LE CLUB DES TAUX NÉGATIFS S’ÉLARGIT AU JAPON, par François Leclerc

Billet invité.

Sans crier gare, la Banque du Japon (BoJ) vient de rejoindre un club qui ne cesse de s’agrandir, celui des taux négatifs, où elle se trouve désormais en compagnie de la BCE et des banques centrales suisse, danoise et suédoise. En désespoir de cause, face à l’appréciation du yen et ne parvenant toujours à faire décoller l’inflation, la BoJ s’est résolue à faire ce qu’elle se refusait catégoriquement à envisager tout précédemment. Même si c’est encore à titre symbolique en ne frappant que les nouvelles réserves excédentaires des banques qui lui seront déposées, les 2.500 milliards de dollars de réserve des banques n’étant pas frappées.

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Argent et violence, par L.T. *

Billet invité.

L’homme vend dans la plupart des cas les produits de son travail passé, présent et futur, non parce que l’argent lui présente des facilités d’échange, mais parce qu’on l’exige de lui comme une obligation. Quand les Pharaons d’Egypte réclamaient de leurs esclaves du travail, ceux-ci ne pouvaient donner que leur activité passée ou présente. Mais avec l’apparition et la propagation de la monnaie et du crédit qui en découle, il est devenu possible de vendre son travail futur.

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ÇA VA MAL ! par François Leclerc

Billet invité.

L’année part sur des chapeaux de roue. Kaushik Basu, l’économiste en chef de la Banque mondiale, a mis en garde contre les effets de dangereux « mouvements de capitaux », rajoutant à l’inquiétude en faisant état de l’existence de « failles sous la surface » sans autre précision (faute d’être en mesure de les apporter).

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De la déréliction islamo-libérale à l’économie démocratique de la liberté, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Les attentats de Paris ont délivré à des gens ordinaires le message de leur insignifiance aux yeux d’autres gens ordinaires. Des terroristes ont déclaré à la face des gens actuels qu’ils ne sont rien dans un monde qui n’a pour eux plus de sens. Cette fièvre nihiliste a-t-elle une origine ? La montée de l’idéologie islamiste est concomitante au triomphe de la mondialisation financière et à la désintégration de l’utopie communiste. Les oligarchies libérales sont en guerre contre les peuples pendant que des organisations terroristes sophistiquées agressent les sociétés de droit.

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L’investigation keynésienne des rapports de force par la monnaie, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

L’opposition entre Keynes et ses adversaires libéraux est dans la nécessité naturelle ou non de la régulation des rapports de force. Les libéraux voient une nécessité physique ou matérialiste dans les prix exprimant les rapports de force, tandis que Keynes voit une nécessité de nature logique ; donc un devoir moral de la société et des institutions politiques. Il en résulte que pour les libéraux, la monnaie n’a pas de matérialité intrinsèque alors que pour Keynes, la monnaie est la matière de la délibération politique.

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LA LIGNE DE PLUS GRANDE PENTE, par François Leclerc

Billet invité.

Que peut-il résulter des décisions de la Fed et de la BCE qui s’engagent sur des chemins opposés ? Cela fait partie des incertitudes du moment qui s’accumulent. Il subsiste toutefois une certitude : aucune politique commune n’ayant été adoptée par les autorités politiques des deux côtés de l’Atlantique pour y faire face, il reviendra aux marchés d’en tirer seuls les consclusions, et c’est bien là le problème, car ils ne nous ont pas habitué à donner le meilleur d’eux-mêmes.

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Taxer le crédit pour capitaliser le travail réel, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Le ralentissement général actuel de la croissance mondiale alors que la dette mondiale continue d’enfler hors de tout contrôle réaliste, nous assure d’une catastrophe humaine planétaire. Même si les banques centrales prêtent aux banques gratuitement, l’insolvabilité des États, des banques, des entreprises et d’une fraction croissante des populations de consommateurs, rend de plus en plus probable la faillite d’une institution systémique. Les débiteurs des banques sont toujours plus nombreux à ne plus avoir accès à la liquidité monétaire à cause du doute massif sur leur capacité réelle à rembourser leurs dettes actuelles. L’économie réelle est en train de se figer dans le monde entier faute de liquidités suffisantes pour évaluer et régler les prix de ce qui est produit.

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Le charme discret de l’intestin monétaire, par Franck Janura

Billet invité.

Immense succès de librairie, l’essai de la jeune étudiante allemande en médecine Giulia Enders “Le charme discret de l’intestin” propose au lecteur de découvrir avec un certain humour et un vrai talent de pédagogue les méandres de nos organes digestifs. A priori sans liens évidents avec les organes financiers et leurs fonctionnements, le livre de Giulia Enders incite cependant à quelques rapprochements inattendus.

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Quelques principes simples d’économie politique rénovée, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Le krach de Lehman Brothers en septembre 2008 a engendré de gigantesques flux de capitaux dans le système bancaire mondial pour compenser les pertes effectives et latentes engendrées sur le prix des actifs financiers représentant la capitalisation de l’économie réelle. Les banques centrales n’ont pas répété l’erreur de 1929 qui avait consisté à réclamer la livraison des garanties réelles aux banques en difficulté, plutôt que de leur accorder des liquidités gratuites pour faire face à tous leurs paiements. Les économistes furent nombreux à annoncer une explosion inflationniste qui pour les uns résoudrait la crise et pour les autres précipiterait la dépression qu’on voulait éviter.

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Monnaie et citoyenneté, par Virgile Perret

Billet invité. Virgile Perret résume ici, à mon invitation, son ouvrage Monnaie et citoyenneté. Les citoyens à l’épreuve de la globalisation financière, Berne : Peter Lang, 2015. Il approfondira les différents points soulevés dans de prochains billets.

La monnaie est conçue dans les manuels d’économie à partir d’une « fable » qui attribue son émergence à la nécessité de surmonter les difficultés du troc. L’image de deux « sauvages » troquant des biens dont ils ont réciproquement besoin est en effet un élément central de l’idée de l’origine de la monnaie. A partir de ce récit sur l’invention de la monnaie, l’analyse économique infère ses fonctions et lui attribue un rôle général de « lubrifiant » des échanges. Or, cette conception est partiellement erronée car elle occulte le fait que la monnaie est en même temps l’expression d’un principe de souveraineté politique et d’une forme correspondante de citoyenneté.

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La prétendue création monétaire « ex nihilo » par les banques commerciales, par Stéphane-Samuel Pourtalès

Billet invité.

Depuis quelques années, de plus en plus de vidéos veulent nous « réinformer » sur le « scandale » de la création monétaire par les banques privées.

Paul Jorion consacre tout un chapitre de son Penser tout haut l’économie avec Keynes (pp. 111-124) à cette croyance, qui n’est pas née d’hier. Elle a fait l’objet de publications depuis la fin du XIXe siècle (Newcomb, Fisher, Withers) rapportées (et soutenues) par Schumpeter dans l’Histoire de l’analyse économique.

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Le Journal du Dimanche, Paul Jorion : « On ne joue pas avec l’arme monétaire », le 11 octobre 2015

Paul Jorion : « On ne joue pas avec l’arme monétaire »

Bruna Basani : L’économie américaine peine à créer des emplois et déprime les marchés, sommes-nous à la veille d’un nouveau krach ?

Les marchés font plutôt le constat que nous sommes face à une stagflation qui bloque la reprise de l’économie et non pas face au scénario de type « subprimes » qui avait ébranlé leur confiance en 2008. Mais cela crée de la volatilité. Et il y a un facteur aggravant car on réalise dans le même temps que les entreprises innovantes ne créent pas beaucoup d’emplois. Elles génèrent du temps partiel et des jobs précaires. C’est pour cela que l’écart se creuse, en particulier outre Atlantique, entre la courbe du chômage et celle du sous-emploi en forte progression qui, elle, intègre les postes à mi-temps.

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Laissez venir à moi les petits enfants, par Roberto Boulant

Billet invité.

Leur innocence, leur fragilité physique et émotionnelle, font hélas que les enfants sont des victimes de choix pour toutes sortes de prédateurs. C’est pourquoi cela suscite immédiatement des réactions de colère et d’indignation lorsqu’ils sont abusés sexuellement, réduits au rôle de travailleurs-esclaves ou d’enfants-soldats, utilisés comme kamikazes ou bien comme boucliers humains. Comment pourrait-il en être autrement ? L’enfance est le symbole même de l’innocence, celle que tout adulte quel que soit sa culture, se doit de protéger à tout prix ! Et qui d’ailleurs, ne se souvient pas des 276 jeunes nigérianes enlevées par le groupe Boko Haram, et de la campagne mondiale « Bring Back Our Girls » (« rendez-nous nos filles ») qui s’en était suivie ?

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Comment la finance libérale sera subvertie par la résurrection des personnes dans les sociétés intermédiaires, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Partons des faits. Le 17 septembre 2008, la banque étatsunienne Lehman Brothers est déclarée en faillite. La Réserve Fédérale des États-Unis s’est refusée à prêter de la liquidité centrale à un repreneur éventuel qui aurait garanti le remboursement des dettes de la banque d’affaire. Les paiements quotidiens sur les engagements de Lehman sont donc suspendus à partir du 18 septembre 2008. Des milliers de banques dans le monde ayant prêté directement ou indirectement se précipitent dans leurs livres comptables pour évaluer les créances qu’elles ont sur Lehman et risquent de ne jamais être remboursées.

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Pour en finir avec la querelle à propos de l’euro, par Jean-Pierre Pagé

Billet invité

La querelle à propos de l’euro prend une tournure quasiment théologique au point de générer un schisme divisant en deux camps l’échiquier politique de notre pays. D’un côté, il y a ceux qui semblent faire de l’euro le symbole de l’avenir et de la réussite de l’Europe et, de l’autre, ceux qui, réunissant les extrêmes, en font la cause de tous nos maux. En réalité, c’est conférer un trop grand honneur à ce qui n’est qu’un simple instrument et l’euro ne mérite pas une célébrité de cet ordre.

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Inverser par la socialité politique le trou noir de la finance libérale, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

La chute en cours des bourses mesure la destruction du capital induite par la dette disproportionnée à la réalité économique. La dévaluation en 2015 de l’euro puis du yuan en dollar, témoigne de la résignation du politique à ne pas susciter la régulation de la finance par des réalités économiques objectivement mesurables. La vision libérale insufflée par le dollar dans l’économie mondiale unifiée pose l’impossibilité de finalités humaines au-delà de ce qu’expriment les prix quantifiés mais non qualifiables en réalité sensible. La religion libérale est féroce parce qu’elle n’a pas besoin d’être comprise ni acceptée. Elle ne demande aucun travail ni physique, ni intellectuel, ni électif pour s’appliquer. Elle s’impose de toute façon. Celui qui doute, pour quelque raison que ce soit, est mécaniquement sorti du jeu.

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Europe : Retours vers le passé, par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

C’est la rentrée, celle des dupes selon Jacques Attali, qui souligne le caractère cyclique et totalement inadapté de ce phénomène selon lui face aux grands bouleversements en cours au niveau mondial ou européen : crise financière en Chine, ralentissement de l’activité économique dans le monde, crise en Grèce, crise des migrants venant s’échouer sur les rives européennes et sur l’incompétence des dirigeants européens, terrorisme, guerres larvées récentes ou ouvertes depuis des années, réchauffement climatique, etc.

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Condition de possibilité de la complémentarité des monnaies aux droits humains, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

La cause de l’échec actuel inéluctable de toutes les monnaies complémentaires en tant que monnaie au sens courant du terme, est de se poser comme formellement ou matériellement « complémentaire » et non substantiellement complémentaire. Un moyen de paiement, de comptabilité et de crédit qui n’est pas universel, c’est à dire logiquement et prévisiblement convertible en n’importe quoi pour ceux qui l’utilisent, ne peut pas être une monnaie. Une monnaie est une monnaie si elle concrétise les trois fonctions identifiées par Aristote à l’intérieur d’une société déterminée de citoyens responsables. Une monnaie est la matérialisation d’un État de droit de tous les échanges moralement possibles entre personnes libres et rationnelles d’une société vivante politiquement constituée.

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Quelle monnaie pour assurer notre vivre ensemble sur la planète ?, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Le problème de la dérive anthropique de notre climat comporte deux niveaux d’analyse : l’anticipation de l’évolution de notre milieu tel que nous pouvons l’appréhender objectivement avec nos moyens de mesure actuels ; et la transformation requise de nos comportements pour nous intégrer dans un équilibre durable entre ce que nous voulons et les limites physiques de notre milieu. Aux deux niveaux d’analyse, le problème est à la fois subjectif et objectif.

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