Pourquoi nous sommes en train de gagner

Ouvert aux commentaires.
24 août 2019, 18h59 – C’est tout moi ça : toujours précéder un peu l’actualité (qq heures, jours, mois, années…), Trump’s company could save millions if interest rates fall as he demands.
Électorat américain : approbation de la politique du Président
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30 réflexions sur « Pourquoi nous sommes en train de gagner »

  1. L’état des relations actuelles, entre les USA et la Chine, ne rappelle-t-elle pas ce que l’on a connu à la fin des années ’30 (embargo, mesures de rétorsion économiques, etc) et qui a finalement abouti à une guerre ouverte, laquelle s’est terminée par le bombardement atomique d’Hiroshima et Nagasaki ?
    Quant à l’arrivée au pouvoir de personnages tels que Trump ou autres, cela s’est déjà vu également dans le passé, la responsabilité en incombe totalement aux partis traditionnels qui n’ont pas su, – ou pas voulu analyser correctement les véritables attentes des peuples dont ils avaient sollicités les suffrages ; il est un peu tard maintenant de s’apitoyer sur le situation (par ex. parti socialiste!).
    Pour en revenir au cas des USA, si l’on s’en réfère au sondage, les opinions semblent changer, mais nous verrons à la prochaine élection présidentielle si réellement la part la plus nombreuse (les femmes) du corps électoral, aura le courage de renvoyer ce personnage vers ses chères études (à déterminer!?)
    Mais le système électoral américain tenant plus de l’héritage du cirque Barnum que d’un processus simple (1 citoyen = 1 voix), il est bien susceptible de réserver des surprises !?

    1. @tout me hérisse
      Vous m’avez devancé en évoquant le barnum des élections US.
      A ce sujet, une petite erreur ou précision à apporter au message de Paul, concernant la présence des ces 4 hurluberlus au sommet du pouvoir suite au vote populaire.
      Si mes souvenirs sont bons, tant en 2000 avec GW Bush qu’avec Donald Trump en 2016, ce sont les candidats démocrates à savoir AlGore et Hillary Clinton qui avaient remporté l’élection en tenant compte
      du vote populaire avec respectivement 500000 et 300000 voix d’avance.
      Le système des grands électeurs a inversé le résultat et mis au pouvoir le candidat républicain avec les conséquences que l’on sait et des politiques totalement différentes à ce que l’électorat souhaitait.
      AlGore avait intégré la problématique environnementale et avait une position différente sur le Proche et Moyen Orient que GW Bush.
      Peut-être que le monde aurait un autre visage si le vote populaire avait été respecté.

    2. Le processus simple que vous préconisez est la proportionnelle dans une circonscription nationale unique, celui de la présidentielle française. Mais les États-Unis sont un État fédéral, et leur système cherche à ce que l’opinion dominante dans chaque État soit représentée, en fonction de sa population.
      À noter qu’en France le même phénomène peut se produire (et s’est sans doute déjà produit, il faudrait vérifier ) pour les législatives, élections qui déterminent quelle politique sera conduite : un camp aura la majorité absolue avec beaucoup moins de voix que le camp adverse s’il obtient, dans la moitié des circonscriptions plus une, 1 voix de plus que l’autre, et 0 voix dans toutes les autres circonscriptions.

      1. A mon humble avis. Les legislatives ne font rien d’autre que de determiner un parlement croupion.. Peu s’en plaignent…

  2. Courrier reçu

    Michel
    12:18 (il y a 10 minutes)
    À moi

    Yann Arthus-Bertrand : « On a perdu le combat contre le changement climatique »

    Difficile de le qualifier de survivaliste.
    « Voter avec notre chariot », nous le faisons « naturellement » depuis plus de quarante ans.
    Avec des bulletins (supposés « écolos ») dans l’urne aussi.
    Et pourtant…
    Chaque jour, chaque seconde nous sont désormais comptés.
    J’aimerais partager votre (encore) optimisme.
    Les folies criminelles (appelons-les comme ça) de Trump et de Bolsonaro nous sauveront-elles?
    J’aimerais le croire.
    Cordialement

    Michel
    (qui n’a pas une ferme de sept hectares en Bretagne)

    Paul Jorion
    12:28 (il y a 0 minute)
    À Michel

    Je ne réponds plus qu’aux personnes ayant au moins 7 hectares :-D.

    Un simple calcul à partir de la honte possible peut déterminer la position à adopter :

    – dire qu’on est cuit : on court le risque d’être un jour honteux de l’avoir dit

    – dire qu’on peut gagner : on ne court aucun risque d’être un jour honteux de l’avoir dit
    a) on s’avère avoir eu raison
    b) on s’avère avoir eu tort, mais il n’y a plus personne pour le constater, donc on avait bien raison de se battre

    Paul

  3. Le problème c’est qu’il est toujours aux commandes et il lui reste en theorie 15 mois pour faire des sacrés dégats en Amerique et de part le monde , il peut aller en guerre totale, provoquer une guerre civile ou un krach économique.
    Je ne me rejouirai que quand il sera parti et le plus tôt serait le mieux. Pour le moment on est pas loin de la camisole vu les frasques qu’il fait , il va finir par appuyer sur le bouton rouge nucleaire simplement par enervement si ça continue.
    Je ne sais pas si Pelosi a une bonne idée d’attendre pour lancer la destitution, car un faux pas desastreux et dramatique de Trump est vraiment possible plus on avance dans le temps plus il devient délirant.

  4. Cher monsieur,

    Je réagis à votre post sur Trump, Caligula ou Néron, probablement pas à la bonne place, j’en suis désolé…

    Caligula, mû par un idéal aristocratique hellénistique, était soutenu par l’état-major de l’armée romaine et était exécré des sénateurs, qu’il méprisait cordialement. Ces derniers ont réussi à retourner des officiers contre l’empereur et imposer un candidat réputé faible et contrôlable, Claude, au demeurant un intellectuel passant pour idiot…

    Néron, quant à lui, rejoue la même pièce entre soutien de l’armée et détestation réciproque du sénat. Il était par ailleurs adulé de la population romaine, car il ne ménageait aucun effort pour contenter ses désirs, au point de ruiner le trésor public… Il a chuté en raison d’une gabegie financière l’ayant conduit à de très impopulaires surtaxations, prises dans l’urgence. Il a régné 14 ans, dont 8 sans l’aide de Sénèque, et trois après la conjuration de Pison (encore les sénateurs)…

    Tous deux, Caligula et Néron, furent de (très) jeunes empereurs.

    Où est Trump par rapport à cela? Voulez-vous dire que Trump est le « monstre » honni par l’intelligentsia impériale? Et souscrivez-vous à l’idée que Caligula et Néron furent réellement des « clowns » sinistres de la politique, comme le démontrent Tacite et Suétone?

    Je n’ai aucune sympathie pour Trump, sinon celle qu’il hâte la décomposition du système actuel. La ruse de l’histoire, chère à Hegel, non?

    Bien cordialement

    1. Merci ! Vous nous expliquez que Caligula et Néron étaient des gens en fait assez sympathiques, détestés par le Deep State et autres malfrats du type « sénateurs », dont la réputation a été détruite par des producteurs de Fake News professionnels appelés « historiens ».

      Mais après cela, vous me dites que mon rapprochement avec Trump ne vous convainc pas, le parallèle n’est-il pas au contraire frappant ?

      Ou alors il y a malentendu : voulez-vous dire que je calomnie Caligula et Néron par mon rapprochement ?

      1. 1 – Non non, Néron et Caligula ne sont pas sympathiques, au contraire.
        2 – Oui oui, Tacite et Suétone ont bien dénigré délibérément l’action politique de ces deux empereurs, d’après un point de vue sénatorial assumé.
        3 – Non non, le parallèle avec Trump ne me paraît pas frappant avec ces deux empereurs pour les raisons que j’ai évoquées (sans rentrer dans l’analyse plus avant).
        4 – Vous ne calomniez pas Néron et Caligula en les rapprochant de Trump, puisque ces deux empereurs ont, dans la tradition occidentale, la pire des réputations possibles. J’excepte peut-être Gilles de Rais, qui n’est pas empereur… Il n’y a donc pas de malentendu.
        5 – Vous ne dites rien sur le rôle destructeur de Trump sur lequel je conclus mon post… Tant pis!

        Si je puis me permettre, au cas où cela vous aurait échappé (vous lisez beaucoup!), je vous conseille la lecture d’un ouvrage mal pensant, récemment publié: White, de Bret Easton Ellis (avril 2019). C’est l’auteur d’American Psycho, qui fit tant parler de lui… Il y est assez longuement question de Donald Trump et de la névrose des milieux progressistes / libéraux américains… Le point de vue développé par l’auteur donne à réfléchir…

        Je ne voudrais surtout pas être considéré comme troll, même si l’énoncé qui précède risque bien de me valoir cette étiquette.

        Bien cordialement

  5. Bonjour,
    Alors si je comprends bien, nous serions dans un tournant et « les marchés » seraient prêt à prendre les bonnes décisions. Bon, pourquoi pas, on va voir….Cependant, je reste dubitatif….

    Cette anecdote avec ce banquier qui vous affirme que les marchés feront les bons choix le moment venu, m’a fait penser à cette sublime phrase :
    « Si nous voulons que tout reste tel que c’est : il faut que tout change »
    ==> https://www.youtube.com/watch?v=kSlughJCPLc

  6. Un commentaire à propos de Macron.
    Thomas Piketty avait dit, avec force et avec raison, que l’échec catastrophique de Hollande, un personnage qui restera comme un des plus minables de notre histoire (en note de bas de page) fut son refus de renégocier avec les dirigeants allemands juste après son élection. (Cela étant c’était normal puisqu’il est ultralibéral comme l’a démontré la suite de ce quinquennat désastreux.)
    Madame Merkel est une femme qui peut faire le meilleur et le pire. Le meilleur avec sa générosité pour les migrants ou sa décision d’arrêt du nucléaire ; le pire avec sa déclaration pour contredire Macron sur l’accord Mercosur.
    Sans doute trop enfoncée dans son idéologie ordolibérale. Visiblement au service de son industrie automobile (à court terme!) elle veut le Mercosur : vendre de grosses bagnoles, voilà son horizon insurpassable !
    Alors comme avec Hollande, tout va se jouer là : Macron va-t-il lui enfin oser réagir ? Les dirigeants français vont-ils enfin refuser leur allégeance systématique depuis des années envers leurs « chefs » allemands sous prétexte d’obéir aux règles « européennes de Lisbonne ? On va voir…
    Mais pour ma part, je reste pessimiste car la méthode macron est essentiellement celle de la poudre aux yeux, du marketing d’annonces avec des actionsconcrètes néfastes.
    On jugera sur des faits et le fait ce sera de ne pas ratifier cet accord ─ même avec des garanties « écologiques » additionnelles.

    1. Macron…
      Ou l’art de faire exactement le contraire de ce que l’on dit.
      Inconsciemment (sur l’inconscient, Paul en sait plus que moi) ou non, ce pourrait être:
      « Bolsonaro allume les incendies juste avant le G7, et c’est chez moi. Chic! Je vais pouvoir endosser mon plus beau costard vert ».
      Macron, Zorro de la planète en flammes. Ce n’est pas encore du niveau de Trump (« J’ordonne d’éteindre ces incendies »), mais ça s’en rapproche. S’il ne s’agissait pas de la survie de notre espèce, j’en serais mort de rire.
      Mais -aux dernière nouvelles- je suis bien vivant.
      (Aparté: merci à Paul pour sa réponse dans un échange qu’il a choisi de mettre en ligne. Au moins aura-t-elle contribué à me faire réfléchir).

    2. Dit en terme brut, Merkels est la domestique politique du patronat et du capital. C’est un personnage dur, calculateur, du type « caméléon », concentré sur sa survie politique (un peu comme Mitterand), mais pas réellement fai pas pour diriger un grand pays industriel. Elle doit sa place de chancellière à deux facteurs: la réunification et la bonne marche de l’économie, et notamment de l’export. L’automne 2015, la crise des migrants, a mis à nu ses faiblesses, son manque de prévision (« gouverner c’est prévoir »), sa méconnaissance de l’Europe, ses naivetés, son dogmatisme chrétien……. »L’invasion » des migrants était prévisible longtemps d’avance, mon netourage et moi l’ont vu venir et alerter le milieu politique, mais personne nous a écouté. Merkel n’a rien vu venir. Totalement dépassée par les évenements, visiblement désespérée face à cette masse de migrants à la frontière, elle s’est accroché au chancelier autrichien, qui obtenu la bonne solution pour son pays: éviter qu’il ait un Calais multiplié par 100 à la frontière autrichienne, en laissant passer les migrants en Allemagne. Dans le cas contraire, il aurait fallu envoyer des forces de sécurité et même l’armée pour stoper le mouvement migratoire.
      Je raconte cela parce que les faits réels qui se sont produit en 2015 sont peu connu en France.

      Il faut pas trop attendre de Merkel; elle est dans sa phase du déclin et, je le repète, elle sert les intérêts de « l’Allemagne SA », l’identité allemande se définit par le succès économique. D’ailleurs un récent sondage officiel a confirmé que la mission de la petite Suédoise n’influence pas, grosso modo, l’opinion des Allemands concernant le réchauffement climatique.

  7. Sur Keynes et le productivisme, il ne fut certes pas le plus saint simonien de son temps mais passa à côté de la question pour cause de priorités autres . Je relis la somme assez peu contestable de Serge Audier sur ladite idéologie productiviste (pas avare de critique envers les gauches et aussi envers un Michéa) et je reposterai dans doute ici dans ce fil. …

    1. Pas de long développement sur Keynes chez Audier (« L’âge productiviste, »hégémonies prométhéennes, brèches et alternatives écologiques », Ed. La Découverte), mais plusieurs « touches ».

      En résumé des éléments de Audier :
      1- Le keynésianisme post-1945 a été utilisé à l’appui d’un productivisme marqué (« croissance » de l’après-guerre) bien plus qu’à l’appui de toute utopie de sortie d’une « civilisation du travail ».
      2- Le Keynes de l’essai de 1930 « Perspectives Economiques pour nos petits-enfants », n’est pas « passé ».

      Audier interroge à maintes reprises l’histoire sur les raisons qui ont fait que telle ou telle idéologie est partie aux oubliettes, ou a maintenu une flamèche vivante, ou a été récupérée, c’est assez utile pour les gens comme moi qui ne savent pas quoi penser du premier coup d’un Bernanos ou d’un Michéa, et de pleins d’autres qui ont mêlé conservatisme politique plus ou moins marqué et conservation  » de la nature », …

      Disons de mon point de vue que le Keynes retenu par les économistes parait être celui qui avait « d’autres chats à fouetter » que l’écologie. Dans les rares fenêtres où Keynes a pu se poser pour évoquer les aspects prométhéens et éco-destructeurs de la civilisation, il n’a pas été aveugle aux contradictions mais n’a pu approfondir, et n’a pas été trop critique dans les utopies qu’il à présenté comme chérissables. Mais les socialistes portent le saint simonisme et les décantations et distillations des analyses marxistes d’une façon assez chevillée à leur neurones pour que l’influence de Keynes sur ce secteur n’ait pas rectifié sensiblement ce penchant bien incrusté.

      1. Dans mon Penser tout haut l’économie avec Keynes (2015) :

        Pour ce qui est de la question économique, le trait de génie de Keynes fut de déterminer qu’on ne peut y répondre qu’en s’abstrayant précisément du cadre économique. S’il existe des situations d’équilibre économique avec ou sans plein-emploi, et dont le choix de l’une ou l’autre est du coup en principe indifférent sur un plan théorique, dans la perspective qui est celle de Keynes de minimisation du dissensus au sein d’une société, la pertinence d’un choix théorique disparaît sur le plan pratique parce que l’objectif est d’éviter qu’un ressentiment croissant ne fasse basculer le régime politique de cette société dans l’une ou l’autre forme de totalitarisme, ce que seul le plein-emploi permet de garantir et qui fait de celui-ci le point-pivot autour duquel tout autre type de considération doit s’articuler. En l’occurrence, les problèmes économiques ne sont résolus qu’en mettant l’économique entre parenthèses pour avoir compris que les enjeux de société sont centraux.

        et aussi :

        « On se souvient aussi de cette note trouvée dans ses carnets, déjà citée :
        « Nous devrions plus souvent être dans un état d’esprit où, pour ainsi dire, le coût monétaire est entièrement mis entre parenthèses » (Skidelsky 1992 : 241).
        Que faire alors ? La seule réponse qui fasse sens, c’est, au lieu d’une interdiction toujours problématique de la surenchère dans l’épate du voisin, faire en sorte que l’envie ne se manifeste pas, ni non plus, du coup, la jouissance que procure la pensée de l’envie éprouvée par autrui envers soi. Pour cela, un seul remède : l’« euthanasie du nouveau riche » qui n’est possible que si chacun jouit en fait d’une vieille fortune, objectif qui, selon Keynes, n’est pas inenvisageable :
        « … sur le long terme, l’humanité est en train de résoudre le problème économique [qui] n’est pas – si nous nous projetons dans l’avenir – le problème permanent du genre humain » (Keynes [1930a] 1931 : 325-326).
        Mais pour en arriver là, il nous faut encore patienter : il nous faut d’abord persister pour un temps dans la voie de la cupidité. Il faut que nous poursuivions nos efforts dans la voie présente – sur la base d’un consensus émanant de l’ensemble des composantes de la société – pour permettre l’accumulation qui in fine « résoudra le problème économique ». Keynes écrit, toujours dans « Economic Possibilities for our Grandchildren » :
        « Nous maintenons en vie aujourd’hui à tout prix, tout un ensemble de coutumes d’ordre social et de pratiques économiques affectant la redistribution de la richesse et des récompenses comme des pénalités économiques, et ceci, aussi répugnantes et injustes qu’elles puissent être en soi. Nous les maintenons en vie parce qu’elles s’avèrent remarquablement utiles pour promouvoir l’accumulation du capital, mais nous aurons enfin à l’avenir la liberté de nous en débarrasser. […] Mais prenons garde ! Le temps n’en est pas encore venu. Il nous faudra encore pour un siècle ou davantage nous prétendre à nous-mêmes, ainsi qu’aux autres, que le juste est vil et que le vil est juste ; car le vil est utile alors que le juste ne l’est pas. L’avarice, l’usure et la méfiance doivent demeurer nos dieux pour encore un temps. Car eux seuls sont capables de nous faire émerger du tunnel de la nécessité économique, vers la lumière du jour » (ibid. 329-331).

      1. Oui, @Louchald, « La marseillaise, on se la réserve pour une occasion plus joyeuse »…
        @Paul Jorion :
        M. Sarkozy déclare il y a 11 ans que le modèle libéral est mort, pourquoi ?
        Le BRT déclare que toutes les parties intéressées doivent bénéficier de l’avancée économique des entreprises, pourquoi ?
        Et rien ne change véritablement, pourquoi ?
        N’est-ce pas justement cela, la démagogie, dire ce qu’autrui a envie d’entendre, pour conserver sa place, quitte à afficher des volte-faces radicales, et tout en persistant dans les errements anciens ?
        Autre chose : nos systèmes politiques, basés sur l’élection, ont-ils été conçus pour être des démocraties ? Vraiment ? En tout cas, *il faut* être élu, dans un tel système. Donc *il faut* dire aux électeurs ce qu’ils ont envie d’entendre. Et renvoyer l’ascenseur aux personnes qui ont financé ces efforts (aka « campagne »).
        Hélas, je ne partage aucunement l’enthousiasme affiché. Même si je comprends la posture. Et malgré l’immense respect que m’inspire votre travail.

  8. Merci pour cette vidéo une fois de plus très intéressante et qui par ailleurs donne beaucoup d’espoir et d’envie de se battre. Votre livre sur Keynes j’ai prévu de lire mais je ne l’ai pas encore fait. Bonne journée

  9. Trump qui baisse les impôts
    Lobby Business Roundtable qui subitement devient vertueux
    La Fed qui abaisse les taux
    FARMAGEDDON de zerohedge
    Ne serait-ce pas les signes avancés du délitement d ‘un système moribond où l’on risque une dernière mascarade?

  10. Vous allez gagner parce que vous êtes des winners , des champions , vous avec la niake , la gagne ; c’est clair comme de l’eau de roche

  11. Monsieur Jorion, dans votre vidéo vous dites à propos du sondage que la 4ème ligne correspond aux femmes n’ayant pas de diplôme de l’enseignement supérieur. Selon moi la 4ème ligne correspond à la population « blanche » ayant un diplôme de l’enseignement supérieur. Notez bien : « White w/o college dégree ». (Que signifie le « o » ?) Par rapport à « White w college degree » ou w peut vouloir dire « with ». Mais je me trompe peut-être. A vérifier selon moi. Bonne continuation.

      1. Je ne retrouve plus le tableau que j’avais vu, mais voici (https://thebulwark.com/new-polls-show-that-trump-should-be-afraid-very-very-afraid/) :

        « The least significant data point in the Fox News poll was that Trump’s job approval declined from 46 percent in July to 43 percent in August. Instead let’s focus on his disapproval rating. Not only was it up 5 percentage points to 56 percent (only one point below the highest disapproval rating of his presidency in October of 2017), but it’s up above 50 percent for almost every demographic: 64 percent among independents, 53 percent among men, 46 percent among white men, 53 percent of those older than 45, 61 percent among suburban women (59 percent of women overall), and 55 percent among whites with a college degree. Trump’s disapproval ratings even inched up to 11 percent among Republicans (only 7 percent of Democrats approve of Trump’s job performance) and a full 26 percent among self- described conservatives (only 11 percent of liberals approve of Trump’s job performance). He has a whopping 71 percent of moderate voters disapproving as well. In short, Trump’s approval-to-disapproval ratio got worse among those he needs to have any chance of winning: older white, suburban, moderately to conservative and Independent voters. »

  12. Bravo M. Jorion.
    Avoir de bonnes idées c’est déjà pas mal. Arriver à convaincre les autres c’est encore bien mieux. Et en plus être capable de revenir sur ces erreurs… vous avez probablement raison vous êtes — et nous avec vous — moins invraisemblablement qu’on aurait pu le penser en train de gagner. C’est le paragraphe suivant de votre vidéo qui me pousse à m’exprimer ainsi :

    « Nous convaincrons aussi des gens qui se sont rangés du côté des démagogues de rejoindre les rangs des gens raisonnables. Ce parti, le parti de ce qu’il faut faire maintenant, il n’existe pas encore véritablement. Vous avez vu mes efforts désespérés et… affligeants [rires], d’essayer de me présenter aux élections européennes. Vous avez vu : il n’y a eu absolument aucun écho ! Ça n’a été que des coups de téléphone auxquels on ne répond pas, des messages qui sont ignorés, etc., etc. Là, la campagne des européennes – appelons les choses par leur nom – s’est faite encore dans l’ancien style : dans le cadre ultralibéral. »
    C’est vrai que votre tentative pour être élu semblait tout sauf raisonnable dans sa forme. Si on y songe, est-ce aux partis à être inféodés aux idées ou au contraire les idées devraient-elle se assujettir aux partis ?

    Vous soumettre à des rassemblement de partis en pratique opposés au cœur de ce que vous nous expliquez à longueur de blogue voilà qui paraissait une stratégie bien audacieuse. On espère plutôt voir poindre le jour où il serait possible de voter pour un partie qui serait un peu Keynesien, un peu Jorionéen, et surtout pas ultra-libéral.

  13. L’esclavage mais, autrement : est ce que c’est mieux, ou pas ? 🙂

    L’aliénation par la marchandise (et son fétichisme) selon Guy Debord

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