CE QUE DÉVOILE LE FEUILLETON ARGENTIN, par François Leclerc

22 août 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité

Le feuilleton de la dette argentine se poursuit, opposant le gouvernement argentin à un juge de New York, qui a donné raison à trois fonds vautours réclamant le payement intégral de leurs titres en dépit d’une restructuration avec décote acceptée par une forte majorité des créanciers. Il avait été fait attribution de juridiction aux tribunaux américains et l’émission était en dollars, occasionnant cette intervention de la justice américaine.

Les fonds d’un versement destiné aux créanciers ayant accepté la restructuration ont été bloqués dans une banque new-yorkaise par le juge, au prétexte d’imposer un accord négocié entre le gouvernement argentin et les fonds vautours qui réclament un remboursement de leurs titres au nominal -sans décote – après avoir acheté ceux-ci à des créanciers à un prix légèrement supérieur à l’accord intervenu. Déjà considéré en défaut partiel, l’Argentine pourrait faire défaut sur l’intégralité de sa dette, car une clause du contrat d’émission garantit l’égalité de traitement entre les créanciers, qui l’obligerait à aligner ses remboursements sur celui au nominal des fonds vautours, aboutissant à une somme dépassant ses réserves disponibles. Cette clause courant jusqu’à la fin de l’année, le gouvernement argentin joue la montre et a proposé hier aux créanciers en attente de remboursement d’être réglés par une banque argentine au lieu d’une banque américaine, afin de montrer sa bonne volonté. Selon lui, il ne s’agit pas d’un changement d’attribution de juridiction mais de lieu de payement, ne pouvant pas être considéré comme une modification significative du contrat initial et donner lieu à une action en justice. Le juge américain a qualifié « d’illégale » cette proposition qui le court-circuite. Les commentaires vont par contre dans le sens du danger accru que les créanciers en question activent une clause dite « d’accélération », qui permet d’exiger le payement intégral et sans échelonnement de l’ensemble des sommes encore dues.

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ROBOTISATION, pas si simple !, par Daniel Huchette

22 août 2014 par Paul Jorion 31 commentaires

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Je lis avec intérêt les différents posts sur les robots et, ils m’agacent grave comme disent les d’jeuns

Si pour le côté spectaculaire il est mis l’accent sur la forme humanoïde, ceux-ci ne sont pas encore pour tout de suite et il faudra les moyens pour les acheter.  Par contre la robotisation dans l’entreprise elle est en route depuis longtemps.  Enfin presque, parce que dans ce pays le retard est pour l’essentiel voulu depuis plusieurs dizaines d’années.

La raison en est qu’il y avait une abondante main d’œuvre avec le bout de qualification nécessaire pour réaliser les tâches demandées et, elles n’étaient pas si coûteuses en regard de tous les investissements qu’il fallait réaliser pour fabriquer des produits qui ne nécessitaient pas ce besoin d’automatisation.

Autrement dit, si l’on a des produits peu sophistiqués, pas besoin d’avoir des personnels qui ont un bac pro ou un BTS. Une formation sur le tas suffisait.  Si de plus ces produits se vendaient bien pourquoi l’entreprise se serait cassé la tête à imaginer un autre mode de production.  De nombreuses usines ont fermé ces derniers mois, GAD en Bretagne, en est l’exemple le plus caricatural.

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Le temps qu’il fait le 21 août 2014

22 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Paul Jorion & Bruno Colmant : Penser l’économie autrement (2014)

Paul Jorion : Principes des systèmes intelligents (1989 ; 2012)

Des décisions cornéliennes à l’intérieur d’un destin

Benjamin Libet (1916 – 2007)

« Être honteux » : c’est toujours après coup, jamais au moment-même où on pose l’acte

Pourquoi j’écris un livre sur Keynes ?

Skidelsky,Robert, John Maynard Keynes. Hopes Betrayed 1883-1920, London : Macmillan, 1983

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Le Woodstock quotidien de l’été : Ravi Shankar – Evening Raga

22 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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Le symposium de Jackson Hole : LES BANQUIERS CENTRAUX AUX CHAMPS, par François Leclerc

21 août 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Demain va s’ouvrir le symposium annuel des banques centrales de Jackson Hole (Wyoming), permettant de faire le point sur leurs visions de la situation, la diversité de leurs approches et l’évolution de leurs politiques. Car ce qui ressort en premier lieu des compte-rendus de leurs dernières réunions, ce sont les interrogations persistantes de leurs dirigeants, les banquiers centraux, et des divisions quand elles sont reconnues.

Toutes sont confrontées, de manière plus ou moins prononcée, au même phénomène déflationniste généralisé. Le Japon ne parvient toujours pas à sortir de deux décennies de déflation, la zone euro subit sa forte pression et pourrait prendre le même chemin, tandis que les États-Unis et le Royaume-Uni ne retrouvent pas un taux d’inflation considéré comme normal. Le retour à la normalité, c’est la grande question posée, sans qu’il puisse y être apporté une réponse.

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La grainette, une monnaie internationale de capitalisation de la biomasse, par Pierre Sarton du Jonchay

21 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

Extrait de la discussion que nous avons avec Hélène Nivoix qui promeut la grainette.

La grainette serait-elle convertible en euro, en dollar, ou autre ?

Une monnaie complémentaire spécifique inconvertible rend toute mutation de l’économie actuelle concrètement impossible. Pour qu’un écosystème ré-humanisé durable puisse naître et remplacer l’actuelle économie de prédation il faut pouvoir acheter le travail et les innovations disponibles dans la réalité actuelle financée par les pseudo-monnaies actuelles. Pour que la grainette soit effectivement un instrument d’échange et de financement de l’économie réelle, il faut nécessairement un dispositif financier de conversion et de change en grainette des prix actuels qui sont en fausse monnaie mais par quoi nous échangeons encore provisoirement.

Si nous voulons vraiment sauver les conditions d’une vie sur cette planète, nous devons susciter une communauté humaine multinationale territorialisée de coopération à la régénération de notre milieu de vie. Les nouveaux modes du vivre ensemble dans des lieux identifiables de la planète constitueraient des écosystèmes générateurs d’une nouvelle richesse qui ne peut pas exister dans le monde actuel de la concurrence pure et parfaite entre des intérêts privés exonérés de toute obligation réelle d’intérêt général.

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Combien de temps faudra-t-il aux machines pour prendre le pouvoir ? La réponse du physicien, par Timiota

21 août 2014 par Paul Jorion 116 commentaires

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Quelqu’un écrit à Paul Jorion :

Il a fallu des centaines de milliers d’années à l’homme pour prendre le pouvoir sur terre, il ne faudra aux ordinateurs que quelques heures.

J’ai cherché à affiner ce qu’on pouvait chiffrer à ce sujet. Je me suis basé sur ce qu’on sait de la dynamique des informations dans des réseaux de diverses topologies, caractérisées par un chiffre dit de « redondance », qui dit en gros la facilité qu’il y a pour trouver un chemin qui mène à Rome en allant au petit bonheur la chance. C’est expliqué un tant soit peu dans cet article de physiciens suédois d’Umea. Le chiffre de R=0.4 semble à retenir pour les connections « 2D » qui caractérisent le réseau à la surface de la Terre, juste un peu de 3D dans les gratte-ciels. La relation entre temps et espace pour des ondes d’information qui se répandent en interagissant suit alors, pour cette valeur R=0.4, une loi d’échelle en r^0.3.

(Il faut faire l’hypothèse d’ondes d’information « en interaction » car il s’agit ici de convaincre un serveur de « retourner sa veste » contre les hommes, l’interaction résulte de l’action future du serveur sur les informations qu’il recevra une fois sa veste retournée, et où il fera un choix contraire de celui qu’il aurait fait avant ; autre point l’article parle en fréquence et non en temps, car n’espérant pas un basculement particulier mais un ronron d’information. Et sa loi est donc en 1/r^0.3, mais c’est au fond tout pareil).

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Le Woodstock quotidien de l’été : Jefferson Airplane – White Rabbit

21 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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Le programme du siècle contre la robolution !, par rienderien

20 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Bravo à la lettre ouverte de Paul Jorion à MM. Hollande & Gattaz et aux prophéties de John Maynard Keynes !

Avertir haut et fort que l’essentiel du travail sera réservé aux robots, pour le bon plaisir des actionnaires, qui pour l’heure jouent la compétitivité des humains en diminuant les salaires en attendant de ne plus avoir à en payer.

Les dividendes des actionnaires explosent proportionnellement à la courbe du chômage.

Trente ans de chômage : les actionnaires ont eu le temps de se faire une bonne santé pour préparer la robolution.

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À propos de « Rencontre nationale des Agricultures, à Dardilly », par Dominique Gagnot

20 août 2014 par Paul Jorion 15 commentaires

Billet invité. À propos de « Rencontre nationale des Agricultures, à Dardilly ». Ouvert aux commentaires.

On y trouve les interrogations qui se posent depuis des décennies sur l’avenir du monde agricole / de la pêche / industriel, et je crains que, une fois de plus, on tente de noyer le poisson, sous un flot de propositions aussi complexes que dérisoires face aux réalités économiques, financières et politiques, que l’on ne veut pas voir.

La réalité est en fait un gros truisme.

Pour que les produits agricoles se vendent au prix qu’ils méritent, eu égard au niveau de vie que les agriculteurs sont en droit d’espérer dans un pays développé, il faut :

1 – qu’ils ne soient pas concurrencés par ceux de producteurs moins exigeants en matière de niveau de vie…

2 – que le pouvoir d’achat des populations leur permette de se les offrir.

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« Quelle journée à l’usine ! Je me suis engueulé avec un collègue fait de métal… »

20 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

J’hésite toujours quand je dois traduire l’expression américaine « bull-shitting », pourtant si pratique, qui signifie baratiner sans manifester le moindre scrupule. Je suppose que l’expression la plus proche en français est « vendre de la merde en boîte ».

Ce qui m’y a fait penser est une dépêche de la Commission européenne relative à l’utilisation future de robots VALERI dans la construction d’avions Airbus, où l’on en trouve un véritable florilège. Je vous laisse juge.

« … nous libèrerons des travailleurs qui pourront se consacrer à des tâches à plus haute valeur ajoutée », explique le coordinateur du projet VALERI, M. José Saenz.

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Le cocktail malséant de nos dirigeants dans le vide ambiant, par François Leclerc

20 août 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Des constats incontournables aux conséquences lourdes se multiplient, avec comme caractéristique commune d’être ignorés car dérangeants. Qu’il ne soit pas possible d’y échapper, dans certain cas, reste pour autant sans effet ; dans d’autres, le déni est un substitut tout trouvé à une réflexion qui pourtant s’imposerait. On peut citer les contraintes environnementales pour le premier cas, et pèle-mêle le caractère parasitaire affirmé de l’activité financière, l’épuisement du concept même de croissance, l’accroissement des inégalités sociales, ou bien la raréfaction potentielle du travail pour l’autre.

L’époque est aux interrogations et non pas aux certitudes, surtout lorsqu’elles sont navrantes et alimentent un conformisme médiocre afin de défendre les avantages acquis des nantis. Une crispation politique conservatrice se cristallise, avec pour objectif de les fortifier et comme résultat de les amplifier. Ni l’imagination, ni l’audace ne sont au rendez-vous dans ce monde-là, où toutes les issues sont fermées quand il faudrait au contraire laisser entrer les vents du changement et se laisser porter par eux.

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Rencontre nationale des Agricultures, à Dardilly (Lyon), les 22 et 23 août 2014

20 août 2014 par Paul Jorion 1 commentaire

Agriculteurs 1

Agriculteurs 2

Introduction des séances plénières

I

Voyant chaque jour disparaitre des abattoirs, des usines, des exploitations agricoles, nous soupçonnons qu’une destruction de l’emploi est en cours dans les fermes et dans l’agro-industrie amont et aval. Les chiffres nous donnent-ils raison ? Comment femmes et hommes, paysans et salariés, vivent cette transformation ? Cette situation est-elle particulière au milieu rural et à nos métiers, ou sommes-nous face à un mouvement général de disparition du travail dans notre société ? Ne sommes-nous pas tenus alors d’envisager une transformation profonde de notre rapport au travail ? De nous demander à quoi nous nous employons ? À quelles fins travaillons-nous ? De quels moyens, de quels atouts  disposons-nous pour faire face à ces interrogations, pour faire face à ce changement ?

 Paul JORION, anthropologue à la Vrije Universiteit Brussel.
 Maurice DESRIERS, économiste au Ministère de l’Agriculture.
 Olivier LE BRAS, ouvrier dans l’agro-alimentaire, syndicaliste.
 Pierre-André DEPLAUDE, paysan, viticulteur.

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Un cri d’alarme de Keynes : Alerte à la robotisation !

20 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Dans ma lettre ouverte à MM. Hollande & Gattaz, j’ai cité un passage fameux de « Economic Possibilities for our Grandchildren », un article de Keynes publié en 1930, évoquant déjà le chômage technologique. Voici une autre référence à la robotisation, datant elle de 1932, dans un article intitulé : « The Dilemma of Modern Socialism ».

« Pour la plus grande part de son histoire, les muscles de l’homme ont été la source d’énergie dans la grande majorité de ses projets et de ses opérations, avec l’aide occasionnelle du vent, de l’eau et des animaux domestiques. Le labeur, au sens littéral du terme, a été le premier facteur de production. Cela fit une énorme différence quand, pour le transport et pour certaines opérations limitées, d’autres sources d’énergie furent ajoutées. Mais même l’addition de la vapeur, de l’électricité et du pétrole n’ont pas produit en soi un changement aussi radical que l’a été la nature des nouveaux processus de production qui les ont accompagnés ces années récentes. Car jusqu’à très récemment, l’effort majeur des nouvelles machines fut d’offrir au labeur, c’est-à-dire aux muscles de  l’homme, un meilleur rendement. Quand les économistes affirmaient que la machine coopérait avec le labeur, et ne lui constituait pas un rival, la chose était plausible. Mais l’effet des types les plus récents de machinerie est de plus en plus, non pas de rendre les muscles de l’homme plus productifs mais de les rendre obsolètes. Et l’effet est double, il nous offre tout d’abord la capacité de produire des biens de consommation, par opposition à des services, de manière pratiquement illimitée, et ensuite d’utiliser si peu de travail dans ce cadre qu’une proportion toujours plus grande de l’emploi humain doit être occupée, soit dans le domaine de l’offre de services, soit à satisfaire la demande en biens durables […] Il se fait donc que l’appareil économique se trouve confronté à un problème de réajustement d’une difficulté inhabituelle en soi ».

Keynes, John Maynard, « The Dilemma of Modern Socialism » 1932, Donald Moggridge (sous la dir.) The Collected Writings of John Maynard Keynes, Volume XXI, Activities 1931-1939, World Crises and Policies in Britain and America. London : Macmillan / Cambridge University Press, 1982 : 33-38.

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Un petit service à demander…

20 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Que la personne qui entre dans ma messagerie mail depuis un ordinateur situé dans les studios de Canal+ à Boulogne-Billancourt, en sorte s.v.p. !

Eh ! eh ! la peur de perdre du business rend les grandes compagnies de l’Internet inventives ! Merci Google de m’avoir prévenu  !

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Nos auditeurs nous demandent…

20 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

À la demande de Lucas. Pas de souci Lucas ! Le Blog de PJ : toujours à l’écoute de ses fidèles auditeurs !

L’Hexaler ! Liège, Seraing, Ougrée !

Allez, un petit supplément sur Seraing !

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Des robots pas pour aider les gens mais « pour les rendre complètement inutiles »

20 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Alexandros Vardakostas, l’un des fondateurs de la compagnie Momentum Machines à San Francisco, n’y va pas par quatre chemins : « Notre appareil n’est pas fait pour rendre les employés plus efficaces, il est fait pour les rendre complètement inutiles ».

Ça a au moins le mérite de l’honnêteté. L’appareil en question fait des hamburgers : c’est un burger-bot, il en fait un en dix secondes, et pas à partir de produits déjà stockés dans des récipients, non : il hache la viande, les oignons, tranche les tomates, cuit le bœuf haché et assemble l’objet prêt à être servi.

Mais ce n’est pas pour vous dire cela que je vous raconte cette histoire, dont on peut lire d’autres exemples tous les jours, c’est pour vous rapporter les autres propos de M. Vardakostas, parce qu’il a d’autres choses à dire sur les faiseurs de hamburgers « rendus complètement inutiles ».

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Le Woodstock quotidien de l’été : Mountain – Southbound Train

20 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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Le mystère du fantomatique « chapitre 5 » (V) Tour de passe-passe involontaire ou délibéré ?

19 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Le mystère du fantomatique « chapitre 5 » (I) Une trouvaille
Le mystère du fantomatique « chapitre 5 » (II) Keynes pressé par son agenda politique ?
Le mystère du fantomatique « chapitre 5 » (III) « Le taux d’intérêt tend à être égal au rendement marginal du capital »
Le mystère du fantomatique « chapitre 5 » (IV) Le rendement du capital provient du travail appliqué aux ressources naturelles

La révolution, Keynes l’écarte, et la raison qu’il donne, c’est le lourd prix humain à payer, dont on sait qu’il sera très élevé alors que le résultat est par nature incertain. L’un de ses étudiants écrit dans les notes qu’il prend lors d’un de ses cours en 1933 : « La tentation existe pour nous de guérir les maux qui découlent de notre incompréhension en recourant à une destruction encore plus massive sous la forme d’une révolution » (Skidelsky 1992 : 502).

Keynes restera attaché toute sa vie à la position qu’il exprime déjà dans l’essai qu’il consacre à Edmund Burke (1729-1797), alors qu’il n’est encore qu’un étudiant de 21 ans, passage que j’ai déjà eu l’occasion de citer :

Notre capacité à prédire est si faible qu’il est rarement avisé de sacrifier un mal actuel pour un hypothétique avantage futur […] il ne suffit pas que l’état de fait que nous cherchons à promouvoir soit meilleur que celui qui le précède, il faut encore qu’il soit à ce point préférable qu’il compense aussi les tragédies qui accompagnent la transition (Skidelsky 1983 : 155-156).

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Le mystère du fantomatique « chapitre 5 » (IV) Le rendement du capital provient du travail appliqué aux ressources naturelles

19 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Le mystère du fantomatique « chapitre 5 » (I) Une trouvaille
Le mystère du fantomatique « chapitre 5 » (II) Keynes pressé par son agenda politique ?
Le mystère du fantomatique « chapitre 5 » (III) « Le taux d’intérêt tend à être égal au rendement marginal du capital »

Lisons un passage du « chapitre 5 » intitulé « Quasi-rent and the marginal efficiency of capital » d’un manuscrit perdu de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936), datant de 1933 ou 1934 et retrouvé en 1976 dans un panier à linge à Tilton House, l’ancienne maison de campagne de John Maynard Keynes. Ce passage sera repris dans la Théorie générale à l’exception de l’expression « rente au sens large » remplacée par « rendement ». Keynes remplacera également, le mot « classique » par le mot « préclassique » dans l’expression « la doctrine classique ».

« Je préfère de loin dire du capital qu’il possède une « rente au sens large » que dire qu’il est productif. La raison pour laquelle un actif a un rendement durant la période de sa vie où il offre ses services, ayant une valeur agrégée supérieure à ses coûts de production, est simplement due au fait qu’il est rare. J’ai une certaine sympathie, du coup, pour la doctrine classique qui veut que tout est produit par du travail en conjonction, si vous voulez, avec ce qu’on avait l’habitude d’appeler l’art et que l’on appelle aujourd’hui la technique, que viennent compléter les ressources naturelles qui sont gratuites ou qui coûtent une rente selon leur rareté ou leur abondance, et par les résultats du travail passé, incarné dans des actifs, qui peuvent exiger un prix égal ou supérieur au prix du travail inclus en eux selon leur rareté ou leur abondance » (Keynes [1933-34] 1976 : 116).

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