS, SI VOUS PENSEZ QU’IL EXISTE TOUJOURS UNE ALTERNATIVE À GAUCHE – (retranscription)

Retranscription de Français, si vous pensez qu’il existe toujours une alternative à gauche ! Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le dimanche 2 novembre 2014. Et, comme vous le savez, j’ai rendez-vous avec vous tous les vendredis, pour une petite vidéo qui s’appelle « Le temps qu’il fait ». Et parfois, il m’arrive de me réveiller le matin, ou bien c’est sous la douche, d’avoir une idée supplémentaire, et alors je vous fais une petite vidéo aussi, que j’ai appelée jusqu’ici : « Bonjour Madame la Terre » quand c’est quelque chose de l’ordre, je dirais, un peu environnemental ou écologique, et « Paul Jorion pense tout haut » quand ce sont des idées qui me sont venues comme ça, mais sans que je connaisse nécessairement la conclusion à laquelle ça aboutit.

Mais là, ce matin, je me suis réveillé – et je crois même que c’est ça qui m’a réveillé – avec une idée. Une idée que j’ai envie de vous proposer. Et je vous donne tout de suite son nom, c’est : « Français, si vous pensez qu’il existe toujours une alternative à gauche ! ». Voilà. Et ce qui m’a conduit à vouloir vous parler de ça, c’est la chose suivante. C’est que j’ai publié il y a, c’est quoi, six semaines ou quelque chose comme ça, avec Bruno Colmant, chez Fayard, un livre qui s’appelle : « Penser l’économie autrement ». Et, je fais des conférences en France, en Belgique, euh… je crois que c’est tout pour le moment (j’ai parlé à la radio suisse il y a quelques jours), où on m’invite à l’occasion de la publication de ce livre. Mais alors, ce qui m’a réveillé ce matin, c’est ce sentiment que c’est deux choses différentes.

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« Qu’allions-nous faire dans cette galère ? », par Jeanne Favret-Saada

Billet invité.

Bientôt, la gauche aura disparu du paysage politique en tant que force susceptible de gouverner : ses partis présenteront des candidats aux élections présidentielles et législatives, mais ils rassembleront, selon les enjeux, de 3 à 15% des suffrages. Au cas où la droite parviendrait à se ressaisir avant 2017 — ce qui n’est d’ailleurs pas évident –, il n’y aurait donc, pendant plusieurs années, d’alternance qu’entre la droite et l’extrême-droite.

Cette réalité massive mérite qu’on s’y arrête trois minutes même s’il est moins désagréable de la noyer dans une catastrophe générale : la défaite de « l’UMPS » sous les coups du Front National. Toutefois, la possibilité de cette grande catastrophe ne nous dispense pas de nous confronter avec la petite : la disparition de la gauche élective. Depuis longtemps, en effet, je me demande pourquoi diable, au lendemain du vote pour la Constitution européenne en 2005, ceux d’entre nous qui avions voté contre (j’en étais) avons maintenu notre confiance à des députés et des hommes et femmes politiques du PS qui ont soutenu le gouvernement Sarkozy dans son déni du résultat du référendum. Comment nous avons pu continuer à voter pour des gens qui sont, à l’époque, si vite rentrés dans le rang, quand ils n’ont pas carrément retourné leur veste ? Je me demande aussi pourquoi nos camarades de gauche qui avaient fait crédit à la Constitution européenne de n’être pas ce qu’elle semblait être n’ont pas protesté quand est elle devenue ce gros machin néo-libéral qui allait ruiner les sociétés européennes ?

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« Tout seuls, tout seuls, ouais ! ouais ! », par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

« Tout seuls, tout seuls, ouais ! ouais ! [1] »

Connaissez-vous la raison qui fait que le PS est au pouvoir, et pas (encore) le FN ?

Elle tient, entre autres, dans la structure même de la détestation des partis politiques par les Français.

Ainsi, si 85% des Français pensent que les partis politiques ne sont pas proches des réalités quotidiennes, ou 82% d’entre eux qu’ils ne sont pas adaptés à la situation du pays, 75% des Français jugent avoir une mauvaise opinion du PS, quasiment à jeu égal concernant le FN (74%).

La différence provient surtout quant à l’opinion entre les deux partis politiques, de la structuration de leurs mauvaises opinions : pour le PS, les ‘très mauvaises’ représentent 27% des réponses quand pour le FN cette catégorie en représente 48%, et les ‘assez mauvaises’ 48% pour le PS et 26% pour le FN [2].

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La peau de chagrin

Alors que l’on attend de connaître la composition du gouvernement Valls II, on constate qu’un Président ayant déjà perdu ses électeurs (les électeurs du PS se chiffrent désormais en pourcentage au même niveau que la popularité du Président), le soutien d’une partie de ses parlementaires et trois de ses ministres, et non des moindres : de l’économie, de l’éducation nationale et de la culture, en autant de jours, peine à trouver même des candidats aux postes ministériels : EELV n’en veut pas, Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, n’en veut pas non plus, et pas même Robert Hue, pourtant marginalisé des marginalisés.

Tiens, pendant qu’on attend, une citation :

Les gouvernements d’unité nationale sont pour bientôt, quand il sera devenu évident aux yeux de tous qu’aucun parti ne connaît à lui tout seul la solution des problèmes insolubles qui se posent, suivis alors de Comités de Salut Public, quand il sera clair que même tous ensemble ils n’y comprennent rien et – si Dieu nous prend alors en pitié – suivi enfin d’un nouveau Conseil National de la Résistance, au moment où il faudra, par-delà les divergences conçues aujourd’hui comme irréductiblement inconciliables, lancer une ultime tentative de sauver ce qui peut encore l’être.

Cela se trouve dans ma chronique intitulée Le fil rouge, dans Le Monde en date du 5 avril 2010.

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Apocalypse now ou Apocalypse trop tard ?, par Zébu

Billet invité.

Manuel Valls ayant ‘démissionné son gouvernement’ [1] pour éteindre le feu de la contestation, avec le plein appui de l’Elysée, l’accord tacite qui liait Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et le Premier Ministre actuel pour s’assurer de l’existence d’une primaire entre les différents outsiders du PS face au Président de la République pour l’élection présidentielle de 2017 vole en éclats.

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon sortent donc de ce ‘jeu’, suivis probablement par quelques autres, dont l’ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti qui pose ouvertement la question de savoir ce qu’est être de gauche et corrélativement, ce que sera le gouvernement Valls II.

Dans ce Grand Jeu politicien, les dorénavant dissidents pensaient pouvoir en pesant de tout leur poids politique (Ministre de l’éducation Nationale et Ministre de l’économie, courants minoritaires respectivement au PS mais  difficilement négligeables) soit influer, a minima, sur la direction définie par l’exécutif en pariant sur l’économie d’une crise qui, si elle clarifie le Jeu, comporte des risques non négligeables pour tous, soit un ‘win-win’ collectif pour tous les acteurs concernés : un exécutif renforcé par des positions raffermies, des dissidents ayant pris date pour les primaires de 2016, chacun prenant ensuite la direction qu’il devait prendre pour se retrouver face aux militants pour un choix clair et sans ambiguïté lors de ces primaires.

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Arnaud, Benoît, Cécile et les autres, tous les autres…

Ouvert aux commentaires.

Entretien hier samedi d’Arnaud Montebourg accordé au Monde, déclaration de Benoît Hamon au Parisien aujourd’hui, sans compter la sortie du livre (*) de Cécile Duflot à paraître demain, où elle écrit tout le mal qu’elle pense des partis socialistes de droite, Cécile Duflot dont Hamon dit d’ailleurs du bien dans l’article du Parisien.

Il se passe donc des choses ces jours-ci au gouvernement, au Parti Socialiste et dans l’aile gauche d’EELV. L’une des lignes de force apparaît très clairement, car elle est martelée dans cet effort probablement concerté : pourquoi des gouvernements dits de gauche en France se sentent-ils obligés d’appliquer à la lettre et le doigt sur la couture, la politique conservatrice crasse définie par un parti de droite en Allemagne ? Question que ce trio n’est pas le seul à se poser et dont je ne serais pas surpris que 80% ou 90% des Français se la posent aussi.

On en saura davantage dans la journée, puisqu’il y aura des discours prononcés à la Fête de la Rose à Frangy-en-Bresse par les deux premiers susdits et par d’autres, ceux que l’on appelle désormais les Frondeurs du P.S.

La France se réveillera-t-elle différente lundi matin ? Il est trop tôt pour le dire, mais le PS se réveillera sans doute différent puisqu’il y aura très certainement une voix de gauche à nouveau audible au sein de ce parti. Le fait que le Front National s’en affole à l’avance est en soi rassurant, lui qui trônait depuis quelques années sur son OPA réussie bien qu’illégitime, sur les idées de gauche. Prudence quand même : on reparlera de tout ça lundi matin, pour dire si le soufflé est déjà retombé ou s’il se passe vraiment quelque chose au sein de la gauche en France.

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(*) De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion (Fayard)

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Sondages sans surprise, par Michel Leis

Billet invité.

Le dernier sondage IFOP qui place Marine le Pen en tête du premier tour de la présidentielle en 2017 est juste une confirmation d’un scénario largement prévisible.

En avril 2013, j’écrivais dans un billet :

Avec un taux d’abstention élevé, porté par un rejet de la politique grandissant (et l’on ne peut que se désespérer de la conduite des partis de pouvoir actuels), un parti qui réalise entre 20 et 25% des voix peut très bien se retrouver au second tour si sa capacité de mobilisation est plus forte que celle des partis « concurrents.

D’ores et déjà, les conditions qui avaient permis l’arrivée au second tour de Jean-Marie Le Pen me semblent largement remplies ».

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Espérances de comptoir : un raz-de-marée PS !, par Renaud Corbet

Billet invité. P.J. : Le caractère tout à fait inattendu de la proposition m’a d’abord décontenancé, puis séduit. J’autorise les commentaires pour que vous puissiez la discuter.

« Au lendemain des dernières élections européennes, j’entendais un politologue commenter le résultat des européennes en France où le « raz-de-marée » FN a fait couler beaucoup d’encre ici en Belgique, avant d’être chassé de l’actualité par autre chose. Ce politologue sur une fin d’interview radiophonique disait quelque chose du genre « … et on ne peut pas comparer le FN aux autres partis, y compris les partis de la droite classique, même si ceux-ci ne sont pas ma tasse de thé personnellement, car à la différence du FN, ils sont démocratiques, eux. »

Dans mon esprit, un éclair s’est fait, ces partis de droite sont démocratiques, en est-on bien sûr ? Des partis (UMP, PS, MR en Belgique,…) qui font la promotion d’une politique économique donnant de plus en plus de pouvoir au monde de l’argent et aux multinationales, au 1%, aux lobbies les mieux financés, bref qui favorisent une démocratie censitaire à l’heure où le peuple est éduqué et où ce système post-révolutionnaire ne devrait plus avoir cours, peut-on vraiment parler de partis démocratiques ? J’ai tenté de démêler cette intuition pour savoir ce qui est vrai ou faux là-dedans, sans grand succès d’un point de vue théorique. Au niveau pratique, l’observation de ce qui se passe au niveau du parlement européen et de la commission européenne me fait penser que cette intuition n’est peut-être pas fausse, même si je n’ai pas envie de voir le monde aussi noir.

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Ami frondeur, il faut que je te parle !, par Zébu

Billet invité.

« Ami, le temps n’est plus aux chansons
Il faut partir, laisser ta maison
Et tout quitter, même ton nom
Compagnon {x2} » [1]

« Près d’une trentaine va s’abstenir, certains vont peut-être se lâcher et voter contre. »
« La provocation du Premier ministre a déclenché une grosse colère.  »
« Eux ont accéléré leur dérive idéologique », pointe Laurent Baumel, l’un des représentants des frondeurs. Qui ne s’explique toujours pas la sortie de Michel Sapin sur son ‘amie’ la finance ce week-end. »[2]

Ami (enfin, on ne se connaît pas, et c’est pas demain la veille non plus il me semble) frondeur ! si tu m’entends, franchement : lâche-toi, fais-toi du bien, vas-y, laisse éclater ta colère, montre que tu existes, sors de tes tentatives (à mon sens, désespérées) d’explications rationnelles fondées sur ce qui aurait dû, aurait pu, devrait être, mais qui n’est pas et ne sera pas demain non plus.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 9 MAI 2014

Sur DailyMotion, c’est ici.

L’éditorial de François Hollande, président de la République française, dans Le Monde

Paul Jorion, Principes des systèmes intelligents (1989 ; 2012)

Blog de PJ : Julien Alexandre, Cohabitation Valls-Hollande : guerre de tranchée ?, le 9 avril 2014

La gauche et la droite aujourd’hui
Le PS et le FN sur l’éventail droite / gauche
Reconnaître une idée de gauche quand on la voit

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Les Envahisseurs et les Zombies, par Jacques Seignan

Billet invité.

La science-fiction compte parmi ses nombreux thèmes celui des envahisseurs dissimulés sous forme humaine. Il y a bien sûr la célèbre série télé américaine « les Envahisseurs » [The Invaders] dans laquelle le héros tragiquement solitaire, David Vincent, mène une lutte à mort contre ces extraterrestres à apparence humaine ; à chaque élimination d’un Envahisseur, la preuve de leur existence, par l’effacement quasi-instantané du corps, éclate aux yeux ébahis des sceptiques alors convaincus. Dans les années 50 et 60, il y eut quelques films de science-fiction qui décrivaient l’invasion d’extraterrestres sous cette forme plus subtile que celle imaginée, en précurseur, par H. G. Wells dans son roman la « Guerre des Mondes ». Pas de soucoupes volantes, ni de rayons désintégrateurs, non, mais des êtres venus d’ailleurs prenant l’apparence des simples citoyens – idée reprise dans la série déjà citée. Un film britannique (1) raconte comment dans un village toutes les femmes tombent enceintes d’enfants d’origine extraterrestre, tous blonds, télépathes, inhumains et surdoués, prêts à la conquête de la Terre. Dans un film plus connu, « l’Invasion des Profanateurs de sépultures » (2), les extraterrestres font pousser dans des cosses géantes la reproduction parfaite de l’humain dont ils prendront la place après l’avoir tué. En fait il serait facile d’y voir un message d’inspiration maccarthiste sur le danger communiste : en apparence, ils nous ressemblent tout à fait mais ils vont prendre notre place s’ils ne sont pas éradiqués. Vus au premier degré, sans cette clé explicative, bien de ces films, dits de série B, sont distrayants et imaginatifs. Pourrait-on continuer à les utiliser comme grille de lecture politique ?

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Petite chronique des siècles de plomb : France, élections municipales, 2014, par Jacques Seignan

Billet invité.

De la Patagonie à la Sibérie, de la Californie à la Somalie, dans le monde entier, tout était suspendu à la décision que prendrait le deuxième Président socialiste, élu par la patrie des Droits de l’Homme et le pays de la Révolution de 1789 – et, en 2014, c’était une nation très riche, 5ème puissance mondiale par son PIB.

La situation était grave. Les forces obscures montaient. Le désarroi frappait tous les Français : il devenait terriblement difficile pour les jeunes de trouver du travail ou pour les vieux d’en retrouver ; pour tous, l’avenir s’assombrissait. Nul, à part quelques-uns dans leurs univers protégés – qui donnaient heureusement du travail aux artisanats de luxe ou à des agences de voyages spéciales (1) –, n’était à l’abri. Les inégalités augmentaient inexorablement. En un mot, l’activité économique était atone et risquait de s’enfoncer davantage par l’euthanasie programmée du consommateur, conséquence d’une politique d’austérité inflexible – toutefois après en avoir acceptée les règles dogmatiques et ineptes, il était question de marchander des délais. De plus la société souffrait devant un niveau de corruption jamais atteint avec l’impunité arrogante des coupables. Un voleur de scooter était rapidement emprisonné ; un fraudeur du fisc, un politicien véreux, un banquier escroc ou un concussionnaire voyaient leur jugement final indéfiniment reporté et les peines encourues étaient faibles. En conséquence de tous ces dysfonctionnements intolérables, le fameux « peuple de gauche » avait fait une grève massive aux élections municipales ; il s’était comme volatilisé. Les résultats furent catastrophiques y compris pour des mairies de gauche sortantes qui avaient pourtant fait un travail honnête.

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2017 : Prologue, par Michel Leis

Billet invité.

Bien sûr, on peut d’ores et déjà se livrer au petit jeu des commentaires, la déroute se confirme à Gauche malgré une large implantation locale. Avignon ou Paris ne sont pas de nature à changer l’analyse d’un résultat. Non le FN n’a pas gagné toutes les villes qu’il espérait conquérir, oui l’UMP affiche un large sourire en regardant le nombre de villes qui basculent de Gauche à Droite. Mais là n’est pas l’important, l’implantation locale des candidats n’est pas de nature à favoriser la percée de nouveaux venus en politique.

Comme on le pressentait depuis de nombreux mois, l’élection européenne sera la mère des batailles. Par nature ce sont des élections qui portent un vote protestataire, et l’implantation locale n’est pas un facteur déterminant du résultat. Au soir des élections européennes, deux cas de figure se présenteront : Ou Marine Le Pen arrive en tête sans qu’aucune formation ne réalise un score significatif à la gauche du PS (FdG, Nouvelle Donne), ou Marine Le Pen arrive en tête, mais dans le même temps, un vote à la gauche du PS fait aussi une percée importante.

Dans le premier cas, Marine Le Pen va conforter sa dynamique de succès, et l’absence d’une force opposée à la gauche du PS confirmera l’intuition de Jeanne Favret-Saada : la disparition de la gauche en tant que force politique. Dans le deuxième cas, il restera un espoir d’inverser cette tendance mortifère qui nous conduit peu à peu vers l’extrême droite.

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