Étiquette : restructuration de la dette

  • LA POLITIQUE DU GROS DOS A BON DOS, par François Leclerc

    Billet invité.

    Imparfaitement construite, l’union monétaire est-elle condamnée au démantèlement ou peut-elle se renforcer et comment ? Il fallut se rendre à l’évidence qu’elle n’était pas bien armée lorsque la crise bancaire est brutalement intervenue, suivie par celle de la dette souveraine puis par l’interaction entre les deux. La philosophie du Traité de Maastricht voulant que chacun de ses signataires en fasse son affaire rencontrait alors ses limites, qui n’ont pas depuis été repoussées.… Lire la suite…

  • LES PORTUGAIS NE SE LAISSENT PAS FAIRE, par François Leclerc

    Billet invité

    « Préparer la restructuration de la dette pour disposer d’une croissance durable » : c’est sous ce titre que soixante-dix Portugais de tous bords lancent un gros pavé dans la mare européenne sous la forme d’un long manifeste (en Portugais) très argumenté. Dans la liste impressionnante des signataires, on trouve aussi bien d’anciens ministres, des dirigeants politiques allant du centre droit à l’extrême-gauche, ainsi que des syndicalistes et des chefs d’entreprises. En dépit de ce qui les oppose sur la scène portugaise, ils préconisent ensemble une restructuration de dette s’appuyant sur trois principes : une décote la ramenant à 60 % du PIB, un solde dont la maturité est modifiée pour atteindre 40 ans et un taux d’intérêt diminué.… Lire la suite…

  • 2015 : DE GIGANTESQUES EFFACEMENTS DE DETTES PUBLIQUES, par Bruno Colmant

    Billet invité. A paru le 30 août sur son blog de L’Écho.

    Phase intermédiaire :

    Chypre est la première opération Gutt du 21ème siècle

    En 2015, la dette publique de la zone euro devrait frôler 100 % du PIB, auxquels il faut ajouter l’endettement caché, c’est-à-dire la partie non financée du coût du vieillissement de la population. En un an, les dettes publiques européennes ont augmenté de 400 milliards d’euro et, depuis 2007, de 3.000 milliards d’euro ! Les critères de Maastricht ayant fixé le seuil d’une dette publique supportable à 60 % du PIB, cela signifie que l’excédent de la dette publique européenne atteint aussi 3.000 milliards d’euro, soit l’équivalent du PIB allemand.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : ÉPINEUSES QUESTIONS SANS RÉPONSE, par François Leclerc

    Billet invité. Paul Jorion : La proposition que j’ai faite l’année dernière, d’un défaut généralisé des nations constituant la zone euro (ici et ) a d’abord été écartée d’un revers de main mais on commence à s’y intéresser et on m’invite à venir l’exposer en novembre devant le Parlement européen (j’en dirai plus à ce sujet très bientôt).

    Évoque-t-on des questions épineuses alors qu’elles ne se posent pas ? On peut se le demander, à prendre connaissance de l’intervention de Christine Lagarde aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Certes, elle ne parvient pas à « imaginer un instant que toutes les économies avancées se retrouvent au Club de Paris dans une perspective de restructuration des dettes globale » ; mais elle enchaîne en remarquant qu’un tel niveau moyen d’endettement n’avait de précédent qu’en 1880, à l’exception d’un intermède durant la seconde guerre mondiale, et constate que les dettes publiques se sont « considérablement alourdies à l’occasion des différents plans de relance mis en œuvre au cours de l’année 2009 en particulier ».… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : L’UNITÉ DE LA TROÏKA FAIT QUESTION, par François Leclerc

    Billet invité.

    A la lecture des innombrables commentaires auquel l’autocritique du FMI à propos de la Grèce a donné lieu, comment ne pas être frappé qu’ils vont rarement à l’essentiel ? Une entorse a été faite à ses principes à l’occasion du sauvetage qui fait l’objet de cet examen critique, reconnaît son rapport, qu’il n’entend pas renouveler. La règle du jeu est connue : le fonds ne s’engage financièrement que lorsque les conditions de son remboursement sont réunies, c’est-à-dire lorsque la dette du pays en question est considérée comme soutenable. Or, en Grèce, elle ne l’était pas (et ne l’est toujours pas) !… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LE FMI PREND SES DISTANCES EN FAISANT SON AUTOCRITIQUE, par François Leclerc

    Billet invité.

    L’autocritique étant une pratique fort peu répandue dans les milieux politiques, celle que le FMI vient de rendre publique à propos du sauvetage de la Grèce et de la restructuration de sa dette n’est pas passée inaperçue.

    « Le programme [d’aide] a permis d’éviter un défaut dans le désordre et a limité la contagion au sein de la zone euro. La Grèce a été en mesure de rester dans l’euro, mais la récession a été profonde et le chômage exceptionnellement élevé. Le programme n’a pas permis de retrouver la croissance et l’accès au marché bien qu’ayant été conçu dans cette intention », écrit le FMI dans son rapport.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : LA SUITE D’UNE SALE HISTOIRE… par François Leclerc

    Billet invité.

    L’histoire que nous vivons nous est désormais promise comme allant durer dix ans, mais nous n’en savons pas beaucoup plus à son sujet, si ce n’est que cela ne présage rien de bon. Mais pourquoi donc dix ans ? C’est tout simplement le nombre d’années estimé aujourd’hui nécessaires pour mener à bien le désendettement et revoir le jour. De quoi devraient-elles donc être faites, si on comprend bien ?

    Forcé et contraint, il a fallu revenir sur les illusions du départ, car tout ne s’est pas passé comme prévu : ni les États, ni les banques ne sont parvenus à se désendetter aussi aisément qu’attendu.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : AUX PIEDS DU GRAND TABOU, par François Leclerc

    Billet invité.

    Une restructuration de la dette, sujet pourtant tabou parmi les tabous, est de plus en plus souvent évoquée. Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, l’envisage clairement à nouveau pour la Grèce, avec l’été 2014 comme date butoir pour décider de la forme qu’elle prendra. Ce sont l’Union européenne, la BCE et le FMI qui seront en première ligne, désormais détenteurs de la dette grecque, et qui devront en assumer les conséquences d’une manière ou d’une autre. Ce sera la troisième restructuration, les deux précédentes ayant permis d’effacer plus de 130 milliards d’euros de dette, et la réduisant à 156,9% du PIB.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : ILS VONT NOUS SUPPRIMER LE PARADIS ! par François Leclerc

    Billet invité.

    Les tractations se poursuivent jusqu’au tout dernier moment, comme au bon vieux temps de l’élargissement de l’Union européenne, sauf qu’elles ont aujourd’hui un tout autre objet : elles visent à adopter au forceps un plan de sauvetage de Chypre afin que le pays n’en sorte pas. D’un genre nouveau, celui-ci repose sur une restructuration du système bancaire et l’instauration d’une taxe sur les dépôts au-delà de 100.000 euros. De 20% dans le cas de la Bank of Cyprus et de 4% pour toutes les autres, semble-t-il, le statut de Laiki restant encore à trancher. L’austérité n’a pas été décrétée, mais elle viendra après.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : PARJURES ET GROSSES CACHOTTERIES, par François Leclerc

    Billet invité.

    Réalisé en douce, le sauvetage du sauvetage de l’Irlande a nécessité une restructuration de la dette de l’État Irlandais envers sa banque centrale nationale ayant toute les apparences d’une monétisation qui ne dit pas son nom, la BCE en prenant note distraitement comme si elle avait regardé ailleurs.

    Le plan qui va devoir être adopté d’ici la fin mars pour tirer d’affaire Chypre va bousculer d’autres tabous. Car Jörg Asmussen, l’un des membres du directoire de la BCE, vient de l’affirmer : il est hors de question d’attendre que le cap du 22 septembre des prochaines élections allemandes soit passé, car cela reviendrait à mettre en question « les progrès accomplis l’année passée pour surmonter la crise de l’euro ».… Lire la suite…

  • L’actualité : ET CETTE STATUE QUI VACILLE !… par François Leclerc

    Billet invité.

    Une allégorie symbolisant le remboursement de la dette n’est pas encore tombée, mais elle commence à vaciller ! La faute en est aux dernières péripéties de la bagarre entre un fond vautour et le gouvernement argentin, arbitrées par les tribunaux américains. Cet épisode, qui n’est pas terminé, a conduit à exhumer un document poussiéreux enfoui au fond d’un tiroir de bureau : le mécanisme de restructuration de la dette souveraine proposé par Anne Krueger du FMI en 2002.

    En ayant eu gain de cause devant un tribunal américain, le fonds vautour Eliott a obtenu que soit suspendu le remboursement partiel des investisseurs de la dette argentine, une fois leur accord obtenu, au prétexte que d’autres ne l’ont pas donné et que cela constitue une inégalité de traitement au final.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : TOUR DE CHAUFFE SUR LA DETTE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Le passé éclaire l’avenir, ce n’est pas Madame Irma qui pourrait le nier. En application de ce principe fondamental, il n’y a parfois qu’un pas de l’actualité de la crise à celle de demain. Le bureau du Procureur général des États-Unis vient de le franchir. Dans un avis rendu, il a considéré que la Cour d’appel de New York, saisie par le gouvernement argentin, devrait invalider la décision d’un juge fédéral du même État qui lui avait ordonné de rembourser à deux fonds vautours, NML et Aurelius, la valeur nominale d’obligations souveraines qu’ils avaient acheté à bas prix en 2001 ; ils avaient auparavant refusé de subir une décote de deux tiers en moyenne acceptée par la majorité des créanciers.… Lire la suite…

  • LE SEUL MOYEN QUI RESTE ENCORE DE SAUVER L’EURO

    The English version of this post can be found here.

    Dans mes billets ici, j’ai l’habitude de m’adresser à quiconque peut me lire, une fois n’est pas coutume, j’aimerais m’adresser plus particulièrement à mes confrères ingénieurs financiers, sur le mode d’ailleurs, une fois n’est pas coutume non plus, de la provocation grossière mais, espérons-le, néanmoins efficace.

    Voilà : une zone monétaire doit pouvoir faire défaut dans son ensemble et restructurer sa dette (à savoir, dire : « Je peux seulement vous rembourser X centimes par euro emprunté ») et doit pouvoir réévaluer sa devise, la dévaluer en particulier.

    La zone euro s’est privée de ces deux médecines.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : ILS VONT OUVRIR LES VANNES ! par François Leclerc

    Billet invité

    Les dirigeants occidentaux vont chercher à noyer l’incendie européen en déversant une masse de liquidités sur les banques et en multipliant les pare-feux afin de cantonner la crise obligataire. L’opération est planifiée pour se dérouler en deux temps.

    En février d’abord, avec une nouvelle méga distribution de prêts à trois ans aux banques – une LTRO (Longer-Term Refinancing Operation) – dont il est estimé qu’elle pourrait doubler ou tripler en volume la précédente de décembre. Soit mille à mille cinq cent milliards d’euros pour la seconde vague.


    Illustration par Sébastien Marcy… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : PROCESSUS CRITIQUE, par François Leclerc

    Billet invité.

    Les batailles les plus importantes sont souvent souterraines : elles impliqueraient de dévoiler des mécanismes ou des intérêts que l’on a de bonnes raisons de vouloir conserver entre initiés.

    C’est le cas de celle qui est en train d’être livrée à propos de la restructuration de la dette grecque, épisode précurseur d’un cas général dont il a été prévu de le résoudre dans le cadre du futur mécanisme de stabilisation financière prévu pour 2013 (le MES). Mais sa traduction dans les textes fait problème bien que l’accord politique ait été scellé en mars dernier entre Français et Allemands. Les premiers voudraient de la « flexibilité », les second les voient venir et s’y opposeraient.… Lire la suite…