Fukushima : LE DÉMANTÈLEMENT EN QUESTION, par François Leclerc

Billet invité.

Les ingénieurs japonais de Toshiba et de l’International Research Institute for Nuclear Decommissioning (IRID) rivalisent de prouesses dans la conception de robots, avec comme objectif immédiat de localiser et d’observer les trois coriums tapis au fond des réacteurs dévastés de la centrale de Fukushima. Ces robots doivent en effet être capables de résister au très haut niveau de radioactivité régnant dans les enceintes de confinement et de pouvoir se déplacer dans leur chaos interne.

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Fukushima : où l’on tente encore de nous faire croire que le nucléaire pourrait être moteur de la redynamisation rurale – Une catastrophe sans fin, par Cécile Asanuma-Brice *

Billet invité.

Voici maintenant plus d’un siècle que nos pays modernisés se sont tournés vers la planification afin de penser un meilleur équilibre économique et démographique de leur territoire. Si tel fut le discours mis en avant pour en vanter les mérites, le résultat n’en reste pas moins décevant, si ce n’est nul. Continuer la lecture de Fukushima : où l’on tente encore de nous faire croire que le nucléaire pourrait être moteur de la redynamisation rurale – Une catastrophe sans fin, par Cécile Asanuma-Brice *

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À FUKUSHIMA, LES ROBOTS MEURENT AUSSI, par François Leclerc

Billet invité.

Les comparatifs se sont installés dans nos habitudes en toutes occasions. Et cela fait longtemps que leur champ déborde nos centres d’intérêt de consommateurs, afin de nous aider à choisir notre voiture par exemple, et qu’ils prétendent nous diriger vers tel ou tel hôpital ou établissement d’enseignement en raison de leurs performances ! En comparant nos performances avec celles des robots, nous avons depuis franchi une nouvelle étape avec à l’horizon la singularité, ce moment décisif du développement de l’intelligence artificielle où le progrès lui sera exclusivement attribuable.

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LES DÉFIS TECHNOLOGIQUES ET FINANCIERS DE FUKUSHIMA, par François Leclerc

Billet invité.

Confrontés au démantèlement de la centrale et à la gestion des déchets contaminés, les liquidateurs de la centrale de Fukushima font face à de multiples défis qui ont en commun de les dépasser. Avec comme parade pour les plus importants qu’ils sauront faire demain ce qu’ils ne savent pas résoudre aujourd’hui.

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DE QUI FUKUSHIMA EST-IL DANS LES MOYENS ? par François Leclerc

Billet invité.

Si l’on en reste à la fiction du démantèlement de Fukushima, il y a deux manières d’évaluer l’avenir. En termes de calendrier ou financier. Jusqu’à maintenant, la première option prévalait et aboutissait à prévoir 40 années de démantèlement. Elle est maintenue, ce qui ne signifie pas qu’elle est mieux établie. Mais il n’est plus possible d’ignorer la seconde approche, le coût prévisionnel démesuré de celui-ci.

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FUKUSHIMA NOYÉE DANS L’EAU CONTAMINÉE, par François Leclerc

Billet invité.

Plus de cinq ans et demi après la catastrophe de Fukushima, la centrale dévastée continue de produire à grande échelle de l’eau contaminée. 800.000 tonnes d’eau remplissent déjà plus de mille réservoirs alignés à perte de vue après avoir été pompées dans les sous-sols de la centrale par l’opérateur Tepco. L’eau injectée pour refroidir les réacteurs s’y mélange avec celle qui provient de l’infiltration des nappes phréatiques, qui est à son tour polluée.

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REQUIEM : le temps alloué était dépassé…, par Philippe Soubeyrand

Ce texte a été rendu permanent sur le Blog sous la forme très accessible d’une Page dans la colonne de gauche.

REQUIEM : le temps alloué était dépassé…

Note de l’auteur :

L’anticipation que je vous propose ici est avant tout dédiée aux enfants. Elle renvoie aux références permettant de rendre l’ensemble robuste. Libre à chacun de se faire sa propre opinion, sauf que nous n’avons plus le choix. Nous devons agir maintenant et non demain…

Fig1b-Mars_NASA_2016

Hubble Takes Mars Portrait Near Close Approach – Image Hubble publiée le 19 mai 2016 par NASA Goddard Space Flight Center – NASA, ESA, the Hubble Heritage Team (STScI/AURA), J. Bell (ASU), and M. Wolff (Space Science Institute) – (CC BY 2.0) [1].

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Fukushima : Temps de la fin contre fin des temps [1], par Cécile Asanuma-Brice

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Yokohama, 11 mars 2016

Cinq années se sont passées depuis le tremblement de terre de 2011, le tsunami, l’explosion de la centrale nucléaire. Le lieu du drame véhicule désormais la catastrophe en son nom : Fukushima. Où en est-on ?

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EXEMPLAIRE FUKUSHIMA, par François Leclerc

Billet invité.

Cinq années se sont écoulées depuis la catastrophe de Fukushima, et il continue d’être imperturbablement annoncé que quarante années seront nécessaires pour assurer le démantèlement des quatre réacteurs de la centrale, comme s’il fallait se raccrocher à l’idée que le site pourrait être rendu à la nature et aux humains et que rien ne s’était passé. Et que l’on pouvait estimer le temps que l’on mettrait pour y arriver. Cette vision doit pour le gouvernement désamorcer la contestation et favoriser la difficile relance des centrales nucléaires à l’arrêt. Mais qu’en est-il ?

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FUKUSHIMA : IL FAUDRA PLUS D’UNE VIE, par François Leclerc

Billet invité.

Quelle vision peut-on avoir aujourd’hui de la catastrophe de Fukushima, que l’on subodore promise à se poursuivre durant des décennies ? Certainement pas celle de sa maitrise, l’opérateur de la centrale continuant en permanence à improviser face à des évènements qu’il n’a pas anticipés et qui le dépassent, accumulant les tentatives et souvent les échecs. Tout au plus peut-il aujourd’hui revendiquer une certaine stabilisation vouée à être mise en cause sans que l’on sache ni quand ni comment. Le parallèle avec la crise financière se poursuit.

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Fukushima, bilan d’une situation sanitaire inquiétante, par Cécile Asanuma-Brice

Billet invité.

Tant est grand l’irrationnel en cet affaire et par-delà les contradictions qui dépassent l’entendement, simultanément à l’annonce des résultats du groupe de recherche INWORKS (Ionising radiation and risk of death from leukemia and lymphoma in radiation-monitored workers) selon lesquels le risque de mortalité par leucémie ou myélome multiple des travailleurs de centrales nucléaires après exposition à des faibles doses est désormais avéré [1], le gouvernement japonais, avec l’aval de l’AIEA [2], a relevé les doses acceptables pour les travailleurs du nucléaire de 100msv/an à 250 msv/an en cas d’urgence [3].

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Les maîtres chanteurs du nucléaire redémarrent un réacteur au Japon face à une résistance effroyablement inoffensive, par Thierry Ribault

Billet invité

Le 11 août 2015, le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Sendaï, dans le département de Kagoshima situé au sud-ouest du Japon, a redémarré. L’administration Abe souhaite donner à ce moment un caractère décisif pour sa stratégie énergétique, considérant le nucléaire comme « vital » pour l’avenir de la nation, au même titre qu’entre 1931 et 1945, l’occupation de la Mandchourie était également considérée comme « vitale » pour un Empire dont on connaît le bel avenir auquel il a été promis.

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VILLAGES POTEMKINE À FUKUSHIMA, par François Leclerc

Billet invité.

« Une prison à ciel ouvert de confinement dans les maisons et sur les routes » : c’est par cette description peu engageante que Greenpeace décrit le projet de retour des évacués de la région autour de la centrale de Fukushima qui est mené à grand train, normalisation oblige.

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Fukushima : CES ROBOTS QUI LES TRAHISSENT, par François Leclerc

Billet invité.

Quarante années de travaux de démantèlement de la centrale dévastée de Fukushima avaient été annoncés, il fallait bien dire quelque chose pour faire semblant de maitriser la catastrophe ! Mais, le nez sur les premiers obstacles sérieux, les premiers retards par rapport à ce calendrier de circonstance sont enregistrés.

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LE DÉMANTÈLEMENT DE FUKUSHIMA N’EST PAS BIEN PARTI, par François Leclerc

Billet invité.

Le projet de démantèlement à long terme de la centrale de Fukushima, dans lequel les autorités japonaises et mondiales se sont engagés, suscite deux grandes interrogations qui ne sont pas prêtes de trouver une réponse satisfaisante : que faire de l’eau contaminée après refroidissement des réacteurs – dont le stockage précaire actuel est provisoire – et quelles solutions inventer pour récupérer et stocker les trois coriums dont la localisation n’est pas établie, qui représentent 250 tonnes de matière nucléaire hautement radioactive ?

Pour la première d’entre elles, l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui renvoie une mission sur le site de Fukushima du 17 au 21 avril, préconise faute d’autre solution un expédient : la rejeter à la mer après l’avoir autant que possible décontaminée. On n’en sera pas surpris, connaissant sa détermination à défendre l’énergie électronucléaire dont elle représente de facto les intérêts. Yukiya Amano, son directeur général, en a fait preuve la semaine dernière en réaffirmant à son propos que « malgré l’accident de Fukushima Daiichi, elle continue à jouer un rôle important dans le mix énergétique mondial ». L’AIEA participe activement à la normalisation en cours en apportant sa caution.

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L’ÉCONOMIE DU NUCLÉAIRE JAPONAIS, par François Leclerc

Billet invité.

Dépourvu d’énergies fossiles, le Japon ne l’est pas d’une activité sismique intense. Mais cela n’a pas dissuadé les docteurs Folamour du Village nucléaire d’en faire un paradis de l’électronucléaire, à moins que ce ne soit un enfer. À la suite de la catastrophe de Fukushima, le redémarrage des réacteurs nucléaires du parc japonais est toujours suspendu au feu vert de la nouvelle autorité de sûreté, créée en septembre 2012 sur les décombres de la précédente. Celui-ci est un préalable à toute décision des autorités politiques locales et nationales.

Certains réacteurs sont d’ores et déjà voués au démantèlement, d’autres doivent subir d’importants travaux pour ne pas connaitre le même sort, d’autres enfin attendent encore le verdict. Les risques géologiques potentiels des sites sur lesquels ils ont été construits sont un critère important, renvoyant à la légèreté des décisions d’autorisation précédemment prises, qui sont réexaminées. À chaque fois, une même question est posée : une faille à proximité de la centrale est-elle ou non active ? Rétrospectivement, cela n’est pas spécialement rassurant. Des batailles d’experts s’en suivent, qui témoignent de la difficulté à trancher, si ce n’est de la complaisance présumée de ceux qui épousent la thèse des opérateurs des centrales. Mais le doute devrait naturellement prévaloir, et la nouvelle autorité de sûreté a sa réputation à défendre. Cela demande à être confirmé.

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FUKUSHIMA : LES TROIS CORIUMS NE SONT PAS LÀ OÙ ILS DEVRAIENT ÊTRE… par François Leclerc

Billet invité.

Le résultat du premier test de localisation dans le réacteur n°1 de l’un des trois coriums de la centrale de Fukushima a mis en évidence qu’il avait tout simplement disparu, présumé au fond du réacteur sans savoir s’il a ou non traversé la semelle de béton qui l’isole du sous-sol. Il aura fallu quatre ans pour arriver à cette conclusion, combien faudra-t-il de temps pour dire où il se trouve ?

Menée sous la conduite de chercheurs de l’Université de Tsukuba, l’expérience a fait appel à l’émission de particules à haute énergie appelées muons, qui ne sont arrêtées dans leur course que par des substances à haute densité, comme le corium, ce qui permet de produire une image de celui-ci s’il fait obstacle. Le corium est un amalgame à très haute température et très haut degré de radioactivité du combustible nucléaire fondu avec ce qui l’entourait et qu’il rencontre ensuite sur sa trajectoire, après rupture de la cuve en acier du réacteur. Il doit alors être refroidi en permanence par des injections d’eau massives dans le réacteur.

L’expérience n’a fait que confirmer ce que des simulations et des calculs avaient déjà laissé supposer, mais elle pose désormais dans toute son étendue la problématique de la récupération des trois coriums, la situation devant être identique au sein des réacteurs n°2 et 3. Pour faire bonne contenance, un calendrier a été annoncé, selon lequel les travaux d’enlèvement pourraient débuter en 2020 et durer entre vingt et trente ans. Mais, dans l’état des connaissances et des technologies disponibles, ces prévisions ne reposent que sur le besoin d’accréditer l’objectif de démantèlement de la centrale et de justifier par cette fin heureuse le redémarrage des autres.
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FUKUSHIMA TOUJOURS PAS SOUS CONTRÔLE, par François Leclerc

Billet invité.

Les fuites d’eau contaminée se succèdent sans relâche sur le site de la centrale, son opérateur n’ayant d’autre ressource que de les constater au fur et à mesure, puis de tenter d’en minimiser les conséquences. Cette fois-ci, ce sont 750 tonnes d’eau contaminées au strontium 90 qui ont débordé de l’enceinte constituée de petits murets qui bordent les citernes stockant l’eau radioactive, afin de la contenir en cas de fuite.

Si cette eau n’a pas atteint la mer, comme Tepco le prétend, elle va se mélanger dans le sous-sol de la centrale avec les eaux de ruissellement qui proviennent des reliefs avoisinants. Semblant le confirmer, une montée brutale de la radioactivité de l’eau souterraine a été mesurée dans un puits qui se trouve à proximité de la fuite. Où va-t-elle couler par la suite ? L’opérateur n’en a évidemment pas la maîtrise.

Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours sur la centrale – un phénomène coutumier – sont à l’origine de cette nouvelle fuite, soulignant la précarité d’installations provisoires qui semblent condamnées à durer – et qui s’agrandissent – ce qui ne fait qu’accroître le danger car elles ne sont pas conçues pour un usage prolongé.

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Fukushima : cogérer l’agonie, par Nadine et Thierry Ribault

Billet invité.

En ce 11 mars 2015, quatre ans après l’inachevable désastre nucléaire de Fukushima, on peut, bien entendu, établir un bilan officiel : 87 enfants atteints d’un cancer de la thyroïde, 23 autres suspectés de l’être, 120.000 « réfugiés », 50.000 liquidateurs mobilisés au seuil sacrificiel dûment relevé, des piscines remplies de combustibles prêtes à nous exploser au nez, des rejets massifs et réguliers d’eau contaminée dans l’océan, pas moins de 30 millions de m3 de déchets radioactifs à stocker pour l’éternité.

Ce bilan existe. Nous vous y renvoyons.

L’État fait des habitants de Fukushima des cogestionnaires du désastre

Une fois ce « bilan » dressé, une fois les victimes et les inquiétudes considérées avec respect, il s’agit de tirer les conclusions qui s’imposent. L’une d’entre elles est la suivante : au fur et à mesure que se mettait en place l’aide fournie par des groupes citoyens, des ONG, des structures plus ou moins indépendantes, l’État faisait des habitants de Fukushima, indéniablement et sous couvert de « participation citoyenne », des cogestionnaires du désastre. On pourra nous opposer que cet élan civique a relevé de la spontanéité, voire de l’amour du prochain, que l’État n’a donné aucun ordre allant dans ce sens, que chacun était, et reste, libre de « s’engager » dans de tels mouvements, certes ! Cependant, beaucoup des hommes et des femmes qui l’ont fait, même si c’est inconsciemment, ont fait le jeu de l’État.

Voilà ce que nous avons constaté.

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FUKUSHIMA : LA BATAILLE DE L’EAU CONTAMINÉE N’EST TOUJOURS PAS GAGNÉE, par François Leclerc

Billet invité.

Après un long silence, les coriums font si l’on peut dire surface. Tepco, l’opérateur de la centrale, a annoncé qu’un dispositif de localisation du combustible nucléaire fondu au fond de trois des quatre réacteurs de la centrale de Fukushima allait être testé prochainement. Il était temps, la catastrophe date du 11 mars 2011 – bientôt quatre ans – et leur localisation reste toujours un mystère. Répondre à cette question ne sera toutefois qu’un tout petit pas en avant, s’il est réalisé, car cela laissera entier le problème inédit de leur récupération, qui reste du domaine des intentions.

La routine s’est entre temps installée, dominée par la gestion de l’eau de ruissellement ou destinée au refroidissement des réacteurs, qui doit être stockée après avoir été contaminée. Interrompue par des pannes à répétition, la saga de sa décontamination se poursuit, mais elle n’est que partielle car le tritium lui échappe. Selon Tepco, la capacité de stockage totale d’eau contaminée va être augmentée et atteindre 800.000 tonnes. 2.000 tonnes d’eau sont désormais traitées quotidiennement, et 286.000 tonnes sont encore en attente de l’être. Devant la menace permanente que représente ce stockage terrestre dans d’immenses cuves, dans un pays soumis à de fortes secousses telluriques – une rupture de celles-ci pouvant inonder le site – l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) préconise avec insistance de déverser dans la mer l’eau une fois qu’elle a été partiellement décontaminée…

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