Le conte de la pénibilité, par Jacques Seignan

Billet invité

C’était écrit : M. Valls simplifie le « compte pénibilité » (1)…

Rappelons-nous : les « petits patrons » (PME, TPE, artisans, etc.) étaient dans la rue, le 1er décembre 2014. Directement les réflexes et postures idéologiques affluent dans nos neurones. S’ils sont orientés « à gauche » – définition classique, pas d’ersatz social-bidon –, l’ironie puis l’indignation arrivent immédiatement : on [le gouvernement PS] leur fait de gros cadeaux et en plus ils [le MEDEF] ne sont jamais contents et – comme tout économiste un peu sérieux le savait d’avance – ils n’ont pas créé un seul emploi en contrepartie de ces concessions ! Les ministres socialistes ont les larmes aux yeux d’une telle ingratitude. Crocodiles ?

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 22 MAI 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 22 mai. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 22 mai 2015, et ces jours derniers, j’ai été sur la route, comme ça m’arrive assez souvent ces jours-ci, enfin ces années récentes. Et avant-hier, j’ai participé à un débat avec deux économistes belges : Bruno Colmant, que vous connaissez déjà, avec qui j’ai écrit un livre qui s’appelle : « Penser l’économie autrement », et avec Étienne de Callataÿ, qui est l’économiste en chef de la banque Degroof. Et c’était la banque Degroof qui organisait ce débat, et nous parlions devant des investisseurs, des clients de cette banque d’affaires belge. Alors, je précise tout de suite à l’intention de ceux qui me posent toujours rapidement la question : « Est-ce que vous étiez payé pour le faire ? » Non, je n’étais pas payé pour le faire. Les soucis de ces gens-là, qui me posent la question, ce n’est pas qu’on oublierait de me payer, mais qu’au contraire ils s’inquiètent beaucoup du fait qu’on pourrait me payer dans un cadre comme celui-là. En général, ce sont des gens qui, eux, n’ont pas de soucis du même ordre : quand on les paye, ils ne sont pas aussi, comment dire, sourcilleux. J’ai été « payé » : j’ai reçu – comme on fait dans ces cas-là – une bouteille, et je peux vous dire que cette bouteille a été partagée hier soir avec des amis du blog de Paul Jorion de la bonne ville de Liège.

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E pluribus unum*. Vraiment ?, par Roberto Boulant

Ouvert aux commentaires.

Après une longue diaspora de plus de 80.000 ans et plusieurs vagues de migrations, nous, hommes modernes, sommes en passe, au-delà de nos langues, de nos cultures et de la variété de nos morphotypes, de retrouver l’unité qui était celle de nos ancêtres dans leur berceau africain.

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EN ESPAGNE, CE N’EST QUE JUSTICE POUR COMMENCER ! par François Leclerc

Billet invité.

Les Espagnols vont-ils prendre le relais des Grecs comme trublions de l’Europe bien pensante, et même leur donner un coup de main ? La question est dans toutes les têtes, accompagnée de la crainte de voir ses espoirs déçus : la crise politique se poursuit, mais la voie qui s’ouvre n’est pas un chemin bordé de roses. En dépit des efforts du Partido Popular (PP) et du PSOE de ne pas faire des élections régionales et municipales qui viennent de se tenir en Espagne une répétition générale des législatives qui vont leur succéder, elles se sont traduites par la poursuite de la profonde recomposition politique qui est en cours. Les deux nouveaux partis qui s’opposent à la corruption, Podemos et Cuidadanos, ont obtenu quasiment la moitié des voix, le PP en perdant 30% et le PSOE 10%, illustrant la profondeur du rejet du mélange des affaires et de la politique. Les cartes sont redistribuées et des alliances vont être désormais nécessaires pour constituer des majorités et garder les présidences.

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NOS POSSÉDÉS… par François Leclerc

Billet invité.

Les négociations vont-elles enfin aborder la seule question qui compte, celle de la dette grecque et de son remboursement ? Les dirigeants européens ont dès le début fait le calcul de n’aborder ce deuxième volet des discussions qu’après avoir fait capituler le gouvernement grec en l’asphyxiant financièrement. Mais comment disjoindre les mesures exigées à court terme du calcul des allégements des remboursements à venir, qui sont reconnus comme inévitables à défaut de décote ? Irrésistiblement, la question refait surface.
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VONT-ILS SE RÉVÉLER ÊTRE « EN RESPONSABILITÉ » ? par François Leclerc

Billet invité.

Combien de fois avons-nous entendu ces dernières semaines « Il y a encore beaucoup de travail à faire », pour signifier que les Grecs devaient plier, dans ce monde que les mauvais esprits ne manqueraient pas de taxer d’hypocrisie. Mais un milliard et demi d’euros au total doivent être remboursés en juin au FMI, et personne ne semble être en mesure d’assurer que les échéances seront honorées. Déjà des hypothèses sur les moyens de gagner encore un peu de temps circulent.
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Le ministre grec de l’Intérieur : « La Grèce fera défaut sur la dette due au Fonds monétaire international »

Selon le Financial Times, le ministre grec de l’Intérieur, Nikos Voutsis, a déclaré que son pays ferait défaut sur le remboursement de la dette due au Fonds Monétaire International en juin. Il a ajouté que l’Union européenne et le FMI exigent de la Grèce des concessions inacceptables.

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Décadence et illustration du syndicalisme français, par Michel Leis

Billet invité.

Comment recevoir un bon accueil de la part des syndicats qui entendent défendre les conditions de travail des salariés quand on prophétise soi-même la fin du travail ? Ils peuvent à juste titre se poser la question : quelles propositions pour combattre cette disparition ? Le point de vue donné par un syndicaliste est tout à fait représentatif de la position centrale du travail dans la vision syndicale (après tout, c’est leur raison d’être) : « c’est par son travail qu’un humain accède à la dignité sociale ». Le rôle social du travail reste l’une des dimensions essentielles de notre mode d’organisation, et le changement de paradigme souhaité par certains nécessite de prendre en compte cette dimension.

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Un referendum européen pour sauver l’euro par la démocratie, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

L’impasse grecque est totale et le monde coule. Considérons la situation objective des protagonistes du drame. Pour la Grèce, il est ontologiquement impossible de se soumettre aux exigences de la technocratie franco-allemande. Elles consistent à démanteler l’État de droit pour forcer les classes moyennes et pauvres à payer plus d’impôts qu’elles ne reçoivent de services réels vitaux de la collectivité nationale.

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L’OCDE, AVEC NOUS ! par François Leclerc

Billet invité.

Quelle mouche a bien pu piquer l’Organisation de coopération et de développement économique ? Elle vient de produire un rapport de plus, mais qui attire l’attention. Il est titré « Pourquoi moins d’inégalité profite à tous » de manière un peu biscornue, mais à la lecture il ne déçoit pas.

« Nous avons atteint un point critique. Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons. Les chiffres prouvent que les inégalités croissantes nuisent à la croissance. Le sujet pour une action politique est autant social qu’économique. En ne s’attaquant pas au problème des inégalités, les gouvernements détruisent leur modèle social et nuisent à leur croissance à long terme », avertit en allant droit au but Angel Gurria, son secrétaire général, dans le préambule. Le document est largement documenté et prête difficilement à contestation, données à l’appui. Mais si c’est l’OCDE qui le dit… cela montre que le capitalisme ne tourne plus rond, comme d’autres manifestations financières sournoises ne cessent de l’illustrer .

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La Manic(ouagan)

La Manic de Georges Dor (1931 – 2001).

Si tu savais comme on s’ennuie
A la Manic
Tu m’écrirais bien plus souvent
A la Manicouagan
Parfois je pense à toi si fort
Je recrée ton âme et ton corps
Je pense à toi et m’émerveille
Je me prolonge en toi
Comme le fleuve dans la mer
Et la fleur dans l’abeille

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Fermez le ban, par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Il y a un peu plus de 5 mois, on pouvait déceler, bien que de manière hypothétique, qu’une dynamique européenne pouvait se faire jour au travers d’un certain nombre de points d’accroches, de conflits potentiels ou de processus possibles.

5 mois plus tard, et sans que cela ne réduise non plus l’avenir en sens inverse, force est de constater que la dite dynamique européenne est rangée sur l’étagère des potentialités, celle déjà surchargée de toutes celles qui « auraient pu mais n’ont pas pu » depuis l’instauration d’un véritable régime de crise, laquelle suit désormais un régime de croisière : stable.

Stabilité est en effet le maître mot.

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APPEL DE MAI 2015

L’objectif 1 500 € de notre appel mensuel a été atteint le 22 mai à 19h47.

L’actualité des banalités, les faits divers sans aucune implication quelconque, les équipes qui gagnent cette semaine et perdront la semaine prochaine, n’ont aucune place ici !

Les choses importantes seulement !

Merci à vous tous pour votre mécénat citoyen qui nous permet de vous offrir ici l’actualité du Grand tournant.

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Qui veut la peau de la séparation bancaire ?, par Philippe Lamberts

Billet invité

Saviez-vous qu’il existe une mesure simple et efficace pour empêcher les grandes banques de continuer à spéculer avec votre épargne ? Il s’agit de la séparation des métiers bancaires.

Pourtant, les groupes conservateurs, socialistes et libéraux au sein du Parlement européen refusent de mettre en oeuvre cette mesure.
Je vous invite donc à partager au maximum ma nouvelle vidéo pour dénoncer ce scandale et mettre la pression sur ces groupes politiques !

Philippe Lamberts
Co-président du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen

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DE QUOI LA GRÈCE VA-T-ELLE FINIR PAR ÊTRE LE SYMBOLE ? par François Leclerc

Billet invité.

Une réunion de deux heures aura été nécessaire, la nuit dernière, pour en rester toujours au même point : Angela Merkel et son comparse François Hollande n’auraient semble-t-il pas infléchi d’un iota leur position, et les points durs les opposant à Alexis Tsipras n’auraient pas varié. Rien n’indique dans les propos qu’ils ont tenu un arbitrage entre les positions divergentes qui se sont révélées à demi-mot au sein de l’ex-Troïka. Notablement, Jean-Claude Juncker n’était pas de la partie, et le premier ministre grec l’a rencontré dans un second temps. A se demander le sens de cette longue rencontre, si ce n’est pour accréditer que les deux dirigeants européens font tout pour masquer les désaccords afin de ne pas les trancher, et Alexis Tsipras pour tenter de trouver un accord sans se déjuger.

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AU JEU DU CHAT ET DE LA SOURIS, ON NE SAIT PLUS QUI EST QUI… par François Leclerc

Billet invité.

Sauf accident de parcours, ils ne sont pas prêts d’en avoir fini avec les Grecs ! Il serait maintenant question dans les sphères de l’Eurogroupe de décider d’une extension du plan de sauvetage en cours, qui se termine fin juin, ce qui permettrait de passer le cap de l’été et du remboursement à la BCE des titres de la dette venant à maturité. Le nez sur l’obstacle, ils finissent comme d’habitude par l’apercevoir au dernier moment. Cela donnerait également du temps avant d’engager la négociation sur la suite des opérations et permettrait auparavant au gouvernement grec d’organiser un référendum s’il en juge bon. Ce qui laisse entendre que des décisions difficiles à faire passer restent à prendre.

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