Jaurès, la Dame aux lunettes noires et le Président, par Zébu

24 avril 2014 par Julien Alexandre Commentaires fermés

Billet invité

« Jaurès, il parlait pas comme vous », disait la Dame aux lunettes noires au Président en lui serrant la main et ne voulant décidément pas la lui lâcher. Le Président lui répondit qu’il était justement là pour ça. Enfin, pour parler de Jaurès, pas pour parler comme lui.

« Et c’est parce que le socialisme apparaît comme seul capable de résoudre cette contradiction fondamentale de la société présente, c’est parce que le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale, c’est parce qu’il veut que la République soit affirmée dans l’atelier comme elle est affirmée ici ; c’est parce qu’il veut que la nation soit souveraine dans l’ordre économique pour briser les privilèges du capitalisme oisif, comme elle est souveraine dans l’ordre politique, c’est pour cela que le socialisme sort du mouvement républicain. C’est la République qui est le grand excitateur, c’est la République qui est le grand meneur : traduisez-la donc devant vos gendarmes! (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs.) »
(…)
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VICTIMES DE NOS TOXINES, par François Leclerc

24 avril 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité

Associer à l’Afrique le statut peu enviable de décharge des déchets toxiques du monde occidental n’est hélas pas une nouveauté. Certains pays-poubelles du continent continuent de recueillir une partie des déchets de l’industrie chimique et nucléaire et abritent des cimetières d’appareils électroniques usagés. Il en résulte à la fois un business profitable et de sévères conséquences environnementales et sanitaires. Mais cela se perpétue en dépit d’un cadre juridique international progressivement mis en place pour prohiber ces trafics : les volumes de déchets produits en Occident et le prix de leur traitement créent une irrésistible tentation financière aux conséquences mortifères.

La Chine a depuis pris le relais en tête. Régulièrement relevée avec effroi, la pollution atmosphérique des grandes métropoles chinoises et de régions entières du pays a atteint des proportions aux désastreux effets sanitaires. La Chine au développement industriel impétueux ne se contente pas de produire des biens manufacturés pour l’exportation ; dans le cadre d’une mondialisation bâclée, elle réserve aux Chinois une autre production, celle de polluants.

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CENT ANS D’AIR, par Timiota

24 avril 2014 par Julien Alexandre Commentaires fermés

Billet invité

Pilar Ternera et Macondo, un Colonel sans armée, tout le monde de Cien años de soledad (Cent ans de solitude) nous est laissé pour l’éternité par Gabriel García Márquez, colombien universel dont on regrette évidemment la récente disparition. Œuvre qui travaille nos imaginaires en leur tréfonds, nous ne saisirons, à chaque lecture, que des bribes piochées aux niveaux de lecture multiples enchevêtrés par l’auteur, des fragments d’images encore présentes de pétrole brut dans une tasse de café. Pique à soi-même, on n’oublie sans doute qu’en dernier, des Cien Años, les épisodes d’oubli et les récits des notules rendues nécessaires pour parer cet oubli.

Cent ans est une durée paradoxale, encore assez accessible à notre projection de mortel, et dont nous savons pourtant – quand nous avons pu exhumer un carton jauni ou du papier journal enfoui par des maçons pressés en retapant telle plinthe – qu’à son issue, les comparaisons terme à terme sonneront faux : des émergences et des submersions auront fait apparaitre ou disparaitre des îles, des gitans auront voyagé pour les conter, les rêver, y dormir, y vivre peut être.

Un romancier de 2114 parlera, qui sait, comme « Gabo ». Il parlera aussi d’une ile d’humanité, un Macondo XXL de 40.000 kilomètres de circonférence, nuageux, volcanique et calme, fait de tant de terre et de tant d’eau.

Et d’air. Mais au juste, non, pas de tant d’air, d’air un peu juste plutôt.

Et il dira dans quelles notules de 2014 on parle de l’air qu’il n’y a pas tant, de comme il fut épatant, comme il risque de ne plus l’être tant.

Cent ans d’air qu’on fatigue, qu’on agace, qu’on turbine, qu’on charbonne, qu’on chagrine, qu’on aspire pour de grands et beaux maelstroms.

Cent ans d’air.

À toi l’autre Gabo qui respire en 2114, que te dire, sinon qu’à cause de notre Gabo à nous, à cause de l’humaine multitude de notre grand Macondo révélée mieux que jamais à nos propres yeux par ses Cents ans de solitude, nous te devons peu et peut être beaucoup, lis nos notules et tu verras : nous te devons au moins l’air d’ici et de maintenant, et vraiment, non vraiment pas moins.

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« Entre les lignes et les tranchées », réponse de Jean-Pierre Guéno à Cédric Mas

24 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Paul Jorion : Je publie bien volontiers la lettre que Jean-Pierre Guéno juge bon d’adresser à Cédric Mas, en réponse à sa critique. Ceci dit, je dois ajouter l’élément d’information suivant : Guéno avait demandé à pouvoir me téléphoner, ce qu’il a fait. Il reprend ci-dessous certains de mes propos dans la conversation, d’une manière que je juge fautive. Je lui ai écrit ceci :

« Merci, je vais le mettre en ligne. je vous demanderai une grâce, c’est de modifier le bout de phrase où vous m’associez à l’hypothèse que le texte serait de Rockefeller de la manière suivante (qui reflète véritablement ma conviction) : ‘Je pense comme Paul Jorion, le producteur de ce blog qui héberge notre débat, que - si l’entretien n’est pas une pure fiction - il pourrait peut-être s’agir de l’industriel John Davison Rockefeller’. »

Guéno me refuse cela en arguant ainsi :

« Je ne pense pas en ce qui me concerne que  le texte de Ferry Pisani soit une fiction . Il est un Romancier discutable mais un  journaliste sérieux et de grande réputation. En 1917, la censure veillait. Elle arrivait même à censurer les députés et les membres du gouvernement. Personne n’aurait osé bidonner une interview de ce genre, qui aurait massacré les bonnes relations France Amérique. Je pense que le journaliste a dû rendre des comptes à sa rédaction, au quai d’Orsay et aux bureaux de censure avant publication. En bidonnant, il se serait grillé à tout jamais auprès des Américains qu’il adorait tant. Quant au rapprochement de votre collègue avec la banque d’aujourd’hui, cela tient du délire.

Donc ne reprenez pas cette phrase comme la mienne. Je pense comme vous que c’est peut-être Rocquefeller, mais ce n’est en aucune manière à mes yeux une fiction. »

Dont acte, et je publie donc la réponse de Guéno à Mas, telle quelle.

Une double remarque cependant : 1° une attaque ad hominem est une diversion qui ne répond pas sur le fond ; 2° la question de fond demeure entière : est-ce une démarche valide de présenter comme « L’interview du plus grand banquier des États-Unis qui explique en mars 1917 les vraies causes et les vrais ressorts d’une guerre avant tout économique », un document dont on reconnaît que l’auteur « n’est certainement pas un banquier » (à la question « Qui d’autre alors qu’un banquier ? », Guéno répondant : « il pourrait s’agir de Rockefeller » et moi personnellement, si je dois exprimer le fond de ma pensée : « il pourrait s’agir de Ferry Pisani, lui-même ») ?

Jean-Pierre Guéno :

Cher Cédric Mas

Que d’agressivité. Que de comparaisons surréalistes avec la période contemporaine ! Erreur fatale de certains historiens lorsqu’ils confondent l’histoire et l’actualité des temps présents.

Evitons je vous en prie les basses querelles truffées de procès d’intention. Je ne prétends pas défendre une thèse universitaire avec les pièces à conviction  présentées dans l’exposition « entre les lignes et les tranchées ». Je n’ai pas envie de violenter les mouches rares ou les acariens.

L’essentiel est que mes « pièces à conviction »  réveillent les endormis en éveillant le débat. Je n’utilise que des témoignages écrits dans le vif de l’action : lettres, journaux intimes, photographies, articles de presse, débats publics, documents d’époque… Tout est toujours bien-spur contestable et sujet à caution.

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Grande Guerre et… jazz, par Henri Gouraud

23 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité

Cher Paul,

Après les échanges sur la Grande Guerre, que je trouve instructifs et révélateurs, et compte tenu de votre goût pour la bonne musique, que j’apprécie aussi, je me permets de vous signaler un aspect intéressant de l’arrivée des troupes américaines en France en 1917/1918.

Ces troupes étaient, pour une part, formées de « régiments noirs » (l’armée américaine était encore ségrégationniste), qui ont été totalement intégrés au sein des armées engagées dans le conflit. Une partie de ces régiments, qui ont acquis des noms évocateurs tel que « Hell Fighters », s’est ainsi trouvée sous le commandement de la IVème armée.

Une des caractéristique de ces régiments noirs est qu’ils abritaient des orchestres de jazz, et c’est à travers ces orchestres que la France a découvert le jazz noir américain ! Il est aussi certain que ces mêmes musiciens ont été impressionnés par l’accueil « non ségrégationniste » qui leur a été fait, et cela a conduit plusieurs d’entre eux à revenir souvent en France, voir à s’y établir.

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Gilbert Bécaud est un chanteur que…

23 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

… je n’aime pas particulièrement. Ce qui n’empêche que, sous la douche… trois de ses chansons, que je trouve particulièrement attachantes, font régulièrement trembler la cabine…

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« Entre les lignes et les tranchées » : RÉPLIQUE À JEAN-PIERRE GUÉNO, par Cédric Mas

23 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité. Commentaire sur Entre les lignes et les tranchées, par Jean-Pierre Guéno

Un document présenté comme l’un des « temps forts » d’une exposition consacrée à la Grande Guerre « Entre les lignes et les tranchées » au Musée des Lettres et Manuscrits à Paris a largement retenu l’attention de nombreux commentateurs, qui l’ont relayé par différents médias.

Il s’agit d’une interview d’un banquier américain anonyme par un journaliste Camille Ferri-Pisani, qui est présentée sur le site de l’exposition comme « L’interview du plus grand banquier des États-Unis qui explique en mars 1917 les vraies causes et les vrais ressorts d’une guerre avant tout économique ».

L’émotion suscitée par ce document présenté d’une manière telle qu’il peut laisser penser à une lourde responsabilité des banques américaines sur le déclenchement de la Grande Guerre et son déroulement, conflit déclenché dans le seul but de faire du profit et de « sauver » leurs débiteurs, a amené une réaction de Patrick Osbert, que j’ai trouvé équilibrée et surtout saine.

Quelle ne fut pas ma surprise (et ma déception) de voir publiée aujourd’hui une réponse, rédigée par le commissaire de l’exposition, Jean-Pierre Guéno, historien réputé notamment pour son ouvrage sur les lettres des poilus, baromètre d’une richesse extraordinaire pour analyser l’état d’esprit des soldats qui combattirent pendant ces quatre années d’enfer.

Cette réponse n’est pas satisfaisante,  aussi bien quant à la méthode historique que sur le fond.

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Les Envahisseurs et les Zombies, par Jacques Seignan

23 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

La science-fiction compte parmi ses nombreux thèmes celui des envahisseurs dissimulés sous forme humaine. Il y a bien sûr la célèbre série télé américaine « les Envahisseurs » [The Invaders] dans laquelle le héros tragiquement solitaire, David Vincent, mène une lutte à mort contre ces extraterrestres à apparence humaine ; à chaque élimination d’un Envahisseur, la preuve de leur existence, par l’effacement quasi-instantané du corps, éclate aux yeux ébahis des sceptiques alors convaincus. Dans les années 50 et 60, il y eut quelques films de science-fiction qui décrivaient l’invasion d’extraterrestres sous cette forme plus subtile que celle imaginée, en précurseur, par H. G. Wells dans son roman la « Guerre des Mondes ». Pas de soucoupes volantes, ni de rayons désintégrateurs, non, mais des êtres venus d’ailleurs prenant l’apparence des simples citoyens – idée reprise dans la série déjà citée. Un film britannique (1) raconte comment dans un village toutes les femmes tombent enceintes d’enfants d’origine extraterrestre, tous blonds, télépathes, inhumains et surdoués, prêts à la conquête de la Terre. Dans un film plus connu, « l’Invasion des Profanateurs de sépultures » (2), les extraterrestres font pousser dans des cosses géantes la reproduction parfaite de l’humain dont ils prendront la place après l’avoir tué. En fait il serait facile d’y voir un message d’inspiration maccarthiste sur le danger communiste : en apparence, ils nous ressemblent tout à fait mais ils vont prendre notre place s’ils ne sont pas éradiqués. Vus au premier degré, sans cette clé explicative, bien de ces films, dits de série B, sont distrayants et imaginatifs. Pourrait-on continuer à les utiliser comme grille de lecture politique ?

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UN NOM À RETENIR !

23 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Dans l’entretien que Thomas Piketty accorde à Stéphane Lauer dans Le Monde, le journaliste lui rappelle qu’au moment de la sortie en France du livre dont la traduction est aujourd’hui N°1 des ventes aux États-Unis, un chroniqueur français avait parlé de « marxisme de sous-préfecture ». En ces temps de désarroi parmi nos « élites », selon l’expression consacrée, il serait dommage que le nom de ce chroniqueur demeure dans l’ombre.

Baverez

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L’AUSTÉRITÉ PERMANENTE, par François Leclerc

23 avril 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

La bonne nouvelle n’a pas été appréciée à sa juste valeur : les émissions de dette des pays périphériques suscitent désormais l’intérêt des investisseurs. Certes, les taux sont encore élevés, mais l’abondance des liquidités est telle que toutes les occasions de les placer semblent bonnes à prendre. Mais dans ces conditions, doit-on se demander, le marché est-il encore ce Père Fouettard si redouté ? La sanction qui en est attendue, faute de filer doux, est-elle toujours aussi destinée à tomber ? Dans le cas contraire, une reconsidération du dogme des 3 % serait possible ! Voilà la vraie bonne nouvelle.

Mais, en attendant qu’elle soit reconnue, la charge de la dette (les intérêts dont elle est porteuse) pèse de tout son poids en Europe, plus particulièrement sur l’Espagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie et le Portugal. À force d’excédents budgétaires primaires limités et de faibles perspectives de croissance, une très longue période sera nécessaire afin de diminuer cette charge en se désendettant progressivement, même si la baisse des taux y contribue au fur et à mesure de son refinancement. Des ressources importantes devront y être consacrées, au détriment d’autres affectations : l’investissement productif ou la protection sociale.

Ces pays sont donc condamnés à poursuivre une politique d’austérité permanente, sans espoir d’en sortir faute de moyens de relance économique et de la possibilité de restructurer leur dette. Deux questions qui restent sans réponse, la première parce que la croissance n’est imaginée que sur le modèle de celle d’avant, la seconde parce qu’elle est tout simplement un interdit (et on ne sait d’ailleurs pas pourquoi). Pourra-t-on éternellement les ignorer ?

Quand on enregistre l’accueil et l’intérêt réservé aux États-Unis au livre de Thomas Piketty et à la problématique de l’inégalité – si centrale et ici si négligée – et que l’on lit dans la presse anglo-saxonne des articles élogieux à son égard, on mesure mieux la vacuité de la vulgate économique qui nous est ânonnée.

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Entre les lignes et les tranchées, par Jean-Pierre Guéno

23 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité. Jean-Pierre Guéno est commissaire de l’exposition « Entre les lignes et les tranchées » au Musée des Lettres et Manuscrits à Paris, du 9 avril au 31 août 2014. Il répond au billet « La vraie Guerre de 14 » et ses banquiers américains… plus ou moins vraisemblables…, par Patrick Osbert, publié ici avant-hier.

Comme vous, j’ai d’abord été perturbé par le document présenté sur ce soi-disant banquier américain. J’ai donc enquêté. L’article publié dans les Annales est authentique, mais j’ai voulu m’en assurer et je suis arrivé à trouver un exemplaire original  du numéro de mars 1917. Il figure dans l’exposition et dans le livre publié chez Gallimard.

Cet article est connu de quelques historiens spécialisés. Parfois cité, mais jamais in extenso : en général amputé de sa conclusion !!!! ( Ce qui est un comble, car il est alors totalement édulcoré).

Ensuite j’ai voulu savoir qui était ce Ferry Pisani : était-il crédible. N’avions-nous pas affaire à un anti-américain primaire comme le sont aujourd’hui les contempteurs de Mac Do et de l’impérialisme US ?

C’est le contraire : il est américanophile. Les USA étaient son « truc ». Vous avez comme moi constaté ses nombreuses publications.

Pour ce qui est du banquier, le journaliste s’est visiblement engagé à ne pas révéler l’identité de sa source. A l’époque, les journalistes semblaient tenir leur parole…

Donc son correspondant est assurément au courant de ce qui va être décidé dans les semaines qui vont suivre l’interview.

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Les trois petits cochons, par Julien Alexandre

23 avril 2014 par Julien Alexandre Commentaires fermés

Billet invité

Dans le conte traditionnel bien connu, le premier petit cochon construit sa maison en paille. Le deuxième en brindilles. Le troisième en briques et ciment. Avec la directive CRD III (capital requirements directive ou directive sur les exigences de fonds propres pour les établissements financiers), l’Europe avait construit une maison de paille, rapidement soufflée par les métastases de la crise. Avec la directive CRD IV, on aurait pu croire que la leçon avait été retenue et que l’Europe s’affairait à construire sa maison de briques et de ciment. CRD IV est entré en vigueur en partie le 1er janvier 2014, transposant pour l’essentiel les dispositions de Bâle III. Le grand méchant loup (de Wall Street ?) ne s’y cassera pas les dents : c’est une maison de brindilles.

La directive CRD et le règlement CRR ont été adoptés par le Conseil de l’Union européenne le 20 juin 2013, après le vote du Parlement européen du 16 avril 2013.

C’est le règlement qui est entré en vigueur le 1er janvier 2014. La mise en œuvre de l’ensemble des dispositions suit un calendrier sur 10 ans (ce qui s’appelle « parer au plus pressé » sans doute) pour ne pas « impacter négativement » les banques comme on dit. Comme Bâle III ou presque.

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Le Grand Combat : Les Rentiers contre le Peuple

22 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Traité Transatlantique. Des sous-titres en français sont disponibles (« Captions », en bas à droite).

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AVIS AUX BRUXELLOIS !, le samedi 26 avril 2014 à 18h

22 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Devant le succès de la formule, nous nous réunirons une fois de plus le samedi 26 avril à partir de 17h30 au café Le Vicomte, 1 rue du Bourgmestre, au coin de la chaussée de Boondael à Ixelles, à un bloc (« pâté de maisons ») du boulevard général Jacques. Le fameux « spaghetti Vicomte » sera disponible à 19h30 pour ceux qui souhaiteront bénéficier de ce plat délicieux qui a fait la gloire de Bologne (elle fut aussi le siège de la première université européenne, mais bof !)

Si vous voulez bénéficier du spaghetti, signalez-le moi (« Me contacter », ici en haut à droite) avant midi le mercredi 23 avril.

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La drh et Jorion, par Giliane

22 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

J’ai donc lu 

La grande transformation du travail de Jorion. Exemples à la pelle : un service comptable basique : une chef comptable et une aide comptable…. qui fait les chèques (tous remplacés par des virements), qui remplit des bordereaux de cotisations et de charges (tous remplacés par les déclarations automatisées en ligne), qui saisit des factures et des écritures comptables (remplacées par les virements et prélèvements plus ou moins automatiques, etc.), qui établit les attestations maladie, chômage, retraite (toutes remplacées par des déclarations en ligne et des télétransmissions qui s’éditent directement à partir logiciel de paie…), qui turbine un bilan ou un rapport d’indicateurs (là encore édition directe à partir des logiciels de compta ou de paie etc.) Là où j’avais une comptable à temps plein qui s’en sortait tout juste, aujourd’hui un mi-temps suffit largement, voire un tiers de temps …

Mais on continue à former des bataillons de comptables (plus de 50 CV reçus pour une annonce d’un poste à mi-temps… et des CV de bac+5 !!!)

Des emplois (décents, qui permettent de vivre) : il n’y en a pas, pas un seul, plus un seul

Et les employeurs n’ont absolument pas envie d’en créer, bien au contraire… ce qui était « cotisation » est devenu « charge », ce qui était « investissement humain » est devenu « coût du travail »…

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CONTROVERSE : « L’Allemagne et nous ! », Pierre Sarton du Jonchay / Michel Leis

22 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Le débat EST TERMINÉ, et ça se passait ICI.

Billets invités. Une controverse est née à propos de l’Allemagne et nous entre deux contributeurs de billets sur Le blog de Paul Jorion. Je n’ai pas voulu, comme il aurait été commode, la mettre entre parenthèses, j’ai préféré la laisser apparaître au grand jour et lui permettre de se résoudre dans une discussion publique sur la page Les débats, le mardi 22 avril de 16h à 18h.

Pierre Sarton du Jonchay :

Capitalisme libéral et nazisme : deux expressions idéologiques d’une même réalité économique

Commençons par rappeler ce qu’est le nazisme historique. Le nazisme est un phénomène idéologique et économique apparu en Allemagne comme développement du pan-germanisme prussien puis du deuxième Reich. L’Allemagne vaincue dans la première guerre mondiale par la coalition franco-anglo-étatsunienne des capitalistes libéraux fut sommée par le traité de Versailles de verser les bénéfices de guerre qui permettraient l’apurement de l’endettement astronomique de l’Europe anéantie par ses guerres impériales.

Les réparations de guerre dues par l’Allemagne vaincue avaient été calculées par les nationaux-capitalistes européo-étatsuniens pour que les dettes inscrites au bilan des banques et des États nationaux ne puissent pas être déclarées non-remboursables comme le suggérait l’anéantissement visible de l’économie réelle européenne à la fin de l’année 1918. En observateur réaliste des processus financiers de l’économie, Keynes avait immédiatement dénoncé la folie idéologique des capitalistes franco-anglo-étatsuniens : en aucun cas l’Europe ne pouvait se reconstruire en réduisant l’Allemagne à l’esclavage financier et les travailleurs du monde entier à la portion congrue de la rente financière du capitalisme mondial.

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Les Grands séminaires de Chimie ParisTech 1ère édition : Paul Jorion « Crises d’aujourd’hui & champs des possibles »

22 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Le 12 février 2014 a eu lieu la première conférence des Grands Séminaires de Chimie ParisTech sur le thème « Crises d’aujourd’hui & champs des possibles ».

Avant la conférence proprement dite, des étudiants de Chimie ParisTech ont voulu m’interviewer. C’est l’entretien qui suit, déjà mis en ligne précédemment.

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LES MÉANDRES DE LA CRISE EUROPÉENNE, par François Leclerc

22 avril 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Les velléités franco-italiennes d’assouplissement de la politique européenne de désendettement public et de ce qui l’accompagne ayant connu un coup d’arrêt, la concrétisation du plan A’ qui s’esquissait est remise sine die. L’engouement spéculatif des investisseurs pour la dette souveraine européenne, dont les taux procurent un excellent rendement, offre un répit de façade aux pays sortant de leur plan de sauvetage. Entrés en déflation, le coût réel de leur dette est supérieur au taux nominal, mais il peut y être faussement affecté un retour à la normalité. A cette différence près que celui-ci est accompagné de nouvelles mesures d’austérité, n’offrant aucune porte de sortie.

A l’échelle de la zone euro, l’équation reste toujours sans solution, le danger ayant seulement changé de terrain en quittant le marché obligataire et ses tensions pour s’exprimer sur celui de l’euro, qui s’apprécie, et de la poussée déflationniste, qui l’accentue. Présentée par la BCE comme provisoire pour justifier l’inaction actuelle, cette poussée renchérit le coût de la dette et contrecarre les efforts de désendettement. Tandis que les investisseurs font pression pour que la BCE s’engage dans une politique de création monétaire sous prétexte d’intervention sur le cours de l’euro.

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« La vraie Guerre de 14 » et ses banquiers américains… plus ou moins vraisemblables …, par Patrick Osbert

21 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

Comme à mon habitude, j’écoutais, attentivement le podcast de l’émission de Patrick Pesnot, Rendez-vous avec X. Le titre de l’émission du 29 mars était « La vraie Guerre de 14 » et son contenu était présenté de la manière suivante sur le site France Inter.

« Entre les lignes et les tranchées », au Musée des Lettres et Manuscrits à Paris. Du 9 avril au 31 août 2014.

L’année sera tricolore, centenaire de la Grande Guerre oblige… Et déjà les rayons de nos librairies croulent sous le poids des livres consacrés à cette commémoration.

Mais si c’était aussi l’occasion de se débarrasser de quelques idées reçues sur ce premier conflit mondial de l’Histoire ? Ou, à tout le moins, de revenir au plus près de la vérité, quitte à déboulonner quelques prestigieuses statues !

Monsieur X, qui n’aime rien tant que fouiller dans les archives, s’y est essayé́. Comme il avait déjà, il y a plusieurs années, exhumé des documents embarrassants ou troublants lors de la célébration du 90e anniversaire de la bataille de Verdun. Une bataille de 300 jours qui a été selon les spécialistes la première bataille industrielle de l’Histoire et où ont péri 300 000 soldats dans chaque camp. 2 000 chaque jour ! Mais Monsieur X le soulignait alors, ce long affrontement, présenté comme une victoire française et devenu le symbole de la Grande Guerre, ne servira de rien. Les Allemands, initiateurs de l’offensive en février 1916, sont purement et simplement reconduits sur leurs positions initiales en décembre 1916.

Mon interlocuteur mettait aussi en cause les erreurs du commandement, et surtout celles commises par le généralissime, Joseph Joffre. Il y reviendra. Cependant, si Monsieur X a choisi aussi d’évoquer la guerre de 14-18, c’est qu’il a visité́ en avant-première une exposition particulièrement décapante…

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« Bioperversité », par rienderien

21 avril 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

Je vous fais part d’un commentaire lu un site bio/humanité. Il illustre parfaitement ce qui pour moi relève de la » bioperversité ».

Nous achetons pour l’essentiel des fruits et légumes bio, locaux, de saison, en conversion ou en agriculture biologique, et pour moins cher que l’équivalent issu de l’agriculture « conventionnelle » au supermarché (frais de transport et marge du distributeur influençant le prix final).

Ben voyons, mon frère, t’en connais un bout d’héritage en héritage pour avoir la main sur les bons morceaux du plat à pas cher, on te fait confiance.

Quant au bio industriel, parfois cher, se méfier reste de vigueur : il faut éplucher les étiquettes, traquer l’huile de palme (parfois simplement dissimulée sous le terme générique « huile végétale » ou « graisse végétale »), les excès divers, et se poser des questions sur les provenance. Tout ceci pour des raisons écologiques et éthiques (humaines).

Quel fin stratège ! Que ta réflexion est profonde et pleine de noblesse, franchement mon frère respect ; pendant qu’on se fait rouler dans la farine OGM qui ruine et met en esclavage des pays entiers mais toi t’es super bien tu ne participes pas à ce bizness, la ‘transmission, y’a que ça de vrai !
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