LA BUTÉE DE LA POLITIQUE ALLEMANDE, par François Leclerc

Billet invité.

Aveuglé par ses certitudes et animé par ses intérêts, le gouvernement allemand continue de pousser l’Europe sur sa ligne de plus grande pente. Sa politique n’étant pas négociable, cela ne va pas pouvoir bien se terminer.

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LES BRICOLEURS DU DIMANCHE DE LA RÉGLEMENTATION BANCAIRE, par François Leclerc

Billet invité.

« Nous ne pouvons pas nous permettre un autre Draghi ! ». Ce cri du cœur d’un député allemand de la CSU fait référence à la fin de son mandat en 2019 et illustre la forte détérioration des rapports entre le gouvernement allemand et la BCE, ainsi que la virulente remise en cause de sa politique monétaire outre-Rhin. On se souvient des récents épisodes.

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LA LOGIQUE DE DÉMANTÈLEMENT DE L’EUROPE, par François Leclerc

Billet invité.

Les actions de la BCE sont au plus bas en Allemagne. La mise en cause de Mario Draghi a monté d’un cran, ses détracteurs appelant à un changement de sa politique, sans crainte de bousculer le dogme de l’indépendance de la banque centrale. Le temps n’est plus où Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, éternel minoritaire au sein du conseil des gouverneurs de la BCE, se contentait d’exprimer ses réserves, de voter contre les mesures décidées par la majorité, puis se bornait à déclarer que cela allait « trop loin ». Le dernier train de mesures, l’annonce que de nouvelles pourraient intervenir et l’irruption dans les débats de l’option de l’Helicopter money ont été de trop.

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LES BANQUES CENTRALES, EN DÉSESPOIR DE CAUSE… par François Leclerc

Billet invité.

Une fois de plus, Anésidora doit être sollicitée, plus connue sous le nom de Pandore et renommée pour sa fameuse boîte qui était une jarre. À nouveau, celle-ci a été ouverte, au risque qu’il en sorte des maux que l’on n’attend pas. Cette entrée en matière va-t-elle ravir Jens Weidmann, qui s’efforce de refermer son couvercle pendant qu’il est encore temps?

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LA CRISE DES RÉFUGIÉS EN CACHE UNE AUTRE QUI MÛRIT, par François Leclerc

Billet invité.

Tandis que les autorités européennes s’engagent dans l’un de ces sommets dont elles ont le secret, avec comme objectif de rendre présentable et légal un plan qui ne l’est à aucun égard afin de tarir le flux des réfugiés, d’autres soucis s’annoncent qui concernent le pacte fiscal et la politique poursuivie par la BCE.

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VOL D’ESSAI DE L’HÉLICOPTÈRE DE LA BCE, par François Leclerc

Billet invité.

Questionné à propos de la distribution directe de liquidités par la BCE (le fameux largage par hélicoptère), Mario Draghi a répondu le 10 mars dernier que « c’est une idée intéressante… mais nous ne l’avons pas encore réellement examinée ». Ce disant, il n’a pas manqué de surprendre son monde.

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QUAND RIEN NE VA PLUS, QUE RESTE-T-IL À FAIRE ? par François Leclerc

Billet invité.

« Il se pourrait que nous soyons face non pas à des coups de tonnerre isolés, mais aux signes avant-coureurs d’une tempête qui couve depuis longtemps », a estimé Claudio Borio, le chef du département monétaire et économique de la Banque des règlements internationaux, en commentant son dernier rapport trimestriel.

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OÙ EST LE DIABLE QUAND LA BCE S’EN MÊLE ?, Par François Leclerc

  • Billet invité.

Deux des mesures annoncées par Mario Draghi, qui n’a pas déchainé l’enthousiasme à voir la baisse des places boursières qui s’en est suivie, méritent d’être regardées de plus près.

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BCE : M. Draghi est un grand stratège !

« Nous avons montré que nous ne sommes pas à court de munitions » a déclaré M. Draghi en commentaire aux mesures que la Banque Centrale Européenne vient de prendre.

C’est à cela que l’on reconnaît les grands stratèges : à affirmer avec autorité que la réalité est l’exact contraire de ce qu’elle est.

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LA BCE EN ARRIVE AUX DERNIÈRES EXTRÉMITÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Non événement, la BCE fait feu de tout bois pour cette fois-ci ne pas décevoir les attentes (voir le détail des mesures dans votre média préféré). Ce qui peut en résulter de probant est autre chose, car si les Bourses manifestent leur contentement en caracolant, cela risque de ne pas avoir, comme à l’habitude, d’autre effet que de doper le marché des actions et non pas l’économie réelle. À force de se demander si la BCE est à court de munitions – un thème qui a perdu toute originalité – cela va bien finir par arriver. Au prochain épisode, verra-t-on décoller l’hélicoptère pour larguer de la monnaie ? En désespoir de cause, les ralliements à cette idée iconoclaste se multiplient, car il n’est plus rien attendu de dirigeants politiques impuissants et rivés à leurs certitudes quand ce n’est pas à leurs petits calculs .

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L’EUROPE À UN POINT D’INFLEXION, par François Leclerc

Billet invité.

La bourse de Milan et la presse italienne ne s’y sont pas trompées, la BCE vient de sauver les banques italiennes qui filaient un très mauvais coton en débloquant la situation. Le mouvement de panique qui touchait les valeurs bancaires depuis le début de la semaine a pris fin, Matteo Renzi étant désormais en mesure d’affirmer que le système financier était « solide » en raison de la cuisine qui se mijote.

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L’INSATIABLE MOLOCH, par François Leclerc

Billet invité.

Mario Draghi est descendu du piédestal où il avait été placé pour avoir stoppé la crise obligataire en 2012, les marchés ayant vivement réagi aux dernières mesures de la BCE, après avoir espéré une injection monétaire encore plus massive. La fuite en avant s’accélère.

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LE GRAND MYSTÈRE DU CALCUL DU RISQUE, par François Leclerc

Billet invité.

« Qu’est-ce que les banques européennes ont réellement dans le coffre ? ». La question n’a jamais été résolue et le mystère continue de planer, mais il va falloir encore attendre quatre ans pour connaître la réponse, et ce ne sera que celle que la BCE apportera…

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QUAND LA GRANDE POLITIQUE S’EN MÊLE… par François Leclerc

Billet invité.

Essayant de desserrer l’étau que le gouvernement allemand met en place, Francois Hollande propose de former une « avant-garde » de la zone euro pourvue d’un gouvernement et d’un parlement. Quels pays en feront partie et quelle en sera la politique ? Interrogé, François Hollande a répondu qu’il pensait avant tout à la France, à l’Allemagne et à l’Italie *.

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NOUVELLE PASSE D’ARMES, par François Leclerc

Billet invité.

Une discussion sur la dette grecque ne va plus pouvoir être repoussée après le coup de pouce que Mario Draghi vient de donner, venant à l’appui du FMI et sortant de son effacement de ces derniers jours. Considérant que son allégement ne faisait pas discussion, il a estimé qu’il allait falloir se pencher sur le sujet dans les prochaines semaines. Le sommet de la zone euro avait vu les choses autrement et renvoyait à une première revue satisfaisante du futur plan l’examen de la dette, c’est-à-dire dans de longs mois.

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DE QUOI LA GRÈCE VA-T-ELLE FINIR PAR ÊTRE LE SYMBOLE ? par François Leclerc

Billet invité.

Une réunion de deux heures aura été nécessaire, la nuit dernière, pour en rester toujours au même point : Angela Merkel et son comparse François Hollande n’auraient semble-t-il pas infléchi d’un iota leur position, et les points durs les opposant à Alexis Tsipras n’auraient pas varié. Rien n’indique dans les propos qu’ils ont tenu un arbitrage entre les positions divergentes qui se sont révélées à demi-mot au sein de l’ex-Troïka. Notablement, Jean-Claude Juncker n’était pas de la partie, et le premier ministre grec l’a rencontré dans un second temps. A se demander le sens de cette longue rencontre, si ce n’est pour accréditer que les deux dirigeants européens font tout pour masquer les désaccords afin de ne pas les trancher, et Alexis Tsipras pour tenter de trouver un accord sans se déjuger.

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GROS EFFET DE CISEAU ENTRE DETTE ET CROISSANCE, par François Leclerc

Billet invité.

Que peut-on attendre de l’économie dans les années à venir ? Préparant avec la Banque mondiale sa réunion de printemps de la semaine prochaine à Washington, le FMI nous livre en avant-première le fond de sa pensée, et l’on n’en sort pas ébloui.

Non pas tant à cause des médiocres perspectives qu’il dessine, aussi bien pour les pays avancés que pour les émergents, mais en raison de la multiplicité des raisons à cette situation qu’il invoque, ce qui fait que l’on ne sait plus par quel bout prendre la question. En d’autres termes, comme si les dés étaient jetés, ce que corrobore l’importance que le Fonds accorde dans son analyse au vieillissement de la population dans les pays avancés, sur lequel on ne peut pas agir, auquel s’ajoute un chômage qui ne donne pas signe de se résorber si l’on considère le taux de participation au marché du travail.

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À L’ENTRÉE DES TERRITOIRES INCONNUS, LES TAUX NÉGATIFS… par François Leclerc

Billet invité.

Les taux négatifs de la dette souveraine n’ont pas fini de faire parler d’eux. Pointant du doigt leur apparition et leur développement, la Banque des règlements internationaux (BRI) s’inquiète de leurs conséquences sur le monde financier, l’économie réelle et la situation politique et sociale. Tout en se défendant de mettre en cause la BCE qui en est à l’origine, Wolfgang Schäuble y voit de son côté la source « d’énormes problèmes », sans toutefois les identifier.

Le phénomène a pris une grande ampleur dans la zone euro, dont le stock de la dette souveraine à plus d’un an assortie d’un taux négatif est de l’ordre de 1.800 milliards d’euros. 60 % du stock de la dette allemande à plus d’un an est assorti d’un taux négatif, son rendement ne devenant positif que pour les titres à 8 ans de maturité et au-delà. Pour la France, le stock équivalent est de 40 % et la maturité inférieure à 5 ans, au-delà de laquelle le taux des titres devient légèrement positif. Dans le cas de la Suisse, même les titres à dix ans ont un rendement négatif. L’Italie et l’Espagne bénéficient de taux légèrement positifs et anormalement bas, ce qui est moins flagrant au Royaume-uni et aux États-Unis, où les banques centrales ont également adopté des taux directeurs proches de zéro et devancé les achats en grand de dette souveraine de la BCE.

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LA BCE DEVRAIT LA JOUER MODESTE ! par François Leclerc

Billet invité.

Une fois encore, la BCE est dans une posture de sauveur, se voyant créditée des prémices du redémarrage de la croissance dont les dirigeants européens font à nouveau leurs gorges chaudes, le coût du pétrole n’y étant pas également étranger. Mais la médaille a son revers, qui est superbement ignoré.

Disposant d’un excès de liquidités – faute de les employer pour accorder des crédits – les banques européennes n’ont pas attendues le lancement du programme d’achats de titres de la BCE pour accroître la part des obligations souveraines dans leurs portefeuilles d’actifs. En dépit du faible rendement de ces titres, elles y étaient incitées en raison du taux directeur quasi nul de la BCE, ainsi que de l’absence de charge en capital supplémentaire que ces achats impliquent : ces titres sont considérés sans risque, faisant exception avec tous les autres. Cherchant à limiter la baisse de leur rendement, les banques de la zone euro ont trouvé leur compte avec leurs opérations de carry trade sur le marché obligataire.

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LE REPOUSSOIR DU DÉFAUT N’EST PAS UNE CONDITION SUFFISANTE… par François Leclerc

Billet invité.

Combien de temps la Grèce va-t-elle pouvoir tenir ? Ses échéances de remboursement, qui sont établies, donnent des éléments de réponse que deux autres phénomènes compliquent : l’exode des capitaux des banques grecques, qui semble cependant s’être ralenti, et la collecte des impôts, qui connaît une importante baisse de régime.

La décision de la BCE d’augmenter le plafonnement de l’aide de liquidité d’urgence (ELA) a pour objectif de tenir à flot les banques grecques dans l’immédiat, mais le second facteur est sans appel, car les ressources budgétaires finiront par manquer, et l’État sera en état de cessation de payement. Georges Stathakis, le ministre grec de l’économie, a reconnu dans une interview au Wall Street Journal : « nous aurons des problèmes de liquidité en mars, si la collecte des impôts ne s’améliore pas », pour ajouter « nous verrons alors à quel point l’Europe sera dure », sous-entendu nous empêchera ou non de couler. Via son compte Twitter, il s’est depuis appuyé sur le plan d’augmentation des recettes fiscales qu’Alexis Tsipras va annoncer dimanche soir au Parlement pour relativiser son propos et ajuster son tir.

La question du « financement-relais » de la Grèce est au centre du bras de fer qui se déroule en ce moment. En demandant à la BCE de lui retourner comme convenu les 1,9 milliards d’euros que sa détention des titres grecs lui a apportés, le gouvernement grec fait porter à celle-ci une responsabilité dont elle préférerait se défausser, la plaçant au centre d’un jeu qui n’est pas dans sa mission. Mais si ce jeu se joue avec comme seule certitude partagée que la sortie de l’euro de la Grèce n’est pas une option, ses partenaires s’en rapprochent de plus en plus dangereusement.

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