L’Union Européenne respecte-t-elle les conventions de Genève ?, par Serge Boucher

Billet invité.

Si ceux qui s’étaient réjouis de l’arrivée au pouvoir de Syriza ont bien des raisons d’être contrariés, leurs ennemis idéologiques semblent réticents à savourer leur victoire. Les économistes néo-libéraux allemands, par exemple, sont semble-t-il très en colère contre les soutiens de Syriza, spécifiquement les prix Nobel Joseph Stiglitz et Paul Krugman, qu’ils décrivent comme « impolis », « inconscients » des traités européens, et « paléo-Keynesiens ».

Continuer la lecture de L’Union Européenne respecte-t-elle les conventions de Genève ?, par Serge Boucher

Partager

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 31 JUILLET 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 31 juillet 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 31 juillet 2015.

Le 31 juillet, c’est l’anniversaire de mon grand-père maternel qui aurait eu – j’ai fait le calcul tout à l’heure, pour ne pas rester le bec dans l’eau – 133 ans aujourd’hui. Ça dépasse un tout petit peu les moyens dont nous disposons, nous. On parle de prolongation de la vie humaine, mais là, c’est encore un petit peu, je dirais, au-delà de ce qu’on arrive à faire. Un homme très courageux, voilà. Il était né avec, comme on dit, une cuiller d’argent dans la bouche, et quand les circonstances ont demandé qu’il participe au monde autour de lui, il l’a fait d’une manière absolument remarquable. Voilà, un petit hommage en passant.

Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 31 JUILLET 2015 – (retranscription)

Partager

C’est quoi notre espèce ? (III) La « prématuration » de l’espèce complique singulièrement les choses

Le dernier qui s’en va éteint la lumière (à paraître chez Fayard… quand ce sera terminé). Le feuilleton. Ouvert aux commentaires.

La prématuration de l’être humain, c’est le fait qu’il naît encore très incomplet, dans un degré de dépendance des adultes bien plus important que la plupart des autres mammifères qui, si ce n’est leur dépendance vis-à-vis du lait maternel, peuvent se tenir sur leurs pattes et deviennent semi-autonomes au bout de quelques jours. Dans notre espèce, il faut près de deux ans pour que ce stade soit atteint. C’est le biologiste Lodewijk Bolk (1866 – 1930) qui nous avait expliqué cela : nos bébés ont une très grosse tête et il faut qu’ils sortent du ventre de leur mère avant que cette tête ne tourne au problème insurmontable, ce qu’il n’est pas loin d’être déjà. En conséquence, un nouveau-né humain est bien davantage un fœtus prématurément expulsé qu’un véritable jeune d’être humain. Il exige un soin considérable pendant de nombreuses années et ce n’est donc pas un luxe qu’il y ait deux adultes humains veillant sur lui durant cette période de dépendance extrême, même si l’un des deux – celui qui n’a pas de lait à offrir – va de temps à autre chasser le mammouth. Ce n’est donc pas plus mal si le père est un compagnon fidèle de la mère aussi longtemps que le petit n’arrive pas à se débrouiller tout seul.

Continuer la lecture de C’est quoi notre espèce ? (III) La « prématuration » de l’espèce complique singulièrement les choses

Partager

Une nouvelle direction pour l’Europe !

Je n’ai pas trop bien compris pourquoi on me demande de vous montrer ça. Pour le plaisir de le rendre viral ? Quoi qu’il en soit, en regardant la vidéo, la pensée qui m’est venue c’est que si on remplaçait les 1.000 personnes qui dirigent la zone euro en ce moment, par les 1.000 qui sont sur la vidéo, on n’en serait certainement pas là où on en est aujourd’hui.

Partager

LE PIÈGE SE REFERME, par François Leclerc

Billet invité.

Il n’y a pas trente-six logiques à la crise grecque, et le FMI vient de le confirmer en conditionnant sa participation au nouveau plan de roulement de la dette du pays. Pour justifier son retrait, il fait valoir que la Grèce n’étant pas solvable, sa dette doit être restructurée et, pour adopter un point de vue publiquement balancé, que des efforts doivent être fait des deux côtés, créanciers et débiteur. La donne en ressort décidément injouable.

Continuer la lecture de LE PIÈGE SE REFERME, par François Leclerc

Partager

Le temps qu’il fait le 31 juillet 2015

Ouvert aux commentaires.

Le Blog de PJ : Jack Goody (1919 – 2015), le 21 juillet 2015

Le Blog de PJ : Électricité : Un rapport accablant… qui n’empêchera pas les choix idéologiques scandaleux qu’il dénonce, par Jean-Luc Tur, le 30 juillet 2015

Le Blog de PJ : URGENT : Lettre ouverte à l’attention de Nicolas Hulot, par Philippe Soubeyrand, le 27 juillet 2015

« Le dernier qui s’en va éteint la lumière » =
Paul Jorion, combien de divisions ?

« Voilà, Nicolas Hulot a bien répondu suite à la lettre ouverte. La porte est ouverte et nous y réfléchissons. Car rien n’est simple. Nous vous tiendrons au courant. »

Partager

Électricité : Un rapport accablant… qui n’empêchera pas les choix idéologiques scandaleux qu’il dénonce, par Jean-Luc Tur

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Le 5 mars 2015 une commission d’enquête a rendu son rapport1 sur « les tarifs d’électricité » à l’Assemblée Nationale qui l’a adopté.

Ce rapport est avant tout un réquisitoire sur les résultats de l’ouverture totale des marchés en 2007 et du capital d’EDF, sur l’imbroglio du libéralisme dans le domaine … et des coûts engendrés dans un océan de centaines de milliards d’€uros.

Continuer la lecture de Électricité : Un rapport accablant… qui n’empêchera pas les choix idéologiques scandaleux qu’il dénonce, par Jean-Luc Tur

Partager

Etes-vous déjà cuit(e) ?, par Un Belge

Billet invité.

Il y a quelques années, de retour d’un lointain voyage, une amie m’a ramené une petite balle de coton à l’état naturel. Je n’en avais jamais vu. Elle l’a posée dans ma main. Moi, je travaillais alors comme garçon de salle dans un restaurant : à force de porter des assiettes chaudes, j’avais (sans jeu de mots) les paumes complètement cuites. Je pouvais voir dans ma main la délicate pelote de fibres, mais pas la sentir : ma peau n’avait plus la sensibilité requise. Mon amie m’a dit : Incroyable, comme c’est doux, non ? Et j’ai répondu : Oui, incroyable! — Sauf que je ne sentais rien, et je ne suis pas parvenu à le lui dire.

Continuer la lecture de Etes-vous déjà cuit(e) ?, par Un Belge

Partager

C’est quoi notre espèce ? (II) La reproduction : une source de distraction permanente

Le dernier qui s’en va éteint la lumière (à paraître chez Fayard… quand ce sera terminé). Le feuilleton.

L’obsession subliminale qui est la nôtre de nous reproduire dans l’urgence constitue une source de distraction permanente qui nous fait constamment dérailler de ce que nous concevons comme le cours normal des choses : celui de notre survie individuelle dans un confort relatif. Nous passons une bonne partie de notre temps ensuite à tenter de remonter sur les rails.

Continuer la lecture de C’est quoi notre espèce ? (II) La reproduction : une source de distraction permanente

Partager

LA PORTE S’OUVRE, PROFITONS-EN ! par François Leclerc

Billet invité.

En s’installant à l’échelle européenne, le dernier stade de la crise politique est engagé. Au vu du désastre qu’elle représente, la Grèce a catalysé un débat qui part dans tous les sens. Il ne porte plus qu’accessoirement sur ce qui va advenir d’elle, mais sur le sort de l’Europe, au prétexte que son fonctionnement a été mis à mal et qu’il faut faire quelque chose, mais quoi ?

Continuer la lecture de LA PORTE S’OUVRE, PROFITONS-EN ! par François Leclerc

Partager

C’est quoi notre espèce ? (I) La donne est médiocre, biaisée en notre défaveur

Je l’ai fait pour l’ensemble de mes livres récents, et en 2013 et 2014 pour Penser tout haut l’économie avec Keynes (chez Odile Jacob, le 2 septembre) : vous les offrir en cours de rédaction sous forme de feuilleton. Voici une première livraison de Le dernier qui s’en va éteint la lumière (à paraître chez Fayard… quand ce sera terminé). Il faut que nous avancions ensemble sur ces problèmes (c’est une question de vie ou de mort 😀 ).

Si nous pouvons nous représenter des dangers considérables à l’horizon de vingt ou de trente ans, ils nous sont pourtant indifférents, et notre espèce est tout spécialement mal outillée pour faire face à une menace aussi brutale et aussi énorme que son extinction éventuelle. Nous n’avons pas tant survécu jusqu’ici en raison de nos qualités que du fait que la planète qui nous accueille est une corne d’abondance débordant de tous côtés de ses incroyables richesses, prête du coup à pardonner tous les errements, et qui nous a autorisés à la piller outrageusement. Mais malgré sa générosité quasi infinie, nous sommes quand même parvenus à dépasser ses bornes. C’est là que nous en sommes.

Continuer la lecture de C’est quoi notre espèce ? (I) La donne est médiocre, biaisée en notre défaveur

Partager

Lisez les livres de Paul Jorion, ils sont jeunes et captivants, et il y en a pour tous les goûts !

Avant de rédiger l’Appel de juillet, je suis allé regarder les chiffres d’audience pour le mois écoulé, et je n’ai pas pu m’empêcher de rapprocher le fait que vous avez été 125.000 à consulter le blog au cours des 30 derniers jours avec le fait que mes livres se vendent entre 5.000 et 10.000 exemplaires

Si vous aimez le Blog de Paul Jorion, vous aimerez aussi les livres qu’il écrit spécialement pour que vous les lisiez !

P.S. Quelqu’un m’écrira encore pour me dire : « Vous profitez [lâchement] du fait que vous avez un blog, pour promouvoir vos idées ! » Oui je sais, et j’ai honte !

Partager

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 24 JUILLET 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 24 juillet 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, on est le vendredi 24 juillet 2015. Et hier, en voyant le billet de Philippe Soubeyrand sur la transition énergétique et sur ces dates fantastiques qu’on nous donne en disant : « Voilà, on va baisser la consommation de ceci pour 2030 et on va s’arranger pour qu’il y ait beaucoup moins de ceci ou de cela en 2050… » Et on sait, nous savons que c’est vraiment dans les années qui viennent et pas à l’échéance de vingt ans, trente ans qu’il faut changer les choses radicalement.

Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 24 JUILLET 2015 – (retranscription)

Partager

SOINS PALLIATIFS POUR UNE EUROPE EN FIN DE VIE, par François Leclerc

Billet invité.

La discipline fait la force des armées. C’est tout le sens des toutes nouvelles recommandations du Conseil des experts économiques allemands, qui bénéficient du statut de « sages », c’est-à-dire au-dessus de la mêlée. D’où l’importance de leur conclusion : un pays – « non coopératif en permanence » et incapable de faire face à ses dettes – doit quitter l’euro en dernier ressort. Nous n’en sommes plus à la suspension de quelques années proposée à la Grèce par Wolfgang Schäuble.

Continuer la lecture de SOINS PALLIATIFS POUR UNE EUROPE EN FIN DE VIE, par François Leclerc

Partager

Appel de juillet 2015

L’appel mensuel de juillet, dont l’objectif est 1 500 € (1 000 € pour François Leclerc, 500 € pour le règlement de la TVA, la location des serveurs et la maintenance), a été atteint à 21h31.

Nous vous apportons ici sur le Blog de Paul Jorion une information qui – faut-il vous le rappeler ? – est difficile à trouver ailleurs. C’est là l’explication de la double page que nous a consacré il y a exactement une semaine le quotidien belge La Libre dans son dossier portant sur les organes de presse qui offrent une information inédite sur le dossier Grèce / zone euro.

Merci pour votre mécénat citoyen !

Partager

« Penser tout haut l’économie avec Keynes », en librairie le 2 septembre

jorion
Comment reconstruire la réflexion économique après la crise de 2007 et la débâcle d’une « science » aux ordres de la finance ? En quoi la lecture de Keynes peut-elle nous y aider ?

S’appuyant largement sur ses écrits, Paul Jorion nous rappelle le destin hors du commun de John Maynard Keynes : pur produit de Cambridge et de sa culture scolastique, proche de Virginia Woolf et du cercle littéraire de Bloomsbury, il a certes produit une œuvre immense mais il fut aussi pleinement homme d’action et homme d’Etat.

Continuer la lecture de « Penser tout haut l’économie avec Keynes », en librairie le 2 septembre

Partager

Occident vs. Orient : la main invisible du marché vs. la main la plus visible possible de l’État

Le Shanghai composite index, l’indice boursier chinois le plus en vue se situait il y a un an au niveau 2.100. Vint la bulle qui lui fit prendre son envol. À la mi-juin, il valait plus de 5.100. Le 8 juillet, il retombait à 3.500. Ce soir il vaut 3.663. Il n’est tombé dans la journée que de 1,7%, après une chute lundi de 8,5%.

Continuer la lecture de Occident vs. Orient : la main invisible du marché vs. la main la plus visible possible de l’État

Partager

NE PAS ÊTRE EN RETARD D’UN MÉTRO… par François Leclerc

Billet invité.

Dans les propos tenus par Yanis Varoufakis à ses interlocuteurs de l’Official Monetary and Financial Institutions forum de Londres, les préparatifs d’un réseau alternatif de paiement interne à la Grèce ont le plus retenu l’attention en raison de leur caractère spectaculaire. Sa description des divergences au sein du camp des créanciers est pourtant autrement plus instructive et éclairante pour l’avenir des négociations qui viennent d’être à nouveau engagées.

Continuer la lecture de NE PAS ÊTRE EN RETARD D’UN MÉTRO… par François Leclerc

Partager

Chine : « Traverser le gué en tâtant une pierre à la fois »

Teng Hsiao-Ping avait dit à propos de l’exploration chinoise du capitalisme qu’il initiait : « Traverser le gué en tâtant une pierre à la fois ». C’est-à-dire, que l’on garderait un pied dans le communisme et que l’on essaierait de voir prudemment si tel ou tel aspect du capitalisme marche ou ne marche pas, en se réservant toujours la possibilité de revenir un pas en arrière si telle ou telle pierre du gué se révèle trop branlante. À la chinoise : sans confiance aucune accordée à une théorisation quelconque : par essais et erreurs uniquement !

Continuer la lecture de Chine : « Traverser le gué en tâtant une pierre à la fois »

Partager