Alliance française de la vallée d’Aoste, Italie, Le grand tournant des sociétés humaines, le 2 mai 2012

Ma conférence est maintenant visible ici : Le grand tournant des sociétés humaines.

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CHANGEMENT DE PARADIGME : CHANGEMENT DE VÉRITÉ, par El JEm

Billet invité. La première partie a été publiée ici.

Chaque humain construit sa propre représentation du monde, décrivant sa nature et son fonctionnement, ce qui lui permet de lui donner une certaine cohérence et de savoir comment se comporter. Cette représentation se construit à partir de sa culture, de ses expériences, de son entourage, etc. Elle guide son imagination et ses décisions, comme la boussole guide le voyageur.

Or il y a confusion entre représentation et réalité, ce qui génère des désaccords entre humains, chacun croyant détenir la vérité.

Ceci est aggravé par le fait que la représentation influence la perception : nous percevons surtout ce que nous croyons.

Par exemple : la Terre est plate. C’est une évidence. Tous mes sens me disent que la terre est plate et ceux qui disent qu’elle est ronde sont des insensés. Comment peut-on nier une telle évidence ? Mais en fait, mes sens me disent que la Terre est plate parce que je pense qu’elle l’est : je ne remarque pas les détails qui indiquent le contraire.

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MONÉTISER LA RELATIVITÉ GÉNÉRALE DU PHYSIQUE, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Monnaie : unité corporelle de la numération complexe

Martine Mounier avait parlé quelque part sur ce blog de la neutralité humaine de l’unité de compte monétaire. Neutralité du point de vue du compte de n’importe quelle matière réelle mais pas du point de vue de la substance physique, volontaire et spirituelle de la réalité comptée. Voici une proposition de théorisation mathématique de la neutralité humaine active de la monnaie. Proposition à discuter pour que les prix inhumains soient différentiables des prix porteurs de développement humanisant.

Le lecteur qui trouvera ce texte trop ardu peut juste en retenir la conclusion. La crise du XXIème siècle résulte sans doute d’un effondrement de la rationalité par privatisation numérique de la raison. La raison réduite à la quantité ne donne plus de sens aux relations. Les prix ne sont plus relatifs aux autres, aux choses et à l’explication des choses par les autres. La raison financière affranchie de la loi politique a simplement détourné les mathématiques pour interdire les prix de la réalité dans une guerre des égos.

Si la politique veut remettre l’économie du réel au service de la croissance humaine, elle doit reprendre son autonomie à connaître les sociétés humaines par le retrait du contrôle de la monnaie aux banquiers du crédit, de l’investissement et de l’assurance. La théorie de la numération complexe fournit un cadre scientifique rationnel à la réfutation des modèles financiers qui falsifient la monnaie. Les prix ne sont pas de simples quantités universelles mais une classification des représentations humaines complexes par le nombre. La monnaie est unité de résolution des réalités complexes à condition que la loi politique délimite un périmètre réel de négociation des prix au service de l’imaginaire commun des personnes en société.

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L’actualité de la crise : DES CHATEAUX EN ESPAGNE, par François Leclerc

Billet invité

Un euro valant ce matin 1,2389 dollars et des taux obligataires en forte hausse témoignent que les capitaux continuent de quitter la zone euro et que les investisseurs vendent quand ils le peuvent les obligations espagnoles et italiennes, mises dans le même sac, qu’ils cherchent aussi un refuge en achetant de la dette américaine, britannique ou allemande, dont les taux sont au plus bas. Un phénomène aussi inquiétant que la hausse du coût de celle des autres. Les obligations à deux ans allemandes étaient assorties ce matin d’un coupon zéro, du jamais vu, tandis que les espagnoles devaient concéder 6,7 % et les italiennes plus de 6 %. Le plus préoccupant étant que le sort de l’Italie est lié à celui de l’Espagne.

Les conciliabules précipités ne manquent pas et s’élargissent aux Américains. Le ministre de l’économie espagnol Luis De Guindos a rencontré hier à Berlin Wolfgang Schäuble, ministre des finances allemand, sans que rien n’ait filtré sur le contenu des discussions. « Le gouvernement allemand a confiance dans la voie des réformes sur laquelle s’est engagée l’Espagne » a affirmé aux journalistes et pour tout commentaire Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement allemand. Une conférence téléphonique a eu lieu dans l’après-midi, à laquelle Angela Merkel, Barack Obama, Mario Monti et François Hollande participaient. Comme à chaque fois que la discussion est sérieuse, rien ne sort. Soraya Sáenz de Santamaría, la vice-présidente du gouvernement espagnol, a été dépêchée aux États-Unis, où elle doit rencontrer aujourd’hui Christine Lagarde et Timothy Geithner.

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L’actualité de la crise : LE CANARD EST TOUJOURS VIVANT, par François Leclerc

Billet invité

Placée devant un inacceptable fait accompli, la BCE a rejeté l’hétérodoxe plan de recapitalisation de Bankia tandis que, parallèlement, le gouverneur de la Banque d’Espagne démissionnait de ses fonctions, interdit de s’exprimer publiquement devant le Parlement. Ces deux événements concomitants laissent peu de marge de manœuvre à Mariano Rajoy, qui doit trouver 19 milliards d’euros et refuse tout sauvetage européen alors que les taux espagnols continuent de se tendre sur les marchés.

Le spectre d’une solution à l’Irlandaise, qui avait conduit le gouvernement de Dublin à sauver à tout prix les banques du pays, plane sur l’Espagne. L’alternative, rappelée dans un éditorial du Financial Times (non sans lui donner quelque saveur) consisterait à obliger les actionnaires et les créanciers à éponger les dettes des banques, les dépôts étant par ailleurs protégés et la BCE assurant la liquidité. Mais il n’en est pas plus question pour Mariano Rajoy.

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UNE BRÈVE HISTOIRE DE L’ILLUSION ALLEMANDE, par Michel Leis

Billet invité

Dans mon précédent billet, je dénonçais « l’illusion allemande » et voilà que la France s’est dotée d’un « Ministère du Redressement productif » dont l’intitulé un peu désuet renvoie à la grande époque des plans et des vieilles rivalités industrielles. Dans le même temps, les négociations salariales en cours en Allemagne laissent entrevoir une hausse généralisée des salaires tandis que ses géants industriels annoncent des profits toujours aussi élevés. À l’attention de Monsieur le Ministre, il me semble donc utile de détailler en quoi cette réussite apparente cache une illusion.

Le spectacle des excédents commerciaux dégagés par une industrie allemande triomphante est très ancien. Il doit beaucoup à l’intervention de l’État ainsi qu’aux errements précoces de la mondialisation.  Au 19ème siècle, l’État a investi dans les infrastructures lors de l’unification de la nation allemande. De plus, l’Allemagne s’est relativement peu dispersée dans des aventures coloniales, évitant ainsi la création de ces grandes maisons de commerce à fort taux de profit qui ont mobilisé les ressources dans d’autres pays européens. Enfin, l’influence des commandes de l’État en matière d’armement y est pour beaucoup et certains des grands groupes allemands sont les héritiers de ces marchands d’armes. Cette  puissance ancienne conduit la Grande-Bretagne à imposer le label « Made in Germany » dès la fin du 19ème siècle pour inciter les Anglais à acheter aux producteurs britanniques. Mal leur en a pris, ce label va devenir un symbole de qualité et un puissant support à l’exportation pour l’industrie germanique.

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L’actualité de la crise : DES BOUTEILLES A LA MER, par François Leclerc

Billet invité.

Une page se tourne avec l’inexorable glissade de l’Espagne qui se poursuit, avant même que l’on connaisse le sort réservé à la Grèce dont on ne parle plus, convaincu que Christine Lagarde aurait mieux fait de se taire. Les rustines que le gouvernement espagnol tente les unes après les autre de coller ne sont pas à la taille des trous qu’elles doivent colmater. L’État n’est pas en mesure de les financer.

La récession se poursuit au second trimestre, et les ventes au détail plongent. La garantie apportée par l’État aux hispanosbons destinés à financer les régions, la tentative inacceptable de recapitalisation de Bankia qui a tourné court en l’espace d’une journée, et la nouvelle fusion de trois cajas ne font pas le compte. Cette nouvelle restructuration ne consolide rien et accentue la concentration des pertes. On attend les résultats des audits du système bancaire et la méthode choisie par le gouvernement pour lui apporter les dizaines de milliard d’euros qu’il est bien en peine de dégager par lui-même. En dépit de tous les efforts pour la dissimuler sous le tapis, la dette publique va exploser si le sauvetage repoussé par tous les moyens n’est pas finalement demandé. Décidément, David Cameron, George Osborne, Mervyn King et Adair Turner – le quartette des autorités politiques et financières britanniques – ont eu de quoi alimenter leur rencontre londonienne d’hier, évidemment présentée comme de simple routine

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Η ΕΙΡΩΝΕΙΑ ΤΗΣ ΙΣΤΟΡΙΑΣ

La traduction en grec du billet de Paul Jorion intitulé L’ironie de l’histoire. Merci à Panagiotis Grigoriou du blog greekcrisis

29 Μαΐου 2012 του Πολ Ζοριόν (Paul Jorion)

Έχω ήδη υποδείξει εδώ την ακόλουθη παρατήρηση : την επιθυμία μας για αλλαγή, δεν την καθοδηγεί η ειδυλλιακή εικόνα μέσω της οποίας προβάλλουμε τα είδωλά μας στον μέλλοντα κόσμο των προσδοκιών μας, αλλά η χροιά της ιστορικής στιγμής του παρόντος βίου μας, όταν πια αυτή, καθίσταται ανυπόφορη.

Καθώς ανέκαθεν η ειρωνεία υποδύεται έναν σημαίνοντα ιστορικό ρόλο, θα ήταν έως και διασκεδαστικό να δούμε πως όσα, η ψυχρή και αντικειμενική λογική δεν υπέδειξε ως λύση στην ελληνική περίπτωση στα πλαίσια της ευρωζώνης, αλλά και ως προς την ίδια τη σπαζοκεφαλιά του του ευρώ, θα τα επιβάλει τελικά η αγανάκτηση. Κι αυτό, διότι οι πρόσφατες δηλώσεις της Κυρίας Λαγκάρντ, γίνονται πια αντικείμενο επεξεργασίας, τόσο στο συλλογικό νου των Ελλήνων, όσο και σε εκείνο των υπολοίπων Ευρωπαίων.

Τα δικτατορικά κελεύσματα της Τρόικα (Ε.Ε, ΕΚΤ, ΔΝΤ) που επιβάλλονται στην Αθήνα, τα απαρτίζει ως γνωστόν ένα τεχνοκρατικό συνονθύλευμα, τα επιχειρήματα του οποίου, αν επιχειρηθεί να απαντηθούν ένα προς ένα, σίγουρα δημιουργούν σύγχυση. Πλην όμως, η αφ’υψηλού παροξυσμική δήλωση Λαγκάρντ, με περισσή την ταξική της αλαζονεία, (κατά το “Ας φάνε παντεσπάνι” της πασίγνωστης φράσης), ή κατά τον υβριστικό νεολογισμό της [στη σύνοδο G8 το 2011] “Λιτανάκαμψη” [« rilance » στα γαλλικά από τις λέξεις « rigueur » – λιτότητα, και « relance » – ανάκαμψη], κι ακόμα γελάμε, μια προσωπικότητα ας σημειωθεί, η οποία δεν υπόκειται σε φορολογικές υποχρεώσεις αν και τα εισοδήματά της είναι δυσανάλογα της προσφοράς της σε βλακώδεις δηλώσεις κατά την πενταετή υπουργοποίησή της, (ένας συνάδελφος blogger καταμέτρησε δεκατέσσερις), τελικά λοιπόν, η δήλωση αυτή, φαίνεται πως θα συνθέσει πλέον καταλυτικά την άρνηση αυτή του ανυπόφορου, που έως τώρα δεν είχε γίνει εφικτή.

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L’actualité de la crise : LE PLAN MONTI SINON RIEN, par François Leclerc

Billet invité.

Un pesant silence fait suite au fait au coup de force de Mariano Rajoy. Que vont-ils encore nous sortir du chapeau ? Aux épisodes précédents, cela a été successivement un bazooka – devenu plus modestement pare-feu – puis un pacte de discipline budgétaire. Il a été ensuite doctement expliqué qu’il ne fallait pas opposer austérité et croissance, tout en divergeant sur la manière de relancer cette dernière. Tout ce temps, le spectre de la mutualisation n’a cessé de hanter les débats qui se poursuivent, en vue du sommet de fin juin.

Sans attendre l’échéance grecque, la crise espagnole précipite les événements et appelle de nouvelles réponses. La crise du système bancaire est au premier plan, accompagnée de celle des régions, impliquant une recapitalisation de l’un et un financement des autres, tous les deux hors de portée pour un État qui ne parvient déjà pas à ses objectifs de réduction du déficit. Que faire dans ces conditions ?

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L’IRONIE DE L’HISTOIRE

J’ai fait observer ici-même que ce qui nous conduit à désirer le changement, ce n’est jamais l’image idyllique que nous projetons dans l’avenir d’un monde nouveau auquel nous aspirons, mais le caractère devenu intolérable d’un moment que nous vivons au présent.

L’ironie joue un rôle considérable dans l’histoire et il serait particulièrement plaisant que ce que le raisonnement froid et objectif n’a pas pu obtenir en vue d’une solution du cas grec au sein de la zone euro, et du casse-tête de la zone euro elle-même, ce soit l’indignation qui y parvienne. Car si les propos récents de Mme Lagarde font leur chemin dans les esprits en Grèce, ils le font également dans le reste de l’Europe.

Les diktats que la Troïka (UE, BCE et FMI) impose à Athènes sont un fouillis technique dans lequel on se perd très sûrement si l’on cherche à en réfuter les arguments un par un, mais cette déclaration hautaine et irritée, suant l’arrogance de classe, évoquant comme une célèbre madeleine une non moins célèbre brioche (comme l’avait déjà fait avant elle, la désopilante « rilance » – on en rit encore !), par une personne que l’impôt sur le revenu épargne, lequel revenu est d’un montant qui paraît bien élevé si l’on pense aux quatorze bourdes monumentales prononcées par sa bénéficiaire sur une période de cinq ans seulement (cataloguées par un collègue blogueur), semble désormais capable de susciter ce refus de l’intolérable qui faisait défaut jusqu’ici.

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L’actualité de la crise : LE FAIT ACCOMPLI DE MARIANO RAJOY, par François Leclerc

Billet invité.

Dans la lignée de son annonce surprise d’il y a quelques semaines, selon laquelle le gouvernement espagnol n’allait pas réaliser ses objectifs de réduction de déficit de cette année – qui lui a permis d’obtenir leur révision – Mariano Rajoy vient encore de ruer dans les brancards pour tenter échapper à un sauvetage européen.

Ne pouvant battre monnaie, il se prépare à émettre de la dette souveraine pour recapitaliser Bankia; ainsi que les autres banques qui en auraient besoin laisse-t-il entendre. S’abritant derrière le fait que la décision n’est pas prise pour justifier de ne pas avoir consulté la BCE – qui doit fournir au final la liquidité dans ce montage – il prétend que cette injection de 19 milliards d’euros de reconnaissance de dette n’aura pas d’impact sur le déficit, puisque cet argent serait récupéré plus tard, Bankia ayant retrouvé sa santé.

À une question portant sur l’impact sur la dette, il a préféré répondre par une pirouette à propos d’« élucubrations » qu’il valait mieux ignorer. Pour justifier que ce montage scabreux « est valide », l’entourage de Mariano Rajoy se réfugie selon Reuters et sans plus de précisions derrière le fait que « l’Allemagne et l’Irlande l’ont déjà utilisé dans le passé ». Sans doute s’agit-il d’une insinuation, concernant l’Allemagne, relative à sa création de bad banks parquant les actifs toxiques, dont le sort futur est resté dans le vague, avant que la dette allemande n’en prenne en compte la charge.

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L’actualité de la crise : LES LIGNES SE BRISENT, par François Leclerc

Billet invité.

Le gouvernement espagnol est au bout de son rouleau et ne va pas pouvoir longtemps tenir son refus obstiné de toute aide financière. Ce matin le taux espagnol à 10 ans grimpait à 6,451%, le spread avec l’Allemagne dépasse les 509 points de base, et la prime d’assurance des CDS atteint 556 points de base. Le marché est vendeur et il n’y a pas d’acheteur !

L’action de Bankia a dévissé jusqu’à 29%, en dépit d’un sauvetage rocambolesque annoncé hier et de l’injection de 19 milliards d’euros reposant sur un expédient. Ne pouvant émettre de la monnaie, et le Fonds de garantie (Frob) n’étant plus en mesure d’emprunter sur les marchés, vu les taux demandés, l’État espagnol a annoncé vouloir émettre de la dette pour l’injecter dans BFA, la maison mère de Bankia, qui pourra ensuite l’échanger contre des liquidités auprès de la BCE…

S’appuyant sur une source gouvernementale non identifiée, le quotidien El Mundo se fait ce matin l’écho d’une demande de sauvetage imminente, qui pourrait être dirigée soit vers les autorités européennes, soit directement vers le FMI. L’État est en effet pris à la gorge par la situation de trois banques qu’il a placées en tutelle, qui réclament une injection de 30 milliards d’euros (CatalunyaCaixa, NovacaixaGalicia et Banco de Valencia).

L’Italie a procédé ce matin à des émissions de dette à 2, 4 et 5 ans et a atteint son objectif de 4,5 milliards d’euros, mais elle a du concéder des taux à la hausse de 4,03% à 4,6%. Demain et après-demain, l’Italie procédera à des émissions à moyen et long terme…

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LE BLOG INAUGURE LA FORMULE À POINTS

Le Monde nous apprend ce matin que

Afin d’éviter l’« expansion des rumeurs » sur la Toile chinoise, Sina Weibo a modifié, lundi 28 mai, les conditions d’utilisation de son service de micromessagerie. L’entreprise, qui revendique 300 millions de comptes ouverts, va introduire un système à base de points, censé correspondre à la bonne conduite de l’internaute.

L’usager disposera au départ de 80 points, pouvant en perdre s’il contribue à « répandre des rumeurs », « à porter atteinte à l’ordre public » ou s’il « révèle des secrets de la nation ». D’après le site spécialisé The Next Web, l’internaute recevra une alerte si son crédit passe en dessous des 60 points. Le compte pourrait être supprimé s’il tombe à 0. L’utilisateur du site de micromessagerie peut également regagner des points s’il participe à des « activités promotionnelles », non précisées par Sina Weibo.

Légère variante avec la formule chinoise : les commentateurs du blog perdront des points s’ils participent à des « activités promotionnelles » (entreprises, partis politiques, sectes, etc.) et en gagneront s’ils « répandent des rumeurs vraies ».

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L’actualité de la crise : CETTE DETTE QUI FAIT DE LA PEINE, par François Leclerc

Billet invité.

Les débats en cours peuvent se résumer à la même sempiternelle interrogation : qui va bien pouvoir rembourser la dette, comment et quand ? De nombreuses manières de l’aborder tournent autour du pot. Certaines sont récusées, d’autres ne fonctionnent pas.

Les discussions se sont déportées sur les euro-obligations et la mutualisation de la dette par les États. Une manière de la rendre supportable afin d’en étaler le remboursement en la faisant rouler, car l’austérité budgétaire telle qu’elle est pratiquée renvoie à la récession et ne permet pas de le faire.

Sous cette forme, les Allemands se refusent catégoriquement à toute mutualisation, après l’avoir acceptée – et contenue autant que possible – quand il a fallu construire des pare-feu : Fonds de stabilité financière, ou prochainement Mécanisme européen de stabilité. A contrario, effrayés de l’accumulation des créances européennes au bilan de la Bundesbank, ils ont au moins obtenu de la BCE un régime dérogatoire au fonctionnement de l’Eurosystème pour les banques centrales nationales (BCN), au premier rang desquelles figure la leur. En matière de collatéral, chacun devient maître chez soi. Le fonctionnement de la monnaie unique a donc déjà subi un sérieux et discret accroc à cette occasion.

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« Aucun rêve jamais ne mérite une guerre », par Bertrand Rouziès-Léonardi

Billet invité.

Otto Dix, L’émeute, 1927 (détruit).

« Aucun rêve jamais ne mérite une guerre. » Quel est le doux naïf qui emboîte si volontiers le pas du philosophe Alain, auteur de Mars ou la guerre jugée (1921) ? C’est Jacques Brel, dans sa chanson La Bastille. « Tendons une main qui ne soit pas fermée », enchérit-il. Qu’est-ce donc que cette « main fermée » qui aurait tant de mal à s’ouvrir, comme une fleur interdite de printemps ? C’est la main fermée en poing, le poing du révolté. Un poing d’abord dirigé vers le ciel, comme une première sommation adressée à toutes les vagues puissances stratosphériques auxquelles l’homme, depuis des millénaires, confie le soin d’excuser et de justifier les puissances sublunaires qui l’asservissent ; un poing ensuite lancé dans la gueule du voisin de chaîne, parce que l’esclave ne peut employer la force qu’il lui reste qu’à tyranniser plus faible que lui. Je ne parle pas de l’esclave antique, ni des serfs ou de la domesticité d’Ancien Régime, de ces gens dont les maîtres et employeurs se défiaient, parce qu’ils étaient nombreux, omniprésents, instruits de leurs petites manies et faiblesses. Non, je parle des esclaves qui se recrutent parmi les affranchis. Je parle de ce consentement de l’homme libre à son propre abaissement devant qui possède beaucoup.

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FUKUSHIMA : COMBIEN DE TCHERNOBYL(S) ? par François Leclerc

Billet invité.

L’estimation des rejets radioactifs résultant de la catastrophe de Fukushima est un enjeu tout aussi important que l’analyse des évènements qui sont intervenus – ou pourraient le faire – sur le site de la centrale. En dépit d’une communication qui se veut foisonnante ayant pour origine de nombreuses autorités japonaises et internationales, elle soulève de nombreuses interrogations.

Une nouvelle unité de mesure des rejets radioactifs est née, qui fait désormais référence pour le grand public : le Tchernobyl. On parle désormais en pourcentage de ceux que Tchernobyl a suscité, dans l’intention apaisante de démontrer qu’elle est bien moindre. On en serait à un sixième. Mais que penser d’une mesure qui ne rend pas compte des effets des rejets, c’est-à-dire de leur concentration ou de leur mode de contamination ? Que penser de chiffres – astronomiques mais ne voulant rien dire au commun des mortels – qui sont communiqués en terabecquerels (milliers de milliards) et en petabecquerels (millions de milliards) ?

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L’actualité de la crise : CELA VA-T-IL SI MAL ? par François Leclerc

Billet invité

« Il est erroné de penser qu’une sortie de la Grèce de la zone euro n’aurait pas de très lourdes conséquences sur les banques européennes, sur la BCE, sur des pays comme l’Italie, l’Espagne et le Portugal à cause de la contagion. En outre, cela déstabiliserait l’ensemble de l’économie mondiale ». Tel est l’analyse qu’a livrée Charles Dallara, le directeur de l’Institute of Internationale Finance, dans Il Sole 24 Ore, le quotidien financier italien. Dans l’immédiat, l’euro continue de chuter par rapport au dollar et au yen, les investisseurs s’en délestant massivement.

Telle serait la capacité de nuisance de la Grèce, qui pèse environ 3 % du PIB de la zone euro, dont la sortie pourrait coûter de 500 à 1.000 milliards d’euros tout compris, selon les estimations qui circulent. S’il fallait une nouvelle illustration de l’extrême fragilité du système financier, elle serait toute trouvée.

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