Archives par mot-clé : ultralibéralisme

Le temps qu’il fait le 9 octobre 2015

Pourquoi l’affaire Volkswagen rappelle l’affaire Kerviel
L’ultralibéralisme est-il un mécanisme biologique de mortalité dépendant de la densité ?
Si oui, Nicolas Hulot doit en tenir compte

Blog de PJ : NICOLAS HULOT : Osons !, par Philippe Soubeyrand, le 8 octobre 2015

Et si vous doutiez du fait que l’ultralibéralisme tue, pas seulement à l’étranger mais chez nous …

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LA VALEUR ESPRIT SACRIFIÉE À L’UTILE ?, par Vincent Teixeira

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Face à certains outrages, aussi loin des illusions de l’angélisme que des poses du pessimisme, sans être ni pessimiste ni optimiste, sauf à se voiler la face, ou être dans l’auto-aveuglement, il est temps de sonner le tocsin, et comme disait Walter Benjamin , « il faut organiser le pessimisme 1 ».

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Laudato si’ et la décroissance, La Nef, N° 273, septembre 2015

J’ai accepté de commenter le thème « Laudato si’ et la décroissance » dans le numéro de septembre de la revue catholique traditionaliste La Nef. En voici le texte.

Il est dit au paragraphe 193 de Laudato si’ que « Nous savons que le comportement de ceux qui consomment et détruisent toujours davantage n’est pas soutenable, tandis que d’autres ne peuvent pas vivre conformément à leur dignité humaine. C’est pourquoi l’heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties » (p. 147). La décroissance est mentionnée là comme un objectif économique qui devrait être le nôtre. Rien n’est dit du fait que la décroissance est l’inverse de la croissance et que cette dernière joue un rôle tout particulier, en fait un rôle clé, au sein de notre système économique.

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L’ultralibéralisme précipite l’avènement d’un monde fait seulement de robots

Dans La Gouvernance par les nombres. Cours au Collège de France (2012-2014) (Fayard 2015), Alain Supiot écrit ceci :

« Depuis les débuts des Temps modernes, le vieil idéal grec d’une cité régie par les lois et non par les hommes a pris une forme nouvelle : celui d’un gouvernement conçu sur le modèle de la machine. Ce mouvement avait été engagé par la planification soviétique qui, la première, a réduit la loi à une fonction instrumentale de mise en œuvre d’un calcul d’utilité. Il s’approfondit avec l’imaginaire cybernétique, qui impose une vision réticulaire du monde naturel et humain et tend à effacer la différence entre l’homme, l’animal et la machine, saisis comme autant de systèmes homéostatiques communiquant les uns avec les autres. À ce nouvel imaginaire correspond le passage du libéralisme économique – qui plaçait le calcul économique sous l’égide de la loi – à l’ultralibéralisme, qui place la loi sous l’égide du calcul économique. Étendu à toutes les activités humaines, le paradigme du Marché occupe désormais la place de Norme fondamentale à l’échelle du globe » (pp. 408-409).

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 7 AOÛT 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 7 août 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 7 août 2015. Et sur le blog, et dans les vidéos que je fais, on parle, ces semaines récentes, on parle un peu moins de la Grèce qu’on ne l’a fait ces mois derniers. C’est parce qu’il y a une activité plus lente : il y a des négociations.

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FIN A L’ARRACHÉ DU DERNIER ACTE, par François Leclerc

Billet invité.

Le sommet européen d’aujourd’hui dans sa configuration plénière est annulé, il est maintenu pour la zone euro, à 16 heures (Paris). « Il durera jusqu’à ce que nous concluions les négociations sur la Grèce », a déclaré Donald Tusk, le président de l’Union européenne. L’affrontement se poursuit.

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Une Europe très politique, par Michel Leis

Billet invité.

L’Europe s’est construite à partir d’une idée et d’une pratique. L’idée, c’était celle de la prospérité et du progrès qui devaient être des facteurs de paix et d’amélioration du niveau de vie moyen pour l’ensemble des peuples. Elle s’est donc initialement construite autour de la coopération économique, ce qui était conforme aux objectifs de départ et au contexte de l’époque.
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Discours imaginaire, par Pascal

Billet invité.

Le peuple veut des droits ? Qu’a cela ne tienne, Il les aura. Mais Nous, nous conserverons le pouvoir de définir les droits et les devoirs. L’important n’est pas le droit, mais l’intérêt de Ceux qu’il sert et pour cela, Nous devons garder le pouvoir de l’initiative et de l’écriture.

1789 a donné des droits Sociaux au peuple que le CNR a confortés à la Libération, il serait bien imprudent de les contester. Alors, à Nous de renforcer l’autre droit, le Nôtre, le droit du Commerce et des affaires. Il suffira ensuite, droit contre droit, de soumettre le droit Social au droit du Commerce.

Le peuple sera satisfait de pouvoir revendiquer ses droits Sociaux mais sous couvert du « réalisme économique » qu’il s’agira d’instiller dans les cerveaux, le peuple devenu « communauté de consommateurs » acceptera de soumettre Son droit Social à Notre droit du Commerce.

Cette société ainsi organisée à Notre avantage, appelons la « Démocratie ». Ainsi, toute revendication ou remise en cause du système sera, de fait, attribuée à une volonté Anti-démocratique. Nous pourrions même qualifier ces contestataires de « populistes », ainsi la notion même de peuple deviendra suspecte.
 

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Imagine, Le réalisme aujourd’hui, c’est de proposer Tout autre Chose, N°108, mars-avril 2015

Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, et désormais Hart boven Hard / Tout autre Chose en Belgique, que sont donc ces mouvements venus de nulle part ? Ils représentent l’affirmation par la multitude que le réalisme aujourd’hui, c’est de dire « Non ! » à des dirigeants qui prétendent que le désastre auquel ils président est une fatalité, que, selon les paroles légendaires de la Dame de Fer Margaret Thatcher, « TINA : There Is No Alternative ! »

Curieux quand même que ceux qui défendent le slogan TINA ne veuillent rien entendre aux protestations de ceux qui proposent Tout autre Chose.

C’est que chaque parti de gouvernement a les apparences pour lui : les autres partis ayant pignon sur rue n’affirment-ils pas la même chose : « Rien n’est plus comme avant et d’ailleurs depuis des dizaines d’années (sans y avoir prêté attention) nous avons tous vécu au-dessus de nos moyens ! Voilà la faute qu’il nous faut maintenant expier ! C’est la fatalité, et la fatalité, c’est bien connu, il n’y a rien qu’on puisse mettre à la place ! »

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Espèces et sous-espèces de tyrans, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Dans un échange entre nous, Roberto Boulant écrit :

« Je classerais [les tyrans] en deux sous-espèces principales.

– Les tyrans ayant fini par croire à leur propre propagande. Pas très dangereux, le delta entre leurs discours et la réalité vécue, tendant à prendre des valeurs cosmologiques.

– Les tyrans admettant qu’ils ne peuvent plus gagner, mais qui espèrent encore pouvoir se maintenir par une sorte d’équilibre de la terreur. Ceux-là m’inquiètent au plus haut point, car je les imagine bien dans leur hybris, déclencher l’Armageddon financier pour empêcher l’avènement de l’état de droit ».

Je suis tout à fait d’accord avec les deux sous-espèces. La seconde est bien sûr à suivre de très près. Je la diviserais à nouveau en deux : les terroristes rationnels et les terroristes irrationnels. Appelons-les aussi idéologues libéraux et anarcho-libertariens totalitaires.

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Une solution politique ? Quelle rafraîchissante naïveté !, par Roberto Boulant

Billet invité.

Ceci est dans mon esprit plus un complément, qu’une réponse au billet de Michel Leis, ‘Il n’est d’autres voies que l’action politique’. (Et puis… j’ai aussi beaucoup de mal avec cette injonction commercialo-religieuse qui veut que nous soyons tous béatement heureux à l’approche de Noël !).

« Dans l’antiquité, les esclaves savaient qu’ils ne pouvaient discuter avec nous, au moyen-âge, les serfs savaient que leur statut d’homme libre n’était qu’un leurre, aujourd’hui, progrès du storytelling aidant, une majorité pense vivre en démocratie et avoir le statut de citoyen. Magnifique mélange d’aveuglement et de lâcheté qui nous conforte, nous les maîtres du monde, dans l’assurance que nous sommes vraiment d’une essence supérieure. Alors oui bien sûr, au fur à mesure que notre nouvel ordre féodal remplace des pans entiers de l’ancien monde, que les anciens états-nations s’effondrent, même les gueux les plus désireux d’être bercés d’illusions ne peuvent que constater la réalité : les politiciens professionnels sont nos serviteurs, ils votent nos lois et nous, au travers de ces marionnettes interchangeables, gouvernons cachés aux yeux du commun.

Et de fait, la crise déclenchée par les subprimes prouve que nous sommes hors d’atteinte des lois, nous sommes maintenant bien plus puissants qu’en 2008 ! Et quel plaisir, quelle jouissance même, de voir la populace voter pour un socialiste-ennemi-de-la-finance qui quelques mois plus tard nommera à Bercy  un des nôtres, un banquier d’affaires devenu millionnaire en une nuit !

Nous avons d’ores et déjà gagné. Les cliquets installés sont si nombreux et efficaces que quiconque serait assez fou pour vouloir les détruire, détruirait en même temps la société. Il n’y a plus aucun retour en arrière possible ! »

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CE N’EST PAS DIEU QUI NOUS SAUVERA ! – (retranscription)

Retranscription de Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera !. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le samedi 22 novembre, et donc on est tout à fait en dehors de ma série qui se passe le vendredi, puisque j’avais fait une [vidéo hier], mais il m’arrive de me lever le matin, ou bien de prendre ma douche et qu’il y ait une idée qui me vienne et dont j’ai envie de parler. Parfois, ce sont des réflexions non abouties, et j’appelle ça « Paul Jorion pense tout haut », parfois j’ai une idée de quoi je veux parler, et alors je peux donner à mes réflexions un titre. Et aujourd’hui, je leur donnerai un titre, parce que je sais de quoi je voudrais vous parler. J’ai envie de vous parler de « Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera ». Voilà. Qu’est-ce qui m’y a fait penser, eh bien, une convergence de mes réflexions sur Keynes qui sont en train de se terminer, parce que je vais mettre un point final à ce manuscrit sur Keynes, mais aussi la discussion que j’ai ouverte moi-même, je crois que c’était il y a un peu plus de quinze jours, sur le blog, à propos de ce film que je suis allé voir, comme je vous l’ai dit, simplement parce que j’en avais entendu une très mauvaise critique sur le site en ligne du journal Le Monde.

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CORPS ROMPUS, par Albert Mince

Billet invité.

Hasard des vacances et du travail, pendant quelques semaines j’ai coupé presque tout lien avec l’actualité, juste après l’affaire Bygmalion. Courant septembre, en renouant avec mes flux d’information, voilà, pêle-mêle, les déclarations surréalistes de Macron, la honte Thévenoud, l’indigne Morelle, le douteux Cambadélis, le feuilleton de mœurs Hollande et Valérie, la surprise Andrieux, Moscovici soupçonné, l’indépassable Flosse, l’encore plus indépassable couple Balkany (!), les affaires Sarko (épisode numéro…?), et encore cette semaine, le cas Yves Jégo examiné, le maire de Bobigny en difficulté…

À quelques jours de la rencontre publique organisée par Mediapart au Théâtre de la Ville, le 19 octobre, force est de constater que la question des effets de la corruption en politique ne perd pas en intensité.

Aussi loin que je m’en souvienne, c’est-à-dire les années 1980, ce n’est pas nouveau : les « affaires » sont incessantes. Pourquoi ne choquent-elles pas plus ? La corruption, c’est un signal, une information très forte, ou qui devrait l’être.

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Les otages – Vote de confiance pour le gouvernement Valls II à l’Assemblée Nationale cet après-midi

Président otage de la religion féroce ultralibérale européenne, otage de la Dette nationale restaurant le servage pour la servir, otage des lobbies rédigeant les textes qui deviendront lois.

Premier ministre otage de la religion féroce ultralibérale européenne, otage de la Dette nationale restaurant le servage pour la servir, otage des lobbies rédigeant les textes qui deviendront lois.

Députés et sénateurs – tous partis confondus, otages de la religion féroce ultralibérale européenne, otages de la Dette nationale restaurant le servage pour la servir, otages des lobbies rédigeant les textes qui deviendront lois.

 

Programme alternatif : dynamiter le cadre ultralibéral européen, défaut généralisé sur la Dette au sein de la zone euro, mettre la Loi à l’abri des lobbies par une Constitution pour l’économie.

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