CHANGEMENT DE PARADIGME : CHANGEMENT DE VÉRITÉ, par El JEm

Billet invité. La première partie a été publiée ici.

Chaque humain construit sa propre représentation du monde, décrivant sa nature et son fonctionnement, ce qui lui permet de lui donner une certaine cohérence et de savoir comment se comporter. Cette représentation se construit à partir de sa culture, de ses expériences, de son entourage, etc. Elle guide son imagination et ses décisions, comme la boussole guide le voyageur.

Or il y a confusion entre représentation et réalité, ce qui génère des désaccords entre humains, chacun croyant détenir la vérité.

Ceci est aggravé par le fait que la représentation influence la perception : nous percevons surtout ce que nous croyons.

Par exemple : la Terre est plate. C’est une évidence. Tous mes sens me disent que la terre est plate et ceux qui disent qu’elle est ronde sont des insensés. Comment peut-on nier une telle évidence ? Mais en fait, mes sens me disent que la Terre est plate parce que je pense qu’elle l’est : je ne remarque pas les détails qui indiquent le contraire.

Avec le temps, quelques observateurs plus curieux que d’autres remarquent ces détails. Ainsi, ce bateau qui s’éloigne ne devient pas un simple point qui diminue et disparaît. Si l’on observe bien, il semble s’enfoncer dans l’eau : il passe derrière la ligne d’horizon. Ces observateurs s’interrogent, multiplient les expériences et après de nombreux étonnements aboutissent à la conclusion que la terre est ronde. Munis de leurs nombreux arguments minutieusement notés dans de petits cahiers, ils courent annoncer leur découverte au monde. Mais au lieu de lauriers, ils reçoivent des pierres, rondes.

Quelques dizaine d’années plus tard, tout le monde s’est fait à l’idée que la Terre est ronde et chacun voit bien que les bateaux disparaissent derrière l’horizon (et franchement, il faudrait être insensé pour ne pas le voir).

Nous percevons surtout ce que nous croyons. Ce qui signifie que nous ne vivons pas tous ensemble dans le même monde, mais que chacun vit séparément dans sa propre représentation du monde. Il n’y a donc pas seulement désaccord entre les humains mais parfois incompréhension.

Ceci n’est pas seulement un phénomène qui serait maintenant dépassé, grâce aux connaissances de plus en plus détaillées accumulées sur la nature du monde, ni rencontré uniquement dans les questions de religions ou de sociétés (domaines dans lesquels on conçoit aisément que la croyance influe sur la manière de voir les choses) mais, de manière plus étonnante, aussi en Science, qui se veut pourtant basée sur des observations concrètes et partageables, pour justement tenter de résoudre ces antagonismes pouvant exister entre croyances.

Et, en Science comme ailleurs, chaque changement de paradigme n’est pas accueilli comme une nouvelle avancée vers une représentation plus efficace du monde mais comme un conflit entre deux écoles de pensée, deux croyances. Chaque proposition de changement de paradigme est ainsi accueillie à coups de pierres : il est très difficile de convertir quelqu’un à une autre croyance, car au-delà des réticences à reconnaitre ses erreurs et de la limitation de l’imagination, il peut y avoir antagonisme entre la perception guidée par l’ancienne croyance et les arguments présentés par la nouvelle.

Cet étonnant phénomène amena Max Planck (1858-1947), prix Nobel de Physique, a conclure qu’« une nouvelle vérité scientifique ne triomphe jamais en convainquant les opposants et en leur faisant voir la lumière, mais plutôt parce que ses opposants finissent par mourir, et qu’il naît une nouvelle génération à qui cette vérité est familière ».

L’expression « nouvelle vérité » est particulièrement bien choisie pour décrire l’histoire de l’humanité : les « vérités » se succèdent les unes après les autres.

Il n’y a donc aucune raison pour que ce que nous tenons pour entièrement vrai et indépassable actuellement ne soit pas considéré comme aberrant dans quelques années.

Ainsi, le marché est efficient. C’est une évidence et, franchement, il faudrait être insensé pour ne pas le voir.

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133 réflexions sur « CHANGEMENT DE PARADIGME : CHANGEMENT DE VÉRITÉ, par El JEm »

  1. La clés pour changer de paradigme est de chercher les paradoxes :

    « Le sentiment de paradoxe résulte de l’absence en nous de modèle mental capable de relier dans un tout cohérent des éléments incompatibles.
    Un paradoxe ne se se résout pas comme un problème auquel on apporte une solution. Il se dissout dans une nouvelle représentation des choses. La théorie de la relativité proposée par Einstein est un nouveau cadre de pensée, c’est un regard nouveau sur le monde, qui reste bien, lui, le même. Einstein a recadré la physique, sans donner tort ni à Newton, ni à Maxwell. Ce qui était incompatible ne l’est plus, le paradoxe a disparu, il s’est évanoui dans la trouvaille du génie allemand. » Luc de Brabandere – Petite Philosophie des grandes trouvailles.

    Quels sont aujourd’hui les paradoxes qu’on voudrait ignorer ?
    Une économie de croissance dans un monde fini, Penser un monde global en préservant l’économie locale, ….

    1. Une économie de croissance dans un monde fini

      et l’on se dit tout aussi sec « quelle aberration » !
      Mais, il y a un mais !
      Notre planète a beau être finie, elle reçoit un apport extérieur déterminant, le rayonnement solaire.
      C’est à dire de l’énergie.
      Exactement ce qui semble poser problème et se faire rare ces derniers temps.
      Optimisme ?

  2. Le réel, sa représentation et leur antagonisme, font l’objet de pans entiers de la philosophie. En ce qui concerne le marché, il est difficile de dire que le processus de l’échange ne se fonde pas sur le désir (adéquat ou non) et qu’ainsi, l’offre et la demande ait valeur de loi naturelle. Que la médiation s’opère par la monnaie ou le don, son expression est toujours le prix.
    Maintenant, dire que le marché est efficient, encore faut-il en préciser les contours. Mais l’ironie ne résoud rien…

    Ainsi, le marché est efficient. C’est une évidence et, franchement, il faudrait être insensé pour ne pas le voir.

    S’ il est clair aujourd’hui que la main invisible du marché ne règle pas adéquatement tous les problèmes de l’échange et qu’un dirigisme correctif est indispensable, les biens et services seront toujours l’objet de désirs humains dont la possession via l’échange s’effectueront selon la loi du marché (l’offre et la demande) « L’essence de l’homme, c’est le désir !. « 

    1. Et si l’essence de l’homme était l’Etre …?

      Le désir est un appel vers un ailleurs ou un mieux.L’Etre se vit dans l’éternité du Présent,appliqué à remercier ce que la vie lui donne à vivre,à transcender ses faux jugements et à faire, humblement et simplement ,de son mieux plutôt que de se vendre au prix de sa dignité,de son honnêteté et de sa créativité effective…

      Ce « toujours plus » est une offense;Comment la vie pourrait-elle nous offrir ce « davantage » si nous sommes incapables d’honnorer « ce qui est » et qui n’attend que notre attention bienveillante pour prospérer ,croître et évoluer…?

      Quels enfants ingrats nous sommes….

    2. L’essence de l’homme, c’est le désir !.

      ha non ! l’essence de l’homme, c’est le pétrole !
      (désolé, j’ai pas pu résister)
      pour mon avis sur l’efficience du marché : cf ici.

    3. Bonjour Polo; je suis assez d’accord avec votre propos; une relecture de la notion d’intérêt, par exemple, visant à le réinscrire dans une logique vitale, me semble aussi utile. Cela évitera les antinomies stériles du désintéressement.

      Trois remarques toutefois : loi du marché / de l’offre et de la demande : cela exige un examen critique encore plus approfondi : « loi » connote des choses absolument fausses -parlons de « mécanisme », tout au plus- et est d’ailleurs, je vous le signale au passage, un anthropomorphisme (si cela vous intéresse : Spinoza, Traité théologico-politique, IV, De la loi divine) ; quant à « offre » et « demande », là aussi, des « êtres de raison » dont Jorion nous a montré l’ineffectivité et la fausseté.

      Enfin, prudence avec Spinoza, que vous citez : cette déclaration ne cesse de donner lieu a des contresens : que l’homme soit et demeure un être mû par ses appétits (donc aussi : ses impulsions et ses affects -non par sa raison, donc, ne signifie pas que la satisfaction du désir soit la règle de l’éthique : tout désir n’est pas bon, ni légitime, tant du point de vue de l’éthique absolue que de ce qui est utile à l’homme (c’est-à-dire : bien et bon).

      Nb : J’évoquais Rawls ce matin, je crois que le schème spinoziste -immanence et limite- peut nous être utile finalement. Il y a chez Spinoza une pensée de l’individu à extraire qui est très originale : la nature ne produit que des singuliers, dit-il (qu’il s’agisse de l’homme ou d’une pomme sur ce pommier); mais aucun singulier n’est « empire dans un empire » : tous sont inscrit dans le réel, dans la totalité du réel, comme un mode d’expression de ce réel : pas d’autofondation de l’individu, pas de caractère originaire et premier qui légitimerait toutes ses demandes de droits et obligerait à organiser la société à son service. Bref un pensée de l’individu (du singulier en fait) ou précisément 1/ la singularité de l’individu ne se confond pas avec son individualité, encore moins son individualisme; 2/ la singularité concrète de l’individu est constituée par son inscription dans les divers niveaux de ce qui l’enveloppe : Ni Hayek, ni Pol Pot en deux mots (mais rien de différent chez un Marx bien compris).

      A bientôt.

  3. Ne vous conformez pas à ce monde présent, mais transformez-vous par le renouvellement de l’esprit.

    Paul.
    (Saint Paul, Romains 12, 2)

    1. Puisqu’on est à Paul de Tarse…

      « Tout ce qu’on peut savoir dans la philosophie rationnelle se trouve dans un passage de saint Paul, et ce passage, le voici: Ce monde est un système de choses invisibles manifestées visiblement. »
      (Joseph de Maistre. Les Soirées de Saint-Pétersbourg).

    2. plus juste serait l’idée qu’il faudrait faire abstraction de son esprit , pour laisser advenir l’Esprit .
      Il nous rend notre réalité . et nos actes se font en conséquences de cette soumission. Impossible de faire autrement , de se lier autrement , sinon, c’est le monde qui nous aliène, et nous qui aliénons le monde.
      Mais comme ce mot « esprit  » ne recouvre pas l’Esprit . et que nous en avons toujours pris à notre aise avec la réalité qu’il recouvre , dans le dédale des sens possibles , obéissant selon le notre , cela engendre plus de difficultés que de raison. établissant un commerce à notre volonté .
      ce qui bloque et enferme l’esprit, ce qui fait qu’Il ne se renouvelle pas en Nous .
      L’Esprit est décidément très rusé …

      1. Toute notre vie n’est qu’un voyage sans distance de l’esprit,une traversée du relatif pour nous qui avons oublié que nous venons et retournons à l’absolu.
        Il est temps de s’affranchir des mensonges que la société nous a inculqués pour nous asservir à un système qui ne sert qu’une élite avide de pouvoir..
        Il est temps de retirer peu à peu notre caution à ces fonctionnements anti-nature qui ne sément que destructions et injustices,mensonges et souffrances.
        Il est temps d’agir et de créer en conscience et individuellement pour que l’ensemble franchisse brillamment le saut évolutif qu’imposent ces crises successives…ou pas !!!

      2. Si la société nous a asservis, ce qui est indiscutable, c’est essentiellement parce qu’une grande partie des humains l’ont voulu.
        Ce constat est à la fois insupportable et incontournable.

      3. tout à fait .
        alors , dénouer pour nouer autrement , envisager un autre mode de relation .
        le monde qu’on met au chômage forcé , sans trop de ressources financières, va -t-il pouvoir faire quelque chose ? s’il reste sur les mêmes attentes, sans doute non, mais c’est lié à ses initiatives et le regard porté sur autrui .

  4. Brillant article. Sur la citation de Planck, très juste, il faut constater que l’allongement de la durée de vie ne va pas faciliter la disparition des vieilles idées quant à elles déjà mortes.
    Je me demandais si notre incapacité à penser autrement que par nos mots (finalement on se parle à nous même pour se convaincre qu’on a raison de penser ce qu’on pense…) n’est pas le moteur de la stabilité des idioties dans le temps. Alors que proposes-tu pour en sortir? Discussions, démocratie participative, drogues, expériences chamaniques ;-))

    1. Perso,je propose de revoir la définition de « qui on est » …

      Des moutons,pour consommer,combattre et détruire ou des êtres doués d’intelligence,de sagesse,de créativité et tout à fait capables de recontruire,en conscience, le meilleur là où ils ont ,de façon inconséquente,engendré le pire ?

      Dis-moi qui tu es et je te dirai où tu vas !!!
      Voir mon com plus haut

      1. « Qui suis-je? » est la question de Ramana Maharishi et du non-dualisme. La question date de Shankara, soit 1000 ans. Et toujours pas de réponse pour la plupart des gens, d’où la consommation comme facteur de compensation psychologique..

      2. @Luc
        Oui,une compensation dont il faut avoir le courage individuel de s’affranchir au nom du bien collectif.
        La réponse à « qui suis-je? » est éludée,fuie car elle nous ramène à une responsabilité qui nous obligerait à renoncer à notre statut de victime,à cesser de rendre seuls les autres coupables.C’est tout l’enjeu de l’époque actuelle : grandir ou laisser à d’autres le soin de nous guider ,quitte à tendre vers notre perte….
        Pour cela aussi,nous sommes laissés libres et chaque Un connaîtra le juste effet de cette cause.Ainsi,tout est juste et parfait,libre et divinement prometteur…

      3. @Pablo75: Moi aussi… Ramana en anglais « searchable » ici:http://1.1o1.in/fr/srm-talks
        Il est remarquable comme le dit Bea que cette question, qui est pourtant sans doute la vraie question identitaire au delà des effets politiques ludico-destructeurs, est en effet éludée par l’occident en ce moment. Mais nous sommes une civilisation qui finit toujours pas y revenir…espoir..

    2. que proposes-tu pour en sortir?

      un point qui m’a fortement marqué et qui est un des points de départ de mes réflexions sur ce sujet est le suivant : je suis de formation scientifique (de nombreuses années, ce qui ne me rend pas plus intelligent qu’un autre, bien au contraire, comme je l’ai dit plus haut dans un autre post) et j’ai mis encore plus de nombreuses années (preuve que je suis effectivement pas plus intelligent qu’un autre) à me rendre compte qu’on m’avait enseigné non pas l’histoire des Sciences mais la mythologie des Sciences. C’est à dire qu’on m’a enseigné comment les scientifiques auraient bien voulu que cela se passe pour que cela colle avec l’image qu’ils ont d’eux même.
      (et on est en Science, je n’ose imaginer dans les autres domaines !)
      Sur de telles bases c’est sûr qu’on s’en sortira pas.
      Une des choses à faire c’est déconstruire les mythes, faire de l’enseignement et pas de la propagande.

      1. Les mots sont importants. Le mythe a rapport avec le sacré, ce que tu contestes ici, fort justement et brillamment, ce n’est pas le mythe mais le dogme, c’est à dire ce que l' »église » (au sens de l’assemblée des croyants) fait du mythe. La science n’y est pour rien. C’est l’institution opératrice de la science qui est responsable du dogme et donc de l’immobilisme ici contesté. Ne jetons pas le bébé scientifique avec l’eau du bain institutionnel où il se noie.

  5. Chers amis,
    C’est curieux que personne ne l’ai cité, mais le premier (à ma connaissance) qui ait traité ce sujet est monsieur PLATON dans son allégorie de la CAVERNE;
    C’était il y a bien longtemps…

  6. « Nous percevons surtout ce que nous croyons » dites-vous.
    Certes, c’est vrai pour ce qui concerne notre pensée et ses développements, encore qu’il soit possible de réduire la part de la croyance en s’imposant la rigueur scientifique.
    Mais pour ce qui concerne nos sens nous percevons ce qu’ils nous livrent.
    Le chaud, le froid, le haut, le bas, la faim, la soif, etc., bien sûr ces données ne sont pas étanches à l’interprétation ou à l’illusion, mais tout de même, leurs fonctions est avant tout de nous indiquer l’état du monde réel parce que c’est indispensable à notre survie et qu’il vaut mieux en cela, ne pas croire mais savoir.

      1. Il m’est arrivé de m’écraser un doigt avec un marteau. Je ne le cherchais pas mais je l’ai parfaitement perçu.
        Quand au test que vous mentionnez, il illustre bien le mécanisme de la prestidigitation. C’est à dire le détournement de l’attention du spectateur par le prestidigitateur et sa grande habileté manuelle.

        Il n’en reste pas moins que ce blog précisément et à l’inverse de la prestidigitation, nous permet de regarder ce qui doit être vu et de comprendre ce qui doit être compris.

    1. il s’agit de l’observation et pas du niveau premier des sens (chaleur, marteau sur le doigt, etc.)
      Par exemple, il est amusant de constater que, face à une nouvelle question, on a tendance à émettre une hypothèse, monter une expérience pour la vérifier et conserver les observations qui la confirment (et négliger celles qui l’infirme).

    1. la méthode est très importante. l’homme est un être d’inventaire. toute sa vie il fait des inventaires et les enrichit (et bien souvent s’y identifie malheureusement).

      -Contre la méthode. Esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance (1975)

      l’acquisition et la transmission de la connaissance relève d’une méthode, même si ce sont ces failles et lacunes qui au final sont exploitées. il est même probable que la foi puisse s’acquérir méthodiquement, son objet restant discutable.

      ado j’aimais bien les délires anarchisant, c’est marrant, à l’usage il s’avère que leurs promoteurs pour la plupart sont des crétins. et les autres des extrémistes.

      sur le lien de wikipedia:

      Jusqu’à une période récente, l’anarchisme épistémologique était surtout connu des épistémologues, mais l’intérêt toujours croissant porté à l’épistémologie par des penseurs issus de disciplines très différentes (physique, sociologie), tend à le populariser, si bien qu’aujourd’hui il occupe une place non négligeable dans le monde scientifique.

      rien d’étonnant dans une époque aussi conformiste et dogmatique, d’autant que souvent science rime avec science dure. la biologie par contre fait face à la variabilité comme constante.

      Sa place dans le domaine politique est en revanche, aujourd’hui encore, considérée comme secondaire.

      l’antithèse même de la chose. des vessies pour des lanternes.

  7. toute vérité passe par trois étapes , d’abord elle est ridiculisée , ensuite elle est violemment combattue et enfin elle est acceptée comme une évidence.

    arthur s.

  8. Salam,
    pourquoi avoir choisis le surnom d’Eljem (nom de ma petite ville natale)
    Rq: il y a un fait qui ne changera jamais : c la religion et plus particulierement l’ISLAM : à etudier et à méditer car sa source qui est le Coraan est non-modifiable et ne pourra jamais etre changé

    1. c’est un jeu de mot entre mes origines et mon prénom

      pour la religion, j’en parlerai dans la suite de ce texte.
      Et j’espère que cela ne vous déplaira pas trop.

    2. Dans ce cas, il faut être conséquent : soliloquer, ou agir, ou chanter. Mais tenir un discours, là, je vois pas comment (si parler veut dire quelque chose). A méditer sans modération.

      1. Naj,
        votre questionnement est déplacé. Vous êtes le bon et les autres les méchants !
        Arrêtez de regarder la tv et d’aller trop souvent au refuge, vous ne risquez pas de vous convertir au pragmatisme. La science comme élixir, vous ferez du bien !
        L’âme ne se trouve pas dans les livres (le message) mais dans votre interprétation (intériorité et « moi » profond). Le livre ne change pas contrairement à sa façon de l’interpréter…Prendre un petit village comme pseudo, cela aurait été une idée respectable. Ne m’en voulez pas mais je trouve agaçant que le message religieux sert à nous comparer encore plus. Il doit rassembler les différences (respecter)…Enfin, seul le messager pourrait affirmer si le livre a bien été compris. Il vous faudrait une machine à remonter le temps.

    3. Non modifiable, c’est ce que disent leurs adeptes de chaque religion, alors qu’elles sont toutes basées sur des textes sacrés,, écrits dans une langue parlée par des humains à une période précise de l’Histoire, chaque phrase étant la combinaison de plusieurs mots qui, au cours des millénaires, peuvent être interprétés différemment .

      L’Islam est une religion trop récente pour avoir subi de grandes différences d’interprétation et pourtant nous constatons déjà des différences d’interprétation entre ceux pour lesquels une certaine tenue vestimentaire est imposée (‘ barbe pour les hommes, et pour les femmes le voile uniquement sur les cheveux ou le voile laissant voir les yeux très maquillés ou encore le voile intégral dissimulant même les yeux comme au Yémen ou en Arabie ) et ceux qui n’attachent pas d’importance aux tenues vestimentaires . Il y a des musulmans qui refusent tous les produits fermentés et le porc, , d’autres qui consomment du fromage, , yaourt …et qui ne refusent que l’alcool et le porc, et d’autres pour qui seule la consommation de porc est interdite.
      Chacun croit détenir la seule interprétation non modifiable de sa religion .

      Il en est de même pour l’interprétation que font du Livre les Juifs intégristes imposant les perruques pour les femmes et les papillotes pour les hommes par rapport à celle des autres Juifs .

      Allez dire à un Catholique intégriste, convaincu que sa religion n’est pas modifiable, que les prêtres chrétiens catholiques étaient mariés, comme leurs collègues chrétiens orthodoxes et les chrétiens protestants, avant le Concile de 1123 qui imposa le célibat au clergé catholique pour empêcher que les biens de l’Eglise, constitués par les dons des fidèles , ne soient disséminés au fil des héritages et pour éviter la constitution de dynasties de papes comme celle des Borgia ..

      Il serait intéressant de savoir ce que seront devenues les interprétations de ces religions dans quelques millénaires, mais hélas … .

  9. le marché est efficient, une vérité bientôt dépassé

    ?

    je crois que beaucoup devrait écouter les idéologues ultra-libéraux : pour eux le marché est efficient et la crise actuelle vient du fait que le marché est actuellement trop contraint ……….

    souffrez aujourd’hui ( pour la mise en place du marché parfait et demain tout ira mieux …..

    comme l’aventure stalinienne a tué l’idée d’un autre monde possible, pas sûr que les idéologues capitalistes vont rapidement rentrer dans l’histoire et être oublié

    car c’est faire peu de cas que derrière tout cela, se livre en réalité la lutte millénnaire d’accaparement de la richesse produite par les peuples pour la jouissance d’une minorité.

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