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Faisons le point, le 17 mars 2019 – Retranscription

Retranscription de Faisons le point, le 17 mars 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour, nous sommes le dimanche 17 mars 2019 et mon exposé va s’intituler « Faisons le point ». 

Mais avant, si vous êtes à Lille, demain, le 18, à 18 h, venez écouter Bruno Colmant, le fameux économiste belge, et Paul Jorion. Nous débattrons à 18 h à La Catho sur le sujet – on nous avait demandé de le déterminer il y a longtemps, alors nous n’avons pris aucun risque. On avait appelé ça « 2019, l’année de tous les dangers ». Vous voyez, cela s’avère très très approprié. Alors, à 18 h. Il faut s’inscrire. Si vous n’êtes pas inscrit, au 60, Bd Vauban. Il y a quand même une entrée à droite qui s’appelle « Visiteurs » et on vous laissera quand même entrer si vous vous enregistrez. Voilà. 

Faisons le point. Il sera question d’effondrement, de collapsologie. Il sera question essentiellement des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France et de la Nouvelle-Zélande. Les thèmes sont légèrement différents. Etats-Unis : la paralysie. Royaume-Uni : l’ingouvernabilité. La France : la polarisation qui monte, qui monte, qui monte. Et enfin, le drame de la Nouvelle-Zélande, la guerre de religions entre ce qui reste de la chrétienté – j’aurai pas mal de choses à dire là-dessus – et le monde musulman. 

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THIS LAND IS YOUR LAND

L’hymne national américain officieux « de gauche » : « This Land Is Your Land » de Woody Guthrie pour les paroles, dont j’ai longuement parlé l’autre jour à Liège.

Avec un très beau finale dans le style cajun, et Bono chantant l’un des deux couplets « communistes » :

… et bien sûr, Bruce Springsteen chantant les deux couplets (déjà présenté dans mon premier hommage à Woody Guthrie ; allez-y voir : il y a là le texte des deux couplets « communistes » et je viens d’y mettre une émouvante surprise).

À quoi je ne peux m’empêcher d’ajouter l’original, découvert hier grâce à Julien Chanet : « Oh ! My Loving Brother ».

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DESTINS DE LA CHANSON TRADITIONNELLE, par Julien Chanet

Billet invité. A initialement paru sur Artonomia, le blog de Julien Chanet, le 1er août 2011, sous le nom : « This Song Is Your Song ».

À la lecture de mon billet « Archéologie », où je mets en avant le destin d’une ballade traditionnelle : « The Merry Month of May », devenue chant patriotique irlandais dans un premier temps, puis « With God On Our Side » chez Bob Dylan, Julien Chanet s’est souvenu du billet qu’il avait consacré à « This Land Is Your Land », une chanson « de » Woody Guthrie que j’avais longuement commentée dans ma récente communication à Liège, et qui est en réalité une reprise de la gospel song « Oh ! My Loving Brother ».


This Song Is Your Song

– C’est quoi la folk-music ?
– (…) Des chansons qu’on tient toujours de quelqu’un.

       Bob Dylan – Chroniques, Vol.1

Je repensais l’autre jour à ce pauvre Obama et notamment à sa cérémonie d’investiture, en janvier 2009, et plus précisément à une chanson qui fut chantée : « This land is your land », de Woody Guthrie. (1944)

Pete Seeger, Bruce Springsteen, Arlo Guthrie (et George Lucas à la deuxième minute 😉 )

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LA FLEUR DES BOIS

Quand je travaillais à la banque Wells Fargo à San Francisco, j’avais pour collègue John Gruenstein, autorité incontestée en matière de « risque de crédit », encore appelé « risque de contrepartie ». John avait un autre talent : celui de folk singer, et je me souviens que lors d’un pique-nique de notre département du crédit à la consommation à Angel Island dans la baie de San Francisco – île célèbre dans la première moitié du XXe siècle pour son camp de détention d’immigrés illégaux – nous avons été plusieurs à chanter en chœur durant la traversée, le « Sinking of the Reuben James », une chanson de Woody Guthrie consacrée au torpillage en 1941 du Reuben James, un destroyer américain. Il n’y avait eu que 44 survivants sur un équipage de 159 hommes.

Guthrie avait repris pour la mélodie, « Wildwood Flower », fleur des bois, un vieux classique datant de 1860 et dont le titre original était le beaucoup moins photogénique : « I’ll Twine ‘Mid the Ringlets ».

The Carter Family

Chet Atkins

Emmylou Harris

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The House of the Rising Sun

Dès qu’on creuse un peu l’histoire des grandes chansons traditionnelles américaines on retombe en général sur une ballade anglaise, écossaise ou irlandaise. C’est le cas par exemple pour « The Streets of Laredo » (chanson cowboy : Laredo est une ville texane) et « Saint-James Infirmary » (blues), qui descendent toutes deux – par une voie propre – de « The Unfortunate Rake », une ballade anglaise du XVIIIe siècle (dans le cas de « The Streets of Laredo », la mélodie est quasi-identique à l’original).

Le même scénario vaut pour « The House of the Rising Sun », et il y a bien sûr une certaine ironie dans le fait que ce soient des Anglais, le groupe The Animals, qui en 1964 rendirent à nouveau cette chanson célèbre – même s’ils imitaient alors la manière dont Bob Dylan chantait la chanson (dans son premier album : « Bob Dylan » –1962), qui copiait lui-même le style de Dave van Ronk (la chose est très bien expliquée dans No Direction Home, le documentaire que Martin Scorsese consacra en 2005 à Bob Dylan).

Leadbelly

Woody Guthrie

Bob Dylan (dans une version plus récente que celle de son 1er album « Bob Dylan »)

The Animals

Jean-Philippe Smet

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