Les Ultras, leurs outrances, leurs outrages, par Jacques Seignan

Billet invité.

Plus un domaine n’échappe à l’emprise du système mortifère dont Paul Jorion et ses invités sur son blog ont exploré en détail les sources, les fondements, les stratégies et les conséquences. Ce système de pouvoir, il se serait mieux de le nommer ultralibéralisme plutôt que néolibéralisme. C’est bien sûr un détail et il suffit de savoir ce qui se cache derrière les définitions (1). Toutefois rien n’est complètement neutre dans les façons de désigner les concepts et de les modifier par des préfixes, d’autant plus que le terme libéralisme, par son origine et son histoire, est une idée positive (aux États-Unis, liberal signifie de gauche).

De même le préfixe « néo » a habituellement une connotation positive. (Le nom du héros de la trilogie Matrix des Wachowski, incarné par K. Reeves, est Neo, l’Élu libérateur.) Pour ce qui est du préfixe « ultra », ça dépend. Ultra est un mot latin qui signifie simplement au-delà – comme dans ultraviolet, ultrason. Sous la forme du doublon ultra/outre, on a d’autres mots anodins : outremer, outre-Quiévrain… Par contre dans les affaires humaines passer au-delà des limites (outrepasser) ne se fait pas sans de terribles effets et ce préfixe peut alors devenir inquiétant et péjoratif – pensons à l’ultranationalisme, aux ultraconservateurs. Il faut rappeler que cette racine ‘ultra’ qui a donné le verbe ‘outrer’ est à l’origine de plusieurs mots dérivés comme ‘outrage’ et ‘outrance’. Et ils sont innombrables les outrages que les ultras (libéraux) imposent à tous par leurs outrances. Le passé et le présent illustrent ces enchaînements fatals.

En France les ultraroyalistes, personnages parmi les plus odieux et bornés de notre Histoire, finirent par gêner celui qu’ils étaient supposés soutenir et la fameuse « Chambre introuvable » (2) est devenue un symbole politique. Les « Ultras » sont plus royalistes que le roi ! Aucun compromis n’est jamais accepté : c’est tout ou rien. La leçon à tirer (et qui ne l’est jamais) est que l’abus d’un rapport de force nuit à ses intérêts à long terme ; c’est la manifestation d’une forme de bêtise extrême, une autre définition de l’extrémisme.

Il y a bien de ça dans l’ultralibéralisme. Ses promoteurs, thuriféraires et acteurs – de nouveaux ultras, des néo-ultras – agissent dans l’excès, sans obstacle, sans vergogne, sans réelle opposition politique puisque la très grande majorité des partis politiques sont imprégnés (abrutis) par cette nouvelle doxa économique – en France, de Macron à Juppé en passant par Hollande et Sarkozy, avec l’extrême-droite comme alternative fallacieuse. Ils finiront ainsi par mettre en danger la survie même du Système, leur bien-aimé système capitaliste. En politique, les cyniques décriraient une politique ultra comme contre-productive. Comment ne pas penser à ces gens rigides autour de Charles X qui voulurent revenir à la situation d’avant 1789 ? On sait ce qui advint.

Dans son livre Alain Supiot [La Gouvernance par les nombres, Fayard, 2015] consacre un chapitre à l’instauration d’une nouvelle féodalité et, comme Paul Jorion l’explique [p. 157, Misère de la pensée économique, Fayard, 2012], elle est « fondée sur un nouveau principe : l’argent en lieu et place de la terre » (3). Le parallèle est saisissant : en haut de la pyramide néo-féodale une poignée de Seigneurs et Maîtres et en bas les serfs modernes avec des niveaux intermédiaires nécessaires au fonctionnement de cette nouvelle société. Les entreprises ont quitté le « modèle fordien intégré et hiérarchisé » pour « faire place à un modèle réticulaire ». Il y a les fournisseurs de rang un et leurs nombreux sous-traitants, les petits châtelains. Il parle de l’« affermage des fonctions » et ajoute ensuite que « sous la pression de la financiarisation de l’économie, [les entreprises] ont segmenté leur activité en unités de coûts et soumis ces unités à des exigences croissantes de rendement ». Ce qui se traduit par l’exploitation à outrance des salariés (souvent proches de l’esclavage), des ateliers de fabrication textile en Asie aux ouvriers agricoles dans les serres d’Andalousie en passant par les enfants africains recyclant nos ordinateurs rendus obsolètes. Dans un pays riche comme la France, une forme de violence nouvelle s’est installée ; la vie et la santé ne sont pas en jeu à court terme (à long terme, c’est différent) mais elle exerce également ses méfaits. Notre jeunesse est en première ligne. Aucune fatalité économique face à ces injustices révoltantes ne devrait plus jamais être avancée.

Prenons des cas récents qui illustrent les désastres de l’ultralibéralisme sur des échelles décroissantes.

Aujourd’hui, neuf ans après la crise des subprimes, le retour du danger systémique liée aux banques est annoncé. Le Monde du 10 février 2016 titrait en Une : « Et si les banques faisaient replonger le monde ». Les patrons des grandes banques avec la complicité active de politiciens se sont opposés à toutes mesures structurelles permettant de contrôler effectivement le fonctionnement des banques systémiques (éventuellement les démanteler), pour remettre la finance au service de l’économie et non à celui de la spéculation débridée. Ils se sont arcboutés sur leurs privilèges au risque de mener à l’effondrement de leurs chères banques – et nous avec. Plus généralement pour le système financier mondial, il y eut un créneau en 2008/2009 pour rectifier ses dysfonctionnements patents mais tout s’est passé comme si, animés par l’esprit borné caractéristiques des ultras, les Prédateurs suprêmes avaient refusé de rien lâcher et au contraire avaient poursuivi dans cette impasse, si profitable à court terme, mais aboutissant à l’agonie du capitalisme. C’était une attitude typiquement ultra que d’agir ainsi : vouloir coûte que coûte revenir à la situation d’avant-crise, sans compromis raisonnable pouvant assurer la survie (4). En 2016, après le quantitative easing, on en est aux taux négatifs … Son implosion est inévitable.

Deuxième exemple à une échelle plus locale : des petites entreprises sont mises en faillite (5) car elles ne sont pas payées dans les délais commercialement agréés. On doit honorer ses dettes en temps voulu et on nous le rabâche à longueur de temps au sujet des dettes des États mais les grands groupes (dans le « top 5 : SFR, Numéricable et Airbus) se moquent impunément des règles sur ces délais de paiement. Ils contribuent de la sorte à détruire de petites entreprises : « Environ une faillite sur quatre est liée à des impayés », signifiant autant de chômeurs en plus. Un effet d’un rapport de force de type féodal : les puissants ont le dernier mot et la justice leur est plus clémente. Sentiment d’impunité.

Prenons enfin un cas à l’échelle humaine, celle des hommes et des femmes subissant cette loi d’airain des néo-ultras, et cela, au-delà des chiffres, nul ne doit l’oublier ! Ce cas concerne la Cinémathèque de Paris, ce qui le rend encore plus étrange : comment en est-on arrivé à un tel problème dans un haut lieu d’excellence culturelle ? Une institution qui devrait être sans but lucratif et appliquer véritablement le slogan de la Metro Goldwin Mayer, « ars gratia artis », (par ailleurs bel exemple de tartufferie de cette major de Hollywood). Une ancienne employée a publié une « lettre à la cinémathèque » sous forme d’une magnifique vidéo. Prenez le temps d’écouter Anna. L’article du Monde (4 février 2016) qui le rapporte s’intitule « Un remake du mépris ébranle la cinémathèque française » (6). Ce qu’Anna nous dit avec dignité et force, illustre exactement et tristement l’analyse développée par Alain Supiot (affermage des fonctions, pression induite…). Personne à la cinémathèque n’est directement responsable (enfin dans une certaine mesure car comme elle l’explique, « il suffisait (…) de parler au petit personnel ») ; il ne s’agit pas de vouer au pilori des gens respectés et respectables (à un certain point, à eux de le prouver…), mais il est aisé de voir ces cheminements systémiques menant à ces dérives outrancières pour les salariés. L’histoire de la Cinémathèque n’a pas été « un long fleuve tranquille », on le sait bien, et pourtant un esprit désintéressé y soufflait. Le témoignage d’un réalisateur d’origine irakienne en atteste : « A la Cinémathèque, j’ai rencontré Henri Langlois, qui me donnait la permission de me faufiler dans la salle » (7).

Aujourd’hui, il paraît incongru d’être « désintéressé », non lucratif ; il faut être rentable, compétitif, flexible, évaluable, profitable. L’État français qui vient pourtant de récupérer 21 milliards provenant de la fraude fiscale est pauvre, nous répète-t-on mécaniquement, et par conséquence ayant moins de subventions à distribuer (pour des choses inutiles comme la culture ?) obligation lui est faite d’économiser à tout-va – avec la Troïka en embuscade. Alors que recommande la féroce doctrine économique officielle et son ultra-financiarisation ? C’est simple : sabrer dans les effectifs, privatiser, sous-traiter, externaliser… Et le plus souvent, une société de sous-traitance agit évidemment comme « il se doit » : sans respect pour ses salariés, interchangeables, corvéables… Enfin on connaît la chanson, les causes du problème (cf. les livres évoqués) et ses outrages que résume parfaitement le délégué CFDT : « Le problème de fond, c’est l’externalisation : cela rend les salariés esclaves, et c’est la Cinémathèque, subventionnée par l’Etat, qui cautionne la situation ». Il faut noter que les petits châtelains ont au-dessus d’eux les ducs, et au-dessus des ducs, les rois… et ces rois, à quel Dieu rendent-ils compte ?

Ces nouveaux Ultras nous outragent ; leurs outrances nous détruisent. Inéluctablement les citoyens – outrés – réagiront, partout dans le monde. On pourrait presque remercier les Ultras comme provocateurs involontaires des révoltes à venir !

Et en effet, partout dans le monde, surgissent des espérances nouvelles et inédites pour en finir avec l’ultralibéralisme.

Aux États-Unis, la Cour Suprême (grâce à une faible majorité de conservateurs obtus) a suivi une démarche politiquement ultra : elle a ouvert le financement sans limite des campagnes électorales (les super-PACS) pour verrouiller le pouvoir oligarchique de la caste des milliardaires. Mais il ne fallait pas être plus oligarchique que les hyper-riches ! Trump est arrivé et s’autofinance : ce candidat repoussant perturbe le Parti républicain car il est concrètement incontrôlable – et les donateurs républicains milliardaires, comme les frères Koch, sont dépités car ils n’ont plus leur poids politique habituel dans ce jeu électoral. Sur un mode positif il y a cette surprise inouïe – pour nous qui sommes abreuvés de propagande racontant que tout va si bien dans l’économie américaine – d’un candidat se déclarant socialiste aux États-Unis, Bernie Sanders, qui gagne des primaires et concurrence la candidate de l’élite Démocrate. Il est lui financé par des centaines de milliers de gens et il est massivement plébiscité par la jeunesse américaine ; il fait renaître les idéaux démocratiques de cette grande République.

En France, ça bouge enfin car comme il a été dit « trop, c’est trop ». Nos Ultras (s’auto-désignant comme ultra-réformistes), vont trop loin. La pétition contre la loi Travail initiée par Caroline de Haas a dépassé le 4 mars 2016, le million de signatures ; un mouvement de « youtubers » #OnVautMieuxQueCa rassemble dans le même esprit qu’Anna, des témoignages vidéo sur leur vie au boulot, leur refus du mépris, contre un avenir précarisé, pour l’espoir d’une société libérée de la loi du fric-roi. « Ne plus se laisser faire ! »

Enfin sur ce blog même, voici une initiative à partager : Thomas Piketty, présentez-vous aux présidentielles de 2017 !

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(1) – cf. cet article : Le néolibéralisme est un fascisme

verbatim : « Le néolibéralisme est cet économisme total qui frappe chaque sphère de nos sociétés et chaque instant de notre époque. C’est un extrémisme« .

(2) – La « Chambre introuvable»

(3) – Voir aussi ce billet de Paul Jorion : L’ultralibéralisme tente de ressusciter une aristocratie de l’argent

(4) – Il faut se référer à La sémiotique de la crise par Jean-Maxence Granier. Il était évident que la posture A (croire à une crise cyclique, bénigne, à un système auto-régulé, ce qui par exemple se traduit obligatoirement à un moment ou un autre, par une inversion de la courbe du chômage selon une formule ridicule) ne pouvait être choisie que par des Ultras, aussi aveugles et stupides que leurs prédécesseurs.

Et on peut évoquer la Grèce opprimée et détruite par la Troïka ultra dont la politique échoue partout en Europe mais qui continue avec violence à la mettre en œuvre, et aujourd’hui, on le voit, même au détriment des intérêts géostratégiques européens, sans parler de la simple solidarité européenne.

(5) – Les entreprises payent avec de plus en plus de retard, mais le problème concerne des groupes puissants : « Ensemble, les 120 premiers groupes français accusaient un retard de paiement de 4 milliards d’euros à la fin avril 2015 ».

(6) – « Un remake du mépris ébranle la cinémathèque française »

(7) – Abbas Fahdel, Je me sens comme un survivant. Le Monde, 09.02.206

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116 réflexions sur « Les Ultras, leurs outrances, leurs outrages, par Jacques Seignan »

  1. Je trouve ce texte et la construction de sa pensée admirable et remercie M. Jacques Seignan, M. Paul Jorion, ses amis-es, etc, de nous en avoir fait part et ouvert au commentaire…

    J’aurais envie de rebondir dessus, s’il m’est permis, au travers d’une autre manière d’appréhender l’incarnation de l’idée « d’ultra », qui impacte quotidiennement un autre monde, en rapport toutefois à celui cinématographique… Cet « ultra », cette outrance faite à la dignité humaine intellectuelle, etc, faite sans satiété, est du domaine de la « culture » au sens le plus large possible. Mais plus particulièrement il est outrageant pour la réalité, au travers du « culte » de la « télé… » des JT et de l’actu/info, et ses comme leurs dérivés tout autant mortifères… qui façonnent un imaginaire collectif… Et « l’ultra » dont je veux faire part est quelque part à sa limite extrême, à ce qui pourrait être son opposé voulu dans l’ombre… Comme ces doigts d’une frange de l’espèce humaine, qu’on distinguerait à peine, ou confondrait avec le décor, s’accrochant désespérés au bord du gouffre abyssal, duquel le monde ultralibéral, voudrait les voire sombrer au plus vite, cet « ultra » façonne les temps de cerveaux disponibles qu’à être flatté dans leurs plus bas instincts…
    .

    C’est au travers de ce billet du jour que j’ai essayé d’en décrire sa mécanique ignominieuse, derrière l’image d’un chômeur transformé en homme sandwich, arpentant les bords de routes au désespoir de sa seule cause, et en dépit de son devoir, affichant son numéro de téléphone, et les clefs des chaînes qu’il est prêt à payer pour trouver un emploi..

    «  »LNE » de canal+ et le-a chômeur-euse homme/femme sandwich.

    Je ne peux résister à la tentation de reposter ce billet (ci dessous)… Il fut fait suite à la diffusion d’un reportage sur une chaîne d’info en continue du milliardaire Bolloré (colonialiste et esclavagiste)… très largement subventionné par le denier public… comme tant d’autres oligarques (magna de la presse)… Et alors que dans LNE sur une autre chaîne de son groupe de com’, il est question de reparler d’un chômeur d’un homme sandwich se postant sur les bords de routes pour trouver un emploi ou un travail… cette republication est d’à-propos…

    Elle se veut même agrémenté d’autres réflexions, d’autres propos de fond sur le statut du-de la chômeur-euse dans notre société vu par les médias de masse qui à leur tour tentent d’influencer l’opinion publique.

    « Mais qu’est-ce que c’est que cette vison avilissante, portant atteinte à la dignité du-de la chômeur-euse, que véhicule itélé dans un de ses reportages, coutumier de la « dictature des émotions »… ?

    Alors qu’il est question que soit négocié, si ce n’est dans le secret, du moins dans le flou de leur non représentativité, la dégressivité des allocations chômage, et autres réductions de protections sociales et droits de la loi el Khormi, etc… les chômeurs-euses feraient mieux de se mettre sur les bords de routes, avec une pancarte affichant leur numéro de téléphone et un message de « supplique » disant « Je veux travailler »… ?

    Ce serait ça le « courage » (individualiste) qu’un-e chômeur-euse ferait mieux de faire preuve, plutôt que de s’unifier avec d’autres, plutôt que se constituer politiquement, en collectif et/ou rejoindre ceux existant, et plutôt que de s’occuper de ce qu’il-elle le-a regarde plus personnellement, quant il est question de porter atteinte directement à une autre forme de sa dignité sociale bientôt « déchue » en droit… ?

    Et pourquoi pas tant qu’ils-elles y sont ces « donneurs-euses de leçons de morale » les souhaiter courir à poil dans les rues avec une perche à la main pour trouver un sponsor, un-e employeur-e ne les discriminant pas comme d’habitude… ? Vous noterez que le choix minutieux d’un chômeur d’âge mur, au chômage longue durée, et de couleur de peau blanche, n’est pas anondin pour parler à l’imaginaire collectif, quant à laisser entendre que la discrimination par rapport à l’âge « peut exister » mais pas ou moins que les autres par rapport aux faciès, au sexe au handicap, etc… Alors que c’est l’inverse.

    Pourquoi pas souhaiter leur prostitution tant qu’ils-elles y sont, pendant qu’ils-elles se préparent à réduire en esclavage leurs enfants, petits enfants… ? »

    Bien que M. Domenach précisa qu’il était question pour lui de faire réfléchir au fait que le-a chômeur-euse n’est pas ce ou cette fainéant-e, qu’il-elle est « actif-ve », peut aussi se lever tôt, etc… il n’en demeura pas moins comme impression que cette activité ne devait se concentrer que sur le recherche d’une aiguille dans une botte de foin…

    Bien qu’il fut précisé la situation préoccupante du chômage des « seniors » (ou pré-séniors), par rapport au recul, mais à la marge, du chômage des jeunes, on peut se demander pourquoi il ne fut pas plus approfondi les problèmes de discriminations à l’embauche qu’ils rencontrent, tout comme par rapport au chômage longue durée et/ou aux faciès qui sont majoritairement plus humiliantes, stigmatisantes… ? Bien plus que le fait de rajouter à celles ci, le principe de s’afficher en homme/femme sandwich… aussi jetable, qu’un kleenex, ou encore « qu’on zappe » un SDF croisé dans la rue…

    Bien qu’il fut souligné l’originalité de cette initiative consistant à se démarquer de la masse, pourquoi il ne fut pas rappelé que ce genre d’action individuelle de recherche d’emploi… existe aux USA depuis plusieurs décennies sans pour autant avoir fait ses preuves, prouvé son efficacité, par rapport à la diminution de la quantité des chômeurs-euses les menant, quant à avoir retrouvé un travail et/ou emploi de qualité, durable, stable, etc… ?

    Bien au contraire le message d’acceptabilité de plus de pouvoir de subordination qui est envoyé et reçu par le patronat, l’opinion publique, affaibli plus encore le-a chômeur-euses dans ce qu’il-elle est susceptible de négocier et d »accepter de perdre en dignité pour retrouver quelques emplois ou travail merdique, dans l’urgence…

    On ne s’étonnera pas non plus que M. Domenach et cette chaîne ne traitèrent pas dans la « leçon de morale », le fait que le-a chômeur-euse peut être aussi « actif-ve », et a le devoir même, de défendre ses droits et protections sociales, qui sont négociés-es sans lui-elle, actuellement au travers de réunions, à couvert, « paritaires », discutant de leur dégressivité (des allocations chômage).

    Ce n’est pas se « décourager », bien au contraire, que de mener cette lutte sociale conjointe à la recherche d’emploi et/ou de travail (robotisé, « ubérisé », tous deux défiscalisés), que ce soit en manifestant et/ou en postant des publications sur les « réseaux sociaux » comme on le fait ici, et/ou participant aux collectifs et mouvements de chômeurs-euses… C’est par contre des plus tendancieux et litigieux, que de prétendre que le courage du-de la chômeur-euse ne devrait exister que dans la recherche d’une aiguille dans une botte de foin, au travers d’une initiative d’homme/femme sandwich…

    On peut conclure ses réflexions sur ce qu’auraient dit et réagi les médias de masse et l’opinion publique si cela avait été une femme dans cette posture de femme sandwich… ? Ce raisonnement poussé à son paroxysme, n’aurait-il pas démontré que s’il nous fut proposé de « rire » de la demande en mariage que ce chômeur reçu, entre autre mainte coup de fil n’ayant rien à voire avec l’objectif de son initiative… il aurait certainement été plus difficile de « rire » pareillement de ce que la chômeuse aurait pu recevoir en terme de proportion, comme propositions malsaines… ?

    Rien de plus étonnant non plus en conséquence que la représentativité (politique, etc) du-de la chômeur-euse autant dans l’imaginaire collectif que dans les institutions publiques/privées (les médias en faisant partie pour influencer les opinions publiques) a bien du mal à refléter la réalité de leurs vécus de souffrances variées, des inégalités qu’il-elle subit par rapport aux « actifs-ves » (tiraillés-es eux avec le 49.3 Macron loi el Khomri, etc) mais entre lui-elle aussi… des rapports de force qui l’exclue, dans les manières d’aborder le problème « économique » (en terme de PIB et « quantification », à visée électoralistes) du chômage, de l’emploi, du travail…

    Il est grand temps de parler (le 9 mars..?) de « salaire à vie » ou autres concepts du même genre remettant à plat le modèle social et l’austérité conjuguée au poids illégitime illégale frauduleux des dettes publiques (voir l’optimisation les fraudes aux cotisations sociales patronales, à la TVA, le scandale du LIBOR, DEXIA, le crack de 2007/8, etc), le mettant en concurrence déloyale avec les moins disant, et son financement à lier à la fiscalité, la redistribution (sandale social des « non recours »), la disparité monétaire, et le partage inéquitable et inégalitaire des ressources, etc… derrière les guerres « économiques », énergétiques, etc et autres des « va t’en guerre » provoquant tant d’exode de réfugiés-es sans distinctions aucunes… et les problèmes de dérèglement climatiques, d’explosion démographique…

    Mais peut-on attendre de cette chaîne (défendant le Qatar, psg, et pas les plus de 400 esclaves népalais décédés pour construire un temple du prochain mondial de foot, et ne condamnant pas non plus les exonérations d’impôt de l’uefa au prochain euro2016) de M. Domenach qu’il soit question d’aborder ces sujets de « revenu… » et/ou « salaire à vie »… et de donner une meilleur représentativité aux chômeurs-euses, dans cette manière de faire de la politique un show divertissant ou on peut rire de tout…?

    Alors imaginons un instant ce que donneraient comme chaos, comme pagailles, risques d’accidents, etc, que les plus de 6 millions de chômeurs-euses se placent sur les bords de routes, en homme/femme sandwich… mais seulement aux abords des grandes agglos, là ou se concentrent les activités économiques et la prétendue « création/destruction d’emploi »… ?

    Pierre Juillot. »

    http://reseauinternational.net/cote-divoire-pays-pille-colonialisme-francais/

    http://www.humanite.fr/des-paysans-cambodgiens-attaquent-le-groupe-bollore-en-justice-580572

    http://www.reseau-salariat.info/a25cdca78a9268b816fb30c0b4f9dd36?lang=fr

    https://www.facebook.com/pierro.sanslalune/posts/511969605649145

    1. Jacques Seignan ecrit « En ce moment, ça bouge ». Et comment ! Et il faut se saisir de la mobilisation pour enrayer la destruction bien avancée du droit du travail, mais aussi mettre hors d’état de nuire les larbins du capital, au gouvernement et dans les partis satisfait de la domination de ce capital.
      C’est le moment, à la veille du démarrage de la résistance attendue depuis longtemps, de se nourrir d’un article de Jacques Chastaing, écrit il y plus d’un mois et réellement d’actualité:
      Ce qu’il y a de commun entre la période qui a précédé mai 1968 et aujourd’hui
      http://wp.me/p5oNrG-k56

  2. Bonjour,

    Le néo-libéralisme a été défini par Wendy Brown comme un système, une idéologie, qui se différencie du néo-conservatisme, du libéralisme à la Smith et de l’ultralibéralisme. Il n’y a rien de « néo », ce n’est pas un nouveau libéralisme, mais un système fermé dans lequel l’Etat est utilisé à des fins particulières.
    Ce qui se passe en France depuis la présidence Sarkozy, et de façon moins visible depuis 1936 n’a rien à voir avec le libéralisme. Seulement, celui-ci est utilisé pour faire passer une domination hégémonique de quelques-uns, d’une ploutocratie (oligarchie).

    Pour de plus amples détails, et un fondement philosophique pris chez Foucault, vous pouvez lire l’article de Wendy Brown dans Vacarme :
    http://www.vacarme.org/article1375.html
    C’est édifiant et … très éclairant.

    1. Cette question sur le sens à donner à libéralisme est fondamentale car elle est la source de toutes les interprétations (et dérives) ; je n’ai pas voulu la développer plus en détail mais c’est également pour cela que j’ai mentionné l’aspect positif du libéralisme initial. Toute cette ambiguïté se retrouve parfaitement dans le couple libertaire/libertarien (et en effet il était nécessaire de créer libertarien pour introduire le mot anglais « libertarian »). Vous avez raison de souligner cela. on affronte le même questionnement pour « gauche » …

    2. Merci Armelle pour…
      ce témoignage réaliste de la vie courante.
      Témoignage qui vient compléter le « beau texte » qui montre que tout en haut de la pyramide, les acteurs argentés de la politique sont déboussolés par un des leurs, plus ultra que les ultras.

      Ici bas, la débrouillardise rime avec l’instinct de survie… mais malgré tout, c’est là que je perçois plus d’espoir quant à l’avenir de l’espèce, certainement parce qu’il y a encore des personnes qui placent leurs énergies dans le « tutorat » de ces jeunesses…

  3.  » … les Prédateurs suprêmes avaient refusé de rien lâcher et au contraire avaient poursuivi dans cette impasse, si profitable à court terme, mais aboutissant à l’agonie du capitalisme. « 

    C’est très rassurant: ce système se saborde lui-même.
    Le seul piège serait de faire notre part pour le faire durer encore un peu…
    comme si nous étions « intéressés aux bénéfices ».,
    ce que laissent accroire les manipulateurs qui veulent nous soutirer le maximum de jus.

    1. Rassurant et inquiétant à la fois : comment éviterons-nous les chutes de pierres quand la construction s’écroulera ? L’Histoire montre que sont les plus pauvres qui souffrent le plus. Il faut (selon moi) non pas le faire durer mais être capable de gérer une transition rendue inéluctable.

      1. Certes, la chute de pierres est inévitable, tôt ou tard.
        Et selon nous ( 😉 ), il faut gérer la transition, et le plus tôt sera le mieux, faute de quoi même les infrastructures les plus utiles auront été dilapidées .
        Ce mot me paraît assez juste et même il qualifie bien le mode de fonctionnement de l’actuel système, dilapidant les ressources.

  4. Merci d’avoir partager le témoignage d’Anna et tout mon respect pour son courage. Oui il faut dénoncer publiquement tous ces abus qui sont le fait de minables qui se sentent bien protégés dans leur fonction. Honte à eux.

  5. http://www.jlm2017.fr/le_projet
    http://www.jlm2017.fr/

    « Au cours des trente derniers jours vous avez été 65.425 à consulter le Blog de Paul Jorion, passant en moyenne 3 minutes et 5 secondes chaque fois que vous vous rendez sur le site.
    À l’heure où j’écris, vous avez été 544 à signer la pétition Thomas Piketty, présentez-vous aux présidentielles de 2017 !, soit 0,83 % (83 points de base pour les banquiers qui nous lisent) d’entre vous. Où est l’erreur ? (je vous pose la question en tout bien tout honneur !) »

    73604 à 544, hum hum, faut pas vous découragez les gars, souvenez-vous, le lièvre, la tortue, blablabla…
    JL Mélenchon a progressé en flèche depuis que vous avez lancé votre appel… Un dégât collatéral peut-être ?
    ;-)))

    1. Je pense que JLM a plutôt raison de ne pas vouloir d’une primaire ou au final, celui qui sera désigné ne le sera pas pour ses idées mais pour le pourcentage de chance qu’il a de passer le premier tour… En gros « un socialiste » attaché à la doxa de ces ultras…
      Thomas piketty et d’autres devraient rejoindre JLM afin de créer un mouvement derrière cet homme qui, j’ai l’impression, n’est pas fermé aux idées.

  6. Un bon débat me parait nécessaire entre P.J. et mon défunt Julien à 90 ans de distance. Mille excuses pour les fautes d’orthographes sur ces lignes parmi les plus belles de la langue française.

  7. Depuis quelques jours j’écoute Paul Jorion et je suis heureux de voir que des intellectuelles comme lui existe encore. Le capitalisme d’aujourd’hui né des vilaines idées de Hayek et Friedman, libéralisées par l’école de chicago, de Reagan et Thatcher. Et, chaque jour, j’entend des économistes nous parler des mêmes choses, leur doxa ultralibérale reste aujourd’hui encore majoritaire. Il faut que les peuples se lèvent est disent une bonne fois pour toutes NON ! Stop a cet enrichissement d’une petite classe qui se partage richesse et pouvoir et qui fait de nous, comme vous le dite, des serfs tout au plus. Esclave d’un monde où le citoyen n’est plus, seul le consommateur est. Partout ou le capitalisme a mis les pied, il a détruit culture, paysage, faune, flore…
    Le monde que nous offre ces ultras est un monde où nous finiront comme dans Ghost in the Shell, des cyberpunks se vomissant dessus nourris par des sondes, et ne vivant plus que dans un monde virtuel ou seul l’argent sera maître.
    Il faut que les peuples se rendes comptes, arrête de voter pour des hommes politiques qui font parti du système, qui sorte d’une grande école où on leur a bien dit que ce n’était pas les idées qui gouvernent mais bien l’argent. Choisir pour la démocratie. Plus le pouvoir de cette oligarchie augmente plus l’abêtissement des masses et grande.
    J’ai entendue un capitaliste dire que seul le profit crée l’innovation et le progrés…. Que de plus faux, je ne pense pas qu’un médecin cherche à soigné le Cancer pour son propre profit, je ne pense pas que les chercheurs et inventeurs cherchent et inventent pour
    leur propre profit mais plutôt pour le bien de tous. Si le capital transforme une brillante idée en pompe à fric cela n’est pas du fait de l’inventeur. La même idée pourrait être produite uniquement pour être partagé entre les hommes, ce que l’inventeur y gagne ? La joie d’avoir contribué par son génie à faire avancé l’humanité…
    Il faut qu’ils arrêtent de nous prendre pour des cons, il faut leur montrer que ce n’est pas eux qui ont le pouvoir mais nous, les 99%.

    1. « Partout ou le capitalisme a mis les pied, il a détruit culture, paysage, faune, flore… »

      Vous vous trompez.
      Il faut dire :
      « Partout ou l’HOMME a mis les pieds, il a détruit culture, paysage, faune, flore… »

      Le capitalisme a bon dos. C’est le système le plus efficace pour satisfaire tant bien que mal les immenses appétits d’une population trop nombreuse en en sacrifiant les générations futures (et la biosphère). Le peuple l’a compris et ce choix du court terme est ce qu’il veut, d’où le succès des droites.

      L’inégalité présente l’avantage (inconscient et non voulu) de diminuer un peu la consommation (cad la destruction de ressources) au profit de la spéculation, moins polluante..

      OK, je suis cynique…

      Piketty, ni aucun homme providentiel ne changera rien (voir le cas – caricatural- de F Hollande) s’il n’est soutenu par une révolution copernicienne qui commence par la prise en compte de 3 faits (je me répète mais je ne suis pas le seul sur ce blog):
      1) La planète est limitée;
      2) Les hommes ont pour ses ressources un appétit illimité;
      3) Le premier problème est (donc) notre surpopulation.

      1. @ Hadrien dit : 8 mars 2016 à 09:45

        « Le capitalisme a bon dos. C’est le système le plus efficace pour satisfaire tant bien que mal les immenses appétits d’une population trop nombreuse en en sacrifiant les générations futures (et la biosphère). Le peuple l’a compris et ce choix du court terme est ce qu’il veut, d’où le succès des droites. »

        Je vous soutiens dans votre défense du capitalisme, auquel trop de gens attribuent tous les maux affectant toutes les espèces vivantes, bien au-delà de la seule espèce humaine.

        Ce qui rend notre espèce plus responsable que les autres, c’est d’être née à la fois « plus capitaliste » que les autres espèces, ce qui lui a permis d’évoluer plus que les autres dans la compréhension des phénomènes qui sont à la base et qui expliquent l’évolution du monde, ce qui est un bien, mais d’être souvent plus anticapitaliste primaire que les autres, en favorisant l’accroissement de la consommation du plus grand nombre, ce qui accélère la destruction de notre biotope et nuit à tous.

        Par contre, je ne vous suis plus lorsque vous déclarez :
        « Le peuple l’a compris et ce choix du court terme est ce qu’il veut, d’où le succès des droites. »

        En effet, vous ne pouvez quand-même pas prétendre que ce sont « les droites » qui ont mis en place en France à l’immédiat après guerre, les dispositions de protection sociale de court terme (parce que non fondées sur la capitalisation), préparées par le CNR et reportant sur les générations futures, la charge de couvrir les dépenses correspondantes.
        Le tout étant aggravé par le fait que les gauches ont fait croire à nos concitoyens que nous étions supérieurs à tous les autres peuples et pouvions nous permettre de consommer plus, en travaillant moins. Cela n’a duré qu’un court temps (court terme), le temps de consommer notre capital industriel et bien au-delà.

      2. « Partout ou l’HOMME a mis les pieds, il a détruit culture, paysage, faune, flore… »
        —————————

        C’est faux, puisque quantité de civilisations respectaient la Nature…
        Mais, jusqu’à présent, ces civilisations se sont faites exterminer par une minorité qui elle n’hésite pas…

        Le problème est en cette minorité qui fait la loi (du plus fort), et qui donc embobine les masses.
        Ceci, faute d’éducation adéquate. (ce qui est logique, puisque la « minorité » fait aussi l’éducation…)

        Le premier problème est de sélectionner des Sages, pour nous gouverner, et non plus…
        Ce qui passe par un changement radical du mode de s(élection).

        Un capitalisme intelligemment piloté pourrait faire avec la seule énergie solaire et des ressources renouvelables.
        J’ai bien dit  » intelligemment » …

      3. @jducac, 8/3, 12:09
        Par contre, je ne vous suis plus lorsque vous déclarez :
        « Le peuple l’a compris et ce choix du court terme est ce qu’il veut, d’où le succès des droites. »

        J’admets cette phrase trop courte.
        Ma question: pourquoi les gauches n’obtiennent elles pas systématiquement la majorité absolue ? En effet ses clientèles : fonctionnaires, salariés, allocataires sont largement majoritaires.

        Il y a plusieurs explications, dont certaines irrationnelles (nationalisme, religions..).

        Mais il y en a une que j’ai voulu mentionner: Le « peuple de gauche » est moins bête que ses élus ne le croient. Il sait (souvent confusément), par expérience (stalinisme..) et raisonnement (pas de richesse sans travail) que le capitalisme pourvoit mieux à ses appétits immédiats même si c’est imparfaitement (fait no 2).
        F. Hollande (& co) l’a +- compris.

        Ceci dit, l’essentiel de mon message est ailleurs (les 3 faits).

      4. Hadrien,

        Cette généralité est fausse: « Les hommes ont pour ses ressources un appétit illimité »

        Il faut dire:

        « les hommes – dénués de culture – ont pour ses ressources un appétit illimité »

        Le problème est que les élections favorisent des démagos dénués de culture, le peuple en étant aussi dépourvu. (c’est la télé qui fournit…)

        Et donc,plutôt que de vouloir exterminer ceux qui seraient en trop, on peut envisager autre chose.
        ———————–

        Imaginez une ferme, que des garnements saccagent pour au final détruire l’exploitation agricole.

        Iriez vous dire qu’ils sont trop nombreux en regard de la taille de l’exploitation… ?

        Ben non. On fera d’abord en sorte, via un minimum d’éducation agricole, qu’ils l’utilisent intelligemment …

      5. Hadrien, oui vous êtes cynique.
        Cela dit votre Conclusion n°3 (Surpopulation) est à mon avis pertinente.

        C’est est la grande omerta de l’ensemble des analyses portant sur les problèmes du monde qu’elles soient de droite, traditionnellement nataliste comme de gauche qui fait de la subvention des enfants de prolétaires, un droit libérateur.

        Outre l’évidente destruction de l’environnement, la surpopulation maintient la rente du capital en soutenant la consommation, la soumission à l’autorité et la concurrence sur le « marché » du travail.

        Celui qui vise à renverser ce système aura donc à cœur de faire tout autant que la grève de la consommation, la grève de la reproduction. Ce que permet, sans frustration, la contraception 😉

      6. Ar c’hazh du,

        Et si l’on instaurait un autre Système, ou les 7 milliards que nous sommes ne consommeraient que du renouvelable/recyclable ? Et ce n’est pas ce qui manque. Il faut juste plus de travail, ce qui tombe plutôt bien…

        Pourquoi l’interdire ?

        N’avez vous pas remarqué les monstrueux gaspillages de ressources non renouvelables, induits par l’actuel Capitalisme des rentiers ?…

      7. Vous faites l’hypothèse que l’on ne peut sortir de ce Système!
        Je ne comprends pas pourquoi.
        ??

      8. @ Dominique Gagnot dit : 10 mars 2016 à 13:48

        « Et si l’on instaurait un autre Système, ou les 7 milliards que nous sommes ne consommeraient que du renouvelable/recyclable ? Et ce n’est pas ce qui manque. Il faut juste plus de travail, ce qui tombe plutôt bien… »

        Si nous ne le faisons pas, c’est tout simplement parce qu’aujourd’hui cela n’est pas judicieux de le faire. Cela n’est pas compétitif, car le travail humain est moins efficace à court terme que celui fourni à partir des énergies renouvelables et non renouvelables.

        Combien de fois faudra-t-il répéter que ce sont les lois de la physique et la biophysique qui mènent le monde.
        Parmi ces lois, celle du moindre effort, de la moindre peine, du moindre travail, de la moindre énergie dépensée, est de très loin la plus importante.

        Beaucoup de personnes qui n’approfondissent pas leur réflexion, en restent à une approche sommaire et la négligent, alors qu’elle est fondamentale.
        S’ajoute à cela le fait que les efforts fournis par les individus sont d’autant plus payants et productifs à terme qu’ils sont produits en début de parcours de vie de la génération montante à l’époque où elle participe elle-même à la constitution d’un CAPITAL dont la mise en action décuple le rendement des efforts fournis.

        Ce qui est vrai pour les individus, l’est également pour les communautés d‘individus, lesquelles, si elles ne se régénèrent pas, finissent par se laisser vivre et par manquer d’efficacité ce qui contribue à leur largage par rapport aux communautés d’autres pays.

        C’est ce qui s’est passé en France après les 30 glorieuses lorsque les jeunes générations ayant hérité d’un niveau de vie confortable sans avoir eu à réfléchir aux raisons (matérielles et immatérielles) de sa venue.
        Elles se sont comportées en rentières préférant la jouissance à l’investissement.

        « N’avez vous pas remarqué les monstrueux gaspillages de ressources non renouvelables, induits par l’actuel Capitalisme des rentiers ?… »

        Je pense que tu te fourvoies en accusant le « capitalisme des rentiers ». Si tu réfléchissais un peu plus, tu t’apercevrais qu’à l’origine de tout il y a un capital constitué de ressources primaires desquelles, tous les vivants tirent les matières et l’énergie indispensables à leur vie et à la perpétuation des espèces.
        Comme le rendement de conversion des ressources primaires est inférieur à un, le monde vivant, dont en premier l’humanité, tout comme un mauvais rentier, ne peut pas faire autrement que de manger peu à peu le capital de sorte qu’inexorablement, un jour, il y aura de moins en moins de vie sur terre.

      9. jducac,

        « Comme le rendement de conversion des ressources primaires est inférieur à un, le monde vivant, dont en premier l’humanité, tout comme un mauvais rentier, ne peut pas faire autrement que de manger peu à peu le capital de sorte qu’inexorablement, un jour, il y aura de moins en moins de vie sur terre. »

        —————————–
        ça, c’est bien vu.

        Aujourd’hui le rendement de conversion est proche de zéro, puisqu’on jette les ressources sans à peine les recycler. On les épuise donc très rapidement.

        En moins de 3 siècles on aura tout cramé, alors que avant notre époque industrielle, l’homme était déjà là depuis 100 000 ans!

        Question: Et si d’un rendement de conversion proche de 0, on passait à un Système ou le rendement de conversion soit proche de 100 %, combien de temps l’Homme pourrait il se maintenir ?

        Quel pourrait être ce Système ? (surement pas l’actuel, donc)

      10. jducac,

        « ce sont les lois de la physique et la biophysique qui mènent le monde. »
        ——————————
        Exact !

        Et si on y faisait intervenir l’intelligence, puisqu’il paraît que nous en sommes doté ? (ok, ça reste à prouver)

      11. jducac,

        « les efforts fournis par les individus sont d’autant plus payants et productifs à terme qu’ils sont produits en début de parcours de vie de la génération montante à l’époque où elle participe elle-même à la constitution d’un CAPITAL dont la mise en action décuple le rendement des efforts fournis.  »
        ——————————
        Exact!

        Encore faudrait il que le CAPITAL en question ne soit pas réuni en pillant et le capital commun que sont les ressources de la planète, et le travail fournit par d’autres que soi…
        Ce qui est généralement le cas dans l’actuel système capitaliste.

  8. Merci pour ce beau texte qui dit les choses comme elles sont sans détour.
    La précarité est insupportable et je suis étonnée que personne, dans la presse, à propos de ce projet de loi El Khomri n’ait évoqué ses dégâts majeurs causés aux familles, – couples et enfants.
    Combien de fratries se retrouvent à se débrouiller seuls le matin et le soir voire les weekend ? Combien de familles comptent un parent handicapé à cause du travail, ou surmené, avec un autre parent en situation précaire, corvéable à merci ? Combien de parents aussi cumulent du travail à la tâche à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, venant désorganiser en profondeur la vie familiale ? Ce sentiment premier de parents qui abandonnent leurs enfants et leur éducation révèle dans beaucoup de cas, des familles écrasées, brisées par la précarité et la pauvreté. Les parents excédés s’en prennent à leurs enfants qui, naturellement, dérivent à pleine vitesse criant des au secours permanents. Il est impossible d’être exhaustive à lister les situations de vie des familles qui déferlent comme des perles chaque jour : alcoolisme, dépression, hôpital psy, drogue, violences homme/femme, violences envers les enfants, mauvaise alimentation, sous-alimentation, absence de soins…
    Une situation, autrefois exceptionnelle, devient un quotidien. C’est cela l’invivable aujourd’hui.

    1. J’aurais aimé qu’à cette liste incomplète des « dégâts majeurs causés par la loi El Khomri » on oublie pas de rajouter la tragique disparition des espèces d’amphibiens à Haïti.

      1. @Vigneron,

        Je vois que tu as du temps pour t’amuser. N’y aurait-il plus de travail dans les vignes ? As tu réparé ton matériel agricole, as tu fait le bricolage nécessaire dans ta maison ?

        Jacques Seignan donne son opinion, il apporte de la valeur ajoutée. Ta valeur ajoutée, c’est ton humour caustique. Le seul que tu épargnes d’ailleurs, c’est Paul Jorion ! Tu as peur du père ?

        Donne nous ton opinion, expose tes idées de solution, s’il te plait. Je suis certain que tu trouveras des contradicteurs sur ce blog.

      2. « Il est impossible d’être exhaustive à lister les situations de vie des familles qui déferlent comme des perles chaque jour : alcoolisme, dépression, hôpital psy, drogue, violences homme/femme, violences envers les enfants, mauvaise alimentation, sous-alimentation, absence de soins… »

        L’almanach vermot du pathos.. de chez pathos , rien de social là dedans ! Heureusement pour les administrés !
        Demandez à un chirurgien de « pleurer « , de se « répandre », sur son patient, et d’essayer aussi de faire reluir son petit égo en se faisant passer pour un ponte; pendant que le patient a le bide ouvert à faire une hémorragie, tant qu’on y est, du lourd, du bien gras dégoulinant, Voici, closer, du caniveau, qui n’en veux ?

        Le Top du Top du traitement de l’urgence en basse cour !
        Un Juge pour enfants entend un discours aussi débile et creux dans son bureau : c’est totalement IRRECEVABLE tellement ça dégouline d’âneries et de poncifs éculés ! Rien à voir avec le social mais plutôt des pleurnicheries et une indigeste sensiblerie pour appâter le populo. Quoi de neuf pour faire pleurer Me Michu ? Zont tous un « coeur de pierre »… C’est qui le pathologique déconnecté là ? Le soit disant « aidant » ou l’administré ? La tête dans les pieds, ça se soigne docteur ?

    2. « La précarité est insupportable et je suis étonnée que personne, dans la presse, à propos de ce projet de loi El Khomri n’ait évoqué ses dégâts majeurs causés aux familles, – couples et enfants. »

      Par ce que brasser du pathos et faire de la psychologie de caniveau n’a jamais rendu un administré qui a besoin d’un soutien ponctuel, et donc non appelé à devenir dépendant d’un système d’aides aberrant et à bout de souffle, indépendant et autonome. Ni un chômeur heureux, si ce n’est l’infantiliser un peu plus au lieu de l’amener progressivement à lever les freins qui l’empêchent d’accéder à plus d’autonomie ! L’outrancier dans l’émotionnel…., pateaugeons dans la mare..;mais bien sur..comme si les patrons et les employeurs étaient tous des pervers narcissiques et les « gentils administrés », drogués ou pas, ayant besoin de soutien des « angelots », elle ne prend pas avec moi votre soupe indigeste, c’est de la caricature et loin trés trés loin de la réalité du terrain !

      Sur le terrain, tout est invivable..pff.
      Du grand n’importe quoi, ce n’est pas la loi El Khomri qui impacte l’inflation des administrés ayant besoin d’aide sociale, c’est le CHOMAGE, et que ce soit un gouvernement de gauche ou de droite n’y change malheureusement plus tellement grand chose, là sont les FAITS . Un chômeur est TRES CONTENT d’avoir un emploi et un administré dépendant des aides sociales et pas trop « démoli » aussi. Ce système est à revoir dans sont intégralité alors brasser du vent sur les aberrations et les rigidités surannés d’un système complètement obsolète est contre-productif et stérile. Comme si survivre avec des prestations sociales permettaient de s’en sortir alors que au final si les freins pour une vraie réinsertion ne sont pas levés , au final c’est quoi ? Percevoir un AAH de 800 Euros à vie ? La panacée? Devenir sdf ? La panacée ? S’enfoncer dans la misère la panacée ?

      http://www.lepoint.fr/societe/loi-travail-le-dialogue-social-n-a-pas-ete-exemplaire-reconnait-le-roux-ps-08-03-2016-2023814_23.php

      http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021745571041-trop-tard-pour-la-pedagogie-1205043.php

      1. Gudule
        Comme je me souviens qu’un jour dernier, vous m’aviez conseillée, péremptoirement, d’aller voir ce qui se passe dans les quartiers qu’il convient sans vous demander un instant quelles sont et étaient mes activités professionnelles successives, je prends vos réponses avec énormément de distance….
        Mais, si ces questions vous intéressent, rien n’empêche que nous en parlions en privé….. puisqu’il est…. un secret professionnel partagé (???)….. Cela aura l’extrême avantage de ne pas emmerder les autres.
        Les réunionites dans le domaine n’échappent absolument pas au déclin ambiant !

      2. « je prends vos réponses avec énormément de distance…. »

        Et moi donc, sauf quand ça part en vrille, alors non merci j’ai ma dose …brisons là, je « vois » trés bien où vous êtes et où surtout vous n’êtes pas … no thanks !

      3. @Gudule,

        Et s’il n’y avait plus de travail pour tous quand la référence c’est travailler 40 h !
        Et si la « qualité » des emplois se dégradaient, que fait-on pour que tout le monde ait un travail qu’on ne fait pas à reculons ?

        Le chômage, c’est une vraie galère morale et si de plus on rajoute des problèmes financiers, ça devient invivable.

        La résistance humaine a ses limites et on les atteint très vite. Seules quelques personnalités atypiques arrivent encore à vous faire un bras d’honneur alors qu’elles sont au fond du trou (pilote ukrainienne).

        Et vous Gudule, vous êtes plutôt pilote ?

    3. Michel Reeber, le prêtre qui murmure à l’oreille des quartiers ouest de Strasbourg

      http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/17/michel-reeber-pretre-strasbourg-cites-cronenbourg-portrait_n_6884380.html

      Lui a pas trop mal « réussi » mais par ce qu’il a été trés soutenu par les assos et les travailleurs sociaux sur le terrai et qu’il a une certaine envergure intellectuelle et qu’il est porté par son humanisme .Seul, c’est mission impossible, c’est un vrai partenariat , éloigné, trés , trés eloigné de toute sensiblerie maladive larmoyante, mais proche d’une vraie sensibilité qui inclus la réflexion et du recul à minima pour être UTILE !

      1. Comme vous voudrez gudule
        ce n’est pas la loi El Khomri qui impacte l’inflation des administrés ayant besoin d’aide sociale, c’est le CHOMAGE »… je rectifierai un truc cependant :
        C’est le chômage, la précarité, les conditions de travail (y compris le stress au travail).
        Désolée mais les aides s’amenuisent…. il ne peut y en avoir pour tout le monde dans le cas d’une accentuation des situations, ce qui est le cas. Donc, bon nombre de situations ne sont pas sur ce champ du social mais pris en compte ailleurs.
        Vous avez peut-être une réalité, j’en ai une autre en face depuis des années, elle existe aussi et je ne suis nullement dans l’interprétation (le je est un collectif de travail). Maintenant, gare aux effets et aux colères, un jour, elles pourraient éclater. Peut-être est-ce la raison pour laquelle on se passe de la dire habituellement tout en faisant le taf et permettre aux autres de dormir tranquilles. A bon entendeur

  9. Armelle, vous touchez un point important.
    Nos dirigeants politiques (avec notre accord involontaire) sont devenus une sorte de caste : même s’ils sont issus de milieux modestes (ce qui est devenu rarissime), par définition, ils ne sont plus jamais précaires et cet « invivable » ils ne peuvent pas le comprendre, tout simplement. Disons pour faire image, qu’en général dans leur entre soi, ils sont comme la cour à Versailles en 1788. Pas forcément tous de mauvais bougres, mais le plus souvent si loin de ces précarités que vous décrivez. Par ex. comment ceux qui souvent pistonnent leurs gamins pour des stages pourraient savoir ce que sont les petits jobs, difficiles à trouver, pour des étudiants qui n’arrivent même plus à se loger dans une chambre de bonne à Paris !
    Il faut d’une manière ou d’une autre en avoir une expérience directe ou non : une période de chômage , un proche handicapé pour en connaître la dureté : l’invivable.
    J’aurais une intuition. Dans le passé bien des politiciens avaient vécu les conditions du front, de la guerre, du maquis et avaient pu à la fois rencontrer des gens de tous les milieux et éprouver la précarité, l’ayant vécue et ayant survécu. Bien sûr il ne faut pas souhaiter de tels apprentissages et il faut se souvenir que des gens revenus du front sont devenus fascistes dans les années 20.
    Non, ce qu’il faut faire c’est reprendre la main, ne plus être représenté par des professionnels, ouvrir les portes à de nouvelles personnes…

      1. Vigneron
        Oublie El Khomri,
        c’est une loi Valls-Hollande-Macron avant tout. Surtout Valls mais les deux autres sont de mèche.
        Franchement, je ne sais pas ce que El Khomri fait dans cette galère. Pierre Jacquemain, son ex conseiller au ministère, qui a démissionné, ne comprend pas non plus.
        http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/01/droit-du-travail-lex-conseiller-de-myriam-el-Khomri-explique-pourquoi-il-claque-la-porte_4874575_3232.html

      2. T’es vraiment trop aimable Pierre-Yves d’épargner à Seignan l’usage de cette petite, toute petite, et bien basse échappatoire. Le coup de la pauvre p’tite Myriam en guise d’exception commode à la nouvelle loi Seignan, trop naïve et obéissante (mais oublieuse de son parcours et de ses convictions…) éhontément instrumentalisée par ton trio de salauds VHM, sorry, même en mode allusif, ça le fait pas.

      3. Bah, mode allusif s’alimente à ce qu’en disent le Le Monde et Libé. Je n’invente rien. Je constate seulement qu’il y a comme un hiatus entre un parcours bien ancré à gauche de El Khomri et la teneur ultra-libérale de ce texte de loi. Si tu trouves que cette loi est d’inspiration socialiste, apporte-nous plutôt des éléments pour qu’on en juge. Moi, je, vois pas.
        VHM ne sont pas des salauds, des politiciens sûrement, dotés d’un système de croyances qui les font agir comme ils agissent et pensent comme ils pensent. C’est une deuxième gauche qui a dérivé très loin de son point d’attache initial. Je pense à Rocard et son PSU bien sûr. Quelle grande dérive tout même de l’autogestion au détricotage du droit du travail. C’est plus le grand écart, c’est un écartèlement. Même Henry Hermant dans un article de l’OBS consacré à je cite « La fusée Macron » en piste pour les présidentielle, lequel avait autrefois soutenu Mendès et Rocard et pousse maintenant Macron à afficher ses ambitions trouve que les discours de Macron manquent de « dimension sociale ». En effet !

    1. Monsieur Seignan
      Les politiques n’en parlent plus et pas davantage les militantes telles que Madame de Haas, c’est cela qui me chiffonne. Car on sait que les politiques sont maintenant hors mesure, ultra-tout. Il est vrai que les politiques de la ville ont scindé les populations par puissance de pouvoir d’achat de telle sorte que plus aucune communication n’est possible.
      Alors quand j’entends timidement que cette loi va entamer le temps de loisirs, ça me fait frémir évidemment quand la survie est en question, sans partage.
      Quand j’entends aussi qu’il faut que tout s’écroule pour enfin reconstruire, je ressens une gêne énorme, comme un arrière goût de jouissance d’un écroulement dont ils ne savent pas qu’il a commencé.
      Bien sûr je me dois de comprendre ces gens devenus froids comme la pierre par manque de curiosité. Et je ne peux m’empêcher d’entrevoir que si les robots nous menacent dans un futur au lieu d’être un soutien efficace, c’est que notre société a fabriqué des hommes robots ayant vendu leur qualité d’humain.
      Je ne sais plus ce qui me peine le plus, de la précarité ou de l’indifférence.

      1. « Bien sûr je me dois de comprendre ces gens devenus froids comme la pierre… »
        Pas sûr du tout.
        La politique n’est pas une entreprise de psychothérapie pour les psycho qui prétendent l’exercer. Savoir, dans leur cas, est une perte de temps. Il nous faut juste répondre à l’alternative: « on peut garder » ou bien « qu’ils dégagent. »
        Donc, suffit de savoir leurs méfaits.

        Question annexe: sachant leur nocivité, pourquoi continuons-nous à voter pour ces minables ?

      2.  » Il est vrai que les politiques de la ville ont scindé les populations par puissance de pouvoir d’achat de telle sorte que plus aucune communication n’est possible. »

        C’est ça, allez bosser dans les quartiers Nord à Marseille et on en reparlera.. 2 mns avec votre joli conte et dehors les quatre fers en l’air… mdrr Et encore c’est la version optimiste !

    2. « Désolée mais les aides s’amenuisent…. il ne peut y en avoir pour tout le monde dans le cas d’une accentuation des situations, ce qui est le cas. Donc, bon nombre de situations ne sont pas sur ce champ du social mais pris en compte ailleurs. »

      Elles finissent toujours par atterrir dans le « champ » du social m^mes si, ce n’est pas leur point de « départ » , on est bien d’accord armelle et c’est bien qu’il y ait des esprits humains curieux « lanceurs d’alerte », on est bien d’accord aussi. mais là aussi mezzo mezzo avec l’inflation de « problèmes » qui des fois n’en sont pas. les administrés aussi en ont un peu beaucoup plein les bottes d’être fliqués pour des fois pas grand chose à cause du « politiquement correct inflationniste »..
      Mais c’est une « chaîne » de solidarité et mieux vaut effectivement une fausse alerte que pas du tout.

      Les montants des budgets alloués sont en diminution constante et cela nous « oblige » à plus de pertinence par rapport aux choix et à l’urgence , MAIS vous savez aussi bien que moi que le manque de moyens est un faux problème si on continue avec ce mode de fonctionnement de ce système d’aide qui n’est plus adapté du tout , voire dépassé avec ces critères obsolètes qui créent énormément de vraie injustices (loi-cadres, dépassement de barêmes et de critères alors que le coût de la vie est différent d’un département à l’autre , etc..;) , donc il y a bien une structure et un mode de fonctionnement lié à une mentalité dépassée qui est à revoir et qui plus est devenu inadapté et se déshumanise surement à cause de sa rigidité et de ses archaïsmes. responsabiliser voire soutenir n’est pas plomber.

      « Vous avez peut-être une réalité, j’en ai une autre en face depuis des années »
      Non c’est la m^me pas aux m^mes endroits, de la « chaîne » mais ça finit pas se rejoindre , forcément …

      « Maintenant, gare aux effets et aux colères, un jour, elles pourraient éclater. Peut-être est-ce la raison pour laquelle on se passe de la dire habituellement tout en faisant le taf et permettre aux autres de dormir tranquilles. A bon entendeur »

      Vi armelle, allez voir le nombre de sdf et de ksoss « brisés » qui vont défiler aujourd’hui…..mais bien sur..
      Là où je vous rejoins c’est que oui sur le terrain , jamais « evident », en rajouter dans la surenchère « pathos » n’aide en rien les administrés, bien au contraires…, mais je comprend que vous ayez besoin d’un débrief par saturation (les flics sont pas dans le « social dur » pour « rien »), on reste humain , voilà, un des avantage, peut être.. ça remet les « choses » en place , qu’est ce qui est important ? On se comprend , à bon entendeur itou !

      1. À partir de 10:25
        Sur le projet de loi El Kohmri
        Henri Guaino sur la réforme du droit du travail: « C’est la course à l’échalote pour savoir qui sera le plus ultra-libéral »

      2. Cette loi est utile pour favoriser, effectivement, l’embauche des jeunes, mais clairement déséquilibrée et ce au détriment des travailleurs et au regard des inégalités patentes des pratiques du dialogue social dans les entreprises. Ce gouvernement est pragmatique. Compte tenu de l’environnement économique…le dumping social est une réalité à ne pas négliger. Un avant projet de loi sur la flexi-sécurité est intéressant, mais doit être équilibré .
        Créer un cadre économique favorable aux employeurs ne doit pas se faire au détriment des salariés : donc copie du gvt à revoir en urgence pour un vrai cadre « gagnant-gagnant ».

        Une analyse intéressante du contexte : Interwiew d’Elie Cohen.
        http://www.bfmtv.com/mediaplayer/replay/bourdin-direct/

      3. Je n’ai aucun doute sur la sincérité des convictions de Me El Khomri, mais elle manque clairement d’expérience , ce qui est en sa défaveur. Pour le moment, elle n’a pas la force de conviction, ni l’expérience d’une femme comme Me C. Taubira. Mais elle a un esprit ouvert au dialogue, c’est une femme intelligente , j’espère qu’elle saura rester cohérente et ne se laissera pas imposer ce qui est contraire à ses convictions.

        http://www.huffingtonpost.fr/2016/03/07/myriam-el-khomri-portrait-loi-travail-convictions-bureau-national-ps_n_9397390.html

        http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021755473733-loi-travail-face-a-la-mobilisation-lexecutif-serait-pret-a-des-evolutions-substantielles-1205915.php

  10. La loi Valls-Hollande-Macron, dont Madame El-Khomeri est chargée d’en assurer la vente, vient de beaucoup plus loin: Jean-Denis Combrexelle haut fonctionnaire ayant eu des postes très élévés au Ministère du Travail et maintenant au Conseil d’Etat (Président de la section sociale), ce monsieur était déjà défenseur du CPE au début des années 2000. Il a exercé ses « talents » aussi bien sous la droite que sous la gauche où il a conservé son orientation de la première nommée. Pourquoi ne procède-t-on pas au changement des hauts fonctionnaires lors des changements de majorité politique? Ils ne se gênent de toute façon pas pour aller « pantoufler » dans de grandes boîtes privées, ce ne serait pas un problème.

    1. @ Nyssen dit : 8 mars 2016 à 15:02

      « Pourquoi ne procède-t-on pas au changement des hauts fonctionnaires lors des changements de majorité politique? »

      La question ne se pose pas chez ceux qui ont compris que la marche du monde est bien plus soumise aux lois de la physique et de la biophysique qu’aux mots d’ordre de la politique, qu’elle soit de droite ou de gauche.

      C’est bien pour cela que beaucoup de responsables politiques de tous bords qui ont échoué en France, notamment dans le domaine économique, manquent de crédibilité.

      Ce ne fut par le cas en Allemagne qui, sous Gerhard Schröder , adopta des dispositions efficaces, en allant à l’opposé de ce qu’on faisait en France à la même époque.
      CQFD!

      1. CQFD triomphant, mais conclusion beaucoup trop rapide, comme d’hab chez vous.
        Retenez: vous n’avez rien démontré ni prouvé, comme trop souvent. La preuve au sens logique ou mathématique réclame plus de travail et de réflexion que ce que vous fournissez.

        En passant, les Pinçon-Charlot estiment la fraude annuelle sur les impôts à 80 milliards d’Euro . Ils ne sont pas les seuls.
        Il va sans dire que cette somme permettrait de ne rien emprunter, ou bien de lutter contre le chômage avec une politique keynésienne.
        Le gouvernement se vante d’avoir recueillit 20 milliards cette année en redressement sur les années passée mais ne se vante pas de ne pas mettre le paquet sur le recel de fraudes. Seulement 2 milliards en 1 an, alors que le potentiel est de l’ordre de 20 milliards.
        Il est temps pour vous d’ouvrir les yeux et cesser vos jérémiades passéistes du genre cigale contre fourmi: la France est riche. Elle est juste accablée par votre capitalisme pourri et corrompu. Capitalisme et corruption sont inséparables.

      2. jducac,

        Les mesures de Schröder ont été « efficaces », parce que nous n’en avons pas fait autant!

        Pire que ça, si nous avions pris des mesures encore plus efficaces que les siennes, ses mesures auraient été inefficaces! Héhéhé.

        C’est compliqué la compétition!

      3. @ daniel dit : 8 mars 2016 à 21:21

        Cher Daniel,
        De grâce réfléchissez et « Travaillez prenez de la peine…… » (ça n’est pas dans la cigale et la fourmi, mais c’est du même auteur) et vous finirez peut-être par comprendre que des politiques de gauche ou de droite ne sont pas plus l’une que l’autre, des gages d’efficacité alors que par leur a priori dogmatique elles peuvent être autant inefficaces et néfastes l’une que l’autre lorsqu’elles sont inopportunes.

        https://books.google.fr/books?id=6pKHCgAAQBAJ&pg=PT206&lpg=PT206&dq=politique+de+droite+ou+gauche+que+bonne+politique&source=bl&ots=wm2E_4LXtF&sig=zOhuB0uSlEAwTaFPWFOjt_uX0b0&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjwjtqxgrPLAhVEVRoKHd0HBv0Q6AEIMzAE#v=onepage&q=politique%20de%20droite%20ou%20gauche%20que%20bonne%20politique&f=false

        Ce fut le cas en matière économique en France et en Allemagne avec des gouvernements tous deux de gauche: les lois Aubry qui allaient à l’opposé des lois Hartz.

        La démonstration est faite que l’Allemagne de gauche a su lutter contre le chômage avec une politique « de droite » avec près de 20 ans d’avance sur la France qui est maintenant contrainte de faire la même chose.
        Elle le fait après avoir mis à bas son industrie et même au-delà, sur d’autres pans de son économie. Pire que cela, la France a amené tout un peuple à douter de lui-même à commencer par ses dirigeants politiques autant à droite qu’ à gauche, donnant ainsi de dangereuses armes électorales aux extrêmes.

        Quant à faire diversion avec les Pinçon-Charlot, cela démontre que mon intervention vous a « mis échec et mat » et que vous ne trouvez pas d’autre moyen que de tenter de changer de sujet, ce qui démontre bien que vous ne comprenez rien à rien.

      4. @ Dominique Gagnot dit : 8 mars 2016 à 21:46

        « C’est compliqué la compétition! »

        Ton observation est juste, mais les choses se simplifient lorsqu’on finit par comprendre et par admettre, que l’évolution n’est pas un long fleuve tranquille.

        Le processus d’évolution (la marche sur l’échelle du temps) s’opère en enchaînant une infinité de deux phases principales qui peuvent sembler en opposition l’une par rapport à l’autre alors qu’elles se complètent et ne prennent tout leur sens et leur utilité qu’au bout d’un parcours de vie.

        Ce parcours n’est utile et n’a de sens, pour soi-même et pour son espèce, que s’il existe en fin de parcours individuel, d’autres compétiteurs pour prendre et passer le relai de la vie en disposant des moyens (matériels et immatériels) nécessaires, pour poursuivre l’œuvre.

        Pour moi, ces deux phases sont la production et l’accumulation de richesses de toute nature, de sorte qu’en regroupant une infinité de phases alternées occupant toute la vie d’un individu, ce qui nécessite la consommation d’énergie et de matières (ce que tu rassembles sous l’appellation de ressources primaires) cet individu puisse quitter le monde vivant en ayant transmis à ses successeurs, ce qui leur est nécessaire pour poursuivre l’aventure (l’évolution) de son espèce.

        La production de richesse est le fruit du travail (physique et intellectuel). L’accumulation est ce qui constitue le capital (matériel et immatériel).

        Ces deux phases sont interdépendantes l’une de l’autre et dépendent grandement d’une troisième grandeur, la consommation qui, plus elle est importante, vient affecter plus ou moins le rendement d’obtention des 2 autres.

        C’est pour cela que les politiques de gauche qui sont a priori anticapitalistes et plutôt favorables à la redistribution des richesses pour favoriser la consommation, me semblent accélérer l’extinction de l’espèce et constituer ainsi un non-sens.

      5. « C’est pour cela que les politiques de gauche qui sont a priori anticapitalistes et plutôt favorables à la redistribution des richesses pour favoriser la consommation, me semblent accélérer l’extinction de l’espèce et constituer ainsi un non-sens. »

        Ils font comment les travailleurs pour manger, se loger, se vêtir, s’éduquer ? Le sens, tu le mets où ?

      6. Je vous la fait courte.
        1.er point:
        La corruption vulgaire commence par la corruption morale et intellectuelle.
        Corruption= déficience intellectuelle.

        2.nd point:
        Capitalisme et corruption sont les 2 faces d’une même pièce.

        Conséquence:
        Votre CQFD triomphant en défense du capitalisme, mais néanmoins pauvrement argumenté, est le résultat d’une déficience de votre part, déficience issue de la corruption intrinsèque au capitalisme.

        L’introduction des chiffres avancés par les Pinçon-Charlot est donc la suite logique de votre CQFD prématuré. Je suis étonné que vous n’ayez pas fait le lien.

        Fuyez toute littérature qui prétend tout expliquer en économie par l’existence d’une Droite et d’une Gauche. Ce genre de bafouillage retarde d’environ 40 ans.
        Nous vivons et souffrons d’un régime politico-économique néo-libéral, à droite toute depuis 1982. Les schémas sommaires et expéditifs sont bons pour le musée des vieillerie.

        Je vous le répète: trouvez votre chemin de Damas et vous réaliserez votre potentiel, au plus grand plaisir des lecteurs de ce blog. Rien n’est jamais perdu d’avance…

      7. jducac,

        Crois tu qu’en 2016, nous aurions fait le tour de tous les systèmes possibles ?

        L’évolution n’est évidement pas terminée, à moins que le capitalisme n’ait signé la fin de l’humanité.
        Ce qui est une bien piètre performance.

        La seule certitude est que tu es incapable de voir au delà.

      8. @ Dominique Gagnot dit : 9 mars 2016 à 22:13

        « Crois tu qu’en 2016, nous aurions fait le tour de tous les systèmes possibles ? »

        Tout dépend de ce que tu mets derrière « faire le tour ».
        S’il s’agit de faire le tour par la pensée, en concevant autant de systèmes que l’imagination peut en produire, sans chercher à tester leur validité, (leur viabilité), par des mises en application expérimentales à suffisamment grande échelle et sur une assez longue durée, je pense que ça n’est pas possible avant la fin de 2016, à moins qu’un effondrement généralisé, involontaire ou provoqué, ne vienne physiquement sonner la fin du rêve.

        « L’évolution n’est évidement pas terminée »

        Je partage ton avis. Mais je pense que tout comme les dinosaures ont disparu parce qu’ils se sont trouvés empêchés de se perpétuer dans un écosystème ne leur délivrant plus les moyens de survivre, il n’est pas impossible que l’espèce humaine, également grande consommatrice de ressources primaires, (le capital), disparaisse aussi, tout au moins sous sa forme actuelle, aspirant à faire croître son niveau de vie matériel, sans limiter sa consommation globale, donc la population.

        « …..à moins que le capitalisme n’ait signé la fin de l’humanité. »

        C’est la consommation qui met à mal le capital et donc la vie, puisqu’il ne peut y avoir de vie sans capital à exploiter.

        L’humanité, tout comme le vivant ne peut pas naître, vivre et se perpétuer sans capital suffisant à exploiter, notamment matériel.
        La fameuse formule « Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme » devrait à mon avis, être complétée par : « mais tout se dégrade, s’use, s’épuise ».

        Comme tout organisme vivant, l’homme est né du capital biologique dont il a hérité. Il se perpétuera tant qu’il aura un capital matériel et immatériel suffisamment riche à exploiter pour entretenir et enchaîner les cycles de vie propres à son espèce.

        Le capital et la vie sont intimement liés. Cette liaison est inscrite dans l’étymologie même du mot capital.

        http://www.cnrtl.fr/etymologie/capital

        Si le capital finit par disparaître, la vie de l’organisme qui le détenait afin de l’exploiter disparaît également,en tant qu’entité constituée. Cela n’empêche pas que des entités plus petites issues de précédentes, survivent, pour peu qu’elles réussissent à réunir un capital suffisant pour à la fois alimenter leur vie, et d’autre part, se protéger des prédations de ses concurrentes devenues de plus en plus féroces à seule fin d’assurer leur propre survie.

        « La seule certitude est que tu es incapable de voir au-delà (du capitalisme) »

        Je suis effectivement bien plus analyste et pragmatique qu’idéologue, je le reconnais.
        Cela ne m’a pas empêché d’être suffisamment imaginatif pour mettre en œuvre des solutions assurant à la fois l’atteinte des objectifs assignés aux équipes que j’ai encadrées et ce, tout en respectant les délais et en minimisant les coûts de sorte à rester compétitif et à permettre ainsi la survie des entreprises où j’ai œuvré.

      9. @jducac
        Concernant la corruption, il ne faut pas en tirer des conclusions hâtives, car selon Transparency International, si l’indice Chine est à 36, le Mexique plutôt capitaliste est à 35, l’Italie à 43, Cuba « l’horrible dictature communiste » est à l’indice 46 alors que le Panama largement d’obédience capitaliste est à 37 !

  11. La loi de ceux qui osent tout est nécessairement la « meilleure », puisque les hommes sont ainsi faits.

    Voila plus de 2 siècles que ça dure.
    Il aura donc fallut plus de 2 siècles pour que (peut être) « on » s’en rende compte.
    Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir! (Dépêchez vous quand même.)

  12. Le libéralisme est une vaste blague, c’est du lave-main collectif, notre aveu d’impuissance :
    – il laisse décider une minorité qui impose ses choix au plus grand nombre en lésant le plus grand nombre, au profit de peu, dont celui qui a décidé
    – il n’a pas les moyens de choisir une solution qui protégera certains et en lèsera d’autres tout en améliorant le sort de l’ensemble.

    Décider pour le bien commun c’est difficile, ça rend vite impopulaire. Nous sommes ingouvernables aujourd’hui. Nous ne sommes pas prêts (pas vous, cher lecteur, sinon vous n’interviendriez pas sur ce blog !) à perdre un peu individuellement sur certains points pour gagner beaucoup plus sur d’autres.
    Nous nous mettons la tête dans le sable en cherchant l’homme providentiel qui aurait la solution miracle. Il n’y a pas de solution miracle dans un système cadré par les rapports de force, par le plus grosse voix, par la peur, par …

    Concernant les rapports de force, nous sommes totalement à côté de la plaque. Comment se fait-il que nous ayons remis notre pouvoir de choix à une poignée de personnes sans avoir mis en place le moyen de les démettre, de les réaligner en cas de désaccord flagrant avec la majorité. Ce point soulève déjà des questions : comment évaluer cette majorité ? La majorité des lésés, la majorité des gagnants ? Référendum et pétitions ne sont que des pis-aller.

    Juste répartition des revenus ou du patrimoine. Sur ce point, je me permettrais de mettre mon grain de sel en précisant que je suis favorable à toute mesure gérant la transition en douceur.
    – Je ne demande pas la fin des milliardaires du jour au lendemain, je demande leur extinction progressive à coup de -2 à -3% par an en valeur.
    – Je pense qu’il faut privilégier des systèmes de compensations totaux ou partiels pour ne pas rompre des contrats sociétaux implicites dont les conséquences n’ont pas ou pu être évaluées. Prenons l’exemple des taxis et des VTC. Voici ce que je ferais. La plateforme UBER apporte un vrai plus. Pour pouvoir opérer en France, elle prélèverait % des recettes, pourcentage croissant avec le développement de l’activité. La majeure partie de ces recettes alimenterait nos caisses de retraite auquel seraient affiliés immédiatement tous les chauffeurs de taxi et de VTC.
    La deuxième proposition n’est pas facile à mettre en œuvre. On pourrait me rétorquer : pourquoi s’intéresser aux Taxi alors que ce service n’est destiné qu’à une clientèle aisée ? Et bien non, le taxi fait partie d’un schéma de partage de véhicules ! Quel % des recettes prélevé ? Pourquoi % croissant avec le développement de l’activité ?

    Si on n’a pas défini un cadre constitutionnel permettant de peser sur la redistribution des revenus d’une activité, définissant par exemple le RMIG (revenu minimum garanti, combien, destiné à qui, à partir de quel âge), nous n’y arriverons jamais. Il nous faut construire ce cadre stabilisant, rassurant pour tous, avec filet de sécurité en cas d’accident, maladie.
    Très vite, on arriva à la conclusion qu’on ne peut plus faire de l’argent avec l’argent. Mais comment écrire ce principe dans une constitution ?

    Le seul homme providentiel dont nous avons besoin serait une personne capable de nous guider vers un système de gouvernement privilégiant le bien commun. Peu importe le programme économique. Nous sommes embarqués sur un navire sans gouvernail, dans un avion sans pilote. Il faut reprendre le manche, mais commun ?

    Aujourd’hui, compte tenu des informations dont je dispose, je suis favorable à confier la barre à T. Piketty pour un mandat non renouvelable !

    1. « nos caisses de retraite auxquelles seraient affiliés immédiatement tous les chauffeurs de taxi et de VTC. »

      1. Michel,

        Et en pratique, concrètement, quel serait le texte que vous écririez dans une constitution ?

      2. Voici ce que devrait être la base d’une nouvelle constitution (en bref).
        D’abord le préambule qui fait partie de la constitution où on expliquera le fonctionnement du système/ Terre sans la présence de l’Homme, décrivant les principaux écosystèmes et ce à quoi ils contribuent, air et eau adéquate, etc., comment ils les renouvellent, à l’intérieur de quelles limites et capacités.
        Ensuite une charte de responsabilités liées directement au préambule incluant cette fois l’Homme, visant à maintenir le bon fonctionnement de ces écosystèmes en toutes priorités et ce en respectant ses capacités et limites avec des mesures d’évaluations constantes, identifiant en permanence les critères et point de repères spécifiques au maintien de chaque éléments des écosystèmes etc.
        Viens ensuite la Constitution…..

      3. « … charte de responsabilités liées directement au préambule incluant cette fois l’Homme, visant à maintenir le bon fonctionnement de ces écosystèmes…  »
        ————————–

        Bien vu. Reste à savoir comment s’assurer de ce que les individus respectent cette charte, et ce qui peut être mis dans une constitution :

        Il y 2 réponses à ça:

        – Soit un énorme règlement de colocation, remplit d’obligations/interdictions,
        et 1 flic derrière chaque citoyen.

        – Soit gestion collective des Ressources primaires par une entité adéquate,
        à partir de quoi les citoyens sont libres de faire ce qu’ils ont envie de faire, les précieuses Ressources étant hors de leur portée (comme on fait avec les enfants)

        – ou mix entre les 2.

        Notez que le plus « libéral », passe par une gestion collective… !

        Michel, une autre idée?

      4. Je pense qu’il faut partir des principes de la thermodynamique comme je l’ai écrit ici:
        http://www.pauljorion.com/blog/2016/03/07/pourquoi-vouloir-que-lespece-humaine-survive-par-cedric-chevalier/#comment-590837
        Nous ne sommes pas audessus des lois physiques, à moins d’une incompréhension, il n’y aucun risque de se tromper.
        La question que je pose: quels sont les éléments socio-politiques qui peuvent nous faire entrer dans le nouveau paradigme des structures dissipatives, on n’aura de réponse que quand nous les aurons testés.

      5. @ Michel Lambotte

        Le principe est opérationnel depuis des lustres, que faut-il de plus pour l’invalider ?
        Je ne suis peut-être pas assez clair, il faudrait que je donne un exemple : par exemple 6 millions de chômeurs en France mais surtout un chômage tendanciellement à la hausse depuis 1970 (?).

        Et le livre de T. Piketty décrit très bien le phénomène.

        Cela me parait clair, non ?

  13. @Armelle et @Gudule (par ordre alphabêta)

    C’est très curieux de voir sur ce blog, comment, entre personnes bien intentionnées, peuvent se créer des incompréhensions, des malentendus.
    Il y est trop facile de se faire une idée (…) de son interlocutrice (teur)…
    Dommage !

    Le contexte nous engagerait dans la direction d’un rassemblement autour d’un genre de… Georges Martin, qui pourrait être Piketty…
    Faudrait-il en toucher un mot à Paul Jorion !?

    1. @adoque

      Votre commentaire est ad-hoc. C’est la limite de la richesse des opinions et de l’expression écrite.
      Cela prouve tout l’intérêt de se mettre d’accord collectivement sur des principes et d’arbitrer suivant ces principes, avec recours possible.

      1. @Yves Vermont
        Tout cadre demande à être habillé de fonctionnalités…
        Un espace d’expression(s) comme un blog sur Internet demande une « modération » mais aussi une « conciliation ».
        En fait, « prototype » de cadres plus larges 😉

      2. Et si ces principes qui étant valables aujourd’hui ne le sont plus demain qu’est-ce qu’on fait, qui va les arbitrer?
        Paul (et pas que lui) nous dit qu’il nous faut changer de paradigme, je suis bien sûr d’accord avec cela.
        A mes yeux, ce nouveau paradigme ne relève pas de principe qu’il faut arbitrer mais de l’intention qu’il faut exprimer et expérimenter sur le terrain, et c’est en chacun de nous qu’elle se cache.
        On n’arrête pas de parler d’emploi, de chômage avec hausse tandencielle, mais comment voulez vous résoudre ce problème à long terme en faisant fi du fait que dans 50 ans nous n’aurons plus que le tiers de pétrole disponible?
        Sans faire intervenir les lois de la thermodynamique dans nos activités autrement dit l’économie on ne peut rien solutionner, c’est mon intention que je défends (je pense que c’est légitime).
        Il en va tout autrement de créer des structures sociales sur un flux d’énergie solaire qui le traverse que de créer des structures sociales sur la transformation d’un stock fini que sont les énergies fossiles, et cela très très peu d’économistes ne l’envisagent, (Piketty l’envisage t-il?) en ce qui concerne les politiques c’est nobody.

      3. Michel,

        « A mes yeux, ce nouveau paradigme ne relève pas de principe qu’il faut arbitrer mais de l’intention qu’il faut exprimer et expérimenter sur le terrain, »
        ————————————

        Si le terrain en question est un potager, on comprend aisément qu’il soit possible à ceux qui ont l’intention de faire du collectif, de la réaliser,

        Mais, lorsqu’il s’agit d’un outil industriel de millions ou milliards d’euros, et qui appartient à des actionnaires privés,
        comment voulez vous que les employés de ces entreprises, et autres citoyens que nous sommes,
        expriment et expérimente quoique ce soit, puisque les actionnaires actuels ne leur laissent aucune marge de manœuvre ?

        Il semble que vous soyez inconscient que dans le système actuel, nous n’avons, aucun pouvoir sur l’essentiel du Capital.

        Et si on attend que les actuels proprios expriment leur intention de collectiviser leur capital industriel, comme d’autres collectivisent des potagers, on risque d’être morts avant.

    1. En outre…

      Loi El Khomri : le pistolet de Bruxelles sur la tempe du gouvernement ?

      « Quatre ans après avoir déclaré la guerre à la finance (ce qu’on peut se permettre si on n’a pas de dettes…), après une succession de renoncements et de revirements, portés notamment par le ministre de l’économie, le gouvernement opère un nouveau violent tête à queue. Il semblerait que pour ce gouvernement de gauche, le sauvetage de l’euro, sur commande de Bruxelles, prime sur la préservation du pouvoir d’achat et le confort intellectuel de sa base électorale, aujourd’hui révoltée. Il faut vraiment que l’heure soit grave. »

      http://www.economiematin.fr/news-loi-travail-france-pression-bruxelles

      Inflation : Mario Draghi tire ses dernières cartouches

      « Yves Mersch, membre du directoire de la BCE, a été suffisamment lucide pour le reconnaître à demi-mot début février. « Nous pourrions bien être entré dans un monde où les relations macroéconomiques établies ne fonctionnent plus avec la même régularité qu’avant », a-t-il avoué. Il s’agit certainement de la phrase la plus censée prononcée par un banquier central depuis des années. »
      http://www.economiematin.fr/news-mario-draghi-inflation-bce-mesures

      1. Évidement!
        La priorité des priorités est de sauver le Système, puisque c’est lui qui détermine la hiérarchie sociale!
        Ceux qui sont à la tête de ce bazar n’ont pas du tout envie que ça change, eux sont très bien là haut!

        Peu leur importe que tout le monde crève, le Système avant tout. Point. C’est pas plus compliqué que ça, hein. Et c’est là la Cause de tous les problèmes de terrain dont vous ne cessez de parler…

      2. (je voulais dire « Évidement que le sauvetage de l’euro, sur commande de Bruxelles, prime sur la préservation du pouvoir d’achat… »)

  14. ça me trotte dans la tête, ce qu’écrit @Armelle :

     » Mais, si ces questions vous intéressent, rien n’empêche que nous en parlions en privé….. puisqu’il est…. un secret professionnel partagé (???)….. Cela aura l’extrême avantage de ne pas emmerder les autres. « 
    http://www.pauljorion.com/blog/2016/03/07/les-ultras-leurs-outrances-leurs-outrages-par-jacques-seignan/#comment-590916

    Quel « secret professionnel »?… « partagé » ?
    Y aurait-il quelque chose qui doive impérativement être caché ?
    Faut-il « couvrir » quelque manquement « honteux » d’un acteur de terrain ?
    Ou quelque manquement plus sévère encore venant d’en haut ?

    Pendant ce temps du secret, garanti par le chantage à l’emploi(?), comment élèves et enseignants peuvent-ils faire bon ménage s’ils baignent dans le mensonge et le déni ? institutionnalisé ?

  15. « Et vous Gudule, vous êtes plutôt pilote ? »

    Voui, pilote des mers, cétacé, ça me va. Non l’ukraine, pas du tout, et les trous il y fait trop noir et trop froid, oups..

    Orque « tueuse » professionnelle ascendant requin tigre, en fait. Trés, trés utile quand on oeuvre dans le social à temps complet. On est « là » pour ça…miam..miam..miam, c’est bien connu..aucune complaisance…nada conciliation…nada concertation…nada dialogue, zéro empathie, vous n’y pensez pas…
    Bref, il « faut » être un vrai « killer », dans le social, si, si, ou une IA, version ALIEN. En fait, on « destructure » la psyché façon l’exorciste, on ventile le bulbe rachidien hypoxié, on disperse les neurones nécrosés, façon puzzle…

    @M Lambotte

    « A mes yeux, ce nouveau paradigme ne relève pas de principe qu’il faut arbitrer mais de l’intention qu’il faut exprimer et expérimenter sur le terrain »

    +1. Merci.

  16. @Michel Lambotte
     » (Piketty l’envisage t-il?) en ce qui concerne les politiques c’est nobody. « 

    L’actualité m’a poussé à faire un lien entre Piketty et Georges Martin, ce producteur qui avait su « présider » avec succès une association de musiciens… laissant champ libre à leur créativité 🙂
    Dont cette production faisant écho à votre « nobody »
    http://www.tagtele.com/videos/voir/56058/

     » « Nowhere Man »

    He’s a real nowhere man
    Sitting in his nowhere land
    Making all his nowhere plans for nobody

    Doesn’t have a point of view
    Knows not where he’s going to
    Isn’t he a bit like you and me?
    […]

  17.  » laissant champ libre à leur créativité  »

    Youpi, ça commence à devenir intéressant…. 😉

  18. Au risque de jouer au trublion, je suis persuadé que dans 50 ans, nous disposerons d’énergies renouvelables à profusion. La fin du pétrole n’est pas un problème, ce qui pose problème c’est que beaucoup ne font pas grand chose pour accélerer la fin de l’ère pétole. Plus on attend, plus ça va chauffer.

    Pour enfoncer le clou, demain, on devrait pouvoir tout recycler.

    Le problème est donc ailleurs, c’est le problème de la dérive du capitalisme qui est en train de nous faire mourir à petit feu. Il va falloir qu’on se rapproche vraiment du précipice pour que ça bouge. Je nous fais confiance ça va bouger. Mais il se peut qu’on ait très mal.

    Franchement, c’est idiot.

    1. Tous les thermodynamiciens vous diront que les renouvelables sont beaucoup moins concentrées que les énergies fossiles tout en étant décentralisées et donc de ce fait distribuées.
      On ne peut pas aborder le développement de la même manière.
      Si nous nous entêtons à rester dans notre paradigme nous ne développerons jamais les renouvelables.
      De plus, comme vous le dites, nous pouvons tout recycler mais à chaque recyclage il y a une dégradation supplémentaire, qui pour finir ira au maximum de dégration, c’est ce qu’on appelle le maximum d’entropie d’un système fermé que constitue par exemple le capitalisme industriel.
      Si nous voulons passer au renouvelable il nous faudra diviser par dix la consommation d’énergie des occidentaux, ce n’est qu’une intuition. Tant mieux si c’est moins, mais c’est quand on aura réalisé la transition qu’on le connaîtra.
      Cela dit, ce serait bien que tout le monde ait un emploi par le partage du temps de travail ou par la relance de la croissance, mais ce n’est là qu’un voeux pieux.
      Dans son dernier billet à Trends- Tendances Paul Jorion dit ceci:
      « les bonus des dirigeants d’entreprise sont revus à la hausse, les dividendes aussi, les sociétés cotées en Bourse rachètent leurs propres actions et leurs réserves en argent liquide ne cessent de gonfler… »
      N’est ce pas cela la surchauffe de l’économie?
      Pour reprendre ma métaphore thermodynamique, que fait-on quand un moteur surchauffe? Et bien on le refroidi par une source froide, il en va de même avec l’économie. Où est la source froide? il n’y en a pas, pour cela il faut deux monnaies comme les deux températures du moteur. Et s’il y a deux monnaies, il faut immanquablement deux revenus, un revenu de base libéllé en monnaies locales et un revenu d’échange libellé en €.
      Ce n’est pas nouveau qu’on parle de monnaies locales ou de revenu de base, mais les économistes sont réellement allergiques à la thermodynamique qui pourtant est audessus de tout.
      Elle est à mes yeux le ciment du nouveau paradigme

      Une idée à gros traits comme cela en passant pour tenter de répondre sans prétention à vos interrogations…. et faire avancer les miennes

  19. Bon, quand on vous demandera « mais qu’est ce que c’est concrètement la singularité technologique ? », vous pourrez dorénavant vous reporter au dernier article de Paul Jorion dans Trends et répondre :
    « C’est ce qui fera passer un pays comme la France d’une situation où il arrive à créer en 2015 100 000 emplois salariés dans le secteur concurrentiel à une situation où la moitié de TOUS les emplois auront été détruits, soit 13 à 14 millions, et cela en seulement 15 ans.. La France va donc perdre en moyenne chaque année d’ici 2030 dix fois plus d’emplois que ceux qu’elle a gagnés en 2015. Entre 2015 et 2030, il se sera nécessairement passé kekchose de singulier : la singularité technologique. »
    L’ultra-outrance est-elle la seule réponse efficace à l’outrance ?

      1.  » Bizarre qu’on ne …. »

        Pour nous, pour vous, car nous ne fonctionnons pas avec les mêmes algorithmes !
        Essayez de vous mettre à la place de ces braves qui nous veulent tant de bien…
        Si vous y parvenez, vous trouverez même normal que beaucoup de temps soit perdu: c’est toujours autant que nous n’aurons pas pour nous mettre à penser: « ils » pensent pour nous et de surcroit, de la bonne manière…

    1. @ vigneron dit : 12 mars 2016 à 13:02

      « Entre 2015 et 2030, il se sera nécessairement passé kekchose de singulier : la singularité technologique. »

      Il me semble qu’en attribuant ce qui nous arrive à « une singularité technologique » tu égares ton lecteur en ne désignant pas la cause racine du phénomène auquel nous devons tous faire face en tant qu’organismes vivants.

      Comme tous les autres organismes vivants, nous les humains, sommes collectivement condamnés à devoir vivre en ne consomment pas plus d’énergie et de matières premières que ce que nous sommes capables d’extraire de notre environnement. Or les environnements des diverses collectivités humaines diffèrent des uns des autres et contraignent chaque collectivité, depuis le niveau familial jusqu’au niveau national et au delà, à devoir procéder à des échanges pour vivre et survivre.

      Les produits et services échangés intègrent dans leur prix, l’ensemble des dépenses que leur élaboration à engendré (y compris les charges, taxes et impôts divers), ce qui met toutes les collectivités en concurrence entre elles, en amenant les moins performantes à l’élimination par la mise au chômage.
      La compétitivité ainsi enclenchée amène les collectivités, notamment au niveau des entreprises, à mettre en œuvre les méthodes et moyens que l’évolution humaine a développés pour accroître leur efficacité et leur compétitivité.

      Ta « singularité technologique » n’est qu’un des moyens qui peuvent être mis en œuvre par les diverses communautés les plus évoluées, notamment par celles qui, au lieu de se laisser tranquillement vivre, ont préféré capitaliser et investir sous diverses formes, afin d’être mieux armées pour survivre dans la compétition mondiale.

      La France immobiliste, qui fut un temps bien placée, s’est engagée depuis une quarantaine d’années, et encore plus depuis la fin des années 90, dans la voie du déclassement en décidant de travailler moins et d’augmenter ses charges et impôts plus que ses compétiteurs.

      Pour ce qui la concerne, c’est bien une « singularité », mais bien plus idéologique (35h, retraite à 60 ans, ministère du temps libre, taxation du capital etc….) que technologique.

      1. Le temps libre ça peut permettre de lire, d’étudier, de réfléchir, de contempler, de faire l’amour, et au fond de travailler beaucoup, de tout son être. Laissons l’emploi aux larbins, la Vie vaut mieux que ça.

      2. On se demande si le problème est bien d’être compétitif.
        Car tout le monde sera éliminé sauf 1, … qui éteindra la lumière !

        En définitive, ceux qui ont raison sont ceux qui laissent vivre.
        Au moins ils profitent!

      3. @ Dominique Gagnot dit : 12 mars 2016 à 22:36

        « On se demande si le problème est bien d’être compétitif.
        Car tout le monde sera éliminé sauf 1, … qui éteindra la lumière ! »

        A très très long terme, sauf si préalablement certains, en décident autrement avant, tu as raison.

        « En définitive, ceux qui ont raison sont ceux qui laissent vivre. »

        C’est ce que font les animaux et les moins évolués de nos semblables, à condition que cela ne nuise pas à la survie des diverses collectivités des autres.
        Ces collectivités plus éclairées, ont pris conscience quelles sont physiquement en compétition avec d’autres, lesquelles travaillent plus, afin d’extraire de leur environnement ce qui leur permet de vivre et de survivre dès maintenant.

      4. jducac,
        « A très très long terme,… »
        ——————————
        Tu es très très optimiste,… :

        La compétition engendre des prises de risques incontrôlées puisque leur contrôle réduit la performance.

        – Prises de risques nucléaires, (énergie, armements)
        – Prises de risques sociaux économiques, conséquence des inégalités extrêmes (terrorisme à toutes les échelles, et bientôt mondiale)
        – Prises de risques écologiques (réchauffement climatique, empoisonnement de la biosphère)

        Il me semble qu’en sélectionnant nos dirigeants autrement que par des radio crochets, on pourrait faire mieux.
        Que donc ce Système n’est pas une fatalité, comme tu l’affirmes.

    2. Bon imaginons qu’on est une seule source d’eau fixe, au début le puits est plein, il suffit de 5 min pour avoir 10 litre d’eau, puis la ressource ce tarie et il faut une heure à mouliner pour avoir 10 litres d’eau, jusqu’au moment ou il faut 24 heures pour avoir 10 litre d’eau et pourtant même à ce moment là il restera de l’eau (et pourtant cela fait belle lurette qu’il n’y aura plus d’humain autour du puits).
      Bon le pétrole c’est pareil, on trouvera toujours des gaz, des bitumes, mais cela fait « belle lurette » qu’on a passer le cap des 5 minutes pour 10 litres et les énergies renouvelables ont le même problème, 1 mètre cube de terre contenant 10% de cuivre devient 1 mètre cube pour 1% de cuivre à énergie initiale égale le rendement devient le dixième au final, or ce cuivre détermine le rendement renouvelable.
      Par conséquent pour que le travail disparaisse il faut une planète infinie ou le rendement d’extraction des ressources énergétiques (directe et indirecte) ne faiblit jamais.
      Vigneron a raison on ne peut pas:
      – à la fois expliquer que l’espèce humaine va disparaitre par ce que son énergie détériore l’environnement.
      – et en même temps espérer que cette énergie (à rendement décroissant) fasse disparaitre le travail.
      C’est l’un sans l’autre, les robots ont besoin d’énergie ce sera du pétrole, du charbon, des ressources métalliques en moins, ou des biocarburants en plus, mais cela ne sera pas nul, en dehors de notre consommation actuel.
      Si la gauche c’est moins d’énergie (moins de pollution) et plus de robot (moins de travail, de savoir), le futur est de droite.

      1. A partir du moment où on fore un puit de pétrole, il se tari même si sa production augmente jusqu’à un plateau (très court pour le pétrole de roche mère) plus ou moins long avant la descente inexorable. Il en va de même pour toute ressource géologique comme le cuivre.
        Par contre, une source d’eau ne se tari jamais sauf accident géologique, surconsommation de la nappe phréatique qui l’alimente (Las Vegas) ou désertification. Son débit est constant, c’est lui qui limite son utilisation.
        En ce qui concerne l’énergie renouvelable qui ne se tari jamais (encore 2 milliards d’années), le problème est sa très grande dillution d’où la nécessité d’une infrastructure importante par unité d’énergie captée. Dans la logique capitaliste industrielle qui veut d’abord concentrer avant de redistribuer, le jeu n’en vaut pas la chandelle, le rendement est désastreux.
        Il faut la capter et l’utiliser sur place avec au préalable une diminution par dix de la consommation, ben oui, il faudra se démerder.
        En remplaçant les hommes par des robots on détruit en partie la consommation des hommes par la diminution du pouvoir d’achat.
        La question est de savoir si l’énergie nécessaire aux robots est plus ou moins grande que la diminution de la quantité d’énergie due à la diminution du pouvoir d’achat.
        A mes yeux, la croyance que les robots vont prendre la place des hommes quand le dernier aura éteint la lumière fait partie d’un film de science-fiction. Les robots obéiront aux hommes comme ces derniers obéissent à leurs gènes.
        L’humanité peut disparaître parce qu’elle se trouve dans un système thermodynamique fermé (capitalisme industriel à base d’énergies fossiles finies) qui va vers l’équilibre thermodynamique et la mort. Il est bien connu que quand nous sommes à la température ambiante nous sommes mort, la vie continue d’une autre manière. Ce qui veut dire de l’inverse de la vie n’est pas la mort mais la naissance.
        La singularité de notre époque n’est ni technologique, ni idéologique, elle est à mes yeux thermodynamique.
        Ce ci dit Vigneron a raison, ce n’est pas possible de perdre autant d’emplois aussi vite par la robotisation, il y aura de toute façon une réaction.
        Ne prenons que le domaine de la construction, on a essayé de réaliser des parties de maisons avec des robots, cela n’a jamais fonctionné et je n’ai jamais vu des robots sur un chantier et ne parlons même pas de la rénovation des bâtiments.
        Ceci dit on peut produire tous les matériaux avec des robots, comme on peut traire les vaches.
        C’est juste mon avis.

      2. Ce qui veut dire de l’inverse de la vie n’est pas la mort mais la naissance.

        Il faut lire:
        Ce qui veut dire que l’inverse de la mort n’est pas la vie mais la naissance.

      3. Je sais michel, on nous a fait le coût de l’efficience et de la dématérialisation par le numérique: résultat surconsommation de 10% ‘énergie et beaucoup d’énergie consommé par exemple pour de la pornographie (sans jugement de valeur, mais c’est toujours un moteur technologique bien plus importante que l’efficience d’un système).
        Le rêve c’est la corne d’abondance et je me demande si des populations tropicales de tradition orale comprennent ce concept d’abondance, parce qu’il nécessite l’idée de manque, si on est en bonne adéquation avec son environnement ressentons nous le manque?
        Les robots c’est qu’il nous manque encore quelque chose et comme d’hab après tout ira bien.

      4. « Dans la logique capitaliste industrielle qui veut d’abord concentrer avant de redistribuer, le jeu n’en vaut pas la chandelle, le rendement est désastreux. »
        ——————————–

        Vous approchez Michel, vous approchez.
        Vous avez cité le nom du Coupable!

  20. @juducac
     » ministère du temps libre « 

    vous rendez-vous compte de la catastrophe si par malheur, un jour, on puisse se retrouver avec du « temps libre » ?
    et le loisir de penser, pendant qu’on y est !
    Arrêter de diffuser de pareilles mauvaises idées, tout de suite !

    J’ose espérer que ce ministère s’emploie activement à stopper toute velléité dès la source d’une telle aberration… N’en faites pas écho !

    1. jducac est une intelligence artificielle mise au point, testée et approuvée par le Medef, ne vous étonnez donc pas si ses « solutions » vont toujours dans le même sens. 😉

      1. @ Pierre-Yves Dambrine dit : 12 mars 2016 à 23:09

        N’égarez pas vos lecteurs en orientant leur réflexion dans de mauvaises directions.

        Mes modestes capacités d’analyse ne font pas de moi « une intelligence »
        Même si dans votre imaginaire je vous apparais « artificiel », j’appartiens encore au réel vivant, fait de matière mise en mouvement grâce à l’énergie que je consomme.
        Quant au Medef, avec lequel je n’ai jamais eu de relation directe, il n’est pour rien dans ce que je suis, si ce n’est de soutenir et de contribuer au développement de l’industrie grâce à laquelle j’ai gagné ma vie en produisant et échangeant des biens et services avec d’autres producteurs de biens réels à la différence de certains dirigeants politiques inconscients incompétents et irréalistes, seulement producteurs…….. d’ idées fumeuses ayant conduit notre pays à la ruine.

        Je vous souhaite néanmoins un excellent dimanche.

      2. Même pas.
        C’est un personnage imaginaire derrière lequel se cache Jorion pour animer les commentaires de son blog.

    1. @ Gudule dit : 12 mars 2016 à 23:25

      « jducac est une intelligence artificielle » une IA non admissible pour le deep learning …. »

      Un grand merci pour le lien que vous mentionnez!

      L’article dit comment, grâce à l’informatique, il est possible de faire une analyse d’image ou autre, même complexe, en ramenant finalement tout à l’usage d’un très grand nombre d’enchaînements d’états simples, basés sur l’existence ou non d’un signal matérialisé par la mesure de tensions dimensionnées par les chiffres 1 ou 0.

      Quand un esprit humain veut entrer dans l’analyse d’un phénomène complexe dans lequel il ne connaît rien ou presque rien, il ne fait rien d’autre, de sorte à pouvoir, peu à peu, prendre pied dans le domaine concerné.

      C’est peut-être ce qui permettait à Teilhard de Chardin de dire « j’étudie la matière et je trouve l’esprit ».

      1. « j’étudie la matière et je trouve l’esprit ».
        Ne sommes nous pas des poussières d’étoiles?

        J ‘ai assisté à une de ces interwiews à ce sujet à une nuit des étoiles en août, alors que j’étais en vacances, un beau moment de poésie.

        Hubert Reeves : Nous sommes tous des poussières d’étoiles
        Rencontre avec l’astrophysicien qui fit aimer l’astronomie aux Français;
        http://www.canalacademie.com/ida4327-Hubert-Reeves-Nous-sommes-tous-des-poussieres-d-etoiles.html

    2. ça confirmerait que Dieu a créé l’homme a son image, puisque l’homme créé des machines à son image, qui elles même créeront ? à leur image, qui…

  21. En repensant au  » summum jus , summum injuria » de Cicéron , ou au « jamais trop  » socratique , je remarque que cette « outrance » n’est pas réduite au champ de « l’économie » , et qu’elle est sans doute notre encore reptilienne façon de réagir au tragique de notre condition humaine et à notre faiblesse devant la multiplicité des contraintes et opportunités .

    Si sortir enfin de la bestialité est la condition d’un monde meilleur , il apparait donc bien que la maîtrise de la complexité et du nombre ( étymologiquement la définition du « trop »), est notre tâche prioritaire .

    Avec notre intelligence naturelle et/ou artificielle .

    Mais pas seulement .

    1. Avant de se poser des questions sur l’intelligence atificielle ne faudrait-il pas se poser des questions au sujet de la définition de l’intelligence.
      La définition (Wikipédia) de l’intelligence étant la faculté de relier les choses entre elles:
      « Le terme est dérivé du latin intelligentĭa, « faculté de comprendre », dont le préfixe ĭnter- (« entre »), et le radical legĕre (« choisir, cueillir ») ou ligāre (« lier ») suggèrent essentiellement l’aptitude à lier des éléments entre eux. »
      Ne serait-on pas à la même époque que l’imprimerie qui a permis à la machine le soin d’écrire des textes?
      On peut réellement penser à une machine capable de trouver des interractions à la place de l’homme.
      L’IA peut donc nous aider à comprendre la complexité, mais qu’en est-il de la compréhension de la vie qui est une infinie complexité?

  22. « Si sortir enfin de la bestialité est la condition d’un monde meilleur , il apparait donc bien que la maîtrise de la complexité et du nombre ( étymologiquement la définition du « trop »), est notre tâche prioritaire.. Avec notre intelligence naturelle et/ou artificielle .
    Mais pas seulement . »

    OUI Juan. Les changements sont là. C’est un fait. Accompagner cette transition est un défi , gageons que malgré les écueils et les nécessaires remises en question, qu’elle implique, l’humanité saura faire face, et avec intelligence et créativité se réinventer et franchir ce pont avec lucidité et ce, sans dévoyer sa profondeur voire son humanisme…..vaste programme…..mais pas mission impossible.. 😉

    La Poste met le paquet sur l’open innovation avec 3 initiatives autour du partage de ses données
    PAR HÉLÈNE QUANIAUX LE 9 MARS 2016 | MODIFIÉ LE 10 MARS 2016 À 11:10

    « Ce weekend avait lieu Code avec La Poste, le premier Hackathon autour des APIs postales, auquel Presse-Citron a pu assister. Cet événement était organisé suite à la mise en ligne des portails dataNOVA et Developer, des projets phare de La Poste dans le cadre de sa stratégie d’open innovation. »

    « La Poste lance également Developer, une plateforme en version bêta qui propose pour l’instant 5 APIs de services (dont 4 gratuites et 1 en freemium) sur par exemple les tarifs d’envoi du courrier ou les données sur le suivi des lettres et des colis. »

    http://www.presse-citron.net/la-poste-open-innovation-donnees-datanova/
    http://www.presse-citron.net/en-2016-letat-va-proposer-a-tout-citoyen-de-choisir-une-identite-numerique-quelle-sera-la-votre/

    L’Europe aura son train Hyperloop
    PAR EMMANUEL GHESQUIER LE 11 MARS 2016

    « Le projet Hyperloop vient de se trouver un premier client en dehors des États-Unis, puisque la Slovaquie a annoncé qu’elle souhaitait se doter de ce moyen de transport, quand il sera fonctionnel. »
    http://www.presse-citron.net/leurope-aura-son-train-hyperloop/

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