Archives par mot-clé : Syriza

Italie : Les marchés sont des lâches ! bis

M. Sergio Mattarella, président de la République italienne m’a écouté ! (Enfin, il a écouté les gens qui disaient comme moi que son rejet, le weekend dernier, du gouvernement présenté par M. Giuseppe Conte était une erreur stratégique monumentale).

rtbf, « Débats Première » – « L’Italie doit-elle sortir de l’euro ? », André SAPIR et Paul JORION, mercredi 30 mai de 12h30 à 13h

P.S. Il ne s’agit pas des « taux directeurs » mais des obligations 10 ans.

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Décor sculpté, par Panagiotis Grigoriou

Billet invité.

 

L’été enfin ou presque, comme un avant-goût d’une destinée miraculeusement retrouvée. Les Grecs détestent l’hiver et abhorrent… la crise, sauf que dans les deux cas, c’est de la “météorologie” qu’il s’agit, d’après l’ambiance, les mentalités du moment.

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LES ALÉAS DE LA CRISE POLITIQUE, par François Leclerc

Billet invité.

Le Blitz de Podemos et de ses alliés a échoué, mais aucune solution gouvernementale n’est en vue ; le Mouvement des 5 étoiles a lors des élections municipales déstabilisé un Matteo Renzi qui connait une fronde au sein du parti démocrate. Des formations sorties de terre, qui ont placé au centre de leur campagne la lutte contre la corruption et au sein de leur pratique la rénovation de la politique, continuent dans ces deux pays de donner le « la », non sans inévitables aléas.

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Renouvellement politique, par Michel Leis

Billet invité.

L’Espagne ne fera pas exception à la règle. Dans la plupart des pays d’Europe occidentale, à l’exception de la Finlande, les élections de 2015 auront été pour les partis au pouvoir, au mieux un coup de semonce, au pire un désaveu complet.
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UN PROGRAMME EUROPÉEN COMMUN, par François Leclerc

Billet invité.

L’Europe est entrée dans une phase de crise politique larvée accompagnant la nouvelle période de faible croissance et de fort chômage dans laquelle elle se trouve. Confirmant qu’elle y est installée, Eurostat vient de constater que les pressions déflationnistes s’accroissent au sein de la zone euro, prenant à contre-pied la BCE et son programme d’assouplissement monétaire destiné à les combattre.

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LES NOUVEAUX ENJEUX GRECS, par François Leclerc

Billet invité.

Que peut-on attendre du retour au pouvoir haut la main de Syriza ? Certainement plus que la poursuite du débat sur ce qu’il aurait dû faire ou non ! Les électeurs grecs n’ont pas répondu aux attentes des autorités européennes qui auraient vu d’un bon œil une victoire de Nouvelle démocratie, celui-ci ayant fait campagne pour un gouvernement de coalition dont Alexis Tsipras rejetait la perspective.

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LA GRÈCE, HISTOIRE A ÉPISODES, par François Leclerc

Billet invité.

Quel est le meilleur cheval possible de Syriza ou de Nouvelle Démocratie s’interrogent les créanciers de la Grèce, quand ils ne sont pas happés par d’autres urgences, à la lecture des sondages qui donnent les deux formations coude à coude lors des élections législatives du 20 septembre prochain ? Les Grecs se posent la même question, déçus par le résultat du pari impossible dont Syriza a été le porteur, mais c’est eux qui vont choisir.

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Piqûre de rappel : Au pied du mur, par Roberto Boulant, le 26 janvier 2015 (lendemain des élections en Grèce)

Au pied du mur, par Roberto Boulant. Billet invité originellement publié le 26 janvier 2015.

Les travaux pratiques commencent aujourd’hui même en Grèce.

Si d’une manière ou d’une autre, Syriza ne parvient pas à améliorer substantiellement la vie des citoyens, s’ouvrira alors un boulevard pour l’extrême-droite et le chaos. Et dans leur immense sagesse, les pays de l’UE afin de sauvegarder la paix et la démocratie, n’auront d’autre choix que d’apporter tout leur soutien dans un provisoire destiné à s’éterniser… à des néo-colonels grecs entourés d’une nuée de conseillers en com’.

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UNE DÉMONSTRATION DE FORCE OU DE FAIBLESSE ? par François Leclerc

Billet invité.

Les scénarios ne manquent pas en cas d’échec de cessation des hostilités bruxelloises et de rebondissements à Athènes. Mais l’équipe de Syriza, qui n’a jamais été à court durant les affrontements de ces dernières semaines, pourrait à nouveau prendre l’initiative.

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Politico : « Syriza gouverne de la même manière que s’il était en campagne »

Le journal américain en ligne Politico dispose depuis hier d’une antenne à Bruxelles. Le sous-titre d’un des premiers articles affichés, paru sous la plume de Pierre Briançon, affirme que « le gouvernement Syriza d’extrême-gauche a dilapidé la bonne volonté de ses partenaires européens ».

« La bonne volonté de ses partenaires européens » ? Je vois mal a priori à quoi Briançon fait allusion, mais il explique ensuite son raisonnement : « Syriza est nouveau au pouvoir, et ses dirigeants n’ont aucune expérience gouvernementale. Ils opèrent selon la conviction que « tout est politique » – la croyance que les réalités économiques peuvent recevoir une forme et être transformées par le seul pouvoir des idées ».

« Tout est politique » ! Quelle hérésie, on croirait entendre du Karl Marx ! Et certains Grecs ont une eu la folie de voter pour une telle bande de zozos ! Et croire en plus que « les idées » pourraient avoir une importance quelconque devant « les réalités économiques » – au premier rang desquelles se range certainement la nécessité d’aligner les salaires européens sur ceux du Bangladesh, pratique encore appelée à Bruxelles : « réformes structurelles imposées par la compétitivité ».

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6 semaines et ½, par Michel Leis

Billet invité.

Il y a maintenant 6 semaines et ½ que Syriza est au pouvoir en Grèce, on peut voir la situation actuelle comme un verre d’eau à moitié vide ou à moitié plein. Comme Paul Jorion, on peut mettre en avant le vote de lois sociales, véritable rupture par rapport aux recommandations antérieures des institutions (pour ne plus dire la Troïka). Même si ces avancées se sont faites au prix de quelques reculades, je ne doute pas que les Grecs voient en ces quelques avancées un symbole. Comme tout symbole, il est essentiel sur le plan intérieur comme sur le plan extérieur : oui il existe des partis politiques qui ont vraiment envie de faire bouger les lignes.

On peut aussi, à l’instar de François Leclerc pointer la pression exercée par ces mêmes institutions, à peine relâché le temps d’un compromis péniblement arraché, déjà de retour avec la sinistre Troïka. Wolfgang Schäuble a dû jubiler en prononçant ce mot honni des Grecs, après une période d’abstinence forcée pour cause de négociations. Les Grecs sont dans une survie assurée par un respirateur que l’on peut débrancher à tout moment.

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De quoi Syriza est-il le nom ? par Roberto Boulant

Billet invité.

Le diable se cachant dans les détails, il faut attendre le plan que proposera Syriza demain à la Troïka, pour voir s’il s’agit effectivement d’une reddition en rase campagne du gouvernement grec. Mais d’ores et déjà, le pessimisme semble être de mise pour deux raisons principales : la Troïka qui n’a aucune légitimité démocratique, reste maîtresse du jeu et Alexis Tsipras s’est engagé – contre un très hypothétique desserrement du nœud coulant -, sur l’objectif d’un excédent primaire de 4,5 % du PIB en 2016.

La Troïka restant aux commandes, son fanatisme économique imposant un excédent primaire irréaliste, on voit mal dans ces conditions, comment Syriza pourrait trouver les marges de manœuvre lui permettant de lutter contre la crise humanitaire artificiellement provoquée, qui ravage le pays.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 FÉVRIER 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 12 février 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 13 février 2015. Et si vous avez suivi un petit peu ce qui se passe ici sur le blog, et en particulier les vidéos que je fais le vendredi, et qui s’appellent donc « Le temps qu’il fait », vous avez pu voir qu’au cours des, je ne sais pas, au cours de la dernière année, au cours des derniers 365 jours, j’ai tenu un discours de plus en plus, j’allais dire « désabusé », le mot n’est peut-être pas tout à fait incorrect, mais un discours qui consistait à dire essentiellement : « Nous continuons ici un combat dont nous ne connaissons pas l’issue, et pour lequel nous voyons que le public n’a pas un intérêt très grand ; quoi qu’il arrive, quelle que soit la réception qui est faite ou non des idées que nous défendons ici, nous continuerons à [les] défendre. » Il m’est venu l’image du dernier carré à plusieurs reprises.

Et puis donc, ce n’était pas, je dirais, une perspective d’« à quoi bon », – bon, le découragement n’est pas l’image de marque du blog de Paul Jorion ! – mais de dire, eh bien, nous prêchons dans le désert mais nous continuerons à prêcher dans le désert !

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Candide s’adresse aux politiciens du Gymnase Japy, par Lazarillo de Tormes

Billet invité.

Mesdames et Messieurs les politiciens,

Le 19 janvier 2015 vous avez voulu donner l’image, j’ose le supposer en toute naïveté, d’une alternative de gauche unie en soutien au mouvement Syriza qui se préparait à prendre le pouvoir en Grèce pour changer le destin et montrer au monde que la négation du déterminisme est précisément le destin de l’homme. Notez ces expressions : « prendre le pouvoir », « changer le destin ».

J’écris cette lettre parce que mes amis français de gauche sont épuisés, n’y croient plus, en ont assez des mensonges de ceux qui se disent de gauche en campagne électorale pour mener des politiques contre nature une fois aux manettes.

Ils ne me l’avouent pas mais je vois qu’ils baissent les bras. Le ballet grandissant des éternels militants socialistes, communistes, LCR, NPA, syndicalistes de tout poil s’engageant au FN ne les offusque plus. Ils disent que la politique en France est morte en 1981, 1993, 2002, 2005, 2008 ou je ne sais quelles autres dates. Qu’ils n’ont ni la force de croire qu’on peut la ressusciter, ni la confiance en ceux qui règnent sur des micro-partis dont la seule aspiration est de grappiller quelques pourcents et qui perdent de vue que la somme des pourcents permettrait de prendre le pouvoir et changer le destin. Notez ces expressions : « prendre le pouvoir », « changer le destin ».

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