Un lac est mort par amour, par Olivier Hofman

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Depuis près de 10 ans, une histoire, découverte lors d’une émission de la télévision belge francophone – Le jardin extraordinaire -, me donne à penser en dehors des schémas classiques, trop classiques, que je nous soupçonne de mettre en place afin de pouvoir dire notre « prise de conscience ». Cette histoire, la voici.

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TOUT S’EN MÊLE, MÊME LA CHINE…, par François Leclerc

Leurs répercussions potentielles dépassant de loin le poids économique du pays, les négociations grecques ne sont pas seules à être suivies de près. Mettant en évidence un difficile changement de cap, la dégringolade boursière chinoise qui n’en finit pas est également dans ce cas. Toutes deux témoignent de la fragilité de la situation économique, considérée à la seule qui échelle qui vaille désormais, celle du monde.

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Aux acteurs de la nuit du 4 août

Ouvert aux commentaires.

En hommage aux acteurs de la nuit du 4 août 1789, et aux Wolfgang Schäuble de ce monde, pour leur donner de l’esprit, une citation.

Il faut aussi relire La nuit du 4 août 1789 ou l’invention de la liberté en temps réel, par Annie Le Brun.

Il ne suffit […] plus de répéter les vieilles formules, Vox populi, vox Dei, et de pousser des cris de guerre en faisant claquer des drapeaux au vent. La dignité du citoyen peut exiger de lui, en telle ou telle conjoncture, qu’il dresse des barricades et qu’il défende sa terre, sa ville ou sa liberté ; mais qu’il s’imagine point résoudre la moindre question par le hasard des balles. C’est dans les têtes et dans les cœurs que les transformations ont à s’accomplir avant de tendre les muscles et de se changer en phénomènes historiques.

[…] nous assistons au spectacle de l’individu libre qui, si limité qu’il soit dans l’espace et dans la durée des âges, réussit néanmoins à laisser son empreinte personnelle sur le monde qui l’entoure, à le modifier d’une façon définitive par la découverte d’une loi, par l’accomplissement d’une œuvre, par l’application d’un procédé, quelquefois même par une belle parole que l’univers n’oubliera point. Il est facile de retrouver distinctement dans l’histoire la trace de milliers et de milliers de héros que l’on sait avoir personnellement coopéré d’une manière efficace au travail collectif de la civilisation.

Élisée Reclus (1902)

Écrits sociaux, Éditions Héros-Limite, 2012, pp. 45-46

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Le plancton ne pratique guère la compétition, par Marie-Paule Nougaret

Billet invité.

En ce temps des énigmes, un peu de douceur nous vient du royaume des sciences où on ne l’attendait plus. On s’est habitué à voir la biologie moléculaire comme un grand bric-à-brac de pièces de rechange, où l’on puise des gènes pour adapter les plantes et les microbes aux industries de la pharmacie et de l’agriculture, voire à la finance en mal de royalties. Car côté médecine, la thérapie génique balbutie. Cependant, l’analyse des gènes a montré, dans plusieurs maladies héréditaires, que par endroits dans le corps, une mutation néfaste pouvait revenir à la normalité. On ignore les régulations qui y président. Mais déjà se dessine une nouvelle thérapie génique, naturelle, sans virus, par auto-greffe de cellules guéries. Merci la biologie  moléculaire, donc.

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Peirera prétend de Antonio Tabucchi *, par Gaëlle Péneau

Billet invité.

Avez-vous lu Peirera prétend » de Antonio Tabucchi ?

Si ce n’est pas le cas voilà une belle lecture pour le mois d’août et un plaisir littéraire à déguster dans un jardin sous l’ombre d’un pommier.

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Et si, tout de même, le dernier éteignait la lumière !, par Pascal

Billet invité.

Paul Jorion dit ne pas vouloir que la lumière s’éteigne, pourtant cela fait partie des possibles et nous aurions tord de ne pas imaginer cette hypothèse. En effet, refuser d’envisager l’effondrement réduirait notablement notre champ des possibles, même si l’idée nous est désagréable.

Je vous invite donc à faire l’expérience suivante.

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De la trahison de la science et du moyen de la retrouver, par Ioana-Noemy Toma

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Jean de La Fontaine,
L’AVANTAGE DE LA SCIENCE,  Livre VIII, fable 19 

Entre deux Bourgeois d’une Ville
S’émut (1) jadis un différend.
L’un était pauvre, mais habile,
L’autre riche, mais ignorant.
Celui-ci sur son concurrent
Voulait emporter l’avantage :
Prétendait que tout homme sage
Etait tenu de l’honorer.
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IRRÉSISTIBLE GLISSADE, par François Leclerc

Billet invité.

Les apparences sont sauves : à la demande instante des autres créanciers de la Grèce, le chef de mission du FMI a finalement rejoint Athènes pour participer aux négociations du nouveau plan selon un statut laissé dans le vague, et la Commission fait valoir pour justifier sa présence en pointillés que les discussions suivent « un processus en deux étapes », le FMI ayant « une série différente de procédures et un calendrier différent ». Ouf ! la question de la grande discorde est repoussée, on ne parlera de la dette grecque que plus tard !

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C’est quoi ce monde ?, par Roberto Boulant

Billet invité.

L’espace, le Temps, la Matière, existent-ils vraiment ? Oui – pour Albert Einstein, qui formalise une trame spatio-temporelle emprisonnant la matière sous toute ses formes. Oui mais – pour la physique quantique, qui décrit un monde microscopique où une particule peut se trouver en plusieurs endroits et en plusieurs états à la fois, et dont les caractéristiques multiples ne deviennent uniques qu’au moment de l’observation (ce que les physiciens nomment la réduction du paquet d’ondes).

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L’Union Européenne respecte-t-elle les conventions de Genève ?, par Serge Boucher

Billet invité.

Si ceux qui s’étaient réjouis de l’arrivée au pouvoir de Syriza ont bien des raisons d’être contrariés, leurs ennemis idéologiques semblent réticents à savourer leur victoire. Les économistes néo-libéraux allemands, par exemple, sont semble-t-il très en colère contre les soutiens de Syriza, spécifiquement les prix Nobel Joseph Stiglitz et Paul Krugman, qu’ils décrivent comme « impolis », « inconscients » des traités européens, et « paléo-Keynesiens ».

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 31 JUILLET 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 31 juillet 2015. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 31 juillet 2015.

Le 31 juillet, c’est l’anniversaire de mon grand-père maternel qui aurait eu – j’ai fait le calcul tout à l’heure, pour ne pas rester le bec dans l’eau – 133 ans aujourd’hui. Ça dépasse un tout petit peu les moyens dont nous disposons, nous. On parle de prolongation de la vie humaine, mais là, c’est encore un petit peu, je dirais, au-delà de ce qu’on arrive à faire. Un homme très courageux, voilà. Il était né avec, comme on dit, une cuiller d’argent dans la bouche, et quand les circonstances ont demandé qu’il participe au monde autour de lui, il l’a fait d’une manière absolument remarquable. Voilà, un petit hommage en passant.

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C’est quoi notre espèce ? (III) La « prématuration » de l’espèce complique singulièrement les choses

Le dernier qui s’en va éteint la lumière (à paraître chez Fayard… quand ce sera terminé). Le feuilleton. Ouvert aux commentaires.

La prématuration de l’être humain, c’est le fait qu’il naît encore très incomplet, dans un degré de dépendance des adultes bien plus important que la plupart des autres mammifères qui, si ce n’est leur dépendance vis-à-vis du lait maternel, peuvent se tenir sur leurs pattes et deviennent semi-autonomes au bout de quelques jours. Dans notre espèce, il faut près de deux ans pour que ce stade soit atteint. C’est le biologiste Lodewijk Bolk (1866 – 1930) qui nous avait expliqué cela : nos bébés ont une très grosse tête et il faut qu’ils sortent du ventre de leur mère avant que cette tête ne tourne au problème insurmontable, ce qu’il n’est pas loin d’être déjà. En conséquence, un nouveau-né humain est bien davantage un fœtus prématurément expulsé qu’un véritable jeune d’être humain. Il exige un soin considérable pendant de nombreuses années et ce n’est donc pas un luxe qu’il y ait deux adultes humains veillant sur lui durant cette période de dépendance extrême, même si l’un des deux – celui qui n’a pas de lait à offrir – va de temps à autre chasser le mammouth. Ce n’est donc pas plus mal si le père est un compagnon fidèle de la mère aussi longtemps que le petit n’arrive pas à se débrouiller tout seul.

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Une nouvelle direction pour l’Europe !

Je n’ai pas trop bien compris pourquoi on me demande de vous montrer ça. Pour le plaisir de le rendre viral ? Quoi qu’il en soit, en regardant la vidéo, la pensée qui m’est venue c’est que si on remplaçait les 1.000 personnes qui dirigent la zone euro en ce moment, par les 1.000 qui sont sur la vidéo, on n’en serait certainement pas là où on en est aujourd’hui.

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LE PIÈGE SE REFERME, par François Leclerc

Billet invité.

Il n’y a pas trente-six logiques à la crise grecque, et le FMI vient de le confirmer en conditionnant sa participation au nouveau plan de roulement de la dette du pays. Pour justifier son retrait, il fait valoir que la Grèce n’étant pas solvable, sa dette doit être restructurée et, pour adopter un point de vue publiquement balancé, que des efforts doivent être fait des deux côtés, créanciers et débiteur. La donne en ressort décidément injouable.

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Le temps qu’il fait le 31 juillet 2015

Ouvert aux commentaires.

Le Blog de PJ : Jack Goody (1919 – 2015), le 21 juillet 2015

Le Blog de PJ : Électricité : Un rapport accablant… qui n’empêchera pas les choix idéologiques scandaleux qu’il dénonce, par Jean-Luc Tur, le 30 juillet 2015

Le Blog de PJ : URGENT : Lettre ouverte à l’attention de Nicolas Hulot, par Philippe Soubeyrand, le 27 juillet 2015

« Le dernier qui s’en va éteint la lumière » =
Paul Jorion, combien de divisions ?

« Voilà, Nicolas Hulot a bien répondu suite à la lettre ouverte. La porte est ouverte et nous y réfléchissons. Car rien n’est simple. Nous vous tiendrons au courant. »

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Électricité : Un rapport accablant… qui n’empêchera pas les choix idéologiques scandaleux qu’il dénonce, par Jean-Luc Tur

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Le 5 mars 2015 une commission d’enquête a rendu son rapport1 sur « les tarifs d’électricité » à l’Assemblée Nationale qui l’a adopté.

Ce rapport est avant tout un réquisitoire sur les résultats de l’ouverture totale des marchés en 2007 et du capital d’EDF, sur l’imbroglio du libéralisme dans le domaine … et des coûts engendrés dans un océan de centaines de milliards d’€uros.

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Etes-vous déjà cuit(e) ?, par Un Belge

Billet invité.

Il y a quelques années, de retour d’un lointain voyage, une amie m’a ramené une petite balle de coton à l’état naturel. Je n’en avais jamais vu. Elle l’a posée dans ma main. Moi, je travaillais alors comme garçon de salle dans un restaurant : à force de porter des assiettes chaudes, j’avais (sans jeu de mots) les paumes complètement cuites. Je pouvais voir dans ma main la délicate pelote de fibres, mais pas la sentir : ma peau n’avait plus la sensibilité requise. Mon amie m’a dit : Incroyable, comme c’est doux, non ? Et j’ai répondu : Oui, incroyable! — Sauf que je ne sentais rien, et je ne suis pas parvenu à le lui dire.

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C’est quoi notre espèce ? (II) La reproduction : une source de distraction permanente

Le dernier qui s’en va éteint la lumière (à paraître chez Fayard… quand ce sera terminé). Le feuilleton.

L’obsession subliminale qui est la nôtre de nous reproduire dans l’urgence constitue une source de distraction permanente qui nous fait constamment dérailler de ce que nous concevons comme le cours normal des choses : celui de notre survie individuelle dans un confort relatif. Nous passons une bonne partie de notre temps ensuite à tenter de remonter sur les rails.

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