Joe Cocker (1944 – 2014)

22 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Il chantait avec ses tripes (au Blog de PJ on aime bien les gens qui font les choses avec leurs tripes).

Il avait été avec Jimi Hendrix le champion de notre petit festival Woodstock de l’été.

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Encore une chose que les robots feront mieux que nous…

22 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

LES JEUX POLITIQUES EUROPÉENS SE TENDENT, par François Leclerc

22 décembre 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

À Athènes, Antonis Samaras tente de grignoter des voix parlementaires et d’assurer la victoire de son poulain à la Présidence de la République, afin de reculer la perspective d’élections législatives anticipées gagnées par Syriza. Le troisième et dernier tour des élections à la présidence aura lieu le 29 décembre, mais les pointages ne lui sont toujours pas favorables. Deux épisodes de débauchage font déjà jaser, avec pour cible un député des Indépendants et le parti Dimar, le premier sous la forme la plus classique d’un achat de vote, un enregistrement non authentifié circulant. Le second à l’occasion d’une allocution télévisée, hier dimanche, au cours de laquelle le premier ministre a proposé aux députés d’avancer les élections législatives à la fin 2015, au lieu de juin 2016, ainsi qu’un élargissement du gouvernement, en contrepartie de leur soutien à son candidat à la présidence, Stavros Dimas. Il reste une semaine pour conclure !

Le gouvernement espagnol a plus de temps devant lui, mais l’échéance des législatives s’approche, et il s’affaire tout autant à leur préparation. Avec en toile de fond l’étrange compétition qui est engagée entre l’Espagne et le Portugal – dont le calendrier est similaire – pour savoir dans lequel des deux pays les rapports entre l’argent et le monde de la politique sont les plus malsains. Dans les deux, le grand déballage se poursuit. La leçon catalane et le danger d’un éclatement de l’Espagne n’a pas été perdue par tout le monde, et le gouvernement de Madrid propose à toutes les régions de les faire bénéficier du taux avantageux dont le pays bénéficie sur le marché obligataire, afin de les soulager du poids de leur endettement. Une démonstration pratique des intérêts de la mutualisation des dettes régionales est donnée, en vue de mieux faire réfléchir aux bienfaits de l’État espagnol, qui n’en a pas été exagérément prodigue ces dernières années.

Lire la suite »

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Keynes : L’économie comme « sous-produit de l’activité d’un casino »

22 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Keynes ne décrira jamais le mécanisme qui expliquerait véritablement comment la spéculation agit sur la formation des prix ou des taux, il se contentera de mettre en garde contre ses excès dans un passage très souvent cité de sa Théorie générale :

« Les spéculateurs sont inoffensifs aussi longtemps qu’ils ne sont qu’autant de bulles à la surface du flot régulier de l’esprit d’entreprise. La situation devient cependant sérieuse quand c’est l’esprit d’entreprise qui se transforme en une simple bulle à la surface d’un tourbillon spéculatif. Quand la fructification du capital d’une nation se transforme en sous-produit de l’activité d’un casino, le travail est rarement bien fait » (Keynes 1936 : 159).

Cette image de l’économie subordonnée à « l’activité d’un casino » a frappé les esprits. Nous avons la chance – pour la petite histoire – d’en connaître la genèse : la métaphore apparaît pour la première fois dans une déposition faite par Keynes le 15 décembre 1932, soit quatre ans avant la publication de la Théorie générale, devant la Royal Commission on Lotteries and Betting, la commission royale britannique des loteries et des jeux.

Lire la suite »

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

LA SORTIE DE SANTA MONICA

22 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Me promenant un jour dans mon nouveau quartier, tout au début de mon séjour à Santa Monica (j’y habiterai cinq ans), je suis passé devant une grosse villa qui ne se distinguait pas de ses voisines si ce n’est par quelques signes très discrets (on est très pudique en Amérique sur ces choses-là) indiquant qu’il s’agissait en réalité d’un crématorium.

Je me souviens m’être dit avec une certaine satisfaction : « C’est donc ici la sortie de Santa Monica ! »

Comme si mon inconscient avait eu le souci depuis mon arrivée, de découvrir où se trouvait la porte de sortie de Santa Monica.

La conscience se dit : « Je suis arrivé ici à pied, à cheval ou en voiture, plus un camion de déménagement, et c’est donc comme cela que j’en repartirai ! »

L’inconscient, qui n’est pas un benêt lui, sait que la plupart des habitants d’un lieu ne le quittent pas précédés d’une tapissière, et est content de savoir où se trouve la véritable sortie.

most-famous-places-in-california-santa-monica

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Arthur Schnitzler (1862 – 1931)

22 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Le livre de Theodor Reik, Arthur Schnitzler als Psycholog (1913), a été traduit en français aux éditions Circé sous le titre Schnitzler psychologue en 2004.

Je n’arrive à m’en procurer ni un exemplaire neuf, ni d’occasion. Si vous avez un tuyau, soyez gentil ou gentille de me le signaler ici.

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Le style de Keynes

21 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Le ton de Keynes dans l’expression de ses pensées était bien particulier. Les Américains ont toujours craint de se voir « bamboozled » par lui : embobinés. Il existe une expression en anglais : « too clever by half », trop malin de moitié, qui semble avoir été faite pour lui.

Le style dans lequel Keynes écrit nous est connu alors que le style dans lequel il parlait nous est lui aujourd’hui essentiellement inconnu, si l’on excepte une vidéo d’une minute environ où Keynes lit un texte à l’occasion en 1931 de l’abandon définitif de l’étalon-or en Grande-Bretagne, une grande victoire pour lui comme nous avons eu l’occasion de le voir. Il existe cependant quelques endroits où l’on peut découvrir ce style : dans les retranscriptions de discussions auxquelles il participa. Je vais citer quelques passages de l’une de celles-ci pour tenter de communiquer au lecteur ce qui caractérisait le ton très personnel de Keynes.

Lire la suite »

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

VentsContraires.net, Paul Jorion : Croyance ou engagement

21 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Sur le site VentsContraires.net, c’est ici.

Les idées que j’exprime dans la vidéo relatives à « croire » et « savoir » et à l’adhésion, se trouvent dans Principes des systèmes intelligents (1989)

Blog de PJ : Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera !, le 22 novembre 2014

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Dans les coulisses d’une « religion féroce » : la convergence voulue entre libertarianisme et satanisme, par Sapristi

20 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

Si Paul Jorion qualifie l’économie ultralibérale de « religion féroce », comment pourrions-nous définir son incarnation extrême, le « libertarianisme » ?

Dans sa bible satanique, Anton Szandor LaVey, libertarien objectiviste convaincu et surtout philosophe sataniste, modernise le mythe de Satan en lui donnant les attributs du parfait « homo oeconomicus » rationnel. Les neuf affirmations sataniques sont :

– Satan représente l’indulgence, plutôt que l’abstinence.
– Satan représente l’existence vitale, et non des promesses spirituelles irréalistes.
– Satan représente la sagesse immaculée, au lieu de l’hypocrisie dans laquelle se complaisent les hommes.
– Satan représente la bonté pour ceux qui la méritent, au lieu de la prodigalité gaspillée pour des ingrats.
– Satan représente la vengeance, plutôt que le pardon.
– Satan représente la responsabilité à ceux qui savent l’assumer, plutôt que de se soucier des vampires psychiques.
– Satan représente l’homme simplement comme un animal parmi tant d’autres, parfois mieux, souvent pire que ceux qui marchent à quatre pattes, qui, grâce à son prétendu « développement intellectuel et spirituel » est devenu le plus vicieux de tous les animaux.
– Satan représente les prétendus péchés, puisque ceux-ci mènent à la gratification physique, mentale, ou émotionnelle.
– Satan est le meilleur ami que les églises aient eu, puisqu’il les a maintenues en affaires depuis si longtemps.

Lire la suite »

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

« Sur la lecture des livres » par John Maynard Keynes

20 décembre 2014 par Paul Jorion 35 commentaires

Ouvert aux commentaires.

La conclusion de « On Reading Books », sur la lecture des livres, allocution prononcée à la BBC le 1er  juin 1936 :

« Un lecteur doit acquérir une familiarité à la fois vaste et universelle avec les livres en tant que tels, si l’on peut dire. Il doit les aborder avec la totalité de ses sens ; il doit les connaître par leur toucher et par leur parfum. Il faut qu’il apprenne comment les tenir en ses mains, comment faire bruisser leurs pages et obtenir en quelques secondes une première impression intuitive de ce qu’ils contiennent. Il doit, au bout d’un certain temps, en avoir touché plusieurs milliers, au moins dix fois davantage que ce qu’il lira véritablement. Il doit parcourir les livres des yeux comme un berger le fait avec des moutons, et les juger du regard inquisiteur et rapide qu’a le maquignon pour le bétail. Il doit être entouré de davantage de livres que ce qu’il lit, vivre dans la pénombre de pages non-lues, dont il connaît le caractère général et le contenu, virevoltant autour de lui. Telle est la finalité des bibliothèques, la sienne propre et celles des autres, privées et publiques. C’est aussi la finalité des bonnes librairies, de livres neufs ou d’occasion, dont il en reste quelques-unes, et dont on aimerait qu’il y en ait davantage. Une librairie n’est pas comme un guichet de chemin de fer que l’on approche en sachant ce qu’on veut. Il faut y entrer ouvert à tout, presque comme dans un rêve, et permettre à ce qui est là d’attirer et d’influencer librement l’œil. Se promener entre les rayons d’une librairie, en s’y plongeant selon ce que dicte la curiosité, devrait être le divertissement d’une après-midi. Abandonnez toute timidité, tout scrupule à vous y adonner. Les librairies existent pour vous l’offrir, et les libraires l’accueillent volontiers, sachant fort bien comment tout cela se terminera. Il s’agit d’une habitude à acquérir dès son jeune âge ».

Keynes, John Maynard, « On Reading Books », 1936, Donald Moggridge (sous la dir.) The Collected Writings of John Maynard Keynes, Volume XXVIII, Social, Political and Literary Writings. Cambridge : Cambridge University Press, 2013 : 329-335

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

1944 : Les accords de Bretton Woods

20 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

La conférence monétaire internationale, à Bretton Woods dans le New Hampshire, en 1944.

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 19 DÉCEMBRE 2014 – (retranscription)

19 décembre 2014 par Paul Jorion 8 commentaires

Retranscription de Le temps qu’il fait le 19 décembre 2014. Merci à Olivier Brouwer ! Ouvert aux commentaires.

Bonjour, on est vendredi, le 19 décembre 2014. Et vous avez peut-être vu, l’autre jour, il n’y a pas tellement longtemps, j’ai fait un billet qui s’appelait, euh je sais plus comment ça s’appelait, mais c’était à propos du film « Total Recall », un film de Paul Verhoeven qui avait été fait d’après une petite nouvelle de Philip K. Dick. C’est donc l’histoire de ce gars qui [s’adresse] à une firme qui fait du logiciel et qui offre aux gens de leur faire vivre des aventures extraordinaires par un implant d’un logiciel dans leur tête. Et alors, les choses tournent mal très rapidement, mais le gars ne sait plus si le fait que ça tourne mal, ça fait partie du scénario qu’on lui a mis dans sa tête, et alors l’histoire démarre sur des chapeaux de roues, parce qu’il finit par se retrouver à la tête d’une rébellion sur la planète Mars, donc c’est vraiment pas mal ! Si c’est ça qu’il a acheté, eh bien il en a pour son argent !

Et j’ai repensé à ça parce que je voyais le journal et je regardais ce qui se passait ! Et je me disais : « Est-ce qu’il y a… » Vous savez, il y a un débat, j’avais dit un truc, je ne sais plus ce que c’était non plus, à propos de Dieu qui n’existe probablement pas, « Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera ! », et il y a un long débat qui a eu lieu parce qu’une autre personne a voulu parler de ça, mais on se pose quand même la question : est-ce qu’il y a quelqu’un, vraiment, quelque part, qui essaye de nous épater, qui essaye de faire que les bras nous en tombent le maximum possible, qu’on se dise : « Non, ça c’est pas possible, je n’ai pas encore vu ça, c’est pas possible que ça aille dans cette direction-là, c’est trop fort ! »

Lire la suite »

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Taux, dette et monnaie : UNE HISTOIRE DE DÉSAMOUR, par François Leclerc

19 décembre 2014 par François Leclerc Commentaires fermés

Billet invité.

Mercredi dernier, la Fed n’a finalement pas engagé l’augmentation de son taux directeur. La pression se renforçait pour qu’elle donne au moins un signal en ce sens, la question du choix des critères guidant sa décision se posant. La faiblesse du taux d’emploi avait dernièrement pris le pas sur toute autre considération dans les déclarations de Janet Yellen, sa présidente, et l’on ne parlait plus de la lutte contre l’inflation, son autre mission, et pour cause : mondiale, la pression déflationniste s’exerce y compris aux États-Unis. Toutefois, un déclin du chômage est officiellement enregistré dans le cadre d’une croissance qui frémit, ouvrant la voie si ce critère restait décisif à l’augmentation du taux de la Fed afin d’enrayer la progression de la bulle financière et de sonner la fin de la longue période d’argent facile qui en est à l’origine.

Alors pourquoi ne pas l’avoir décidé ? La précédente tentative de la Fed s’était traduite par un retrait massif et brutal des capitaux partis chercher du rendement dans les pays émergents, les déstabilisant. Dans un contexte de plus grande fragilité de ceux-ci, il est certes dorénavant recommandé de s’efforcer d’amortir un nouveau choc en multipliant les précautions et les avertissements. Plus la masse des capitaux pouvant circuler augmente, plus leurs mouvements sont redoutables quand ils interviennent, ne facilitant pas la navigation des banques centrales.

Lire la suite »

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Le prêt à intérêts (III) : le crédit gratuit, par Zébu

19 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

« Mais cette révolution qui vient à nous d’une marche invincible et déjà nous interroge, que veut-elle ? En pouvez-vous douter ? Elle veut que l’œuvre commencée en 89 s’accomplisse. La féodalité territoriale et militaire a disparu, il faut que la féodalité financière disparaisse. Plus de privilèges ! L’égalité. Plus de privilèges ! La justice.

De là tous ces brûlants débats sur la souveraineté du capital, sur le despotisme de l’usure, sur le prêt à intérêt, sur le crédit.

La royauté de l’argent, l’aristocratie de l’argent, voilà bien effectivement ce qui est en question. »

Quand Louis Blanc, un des penseurs socialistes les plus estimés de son siècle, écrit ces lignes dans « L’organisation du travail », publié en 1839[1], le Code Civil napoléonien est toujours en vigueur et ses dispositions concernant le prêt à intérêt également, et ce pour encore presque 50 ans avant que la loi de 1886 ne vienne transformer ce que souhaitait réaliser l’empereur : inscrire la pacification dans la loi civile entre les partisans de la libéralisation complète des intérêts du prêt et les partisans de leurs interdiction. De fait, les intérêts pourront ainsi être stipulés dans les contrats de prêt mais seront régulés par la loi.

Lire la suite »

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Podemos, ses structures de base et leur maillage. Une Agora de notre époque ?, par Lazarillo de Tormes

19 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

En 1985, l’Unesco inscrit la grotte d’Altamira située à Santillana del mar, petite localité du nord de l’Espagne, dans la liste du Patrimoine mondial. 22.000 ans durant, nos ancêtres Sapiens y ont laissé des traces si nombreuses et variées de leur passage que, selon les hypothèses, ces lieux auraient été des points de rassemblement périodiques pour des populations consistant vraisemblablement de petits groupes familiaux d’une quinzaine d’individus en moyenne. Déjà donc l’être humain ressentait le besoin de socialiser, de se réunir avec ses semblables pour façonner son devenir mieux qu’il ne le ferait confiné dans l’isolement.

C’est par hasard qu’un chasseur découvrit la grotte en 1868 mais c’est un passionné d’archéologie local, Marcelino Sanz de Sautuola qui réalisa l’importance du site et par ses travaux contribua à lui donner un écho dans la communauté scientifique de l’époque. Il se fait que son arrière-petit-fils, Emilio Botín Sanz de Sautuola fut le président, jusqu’à son décès soudain le 10 septembre 2014, du Grupo Santander le plus grand conglomérat bancaire d’Espagne et un des plus importants d’Europe. Le 5 septembre, quelques jours avant sa mort, il confiait lors d’un entretien informel, très médiatisé ensuite, avec des journalistes que Podemos constituait l’une des deux menaces principales à la stabilité sociale – l’autre étant l’indépendantisme catalan -, qu’il fallait la combattre et il exhortait à un renforcement des liens, allant, si nécessaire, jusqu’à un gouvernement d’union PP-PSOE à l’issue des législatives de 2015. Il se dit depuis que des tractations en ce sens seraient en cours, sous le manteau, entre les deux appareils. C’est que les conseils d’Emilio Botín portaient et le slogan boutade de Podemos « En Espagne de nos jours, ceux qui gagnent les élections ne s’y présentent pas » est là pour aiguillonner les imaginations à ce sujet.

Lire la suite »

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Une solution politique ? Quelle rafraîchissante naïveté !, par Roberto Boulant

19 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Billet invité.

Ceci est dans mon esprit plus un complément, qu’une réponse au billet de Michel Leis, ‘Il n’est d’autres voies que l’action politique’. (Et puis… j’ai aussi beaucoup de mal avec cette injonction commercialo-religieuse qui veut que nous soyons tous béatement heureux à l’approche de Noël !).

« Dans l’antiquité, les esclaves savaient qu’ils ne pouvaient discuter avec nous, au moyen-âge, les serfs savaient que leur statut d’homme libre n’était qu’un leurre, aujourd’hui, progrès du storytelling aidant, une majorité pense vivre en démocratie et avoir le statut de citoyen. Magnifique mélange d’aveuglement et de lâcheté qui nous conforte, nous les maîtres du monde, dans l’assurance que nous sommes vraiment d’une essence supérieure. Alors oui bien sûr, au fur à mesure que notre nouvel ordre féodal remplace des pans entiers de l’ancien monde, que les anciens états-nations s’effondrent, même les gueux les plus désireux d’être bercés d’illusions ne peuvent que constater la réalité : les politiciens professionnels sont nos serviteurs, ils votent nos lois et nous, au travers de ces marionnettes interchangeables, gouvernons cachés aux yeux du commun.

Et de fait, la crise déclenchée par les subprimes prouve que nous sommes hors d’atteinte des lois, nous sommes maintenant bien plus puissants qu’en 2008 ! Et quel plaisir, quelle jouissance même, de voir la populace voter pour un socialiste-ennemi-de-la-finance qui quelques mois plus tard nommera à Bercy  un des nôtres, un banquier d’affaires devenu millionnaire en une nuit !

Nous avons d’ores et déjà gagné. Les cliquets installés sont si nombreux et efficaces que quiconque serait assez fou pour vouloir les détruire, détruirait en même temps la société. Il n’y a plus aucun retour en arrière possible ! »

Lire la suite »

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Mes interventions à Ce soir (ou jamais !) du 12 décembre 2014

19 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Quelqu’un s’est amusé à extraire mes interventions lors de l’émission de la semaine dernière. Merci à lui ou à elle !

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Le temps qu’il fait, le 19 décembre 2014

19 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Sur Dailymotion, c’est ici.

Blog de PJ : La tentation de l’interprétation « Total Recall », le 16 décembre 2014

Blog de PJ : Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera, le 25 novembre 2014

Blog de PJ : Pour en finir une fois pour toutes avec ce débat sur Dieu, par Un chrétien de gauche, le 11 décembre 2014

Ubik (1969) par Philip K. Dick

Blog de PJ : Après la grève…, par Serge Boucher, le 18 décembre 2014

Blog de PJ : interdiction des paris sur les fluctuations de prix

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

Le blog de Paul Jorion et la géopolitique

18 décembre 2014 par Paul Jorion Commentaires fermés

Je reçois ces jours-ci un grand nombre de mails dont la teneur est similaire : les abus américains en matière de démocratie devraient rendre mon blog plus compréhensif envers les abus russes – qui seraient une manière pour cette nation de se défendre.

L’argument est grotesque : les exactions de Bush n’excusent pas l’autoritarisme de Poutine, et si l’on acceptait ce type d’arguments cour de récré : « oui mais c’est lui qui a commencé ! », tout absolument deviendrait justifiable.

Le blog de Paul Jorion continuera de critiquer les infractions aux principes démocratiques quelles qu’elles soient et où qu’elles aient lieu, et je continuerai de le faire à titre personnel dans tout autre espace chaque fois que cela se justifiera (comme je l’ai fait il y a trois jours dans le courrier des lecteurs du Wall Street Journal en réponse à une tribune libre intitulée [il y en a qui ne sont pas vite gênés] : « Je n’ai pas de regrets pour l’utilisation du supplice de la baignoire par la CIA »).

 

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png

La crise russe, répétition générale pour les pays européens d’un scénario de sortie de l’euro ?, par Annie Fortems

18 décembre 2014 par Julien Alexandre Commentaires fermés

Billet invité

Depuis le début de l’année, le rouble n’en finit pas de dégringoler et a perdu 50 % de sa valeur. En une seule journée, mardi 16 décembre, il a dévissé de 20 %. L’économie russe est ébranlée et pourrait afficher un PIB en baisse de 5 % en 2015.

Les commentateurs analysent les causes multi-factorielles de cette crise avec une lecture plutôt libérale : ralentissement économique ces dernières années, sanctions économiques, crise géopolitique et chute du cours du Brent.

Ils minimisent une force en présence qui pèse d’un poids considérable sur la monnaie et l’économie russe : la spéculation financière mondialisée. La guerre des monnaies et de l’énergie

Comme il n’y avait pas de raison, autre que spéculative, pour l’envolée des cours du pétrole ces dernières années, il n’y en pas plus aujourd’hui pour une telle dégringolade.

Lire la suite »

http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/google_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/facebook_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/yahoobuzz_24.png http://www.pauljorion.com/blog/wp-content/plugins/sociofluid/images/twitter_24.png
© 2014 Blog de Paul Jorion · Connexion
Desk Space par Dirty Blue & Wordpress Traduction WordPress tuto
Implementation / Webmaster Camuxi.