Le Woodstock quotidien de l’été : Country Joe McDonald – Feel Like I’m Fixing to Die Rag

28 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Appel d’août 2014

27 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Merci d’être aussi nombreux en ce moment-même sur le Blog de PJ, c’est que nous ne faisons pas un trop mauvais boulot !

L’appel du mois d’août a rapporté jusqu’ici 1.316 € pour un objectif 1.500 €, couvrant, je vous le rappelle, 1.000 € nets pour François, 240 € pour la maintenance et les services du webmaster et 260 € pour la location de trois serveurs (il y a une époque où je payais moins mais – certains s’en souviennent sans doute – le serveur était inaccessible plus souvent qu’à son tour !).

Voici cinq ans que nous atteignons notre objectif chaque mois grâce à votre mécénat citoyen. Merci encore !

AUTOMATA

27 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Et comme s’il n’y avait pas assez dans l’actualité : Christine Lagarde mise en examen pour « négligence »

27 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Christine Lagarde, patron du Fonds Monétaire International, mise en examen pour « négligence ».

Mme Lagarde fait appel de la décision. La peine maximale est d’un an de prison et 15.000 € d’amende.

Une nouvelle aristocratie de l’argent, par François Hollande

27 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Une excellent analyse de la situation présente, qu’il est bon de rappeler !

« Une haute bourgeoisie s’est renouvelée. On est passé d’un patrimoine jusque-là détenu par l’actionnariat familial, et transmis par héritage, à un actionnariat managérial qui s’est lui-même autopromu, autorécompensé, auto-organisé et autosolidarisé. Or il s’est trouvé par un fait de circonstance – mais qui n’est pas sans conséquence sur le plan idéologique – que c’est au moment où la gauche arrivait aux responsabilités, en 1981, que cette mutation profonde du capitalisme s’est produite.

Une génération – celle issue des cabinets ministériels des années 1980, de gauche comme de droite – s’est retrouvée aux commandes d’entreprises parce que le capitalisme lui-même n’avait plus de dirigeants, faute de familles suffisamment nombreuses, faute de compétences assez solides. C’est l’appareil d’Etat qui a fourni au capitalisme ses nouveaux bataillons, ses nouveaux cadres, ses nouveaux dirigeants. Ainsi est apparue cette situation inédite où des hommes, des femmes – plus d’hommes que de femmes – issus de l’Etat, de la haute fonction publique, sont devenus non seulement des responsables d’entreprise – cela s’était déjà produit dans le passé –, mais aussi des détenteurs – en quelques années – de fortunes considérables. Venus d’une culture du service public, ils ont accédé au statut de nouveaux riches, parlant en maîtres aux politiques qui les avaient nommés.

Là est le fait nouveau. Un changement de hiérarchie s’est opéré dans l’ordre des pouvoirs : “Puisque nous, nous avons réussi, puisque nous, nous sommes les représentants du capitalisme mondialisé, nous savons aujourd’hui ce qu’il faut faire. Nous le savons mieux que vous.” Aux yeux de cette nouvelle aristocratie, l’argent est devenu une référence bien plus fiable des représentations sociales que le mode d’attribution du pouvoir politique. »

Devoirs de vérité, p. 159-160.

François Hollande

LA PLATE-FORME DES 80%

27 août 2014 par Paul Jorion 235 commentaires

Merci à tous ceux qui sont intervenus dans la discussion, je vais réfléchir à comment en tirer les leçons. Je vous tiens au courant.

Il s’agit d’un thème que j’ai déjà souvent développé ici au vu de divers sondages d’opinion : les opinions défendues sur Le blog de PJ ne sont pas minoritaires mais majoritaires, et massivement majoritaires.

Plus de 8 Français sur 10 considèrent que la politique économique que conduira le nouveau gouvernement ne sera ni claire, ni efficace, ni juste, selon un sondage de l’institut 0doxa à paraître aujourd’hui mercredi dans Le Parisien/Aujourd’hui en France » (AFP).

Voilà les 80% dont je parle en titre. Jusqu’ici, ce qui les rassemble, c’est un rejet. Le rejet de quoi ? Le rejet de ce que j’appelle « la religion féroce incarnée à Bruxelles par la Troïka ».

Maintenant, il va falloir définir une plate-forme commune sur une base positive et là, cela va devenir tout de suite plus compliqué parce que dès que j’ai commencé à réfléchir à cela dimanche, j’avais à faire aussitôt à des gens aussi sympathiques les uns que les autres mais dont les uns sont pro-nucléaire civil et les autres sont contre (et moi personnellement, vous le savez, je suis contre). Mais il faut voir s’il n’y a pas moyen quand même de se mettre d’accord sur quelque chose.

On ne peut donc pas être trop ambitieux, on ne peut pas espérer rassembler sur la même plate-forme 80% d’une population. Soyons réaliste alors : visons les 2/3 de ces 80%. Ce ne sera déjà pas mal. Ça fait 53% de la population, ce qui ne serait pas mal du tout comme soutien pour une plate-forme commune. :-D

Nous sommes contre une religion féroce, et nous sommes pour le contraire, mais « le contraire », il nous faut dire maintenant exactement ce que nous entendons par là.

Alors, on y va ! J’ai déjà proposé des choses dans ce sens-là, que je vais aller rechercher dans mes cartons !

La discussion est ouverte ici pour La plate-forme des 80%. Dites-le à vos amis ! Ça a commencé !

Le Woodstock quotidien de l’été : Ten Years After – I’m Going Home By Helicopter

27 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Le gouvernement Valls II

26 août 2014 par Paul Jorion 28 commentaires

Emmanuel Macron, ancien conseiller du Président pour les questions économiques et secrétaire général adjoint de l’Élysée, récemment renvoyé à ses chères études parce que ses précieux conseils n’avaient pas produit les fruits espérés (c’est le moins qu’on puisse dire) et porteur du message « l’économie c’est bien simple, c’est cyclique : si ça va mal, il suffit d’attendre que ça aille de nouveau bien », devient ministre de l’économie. Il connaît donc la recette : il lui suffira d’attendre que les choses s’arrangent.

Reprenant les mots de Frédéric Cuvillier qui a préféré passer cette fois-ci, plutôt que d’être reconduit dans son poste de Secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche,

J’adresse au [nouveau ministre de l'Économie] et au futur Gouvernement tout mon soutien et mes voeux de réussite pour surmonter les difficultés que connait [v]otre pays.

La peau de chagrin

26 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Alors que l’on attend de connaître la composition du gouvernement Valls II, on constate qu’un Président ayant déjà perdu ses électeurs (les électeurs du PS se chiffrent désormais en pourcentage au même niveau que la popularité du Président), le soutien d’une partie de ses parlementaires et trois de ses ministres, et non des moindres : de l’économie, de l’éducation nationale et de la culture, en autant de jours, peine à trouver même des candidats aux postes ministériels : EELV n’en veut pas, Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, n’en veut pas non plus, et pas même Robert Hue, pourtant marginalisé des marginalisés.

Tiens, pendant qu’on attend, une citation :

Les gouvernements d’unité nationale sont pour bientôt, quand il sera devenu évident aux yeux de tous qu’aucun parti ne connaît à lui tout seul la solution des problèmes insolubles qui se posent, suivis alors de Comités de Salut Public, quand il sera clair que même tous ensemble ils n’y comprennent rien et – si Dieu nous prend alors en pitié – suivi enfin d’un nouveau Conseil National de la Résistance, au moment où il faudra, par-delà les divergences conçues aujourd’hui comme irréductiblement inconciliables, lancer une ultime tentative de sauver ce qui peut encore l’être.

Cela se trouve dans ma chronique intitulée Le fil rouge, dans Le Monde en date du 5 avril 2010.

Vertige philosophique – risque existentiel pour l’espèce, intelligence artificielle et nouvelle règle d’or, par Cédric Chevalier

26 août 2014 par Julien Alexandre Commentaires fermés

Billet invité

Il existe à Oxford (Future of Humanity Institute) et à Cambridge (Center for the Study of Existential Risk) deux instituts de recherche qui ont la particularité rare de se donner comme mission d’étudier le futur de l’Humanité et les risques à la survie de l’espèce, en y affectant des ressources significatives, au sein d’universités prestigieuses et sous le parrainage de scientifiques éminents, Stephen Hawking notamment.

Nick Bostrom, directeur du Future of Humanity Institute, interrogé dans un article récent, combine toute une réflexion sur le futur de l’Humanité, la survie de l’espèce et les dangers de l’intelligence artificielle. La partie sur l’intelligence artificielle est particulièrement éclairante quant au risque que pose cette technologie pour l’Humanité.

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Europe : UN TOURNANT QUI RESTE ENCORE A NÉGOCIER, par François Leclerc

26 août 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Ils ont bonne mine, tous ceux qui utilisaient la menace de la sanction des marchés pour imposer leur politique : les taux obligataires rivalisent à la baisse et atteignent des minima en dépit des mauvaises nouvelles qui s’accumulent. A l’occasion d’émissions à court terme, le trésor français bénéficie même de taux négatifs, comme son homologue allemand y est accoutumé. Même les pays hier les plus attaqués sur le marché obligataire connaissent non seulement une accalmie mais une véritable rémission. Est-ce le fruit de la justesse de leur politique, comme viennent de s’en prévaloir Angela Merkel et Mariano Rajoy, ou la poursuite de la dynamique engendrée par Mario Draghi lorsqu’il a menacé ce mêmes marchés des foudres de la BCE, ou bien faut-il y trouver une autre véritable raison ?

Quoi qu’il en soit, le paradoxe est là : la poussée déflationniste s’accentue, les anticipations d’inflation chères à la BCE se détériorent, du dire de son directeur général lors d’une communication remarquée à Jackson Hole, et le marché obligataire est plus que jamais à la détente. Sans doute en raison, à y réfléchir, de la nécessité de trouver une nouvelle obligation justifiant la poursuite de la même politique : l’échange entre marges de flexibilité fiscale et réalisation de réformes du marché du travail. Non sans heurter la détermination du gouvernement allemand et de ses alliés, qui en sont restés à l’épisode précédent.

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Apocalypse now ou Apocalypse trop tard ?, par Zébu

26 août 2014 par Paul Jorion 43 commentaires

Billet invité.

Manuel Valls ayant ‘démissionné son gouvernement’ [1] pour éteindre le feu de la contestation, avec le plein appui de l’Elysée, l’accord tacite qui liait Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et le Premier Ministre actuel pour s’assurer de l’existence d’une primaire entre les différents outsiders du PS face au Président de la République pour l’élection présidentielle de 2017 vole en éclats.

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon sortent donc de ce ‘jeu’, suivis probablement par quelques autres, dont l’ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti qui pose ouvertement la question de savoir ce qu’est être de gauche et corrélativement, ce que sera le gouvernement Valls II.

Dans ce Grand Jeu politicien, les dorénavant dissidents pensaient pouvoir en pesant de tout leur poids politique (Ministre de l’éducation Nationale et Ministre de l’économie, courants minoritaires respectivement au PS mais  difficilement négligeables) soit influer, a minima, sur la direction définie par l’exécutif en pariant sur l’économie d’une crise qui, si elle clarifie le Jeu, comporte des risques non négligeables pour tous, soit un ‘win-win’ collectif pour tous les acteurs concernés : un exécutif renforcé par des positions raffermies, des dissidents ayant pris date pour les primaires de 2016, chacun prenant ensuite la direction qu’il devait prendre pour se retrouver face aux militants pour un choix clair et sans ambiguïté lors de ces primaires.

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Espirito Santo : LE SAUVETAGE ÉTAIT PRESQUE PARFAIT, par François Leclerc

26 août 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Le gouvernement portugais pourra-t-il maintenir la fiction d’un sauvetage de la BES ne faisant pas appel à des fonds publics et ne trahissant pas trop ouvertement la directive communautaire qui préfigure la réglementation de l’Union bancaire ? Rien n’est moins certain, à considérer ses discrets ajustements des périmètres respectifs de la BES et Novo Banco – la mauvaise et la bonne banque – les incertitudes qui pèsent sur la valorisation de cette dernière et les aléas de sa vente future.

À ce dernier égard, les interrogations s’accumulent. Novo Banco sera-t-elle remboursée de sa créance de 700 millions d’euros sur l’actionnaire de la BES, Espirito Santo Financial Group (ESFG), depuis que la garantie que représentait Tranquilidade a été annulée ? Car cela a été indispensable afin de vendre la compagnie d’assurances Tranquilidade, filiale de ESFG, au fonds de capital-risque américain Apollo Global Market. On a incidemment appris à cette occasion que Tranquilidade avait été ponctionnée in extremis par le groupe Espirito Santo de 15 millions d’euros au titre du versement de dividendes… La vente des bijoux de famille réserve quelques surprises.

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Le Woodstock quotidien de l’été : Canned Heat – A change is gonna come

26 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Shadowrun, c’est maintenant, par AncestraL

25 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité. Réaction à l’article d’Evgeny Morozov : La prise de pouvoir des données et la mort de la politique.

D’emblée je vous demande de me pardonner, mais je vais employer des images fortes dans ce billet par besoin de secouer les puces des lecteurs de ce blog.

 

Depuis vingt ans, une pensée m’accompagne : celle de vivre dans un jeu de rôle, du style de ceux que je pratiquais alors, les « JDR sur table » nés avec Dungeon-and-Dragons. Et ce n’est pas un « délire » : ce sont les événements extérieurs qui me font penser cela et permettent la similitude.

Personnellement, ma préférence en JDR allait pour Shadowrun, un univers « cyberpunk » des années 2050 situé à Seattle, un « futur dystopique proche » où la haute technologie, la magie et le fantastique se côtoient, où l’on joue un « shadowrunner » qui exécute des missions risquées « dans les ombres » pour une Corporation, contre une autre bien souvent, via un « Mr Johnson » fournissant les contrats, un costume-cravate anonyme comme il en existe des armées. Dans ce monde, le transhumanisme est omniprésent, tout comme la cybertechnologie, l’internet matriciel, les drones, la haute surveillance, la génétique, etc.

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La politique du Président de la République : deux manières d’envisager les choses

25 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Il y a de multiples manières d’envisager la crise de régime qui se déroule sur nos yeux. En voici deux.

1° Un Président de la République convaincu de maintenir le même cap depuis son élection, celui de son devoir et du salut de la France, entouré de gens : électeurs, parlementaires, ministres, qui échouent à comprendre qu’il a choisi la seule voie viable du redressement et qui l’abandonnent ou le quittent par incompréhension.

2° Un Président de la République qui, dès le premier jour de son mandat, sans même avoir l’excuse d’un barrage se dressant devant lui qui lui interdirait de réaliser ses projets, s’est renié chaque jour davantage, perdant dans une longue érosion provoquée d’abord par l’ébahissement, ensuite par la consternation et enfin par l’écœurement, d’abord ses électeurs, ensuite ses parlementaires et enfin, aujourd’hui, ses ministres.

La différence entre ces deux interprétations possibles est que la première n’est plus partagée apparemment que par une seule personne. Deux peut-être demain, avec M. Manuel Valls. Nous verrons bien.

Europe : ILS CONTINUENT DE JOUER PETIT… par François Leclerc

25 août 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Laborieusement, comme en toute chose, les dirigeants européens s’efforcent de surmonter leurs contradictions et d’amorcer un tournant qui s’annonce par avance inconséquent. Devant les faits, ils doivent une fois de plus s’incliner, sans en tirer les conséquences et remettre en question leur orientation. L’Italie s’apprête à dépasser la ligne jaune des 3% du PIB de déficit que la France est loin de pouvoir rejoindre. La sanction ne peut être minorée : ce ne sont plus des pays européens périphériques qui se révèlent rebelles à l’application d’une politique qui fait loi, mais deux des trois principales puissances économiques de la zone euro (la première ne se portant pas si bien).

Que croyez-vous que cela va déclencher ? Non pas une remise en cause de cette politique, mais une tentative dérisoire, qui se cherche, de continuer à tenter de faire entrer des ronds dans des carrés. Tous les indicateurs économiques en berne prononcée, les marges de manœuvre des gouvernements se réduisent encore, aboutissant à ce que fleurissent à nouveau les appels plus ou moins explicites à l’Allemagne afin qu’elle réagisse et devienne la locomotive de l’Europe. Le dernier en date de Christine Lagarde, au nom du FMI. Mais l’on se paye de mots une fois de plus. Croire que l’introduction, non généralisée et progressive, d’un salaire minimum de 8,5 euros brut va dynamiser la consommation intérieure allemande et favoriser les exportations des autres pays de la zone euro, c’est prendre des vessies pour des lanternes. Penser qu’un programme d’investissement allemand en serait également susceptible est une vue de l’esprit. Il ne reste plus que la crainte non avouée que l’Allemagne prenne du champ et joue solo.

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Et pendant ce temps-là… tout se reconfigure

25 août 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Et pendant ce temps-là… EELV implose : entre ceux pour qui un gouvernement Valls I était déjà beaucoup trop à droite (vous mettrez les noms vous-même, comme celui d’une ancienne ministre dont un livre qui a l’air bien intéressant sort aujourd’hui), ceux qui sont prêts à entrer dans un gouvernement Valls II même si celui-ci est placé sous le signe d’« une équipe en cohérence avec les orientations que [le Président de la République] a lui-même définies pour notre pays », et ceux qui au sein d’EELV lorgnent aujourd’hui vers les centristes, voire même l’UMP.

J’allais écrire que l’on assistait ce matin à la recomposition du paysage politique entre une vraie gauche et une vraie droite, quand j’ai noté qu’entrait à l’Élysée un populiste comme je les aime : un vrai, l’un de ceux qui parlent au nom du peuple et en qui le peuple se reconnaît en raison des valeurs qu’il ou elle défend, et non parce qu’il en attend la protection de ses « petites économies ». Incroyable mais vrai, Pierre-Louis Basse est nommé conseiller, oui LE Pierre-Louis Basse !

Rien n’est simple, et tout se complique. J’ai le sentiment quand même qu’à la fin de la semaine le paysage politique français se sera recomposé et clarifié.

Le gouvernement Valls démissionne

25 août 2014 par Paul Jorion 72 commentaires

Ouvert aux commentaires.

Dans la mesure où Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont répété hier à Frangy-en-Bresse ce qu’ils avaient déjà dit, le premier au Monde samedi, le second au Parisien dimanche, le choix se réduisait à les virer ce matin ou pour Manuel Valls à démissionner. Geste prémédité de la part du premier ministre, en accord avec les deux premiers ? Difficile à imaginer vu la manière dont il était monté au créneau derrière la bannière du « On ne change pas de cap ! » malgré les lamentables chiffres économiques récents. À moins que Machiavel ne soit de retour en politique, ce qui, au point où on en est et, au vu de la qualité du « vrai Machiavel », ne pourrait être qu’un progrès !

La prise de pouvoir des données et la mort de la politique, par Evgeny Morozov

25 août 2014 par Paul Jorion 56 commentaires

Publié dans The Observer, le 20 juillet 2013. Merci à Guy Weets pour la traduction. © The Guardian

Les pionniers de la technologie aux États-Unis préconisent une nouvelle approche de la gouvernance basée sur les données – « La réglementation algorithmique ». Mais si la technologie apporte des réponses aux problèmes de société, quel impact pour les gouvernements ?

Le 24 août 1965 Gloria Placente, une résidente de 34 ans du Queens, New York, roulait vers Orchard Beach dans le Bronx. Vêtue d’un short et de lunettes de soleil, cette maîtresse de maison était impatiente de passer quelques heures tranquilles à la plage. Mais au moment où elle a traversé le pont Willis Avenue dans sa Chevrolet Corvair, Placente a été entourée par une douzaine de patrouilleurs. Il y avait aussi 125 journalistes, avides d’assister au lancement de l’opération CORRAL de la police de New York – un acronyme signifiant Computer Oriented Retrieval of Auto Larcenists, soit recherche assistée par ordinateurs de voleurs de voitures.

Quinze mois plus tôt, Placente avait brûlé un feu rouge et négligé de répondre à la citation à comparaître, une infraction que CORRAL allait punir avec une forte dose techno-kafkaïenne. CORRAL travaille comme suit : une voiture de police stationnée à une extrémité du pont communique par radio les plaques des voitures venant en sens inverse à un opérateur à distance, qui les introduit dans un ordinateur Univac 490, un jouet cher $ 500,000 (3,5 millions $ en dollars d’aujourd’hui) prêté par la Sperry Rand Corporation. L’ordinateur compare les numéros avec ceux d’une base de données de 110 000 voitures qui ont été soit volées soit ayant appartenu à des délinquants connus. Dans le cas d’identification, l’opérateur alerte une seconde voiture de patrouille à l’autre sortie du pont. L’opération prend, en moyenne, seulement sept secondes.

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