UN PLAN « PLEINEMENT CONFORME AVEC LES VALEURS DE LA GAUCHE », par François Leclerc

17 avril 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Après avoir précipitamment abandonné leur projet de négociation du calendrier de réduction du déficit (non sans voir obtenu « un rythme un peu moins rapide » d’après Michel Sapin, comprenne qui pourra), les socialistes français cherchent à présenter sous le meilleur jour possible le plan d’économie de 50 milliards d’euros sur trois ans de Manuel Valls, le premier ministre français. Dénommé « pacte de responsabilité », celui-ci représente un important transfert des revenus des particuliers vers les entreprises, en application de leur « politique de l’offre ».

Le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, juge le plan gouvernemental « pleinement conforme aux valeurs de la gauche », tandis que Marisol Touraine, la ministre des affaires sociales, s’abritait derrière une formule : « des efforts oui, des sacrifices non ! ». Dès hier soir, Arnaud Montebourg réclamait des « contreparties » aux économies annoncées par Manuel Valls (dont les effets précis sur les finances des collectivités locales sont encore à venir) sous forme d’un changement de cap « tant sur la politique monétaire que sur le plan de relance par les investissements ». Il appelait en particulier la BCE à passer à l’acte afin de contrer l’appréciation de l’euro en lui donnant comme modèle la politique monétaire de la Fed. Toujours le fantasme de la planche à billet !

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Frédéric Lordon sur l’euro, ce matin sur France Inter

17 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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Demain… est si vite arrivé !, par Steve

17 avril 2014 par Julien Alexandre Commentaires fermés

Billet invité

À propos des comportements des banquiers et responsables politiques, nous avons tendance à oublier que les décisions qui nous impactent aujourd’hui ont été prises il y a pas mal d’années… Thatcher, Reagan, Mitterrand… L’École de Chicago… Gouverner, c’est prévoir et on ne peut prévoir qu’à partir de ce que les experts certifiés nous SIGNALent, À part cela, ce n’est que de la divination!

Dernièrement a paru un rapport de scientifiques tentant d’évaluer les effets du réchauffement climatique. De ce qui a attiré mon attention j’ai retenu qu’à l’horizon 2050, entre 38 et 78 % du vignoble bordelais et des Côtes-du-Rhône auront disparu en raison de la sécheresse et que la vigne sera remontée beaucoup plus haut. Les effets sociaux et culturels d’un tel changement sur les régions concernées sont difficilement imaginables mais c’est bien de cela – et d’autres changements programmés que nous ne concevons que très mal – que les gouvernants ont à se préoccuper dès aujourd’hui !

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Keynes et le mystère du taux d’intérêt (VII) La préférence pour la liquidité

16 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Nous avons vu que Keynes considère que la « préférence pour la liquidité » fixe le taux d’intérêt au niveau-seuil où il est également tentant pour un prêteur éventuel de prêter une somme ou de la conserver sous forme d’argent liquide. Ou, pour utiliser les notions que nous venons de voir à propos de l’argent, la préférence pour la liquidité, c’est la reconnaissance d’une transition entre l’argent en tant que réserve (l’argent en puissance) et en tant que moyen d’échange (l’argent en acte), dont, selon Keynes, le taux d’intérêt est la matérialisation au niveau précis où cette transition se constate.

Voici ce que Keynes écrit à ce propos en 1936 dans sa Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie :

Les préférences psychologiques d’un individu dans la chronologie requièrent pour être pleinement mises en application, deux types distincts de décisions. Les premières ont trait à cet aspect de la préférence chronologique que j’ai appelé la propension à consommer qui, sous l’influence des diverses motivations indiquées au Livre Ill, détermine pour chaque individu quelle est la part de ses revenus qu’il consommera et la part qu’il gardera en réserve en tant que pouvoir de commandement sur sa consommation future.

Mais, cette décision ayant été prise, il lui reste à en prendre une seconde, à savoir, sous quelle forme exercer le pouvoir de commandement dont il dispose sur la consommation future qu’il s’est promise, qu’il s’agisse de puiser sur ses revenus actuels ou sur des économies qu’il a accumulées antérieurement ? Veut-il l’exercer en tant que pouvoir de commandement immédiat, liquide (c’est-à-dire sous la forme d’argent ou son équivalent) ? Ou est-il prêt à abandonner pour une durée déterminée ou indéterminée un tel pouvoir de commandement immédiat, confiant aux conjonctures à venir du marché de définir dans quels termes il pourra, en cas de besoin, convertir son pouvoir de commandement différé sur des biens spécifiques en un pouvoir de commandement immédiat sur des biens d’une nature quelconque ? En d’autres termes, quel est le degré de sa préférence pour la liquidité — où la préférence pour la liquidité d’un individu trouve à s’exprimer dans un échéancier du montant de ses ressources, évaluées soit en argent soit en unités de salaire, qu’il tiendra à conserver sous forme monétaire dans différents scénarios.

Nous verrons que l’erreur des théories couramment admises du taux d’intérêt réside dans leur tentative de faire découler le taux d’intérêt de la première composante de ces préférences psychologiques dans la chronologie aux dépends de la seconde, et c’est cette négligence qu’il nous faut maintenant réparer (Keynes 1936 : 166).

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En voilà au moins – les joueurs de foot – qui ne seront pas remplacés de sitôt par des robots !

16 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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BIEN QUE TENACE, LE VIEUX MONDE EST DERRIÈRE NOUS, par François Leclerc

16 avril 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

La profonde addiction aux taux proches de zéro des banques centrales n’est plus à démontrer, conduisant celles-ci à confirmer la poursuite de leur politique dans ce domaine sans en indiquer la fin. Le système bancaire est toujours sous perfusion, invité à exercer ses ardeurs spéculatives afin de reconstituer ses réserves et se désendetter en douceur. Combien de temps cela va-t-il durer ainsi ? Nul ne s’aventure à le prédire. Une fois l’insolvabilité des créanciers publics et privés apparue dans toute son ampleur, une profonde dissymétrie de traitement a été instituée afin d’y remédier, opposant ceux qui ont bénéficié de largesses à ceux à qui a été enjoint de se serrer la ceinture. Mais bien que cela ne fonctionne pas bien du tout, il n’est pas question de changer de main.

La résorption de la dette publique a pour conséquence la mise en cause de l’État providence, plus ou moins brutale suivant les pays, annonçant une longue période de vaches maigres et l’accélération des inégalités sociales, aboutissant à une crise politique endémique dont il va falloir assumer les conséquences. Au lieu de s’interroger sur un système qui a montré ses limites en implosant, il a été choisi de le préserver à tout prix. Ne s’attaquant pas aux causes d’une crise dont l’analyse a vite été oubliée, la régulation financière s’est essoufflée dans une course poursuite sans issue. En application de cette logique, il n’a été trouvé comme recours que le retour d’une croissance économique qui n’est jamais apparue aussi vaine dans son principe, ne serait-ce que parce qu’elle n’est pas accompagnée d’un autre retour, celui de l’emploi. L’équation du bien-être n’a pas cette croissance-là comme solution.

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Keynes et le mystère du taux d’intérêt (VI) Une parenthèse sur l’argent

16 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

En guise d’introduction à l’explication par Keynes du taux d’intérêt par la « préférence pour la liquidité », un bref rappel sur l’argent.

Nous partageons encore aujourd’hui la manière dont Aristote concevait l’argent. Il lui reconnaissait trois fonctions : d’être un moyen d’échange, de pouvoir constituer une réserve et de servir d’unité de compte. Nos manuels d’économie définissent encore l’argent de cette manière.

Aristote distinguait dix « catégories » auxquelles appartiennent les mots de la langue pris individuellement, « non-combinés », qui sont autant de perspectives dans lesquelles nous appréhendons les objets du monde sensible, les catégories sont, dit-il, les « genres élémentaires de l’être ». Les catégories interviennent dans la phrase en position de sujet ou de prédicat, ainsi pour le bleu qui relève de la catégorie de la « qualité », utilisé en position de sujet : « Le bleu est une couleur », et en position de prédicat : « Le ciel est bleu » (voir Jorion 2009b : 143-146).

Les trois fonctions de l’argent recensées plus haut relèvent des catégories de la « qualité » et de la « quantité ». L’argent en tant qu’unité de compte relève de la catégorie de la « quantité ». « Moyen d’échange » et « en tant que réserve » envisagent l’argent selon la « qualité ». Pour Aristote, les qualités se manifestent selon deux modes, celui de l’actualité (« in actu) et de la potentialité (« in potentia »). Dans le cas de l’argent, il est en acte dans sa fonction de moyen d’échange, et en puissance dans sa fonction de réserve (… de moyen d’échange).

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Keynes et le mystère du taux d’intérêt (V) Comment le prêteur éventuel détermine-t-il le taux d’intérêt qu’il va réclamer ?

16 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Dans le cas hypothétique du Grand-Duché de Gérolstein émettant une obligation, présenté antérieurement, nous avons pu voir que son coupon avait pu être établi à partir des propositions faites initialement par différentes banques voulant participer à l’adjudication. Ce que nous n’avons pas essayé de déterminer est sur quelle base les banques acheteuses de l’instrument de dette, c’est-à-dire candidates à prêter à l’État émetteur, choisissaient de proposer des taux s’échelonnant dans cette illustration entre 2,5 % et 3,25 %. Ces chiffres n’étaient probablement pas arbitraires : leur niveau devait être déterminé selon une certaine logique mais quelle était-elle ? Comment des souscripteurs éventuels fixent-ils le taux qu’ils associeront à leur proposition de prêt ?

J’avance que l’étalon de ces propositions est ce rendement marginal du capital qui nous est déjà familier et que j’ai défini antérieurement comme « la part du surplus que le capitaliste, qui a procuré le capital, parvient à obtenir pour lui-même en récompense des avances qu’il a consenties » dans un processus productif.

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RÉALITÉ DIMINUÉE, par Michel Leis

16 avril 2014 par Julien Alexandre Commentaires fermés

Billet invité

Il existe une nouvelle branche de l’informatique que l’on appelle la réalité augmentée. Elle consiste à insérer en temps réel une image virtuelle dans une séquence montrant la réalité. Très utilisée en marketing, elle donne naissance par exemple à ces cabines d’essayage d’un nouveau genre ou un écran combiné avec une caméra se substitue au miroir. Il ne se contente pas de vous montrer avec le vêtement que vous essayez, mais le complète ou l’accessoirise avec d’autres articles en vente dans le magasin. Le terme de réalité augmentée s’est imposé, puisque la réalité s’augmente d’une virtualité censée apporter quelque chose à l’image réelle.

Pourtant, la plupart des applications de réalité dite « augmentée » utilisent des images ou l’angle de vision est le plus souvent limité, la réalité dont il est question n’est qu’une fraction de ce que perçoit normalement l’œil humain. On s’éloigne doublement de la réalité, d’une part par le rétrécissement du champ de vision, d’autre part par l’insertion d’objets qui ne restent après tout que virtuels.

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Keynes et le mystère du taux d’intérêt (IV) Où le taux d’intérêt va-t-il se situer ?

15 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Je m’abstiendrai pour commencer d’expliquer la façon dont Keynes imagine que le taux d’intérêt se détermine. Je prendrai mon départ dans des principes généraux et rejoindrai ensuite par étapes la position de Keynes sur cette question.

Un taux d’intérêt est la mesure de la rémunération périodique du prêteur par l’emprunteur exprimée en pourcentage du montant du prêt. Le taux d’intérêt  représente en principe, comme nous l’avons vu, une part de la nouvelle richesse que ce prêt a permis de générer. Où le taux d’intérêt ira-t-il se situer ? Envisageons la chose en termes très simples, avant de raffiner l’approche.

Prenons comme illustration de départ la fixation du taux d’intérêt d’une obligation d’État, c’est-à-dire la détermination de la fraction du montant de l’emprunt qu’un État versera comme rémunération annuelle à son ou à ses prêteurs. Le terme utilisé pour le taux d’intérêt quand il s’agit d’instruments de dette ou d’obligations est « coupon ». Il existe différentes manières de fixer le coupon dans l’émission de dette souveraine, je prendrai comme illustration la méthode d’adjudication dite « à la française ».

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LE BIEN MAIGRE BILAN DE L’UNION BANCAIRE, par François Leclerc

15 avril 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité : paru dans Atlantico

C’est in extremis, en toute fin de mandature, que le Parlement européen va ce 15 avril voter l’instauration d’une Union bancaire à laquelle il est prêté bien plus qu’elle ne pourra effectivement résoudre, comme en témoigne la tonalité souvent sceptique des commentaires des analystes financiers. Dès qu’il s’agit des banques, il est conseillé d’y regarder à deux fois, et l’Union bancaire n’y déroge pas, surtout si l’on considère les superlatifs accompagnant sa naissance employés par ses pères.

C’est dans la nuit du 19 au 20 mars dernier qu’un accord de compromis a été trouvé à son sujet entre les ministres des Finances et le Parlement européen, après un an et neuf mois de conciliabules incessants au niveau ministériel, le Conseil européen ayant décidé en juin 2012 de mettre en place un mécanisme de supervision unique des banques. Celui-ci, confié à la BCE pour entrer en service à la fin de l’année, il restait à mettre laborieusement au point le second pilier de l’Union bancaire : son mécanisme de résolution. Afin de déterminer, une fois un problème constaté par la BCE, par qui et comment les décisions s’imposant seront prises, et de quels moyens financiers l’on disposera. L’intention était de mettre sur pied un mécanisme permettant de dénouer le cercle vicieux institué entre dette publique et dette bancaire, cette faiblesse intrinsèque de la crise financière européenne, mais le compte n’y est pas.

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La résolution de la crise des dettes que la cupidité politico-financière fait semblant de ne pas comprendre, par Pierre Sarton du Jonchay

15 avril 2014 par Julien Alexandre Commentaires fermés

Billet invité.

Répétons encore une fois que la mécanique infernale de notre pseudo système monétaire international réside dans l’asymétrie de crédit entre les acteurs « off shore » et « in shore ». L’iniquité systémique internationale du crédit et de la dette est l’anéantissement mécanique délibéré de l’économie réelle par le privilège de la mafia politico-financière internationale d’emprunter librement sans limite.

Le « in shore » réunit toutes les transactions financières à l’intérieur d’une zone monétaire. Une zone monétaire est un territoire économique placé sous l’autorité d’une même banque centrale et d’un même système de régulation du crédit. A l’intérieur d’une zone monétaire, s’appliquent des règles de publicité des transactions financières. La publicité du crédit dans une zone monétaire donne aux autorités monétaires et bancaires la faculté de réaliser un équilibre général entre la masse monétaire et la liquidité de l’économie réelle ; équilibre général au comptant et à toutes les échéances futures des crédits consentis à la production de biens et de services réels.

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SOLIDAR.CH

15 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Solidar.ch

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Y a des solutions à tout !, par Julio Béa

15 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité. Une réponse aux inquiétudes de Zébu : Un fléau qui ne nous affligerait que depuis vingt ans ?

Le mouvement, le progrès ne sont possibles que si une démocratie généralisée dans tout le corps social imprime à la vie collective une jeunesse constamment renouvelée. La démocratie n’est efficace que si elle existe partout et en tout temps. Pierre Mendès France, La République moderne, 1962

Puisqu’il n’est apparemment pas possible de réformer la France et les Français, ne pourrait-on pas proposer de les dissoudre au moins provisoirement ? Juridiquement, ça ne pose pas de problème car le néolibéralisme sait libérer l’innovation dans tous les domaines et ce serait une erreur d’ignorer les avantages de cette technique qui structure notre siècle – et le détruit aussi sûrement mais ce n’est pas le sujet.

Il est dorénavant accepté qu’on ne s’attaque plus à l’arme blanche, ni à feu, mais à coups de virus informatique ou de manipulations juridiques avec la protection de porte-avions US en cas de besoins ultimes : c’est ainsi que les principautés périphériques de la France ont mis le pays à genoux avec l’aide de multiples paradis pirates, autant de trous noirs où disparaissent en toute sécurité les produits financiers du monde entier. Soyons réaliste, les pays qui ont encore une armée perdent leur argent et leur temps et il leur faut faire des économies. Par contre un pays qui investit dans l’informatique et le juridique peut espérer régner sur le monde à partir de quelque paradis pirate ou même virtuel. « Ils » ont donc eu la peau de notre armée sans coup férir. On ne peut que s’incliner bien bas devant les succès de ces principautés et de leurs gardes folkloriques plus efficaces que des rafales. Tant d’efficacité laisse sans voix.

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Keynes et le mystère du taux d’intérêt (III) L’intérêt en tant que part d’une richesse nouvellement créée

15 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

L’exemple historique du type de contrat économique connu sous le nom de métayage offre la meilleure illustration possible de la question que je tente d’éclairer ici : celle du taux d’intérêt. C’est la raison pour laquelle je l’utiliserai comme le « patron » sur lequel modeler mon raisonnement.

Le métayage met deux parties en présence : le propriétaire de la terre (du bateau, de l’usine, etc.) et le métayer à proprement parler : le paysan (le matelot, le travailleur à la pièce, etc.).

Grâce aux avances de différentes natures rassemblées pour permettre une activité productive, un surplus a pu être généré. Ainsi, un épi a pu grandir à partir d’un grain unique initialement planté. Le surplus obtenu est alors partagé entre les deux parties ayant consenti des avances : le propriétaire terrien et le métayer, selon les termes reflétant le rapport de force réglant leur relation réciproque. Pour ce qui touche à ce rapport de force, chacune des parties se trouve affaiblie ou renforcée selon qu’il existe ou non une concurrence aiguë au sein de sa propre catégorie : des propriétaires terriens avec des terres en friche en grand nombre, face à des métayers éventuels offrant leur force de travail en faible nombre ou, à l’inverse, peu de propriétaires terriens face à de très nombreux métayers éventuels.

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Keynes et le mystère du taux d’intérêt (II) L’homme Keynes

14 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Si l’on entend rebâtir une science économique digne de ce nom, pour laquelle l’on puisse retirer les guillemets que l’on est tenté d’ajouter machinalement aujourd’hui au mot « science » dans l’expression, le lieu dont il faut repartir est l’œuvre de John Maynard Keynes, et ceci en dépit des nombreuses faiblesses de sa théorisation économique, faiblesses de plus en plus criantes d’ailleurs depuis que son décès en avril 1946 mit un point final à ses efforts constants de faire de chacun de ses textes, une version perfectionnée de ceux qui le précédaient.

Comme je l’ai mentionné précédemment, Keynes nous a aidés dans le ravalement nécessaire de son œuvre en attirant notre attention sur les points faibles de son argumentation, en y plantant le fanion signalant soit un « mécanisme psychologique », soit un mécanisme psychologique réduit à sa forme élémentaire, à son « degré zéro », qu’il couvrait du terme de « conventionnalisme », à savoir prendre pour argent comptant la représentation « toute faite » qui ne demande pas même que l’on réfléchisse, que l’on exerce sa faculté de penser.

Ce sont en effet ces références hâtives à des mécanismes psychologiques, qui ne sont chez Keynes qu’autant de « boîtes noires », qui signalent avec le plus de sûreté une articulation manquante dans sa construction théorique, et c’est à ces endroits précis qu’il convient de proposer autre chose, pour faire se rejoindre les deux bords sur lesquels les explications valides qu’il a par ailleurs offertes, se sont arrêtées, en raison de sa perplexité quant à ce qu’il aurait fallu mettre là. Lacunes, vides, où Skidelsky, biographe de Keynes, a repéré à très juste titre l’absence constituant un manque, d’explications d’ordre historique ou sociologique. Points stratégiques pour compléter et peut-être achever l’édifice et remplacer les fiches déposées là provisoirement, censées renvoyer au fonctionnement impénétrable de la psyché, par des explications invoquant l’homme dans l’autre de ses dimensions : en tant que zoon politikon, selon l’expression d’Aristote, en tant qu’animal social, partie prenante d’un tout doté d’une organisation, et susceptible d’être pleinement compris seulement quand c’est dans ces termes là.

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QUE LES PAUVRES AILLENT SE FAIRE FOUTRE !

14 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

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Keynes et le mystère du taux d’intérêt (I) Mécanismes psychologiques et conventionnalisme

14 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

John Maynard Keynes n’était pas économiste de formation mais mathématicien. Il disposait également d’un bagage substantiel en philosophie, conséquence d’une éducation secondaire au sein de la prestigieuse « public school » d’Eton, suivie d’une éducation supérieure dans l’environnement tout imprégné de philosophie dans la tradition médiévale, qu’est l’université de Cambridge. Il deviendrait bien sûr une autorité dans le domaine de la « science » économique mais au même titre qu’il serait également une autorité au sein du monde bancaire ou dans la gestion des affaires de l’État.

L’éclectisme de Keynes explique son style très particulier en matière de théorie économique : faisant appel d’une part à la théorie économique de son temps ainsi qu’à celle de ses prédécesseurs, recourant d’autre part à tout à ce que peut offrir le monde autrement plus vaste de la culture dans son ensemble. C’est là la raison majeure pourquoi il nous faut revenir à Keynes chaque fois que s’impose, comme c’est le cas aujourd’hui, le sentiment d’une urgence dans la tâche de reconstruction de la science économique, en raison du fait que quelque chose a manifestement très mal tourné pour la pensée économique. On ne peut s’empêcher de penser à la catastrophe qu’a constituée l’incapacité des économistes contemporains (à l’exception d’une poignée d’entre eux – je ne me compte pas parmi eux, n’étant pas économiste de formation) à prévoir une crise pourtant aussi destructrice que la crise des subprimes, et ensuite, lorsque celle-ci prit toute son ampleur, à proposer des solutions susceptibles d’être mises en application.

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Un fléau qui ne nous affligerait que depuis vingt ans ?, par Zébu

14 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement un bulletin dans une urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis à se désintéresser, s’abstenir, se taire, pendant cinq ans. Elle est action continuelle du citoyen, non seulement sur les affaires de l’État, mais sur celles de la région, de la commune, de la coopérative, de l’association, de la profession. Si cette présence vigilante ne se fait pas sentir, les gouvernants (quels que soient les principes dont ils se recommandent), les corps organisés, les fonctionnaires, les élus, en butte aux pressions de toutes sortes de groupes, sont abandonnés à leurs propres faiblesses et cèdent bientôt soit aux tentations de l’arbitraire, soit aux routines et aux droits dits acquis. Le mouvement, le progrès ne sont possibles que si une démocratie généralisée dans tout le corps social imprime à la vie collective une jeunesse constamment renouvelée. La démocratie n’est efficace que si elle existe partout et en tout temps. Pierre Mendès France, La République moderne, 1962

Un fléau qui ne nous affligerait que depuis vingt ans ?

Plutôt depuis des centaines, des milliers d’années sans doute …

Ceux-ci ? Ils ont le même visage que ceux qui soutiennent telle autre faction dans la « lutte pour le pouvoir ».

J’ai eu la chance (je pense que c’est une chance) de voir ce phénomène à l’œuvre de l’intérieur, d’assister par erreur à des réunions auxquelles je n’aurais pas dû assister. Et si l’on saisit bien la chose, de comprendre que c’est ainsi partout et depuis toujours.

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APRÈS LA BANQUE, L’ASSURANCE DE L’OMBRE… par François Leclerc

13 avril 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Les compagnies d’assurances seraient-elles des parangons de vertu comparées aux banques chargées de tous les pêchés du monde financier ? Pas si sûr ! Leur activité d’assureur n’étant par nature pas porteuse des risques du même type que celles de la banque, devant réglementairement détenir des réserves au prorata des risques de sinistre encourus. Mais la contrainte a été savamment contournée dans le cadre de l’assurance de l’ombre

Deux chercheurs – Ralph S.J. Koijen (London Business School) et Motohiro Yogo (Fed de Minneapolis) – ont analysé le mécanisme utilisé dans une étude publiée sous le titre « Shadow Insurance ». Suivez la piste : 1/ pour ne pas constituer de réserves, les assureurs vendent leurs contrats à des réassureurs, qui ne sont pas assujettis aux mêmes contraintes. 2/ Le hasard faisant bien les choses, ces réassureurs sont leurs propres filiales, qualifiées de captives car elles n’ont d’activité qu’avec leur maison-mère. 3/ Afin de financer leurs acquisitions auprès de leurs maisons-mères ces filiales se tournant vers les banques. 4/ Les maisons-mères se portent caution auprès des banques. A l’arrivée, les assureurs se sont affranchis de la constitution des réserves tout en restant exposés au risque ! Afin de joindre l’utile à l’agréable, ils installent souvent leurs filiales captives dans un État américain ou un pays européen au régime fiscal avantageux, l’Irlande et le Luxembourg sont en Europe appréciés.

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