The House of the Rising Sun

Dès qu’on creuse un peu l’histoire des grandes chansons traditionnelles américaines on retombe en général sur une ballade anglaise, écossaise ou irlandaise. C’est le cas par exemple pour « The Streets of Laredo » (chanson cowboy : Laredo est une ville texane) et « Saint-James Infirmary » (blues), qui descendent toutes deux – par une voie propre – de « The Unfortunate Rake », une ballade anglaise du XVIIIe siècle (dans le cas de « The Streets of Laredo », la mélodie est quasi-identique à l’original).

Le même scénario vaut pour « The House of the Rising Sun », et il y a bien sûr une certaine ironie dans le fait que ce soient des Anglais, le groupe The Animals, qui en 1964 rendirent à nouveau cette chanson célèbre – même s’ils imitaient alors la manière dont Bob Dylan chantait la chanson (dans son premier album : « Bob Dylan » –1962), qui copiait lui-même le style de Dave van Ronk (la chose est très bien expliquée dans No Direction Home, le documentaire que Martin Scorsese consacra en 2005 à Bob Dylan).

Leadbelly

Woody Guthrie

Bob Dylan (dans une version plus récente que celle de son 1er album « Bob Dylan »)

The Animals

Jean-Philippe Smet

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9 réflexions sur « The House of the Rising Sun »

  1. Sympa! (Woody Guthrie en particulier). Dans un autre registre, mais toujours dans la nostalgie: « Как Молоды мы Были » (« Comme nous étions jeunes! ») chanté par Dmitri Hvorostovsky.

  2. Il me semble que parmi les differentes interpretations de cette chanson, celle de Nina Simone merite d etre ecoutee!

  3. Après Chet ATKINS, le grand maître de la guitare « picking »,
    oyez Tommy EMMANUEL, le feu follet de la guitare folk
    (en concert à Paris le 28 mars),
    oh yeah 🙂

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