La déconstruction de l’Europe ne semble pas pouvoir être freinée, par François Leclerc

Billet invité.

Pas à pas, la déconstruction de l’Europe s’engage dans un processus qui ne semble pas pouvoir être freiné, cristallisée dans l’immédiat par la mort clinique de Schengen et la menace que représente le referendum britannique, tandis que la crise politique s’approfondit ou apparait dans de nouveaux pays. Immanquablement, tout se combine et accroît la confusion.

Continuer la lecture de La déconstruction de l’Europe ne semble pas pouvoir être freinée, par François Leclerc

Partager

FAUT-IL À NOUVEAU PARIER LE PIRE ? par François Leclerc

Billet invité.

David Cameron proche d’obtenir l’essentiel de ce qu’il voulait auprès d’autorités européennes qui reculent devant le risque d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (*), Matteo Renzi peut-il en espérer autant ne disposant pas du même levier ? Le premier engage un dernier tour de piste afin de rencontrer Jean-Claude Juncker et Donald Tusk, le président du Conseil européen, le second se rend à Berlin pour discuter avec la chancelière, en précisant qu’il n’a pas son chapeau à la main.

Continuer la lecture de FAUT-IL À NOUVEAU PARIER LE PIRE ? par François Leclerc

Partager

L’EUROPE À UN POINT D’INFLEXION, par François Leclerc

Billet invité.

La bourse de Milan et la presse italienne ne s’y sont pas trompées, la BCE vient de sauver les banques italiennes qui filaient un très mauvais coton en débloquant la situation. Le mouvement de panique qui touchait les valeurs bancaires depuis le début de la semaine a pris fin, Matteo Renzi étant désormais en mesure d’affirmer que le système financier était « solide » en raison de la cuisine qui se mijote.

Continuer la lecture de L’EUROPE À UN POINT D’INFLEXION, par François Leclerc

Partager

LA CRISE DES BANQUES RATTRAPE MATTEO RENZI, par François Leclerc

Billet invité.

La situation du système bancaire italien apparaît progressivement dans toute l’étendue de son horreur, voilà pourquoi. Il se révèle que les banques italiennes ont changé leur fusil d’épaule pour se financer en 2011, lors de la crise de l’euro, n’ayant plus accès aux marchés financiers à court terme, leurs dépôts étant largement insuffisants par rapport aux crédits engagés.

Continuer la lecture de LA CRISE DES BANQUES RATTRAPE MATTEO RENZI, par François Leclerc

Partager

L’EXEMPLAIRE IMPASSE DU SAUVETAGE DES BANQUES ITALIENNES, par François Leclerc

Billet invité.

Conséquence de la crise économique, les prêts non performants (NPL, selon l’acronyme anglais) minent les bilans bancaires européens. Selon le FMI, leur volume a doublé de 2009 à 2014, exprimé en pourcentage du PIB. Les banques des pays du Sud de l’Europe sont plus particulièrement atteintes, c’est le cas du système bancaire italien qui repose, deux grandes banques mises à part, sur un tissu de 700 banques de taille moyenne. Le pays doit faire face à un niveau important de créances douteuses : pas moins de 330 milliards d’euros, soit le tiers du total de la zone euro. 200 milliards d’euros sont seulement officiellement reconnus par la Banque d’Italie.

Continuer la lecture de L’EXEMPLAIRE IMPASSE DU SAUVETAGE DES BANQUES ITALIENNES, par François Leclerc

Partager

CE N’EST PAS L’ENVIE QUI MANQUE ! par François Leclerc

Billet invité.

Matteo Renzi, le président du conseil italien, remettra-t-il en cadeau à François Hollande, à l’occasion de leur rencontre parisienne de demain, un exemplaire de la Constitution de son pays ? Celui-ci pourrait y lire que « l’Italie répudie la guerre » et ce serait un manquement à la courtoisie. Un sujet de conversation pourrait par contre s’imposer, le président français ayant été son incontestable source d’inspiration dans un autre domaine, comme il l’a implicitement reconnu en présentant à Rome un plan d’investissement dans la culture et la sécurité.

Continuer la lecture de CE N’EST PAS L’ENVIE QUI MANQUE ! par François Leclerc

Partager

DES ASSOUPLISSEMENTS POUR LA GRÈCE ? par François Leclerc

Billet invité.

En attendant l’avènement au Portugal d’un gouvernement de gauche toujours dans les limbes, puis la tenue le 20 décembre des élections espagnoles sur fond d’indépendantisme catalan qui les perturbe, la Grèce fait à nouveau parler d’elle. Faut-il y voir confirmation d’une nouvelle donne qui pourrait s’esquisser, la crise des réfugiés prenant le dessus, tandis que Matteo Renzi roule pour lui en Italie ?

Continuer la lecture de DES ASSOUPLISSEMENTS POUR LA GRÈCE ? par François Leclerc

Partager

LA THÉORIE DES BRANCHES MORTES, par François Leclerc

Billet invité.

Les ministres des finances en vacances, les hauts fonctionnaires de la Commission, de la BCE, du FMI et du MES sont à l’œuvre à Athènes, avec pour mission de donner l’apparence du réalisme à un plan qui en est totalement dépourvu. En précipitant les évènements, le gouvernement grec cherche à limiter l’ampleur de nouvelles concessions et s’efforce d’enlever ces nouvelles négociations d’ici la date butoir du 18 août, afin d’être en mesure de financer un remboursement de la BCE sans recourir à un nouveau crédit-relais.

Continuer la lecture de LA THÉORIE DES BRANCHES MORTES, par François Leclerc

Partager

SOINS PALLIATIFS POUR UNE EUROPE EN FIN DE VIE, par François Leclerc

Billet invité.

La discipline fait la force des armées. C’est tout le sens des toutes nouvelles recommandations du Conseil des experts économiques allemands, qui bénéficient du statut de « sages », c’est-à-dire au-dessus de la mêlée. D’où l’importance de leur conclusion : un pays – « non coopératif en permanence » et incapable de faire face à ses dettes – doit quitter l’euro en dernier ressort. Nous n’en sommes plus à la suspension de quelques années proposée à la Grèce par Wolfgang Schäuble.

Continuer la lecture de SOINS PALLIATIFS POUR UNE EUROPE EN FIN DE VIE, par François Leclerc

Partager

ILS BOUGENT QUAND ILS NE PEUVENT PLUS FAIRE AUTREMENT, par François Leclerc

Billet invité.

Quelle surprise ! le nez sur l’obstacle, les dirigeants européens paraissent abandonner leurs positions guerrières et chercher au dernier moment, comme toujours, à sortir du guêpier dans lequel ils se sont une fois de plus fourrés. En éclaireur, le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem admet publiquement que, victoire de Syriza ou pas, il est nécessaire de continuer à financièrement soutenir la Grèce, qui n’est pas en mesure de revenir sur le marché.

« Quel que soit le nouveau gouvernement, nous allons travailler avec lui » a-t-il annoncé, en précisant : « pour peu que ces derniers [les Grecs] s’en tiennent aux engagements pris (…) nous sommes prêts si nécessaire à faire plus ». Si elle se confirme, cette prise de position prélude à de futures négociations sur les nouvelles mesures d’austérité que la Troïka exigeait sans succès et pourrait permettre à Syriza, en cas de victoire, d’accomplir partiellement sa promesse de desserrer son étau. Car c’est cela le véritable enjeu, commencent à comprendre ceux qui craignent que cela se termine en révolte.

Continuer la lecture de ILS BOUGENT QUAND ILS NE PEUVENT PLUS FAIRE AUTREMENT, par François Leclerc

Partager

CELA NE SE JOUE PAS QUE DANS LES SALLES DE MARCHÉ… par François Leclerc

Billet invité

Tandis que la stratégie de la tension bat son plein afin d’éviter l’accession au pouvoir de Syriza en Grèce, la Belgique est aujourd’hui entièrement paralysée par un mouvement de grève qualifié d’historique en raison de son ampleur. Une manifestation de 120.000 personnes avait eu lieu à Bruxelles le 6 novembre dernier, dans le contexte de l’arrivée au pouvoir d’une coalition intégrant la N-VA nationaliste flamande. L’Italie avait précédemment connu un important mouvement national vendredi dernier. Les deux grandes confédérations syndicales italiennes avaient organisé une grève de huit heures – la première depuis l’arrivée au pouvoir de Matteo Renzi – et les cortèges ont connu une grande affluence dans une cinquantaine de villes, dans le but de s’opposer à la réforme du marché du travail destinée à faciliter les licenciements et de dénoncer le projet de budget 2015. Sur un autre registre, le rouble poursuit sa descente aux enfers en Russie et a perdu depuis le début de l’année 40 % de sa valeur face à l’euro, et 45 % face au dollar, alors que 108,5 milliard de roubles de prêts en devises étrangères y sont dénombrés.

Continuer la lecture de CELA NE SE JOUE PAS QUE DANS LES SALLES DE MARCHÉ… par François Leclerc

Partager

MIRACLE, ILS CHANGENT L’OR EN PLOMB ! par François Leclerc

Billet invité.

Il est arrivé à la BCE ce que la Commission de Bruxelles venait de subir : à peine un mirifique projet est-il énoncé qu’il est sans plus tarder démonté et considéré comme ne pouvant atteindre ses objectifs. Et il est proposé que la BCE achète les tranches les plus risquées des CDO du plan d’investissement Juncker, au prétexte qu’elles seront garanties par la Commission. Dans cette histoire, qui est l’aveugle, qui est le paralytique ?

La BCE est désormais suspectée de préparer un assouplissement quantitatif de gagne-petit, additionnant la portée présumée de ses différents programmes, dont celui-ci quand il sera décidé, pour aboutir à l’augmentation annoncée de 1.000 milliards d’euros de la taille de son bilan. Mais des calculs sur un coin de nappe d’analystes réputés, comme ceux de l’institut Bruegel, aboutissent à des estimations du double si l’on veut que la création monétaire en question remplisse son office présumé. Parallèlement, il est tenu pour acquis que la BCE organisera ses achats au prorata de la participation des banques centrales nationales à son capital, afin d’éviter toute accusation de financement de la dette publique d’un pays en particulier.

Continuer la lecture de MIRACLE, ILS CHANGENT L’OR EN PLOMB ! par François Leclerc

Partager

TOUT LEUR RÉUSSIT, ENCORE UNE FOIS BRAVO ! par François Leclerc

Billet invité

« Retenez-moi, sinon je fais un malheur ! ». Tel est en substance le message que la nouvelle Commission européenne vient d’adresser faute d’inspiration aux mauvais élèves que sont l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie, Malte et le Portugal. Quelques mois leur sont accordés, le temps de trouver une autre manière de gagner du temps. Des engagements ont été pris pour redresser la barre, mais ceux du gouvernement français restent confidentiels, comme s’ils n’étaient pas assumés ou non destinés à être plus tard vérifiés, sans doute les deux à la fois.

Pour saluer cette difficile et courageuse décision, le Commissaire Pierre Moscovici a su trouver les mots qu’il faut, qualifiant cette temporisation de « politiquement et économiquement justifiée » tout en faisant valoir que « la Commission est là pour faire appliquer les règles, avec flexibilité mais sans créativité excessive ». Pourquoi d’ailleurs se précipiter ? L’inflation est encore à 0,3 % en zone Euro, selon les derniers chiffres d’Eurostat, le rythme de sa décélération ne s’aggravant pas, peut-on faire remarquer aux Cassandre, celui de l’inflation sous-jacente étant stabilisée pour l’instant.

Continuer la lecture de TOUT LEUR RÉUSSIT, ENCORE UNE FOIS BRAVO ! par François Leclerc

Partager

TENTATIVE D’ÉPUISEMENT DE L’ACTUALITÉ, par François Leclerc

Billet invité.

Les jours se suivent… toujours aussi tumultueux !

A noter aujourd’hui que l’Allemagne a échappé à la récession technique (deux trimestres consécutifs de PIB négatif), provisoirement créditée d’une croissance de 0,1% au grand soulagement de tous, comme si ce 0,1% changeait quelque chose. L’Italie a pour sa part connu à la fin septembre son treizième trimestre consécutif sans croissance, période où la moyenne de celle des pays de la zone euro a été de 0,2%. Après celle de la Chine et du Brésil, la croissance russe continue de plonger, pour ne pas parler du rouble qui a perdu le quart de sa valeur et de la fuite de Russie des capitaux qui s’amplifie. Les BRICS ne prennent pas le relais de pays occidentaux qui tendent le témoin dans le vide. C’est le moment choisi par Jacob Lew, le secrétaire d’État au Trésor américain, pour déclarer encourageant « le monde ne peut pas se permettre une décennie perdue en Europe ».

A la cuisine, cela ne tourne pas rond. Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, admet que dans des « circonstances extrêmes » la BCE pourrait acheter de la dette publique. William Dudley, le président de la Fed de New York, prévient que la hausse des taux de la Fed pourrait susciter « un ou deux soubresauts sur les marchés », mais Larry Fink, le Pdg de BlackRock (la plus importante société d’investissement) va plus loin et alerte à propos de la crise à venir en raison de la « crise de liquidités » actuelle, (la liquidité permet d’exécuter une transaction sans impact significatif sur le marché).

Continuer la lecture de TENTATIVE D’ÉPUISEMENT DE L’ACTUALITÉ, par François Leclerc

Partager

UN PAS EN ARRIÈRE, DES PAS EN AVANT, par François Leclerc

Billet invité.

Le commissaire européen Jyrki Katainen a cru bon de préciser que la décision finale de la Commission relative aux budgets français et italien 2015 n’était pas prise, suite aux soupirs de soulagement qu’avaient laissé échapper ceux qui pensaient être tirés d’affaire. Des ajustements devront encore être négociés, mais il semble néanmoins que la décision politique d’absoudre les gouvernements français et italien a été prise par la Commission sortante, laissant à la suivante le soin d’en gérer les conséquences ! Clé de voute d’une stratégie qui ne peut être appliquée, le pacte fiscal en sort émoussé, premier encouragement à s’y opposer en attendant la suite.

Ce sont sans doute moins les capacités de persuasion des responsables de ces deux pays qui sont à l’origine de cette mansuétude, distillée par petites doses pour en atténuer la portée, que la dégradation de la situation européenne sur tous les terrains, économique, social et politique. Avec une mention particulière à la Grèce, l’Espagne et l’Italie. Un vent de révolte monte en effet dans ce dernier pays, que Matteo Renzi transpose en multipliant les incartades vis-à-vis de Bruxelles, et qui va se traduire par une grève générale. Comme en France, des protestations virent au drame en raison d’une violence policière qui n’est pas contenue, la dernière en date en face de l’ambassade d’Allemagne à Rome à la suite de licenciements dans une usine du groupe ThyssenKrupp.

Continuer la lecture de UN PAS EN ARRIÈRE, DES PAS EN AVANT, par François Leclerc

Partager

LA BCE A FAIT DE SON MIEUX, C’EST LÀ LE PROBLÈME ! par François Leclerc

Billet invité.

Quand la BCE fait de la politique sans le dire, cela donne les résultats dont nous avons pris connaissance hier. Malgré tous les efforts déployés, ils ne sont pas très impressionnants en raison du nombre réduit de 13 banques sur 130 examinées qui vont devoir se recapitaliser, une fois sorties du lot des 25 qui ont failli, les 12 qui ont recapitalisé en 2014 et sont donc le nez hors de l’eau. Cela aboutit à leur demander un effort très limité de moins de dix milliards d’euros. Et c’est aussi le cas des 48 milliards d’euros de surestimation par les banques de la valeur de leurs actifs détectés, qui apparaissent fort limités si l’on met en regard le volume de 22.000 milliards d’euros de total de bilan des banques analysées par la BCE.

Comment ne pas s’interroger à propos de la quasi-similitude des résultats de l’Autorité bancaire européenne (EBA), en charge des stress-tests, et de la BCE, qui a mené l’analyse des actifs bancaires (AQR) pour en mesurer le risque ? Pouvait-il en être autrement, des dissonances impliquant des justifications en entrant dans les détails ? Une telle confluence ne reflète-t-elle pas plutôt le besoin de s’épauler mutuellement, afin que chacun crédibilise le travail de l’autre ?

Continuer la lecture de LA BCE A FAIT DE SON MIEUX, C’EST LÀ LE PROBLÈME ! par François Leclerc

Partager

COMPTE À REBOURS DU SOMMET DES 23 ET 24 OCTOBRE, par François Leclerc

Billet invité.

Jour après jour, les nouvelles tombent et vont dans le même sens :, celui de la détérioration de la situation en Europe. Selon l’Office fédéral de statistiques, la production industrielle allemande enregistre une chute de 5,7% en août, et il est difficile de la résumer au contrecoup de la forte progression de juillet dernier afin de ne pas y voir un signe de faiblesse n’ayant rien de conjoncturel. La croissance s’était déjà contractée en Allemagne au second trimestre, va-t-il en être de même au troisième, ce qui signifierait techniquement une récession ? La baisse enregistrée est principalement à attribuer aux exportations, en premier lieu en-dehors de la zone euro (là où sont placés tous les espoirs), mais le ralentissement des exportations est général, au sein de la zone comme vers les pays de l’Est européen et les pays émergents. Le modèle du salut par l’exportation n’en sort pas confirmé.

Pour la zone euro, les prévisions d’inflation à cinq ans continuent de diminuer, tandis que celles à deux ans le font encore plus fortement. Elles s’établissent à 1,094% aujourd’hui, pour un objectif d’inflation de la BCE « proche de 2% », rappelons-le. L’Istat, l’institut italien de statistiques, ne décèle aucune amélioration à ce sujet à l’horizon qui est le sien. Il prévoit par ailleurs une progression du PIB de la zone euro de 0,2% aussi bien au 3ème que 4ème trimestre, et de 0,3% au premier trimestre de l’année prochaine (et il s’agit de moyennes !). Cette très faible croissance profiterait avant tout de l’effet d’entrainement des nouvelles liquidités déversées par la BCE, selon l’institut. Continuer la lecture de COMPTE À REBOURS DU SOMMET DES 23 ET 24 OCTOBRE, par François Leclerc

Partager

Europe : DEUX PÉTARDS DONT LES MÈCHES SONT ALLUMÉES POUR DE VRAI, par François Leclerc

Billet invité.

Nul besoin d’emphase pour prédire que la période à venir va être un peu mouvementée en Europe. Inutile également de fouiller en tous sens les grands dossiers qui restent désespérément ouverts et sans solution pour le montrer.

On en saura plus dès demain sur le programme d’achat d’Asset-backed securities (ABS) de la BCE, de plus en plus présenté comme sa dernière carte à jouer avant l’utilisation de l’arme atomique : un programme massif de création monétaire reposant sur l’achat de titres souverains. Il ne s’agit pas encore de cela, il s’en faut, mais cela coince déjà fortement entre la majorité des gouverneurs de la BCE d’un côté, et la Bundesbank dont le président est l’un d’entre eux ainsi que le gouvernement allemand de l’autre. Sans même éclairer tous les ténébreux recoins de cette tentative de l’avant-dernière chance, il est clair que les obstacles rencontrés par le président de la BCE sont nombreux et que ses chances de réussite ne le sont pas.

Continuer la lecture de Europe : DEUX PÉTARDS DONT LES MÈCHES SONT ALLUMÉES POUR DE VRAI, par François Leclerc

Partager

COMMENT RÉDUIRE CETTE DETTE POUR QU’ELLE CONTINUE A RENDRE SES SERVICES ? par François Leclerc

Billet invité.

Une étrange découverte vient d’intervenir au Japon : « il n’y a pas de plancher au rendement de la dette ! », se sont effarés les analystes, constatant que la Banque du Japon vient d’acheter des titres au rendement négatif, acceptant en conséquence de perdre de l’argent… C’est à ce prix que la banque centrale poursuit sa politique de création monétaire destinée à sortir vaille que vaille le pays de la déflation.

Les banques japonaises ne s’en plaignent pas, qui en profitent pour acheter sur le marché des titres à rendements positifs pour les revendre assortis de rendements négatifs à la Banque du Japon. L’État non plus, qui finance grâce à cette dernière son énorme déficit budgétaire, son budget atteignant le double de ses recettes fiscales. La banque centrale japonaise roule une dette publique en rapide progression, l’État devenant de plus en plus vulnérable à une éventuelle hausse des taux. Celle-ci risque d’intervenir lorsqu’il faudra se rendre sur le marché international, dès que la Banque du Japon, les banques privées et les fonds de pension ne la financeront plus dans son intégralité. L’incidence de l’évolution des taux de la Fed, promis à être relevés à une date faisant l’objet de toutes les interrogations, en donnera le signal. A moins que la Fed ne s’y résolve pas, condamnée alors à poursuivre sa mission d’assistance, qui deviendrait une composante structurelle du fonctionnement du capitalisme, l’expression achevée de sa fuite en avant…
Continuer la lecture de COMMENT RÉDUIRE CETTE DETTE POUR QU’ELLE CONTINUE A RENDRE SES SERVICES ? par François Leclerc

Partager

ALLEMANDS, FRANÇAIS ET ITALIENS FILENT UN MAUVAIS COTON, par François Leclerc

Billet invité.

Exit la Grèce, le Portugal, l’Irlande et l’Espagne, abonnés de la rubrique des désastres et des plans de sauvetage improvisés et relégués en fond de scène, les grands de l’Europe préparent leur entrée sur le plateau et ce ne sera pas sous les acclamations !

L’Allemagne n’est plus le havre de prospérité qu’elle était, chargée d’entraîner derrière elle la zone euro, et pourrait connaître une contraction de son PIB, avant même que ne se fassent pleinement sentir les effets de la crise ukrainienne qui vont particulièrement la toucher. La production industrielle, dont les chiffres restent le premier indicateur de la santé du pays, a diminuée et n’a connu depuis qu’un faible rebond. Les exportations restent de loin le principal moteur de la croissance, exprimant la fragilité de son économie dans une zone euro connaissant une forte poussée déflationniste, en l’absence de relais dans les pays émergés.

Continuer la lecture de ALLEMANDS, FRANÇAIS ET ITALIENS FILENT UN MAUVAIS COTON, par François Leclerc

Partager