Archives par mot-clé : Syriza

LES JEUX POLITIQUES EUROPÉENS SE TENDENT, par François Leclerc

Billet invité.

À Athènes, Antonis Samaras tente de grignoter des voix parlementaires et d’assurer la victoire de son poulain à la Présidence de la République, afin de reculer la perspective d’élections législatives anticipées gagnées par Syriza. Le troisième et dernier tour des élections à la présidence aura lieu le 29 décembre, mais les pointages ne lui sont toujours pas favorables. Deux épisodes de débauchage font déjà jaser, avec pour cible un député des Indépendants et le parti Dimar, le premier sous la forme la plus classique d’un achat de vote, un enregistrement non authentifié circulant. Le second à l’occasion d’une allocution télévisée, hier dimanche, au cours de laquelle le premier ministre a proposé aux députés d’avancer les élections législatives à la fin 2015, au lieu de juin 2016, ainsi qu’un élargissement du gouvernement, en contrepartie de leur soutien à son candidat à la présidence, Stavros Dimas. Il reste une semaine pour conclure !

Le gouvernement espagnol a plus de temps devant lui, mais l’échéance des législatives s’approche, et il s’affaire tout autant à leur préparation. Avec en toile de fond l’étrange compétition qui est engagée entre l’Espagne et le Portugal – dont le calendrier est similaire – pour savoir dans lequel des deux pays les rapports entre l’argent et le monde de la politique sont les plus malsains. Dans les deux, le grand déballage se poursuit. La leçon catalane et le danger d’un éclatement de l’Espagne n’a pas été perdue par tout le monde, et le gouvernement de Madrid propose à toutes les régions de les faire bénéficier du taux avantageux dont le pays bénéficie sur le marché obligataire, afin de les soulager du poids de leur endettement. Une démonstration pratique des intérêts de la mutualisation des dettes régionales est donnée, en vue de mieux faire réfléchir aux bienfaits de l’État espagnol, qui n’en a pas été exagérément prodigue ces dernières années.

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SYRIZA, PODEMOS…, par François Leclerc

Billet invité.

Le premier tour des élections présidentielles grecques au Parlement a renforcé les incertitudes à propos du résultat à venir des deux prochains tours, les 23 et 29 décembre. Le candidat du gouvernement n’a recueilli que 160 voix sur les 200 nécessaires, moins qu’il n’espérait. Tout se jouera probablement au dernier tour, où seulement 180 voix pourront permettre au candidat unique Stavros Dimas de l’emporter, la chasse aux ralliements battant son plein et la stratégie de tension se poursuivant.

Les autorités européennes ont apporté leur plein soutien à Antonis Samaras, devant la crainte que Syriza ne remporte les élections législatives anticipées, faute d’élection du Président de la République. Mais elles ne peuvent s’en prendre qu’à elles-mêmes, n’ayant pas respecté leur promesse de restructuration de la dette grecque, sur la base de laquelle le premier ministre a basé sa stratégie de recherche à tout prix d’un excédent budgétaire primaire, sans finalement en recueillir le bénéfice. Il a dû ensuite changer son fusil d’épaule en affichant la perpective d’une sortie du plan de sauvetage et la fin symbolique du protectorat de fait instauré par la Troïka, qui ne lui a pas été accordée. Cherchant une issue, il a finalement joué le tout pour le tout en anticipant une élection présidentielle de tous les dangers. Au cas où son candidat à la présidence de la République ne serait pas élu par le Parlement, ne lui laissant comme perspective que de perdre les élections législatives, les hypothèses fleurissent. Elles portent en premier lieu sur l’ampleur de la victoire éventuelle de Syriza, qui pourrait se trouver dans l’obligation de former une coalition avec les indépendants et les restes du Pasok. Elles spéculent ensuite sur la nécessité dans laquelle le parti dirigé par Alexis Tsipras serait de mettre de l’eau dans son vin à propos de la question qui fâche : la restructuration de la dette. Car celle-ci est détenue à 90% par des intérêts publics et l’exemple qui serait donné en l’engageant pourrait susciter des vocations dans d’autres pays. Un coup d’arrêt est donc indispensable, d’autant qu’une victoire de Syriza représenterait un encouragement à ce qui n’est cessé d’être dénoncé dédaigneusement et non sans amalgames comme le danger populiste afin de faire repoussoir.

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Il n’est d’autres voies que l’action politique, par Michel Leis

Billet invité.

La multiplication des manifestations ces dernières semaines dans plusieurs pays européens illustre à l’envie l’autisme des gouvernements que j’évoquais dans un précédent billet. La réaction du premier ministre italien aux grandes manifestations du 12 décembre est symptomatique : « La grève générale est un moment de protestation d’une grande importance. Nous avons beaucoup de respect à son égard, même si je ne partage pas ses motivations. Bon travail à qui travaillera et bonne chance à qui fera la grève ».  La forme est dans la droite ligne du cynisme qui se pratique volontiers chez certains hommes politiques de droite qui se sont fait élire sous une étiquette de gauche. La droite a des réactions plus variées. La condamnation sans appel de la grève générale en Belgique par un Bart de Wever est assez classique, elle invoque un argument habituel de la propagande, la désinformation par la partie adverse, ce qui ne manque pas d’ironie quand on voit la place prise par le « TINA » dans les médias. Autre classique des politiques, ces réactions hypocrites qui appellent à la responsabilité de chacun et au dialogue social, mais reste-t-il encore quelque chose à discuter face à la conviction des élites ? L’autisme des gouvernements européens questionne aussi les modes d’actions et de protestation.

Que les syndicats soient à la tête de la lutte contre des mesures qui auront un impact sur le pouvoir d’achat, la protection sociale et le droit du travail, quoi de plus normal ? Les mobilisations importantes rendent visible le mécontentement d’une fraction importante de la population, c’est leur grand mérite et une nécessité. Pourtant, au fils des ans, on voit bien que si recul des gouvernements il y a, celui-ci n’est que temporaire. Ce qui n’est pas fait par la loi du jour sera mis en place par la loi du lendemain. Le refus du traité européen par la population française et sa ratification sans autre forme de procès après quelques changements cosmétiques en fut l’exemple le plus flagrant. Les batailles qui se succèdent en Europe ressemblent à ces combats d’arrière-garde, on résiste sur quelques points, mais les petites réformes qui passent au détour d’un amendement rendent bientôt intenables les positions défensives. Cette situation est le résultat d’un enchevêtrement de rapports de forces et de situations particulières.

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VA-TOUT EN GRÈCE, par François Leclerc

Billet invité

Antonis Samaras joue son va-tout en Grèce, à la suite de la décision prise par les ministres des finances de l’Eurogroupe de n’accorder finalement qu’une prolongation de deux mois au plan de sauvetage qui se termine fin décembre. L’élection présidentielle au Parlement aura lieu de manière anticipée la semaine prochaine, a-t-il annoncé hier sans préavis, cherchant à chaud une issue favorable qu’il ne peut plus trouver autrement. Dix mille personnes avaient une nouvelle fois manifesté dimanche à Athènes, afin de s’opposer au vote d’un budget 2015 de rigueur qui a été finalement adopté le soir même, sans apporter de solution aux discussions sans fin avec la Troïka qui ont eu ces délais comme conséquence.

La coalition gouvernementale divisée et à bout de souffle, un accord toujours impossible à trouver avec la Troïka afin de financer un trou financier, et le paiement de la dernière tranche de 1,8 milliard d’euros suspendue en conséquence, le premier ministre n’avait pas le choix, soutenu en cela par les autorités européennes qui ont précipité la décision en n’accordant qu’une courte prolongation. Il fallait en finir et ne pas laisser pourrir.

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« La finance est-elle compatible avec la démocratie ? »

Avant-hier, un article dans le Wall Street Journal s’intitulait Greece Turns Triumph into Tragedy : la Grèce transforme un triomphe en tragédie. Le triomphe en question, c’est l’état dans lequel se trouve la Grèce en ce moment (je ne plaisante pas), et la tragédie qui la menace, c’est une éventuelle victoire du parti Syriza en Grèce aux prochaines élections (je ne plaisante pas non plus).

Les marchés ne sont pas vite gênés. Les marchés, nous le savons ont beaucoup de sympathie pour le fascisme en col blanc, encore appelé « néo-libéralisme », de MM. von Mises, von Hayek, Friedman et consorts. M. von Hayek qui, comme on s’en souvient – ou comme on devrait s’en souvenir, c’est important – du haut de son prix Nobel d’économie 1974 – déclarait à la presse chilienne, lors d’une de ses visites de courtoisie au général Augusto Pinochet, qu’il préférait une dictature libérale non-démocratique (description excellente du régime de son ami très cher) à un pays démocratique non-libéral (le Chili de Salvador Allende, qui n’était malheureusement plus là pour commenter). Croyez-vous que le comité de la Banque de Suède lui ait retiré son prix Nobel pour autant ? Poser la question, c’est malheureusement y répondre.

La perspective d’élections démocratiques en Grèce pouvant déboucher sur la victoire d’un parti socialiste – un vrai, pas les ersatz qui circulent sous ce nom dans des pays tout près de chez nous – a fait dégringoler les marchés aujourd’hui (-12,8 % à la Bourse d’Athènes).

Dow 9-12-14 © Dow Jones

C’est qui qui a récemment fait une conférence sur un bateau, intitulée « La finance est-elle compatible avec la démocratie ? »

Ah ! Oui vous avez raison : c’est moi !

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Europe : DIRIGEANTS AU BORD DE LA CRISE DE NERFS, par François Leclerc

Billet invité.

Halte au feu, ça tire dans tous les sens ! Jean-Claude Juncker prend à partie Matteo Renzi et David Cameron en les traitant de menteurs, Passos Coelho fait en public acte de résistance à la Troïka et, last but not least, Mario Draghi est mis en cause par des gouverneurs de Banques centrales. Chacun de ces épisodes a son propre contexte et ses raisons, mais ensemble ils témoignent de la rencontre avec un même obstacle grandissant : la stratégie de désendettement européenne est à force tout au bout du rouleau.

Le panorama ne laisse pas place à beaucoup d’ambiguïté. Un avertissement a été prodigué à Mario Draghi, sous la forme d’une fuite organisée dont a bénéficié l’agence Thomson Reuters. Derrière la mise en cause de son style trop personnel pointe le refus de le voir poursuivre sur la trajectoire qu’il a choisie, annoncée lors de son discours de Jackson Hole qui a semble-t-il pris au dépourvu les membres du conseil des gouverneurs. Hors de question, sous-entendent en substance ses opposants, que des interventions reposant sur une création monétaire massive soient engagées, une mise en garde pouvant signifier qu’une telle intervention serait considérée avec attention. Bien que minoritaires, les opposants ont la capacité de bloquer des décisions qui dans la tradition de la BCE supposent un large consensus, nous faisant assister non pas à un épisode de plus de l’opposition larvée entre les autorités allemandes et Mario Draghi, mais à un véritable clivage qui paralyse désormais la BCE pour toute grande décision. Les marchés ne vont pas aimer.

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EuropeCOINCÉS DANS LEUR PROPRE PIÈGE, par François Leclerc

Billet invité.

Hors de question de reconnaître la spirale descendante dans laquelle l’Europe est placée, car cela impliquerait de reconnaître s’être égaré ! En dépit des mauvaises nouvelles qui s’accumulent à propos de la croissance et de la déflation, les dirigeants européens ne donnent aucun signe tangible de changement de politique, animés par l’idée que ce n’est qu’un mauvais moment à passer et qu’il faut tenir. Eux-même semblent convaincus – ou font comme si – qu’il n’y a pas de politique alternative à celle qu’ils ont choisie, et ils cherchent simplement à l’assouplir. Devant le rejet que celle-ci suscite, ils voudraient la rendre moins explosive en trouvant des accommodements. Tout en spéculant sur la résignation et en laissant supposer que, sans eux, cela serait pire encore. Mais ils ne sont finalement parvenus qu’à mettre en évidence qu’ils sont sans prise sur les événements.

Les dirigeants italiens et français essayent de biaiser afin de ne pas avoir à prendre brutalement des mesures dont ils connaissent l’impopularité – et dont ils craignent les effets en retour – afin de les distiller progressivement tout en les limitant autant que possible. En Espagne, en Grèce et au Portugal, où ils n’ont pas fait dans la nuance, les gouvernements se préparent à prochainement affronter des échéances électorales et allègent à petite dose le fardeau afin de rester dans le jeu. Quand à la BCE, sauveur de dernier ressort désormais en première ligne, elle prend à force de jouer petit bras le risque de faillir à sa réputation et de trahir les espoirs qui sont portés en elle dans la confusion.

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UN PAS EN ARRIÈRE, DES PAS EN AVANT, par François Leclerc

Billet invité.

Le commissaire européen Jyrki Katainen a cru bon de préciser que la décision finale de la Commission relative aux budgets français et italien 2015 n’était pas prise, suite aux soupirs de soulagement qu’avaient laissé échapper ceux qui pensaient être tirés d’affaire. Des ajustements devront encore être négociés, mais il semble néanmoins que la décision politique d’absoudre les gouvernements français et italien a été prise par la Commission sortante, laissant à la suivante le soin d’en gérer les conséquences ! Clé de voute d’une stratégie qui ne peut être appliquée, le pacte fiscal en sort émoussé, premier encouragement à s’y opposer en attendant la suite.

Ce sont sans doute moins les capacités de persuasion des responsables de ces deux pays qui sont à l’origine de cette mansuétude, distillée par petites doses pour en atténuer la portée, que la dégradation de la situation européenne sur tous les terrains, économique, social et politique. Avec une mention particulière à la Grèce, l’Espagne et l’Italie. Un vent de révolte monte en effet dans ce dernier pays, que Matteo Renzi transpose en multipliant les incartades vis-à-vis de Bruxelles, et qui va se traduire par une grève générale. Comme en France, des protestations virent au drame en raison d’une violence policière qui n’est pas contenue, la dernière en date en face de l’ambassade d’Allemagne à Rome à la suite de licenciements dans une usine du groupe ThyssenKrupp.

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Dette publique : TANT VA LA CRUCHE À L’EAU QU’À LA FIN ELLE SE BRISE, par François Leclerc

Billet invité.

Les événements se précipitent : les marchés manifestent leur impatience en appelant au lancement par la BCE d’un début de création monétaire en grand, Jean-Claude Juncker annonce qu’il va présider « la commission de la dernière chance » et les rumeurs se multiplient sur l’échec aux stress tests de nombreuses banques, en attendant l’affichage des résultats le 26 octobre prochain, une fois passé le cap du tout proche sommet européen.

La cause est entendue, la stagnation va être séculaire et la dette un problème lancinant. Cultivant une vision malgré tout optimiste, tout en ne s’en tenant qu’à la dette publique, le FMI constate que « les efforts budgétaires au cours des cinq dernières années ont stabilisé le ratio entre dette publique et PIB, même s’il reste à un niveau élevé ». Mais il relève un « sentiment de saturation » vis à vis des réformes et que « les perspectives d’un durcissement des activités financières et d’un éventuel tassement de la croissance potentielle (…) sont autant de facteurs qui exigent une reconstitution des marges de manœuvre utilisées durant ces dernières années ». En d’autres termes, il serait nécessaire de « judicieusement » concilier la viabilité de la dette publique et la croissance… Dit autrement : dans les hautes sphères, on ne sait pas quoi faire devant la faillite d’un modèle de désendettement qui ne fonctionne pas.

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La Grèce, une fois encore ?, par Zébu

Billet invité.

Sur les radars de l’actualité, la Grèce semblait avoir disparu, tant les néo-nazis et l’écroulement économique semblait avoir été endigués, enfin.

On avait bien eu vent que Samaras, le premier ministre hellène, s’était rengorgé en déclarant que la Grèce allait enfin pouvoir sortir des plans d’aide et renouer avec la croissance (+0,6% en 2014 et même … 2,9% en 2015 !), après 6 ans (!) de récession : -25% de PIB, 27% de chômage et -30% sur les salaires. Sans oublier plus de 170% du PIB de dette publique et une proportion de la population vivant sous le seuil de pauvreté passée de 27,6% en 2010 à 34,6% en 2013.

Mais soit que ce genre de nouvelle semblait incongrue et relever au mieux d’une prophétie auto-réalisatrice politicienne de plus d’un gouvernement pris entre le marteau de la Troïka et l’enclume de la crise, soit que la Grèce était sortie de nos préoccupations nationales focalisées par les multiples crises à rebondissements politiques, on n’y prêta point attention.

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DU REJET MONTANT À L’ALTERNATIVE CONSTRUITE, par François Leclerc

Billet invité.

À en croire certains, il serait urgent de dissoudre le corps électoral, les électeurs s’étant fourvoyés. Le populisme aurait frappé sous le masque hideux de l’europhobie, et les partis responsables en feraient les frais. Tout cela résulterait d’un malentendu auquel il faudrait remédier par un effort d’explication (une communication plus efficace).

Cette histoire n’endort que ceux qui sont déjà assoupis, bercés par un discours lénifiant. En vérité, une politique dont le naufrage se poursuit est rejetée, parfois au profit de ce qui tombe sous la main, et ceux qui l’appliquent ne veulent pas en changer. De simple déni au départ, c’est devenu un déni de la démocratie : les manifestations et protestations massives dans les pays du Sud n’ont été suivies d’aucun effet, et la démonstration est en cours qu’il en sera de même avec les élections. Quel sera le prochain épisode ? Il y a de la rébellion dans l’air.

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L’actualité de la crise : ON N’EN DORMIRAIT PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

Comment va être présenté l’échec du nouveau sommet des chefs d’État et de gouvernement de jeudi, sa seule inconnue ? On n’en dormirait pas. Une fois écartées les déclarations ronflantes de circonstance, il sera retenu comme ayant marqué l’envasement de l’union bancaire, présentée au précédent sommet de juin dernier comme un pas en avant décisif dans la poursuite de l’intégration européenne et la sortie de crise.

Les mauvaises langues prétendent d’ailleurs déjà que le nouveau programme d’achat conditionnel de la dette publique de la BCE (OMT) – qui reste encore à l’état d’intention, mais qui a provisoirement calmé le jeu – n’est pas étranger à cette absence de résolution des dirigeants européens. Quand l’espoir renait, la volonté disparaît !

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Le Vif/L’Express, « Il y a TOUJOURS une alternative », 22 juin 2012

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Il y a TOUJOURS une alternative

Le phénomène, c’est la manière dont les choses se manifestent à nous, et cette manière peut être véridique : les choses nous apparaissent en nous suggérant qu’elles sont de la manière dont elles sont véritablement, ou bien la manière est trompeuse : les choses sont en réalité autrement – c’est le cas par exemple des illusions d’optique : elles nous suggèrent une réalité erronée.

Là où le grec disait phainomenon, le latin disait apparentia, l’apparence, avec les deux mêmes nuances que pour le phénomène : apparence fidèle à la nature des choses ou bien apparence trompeuse.

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