Archives de catégorie : Afrique

Compte-rendu de Anthony D. Buckley, Yoruba Medecine, Oxford University Press, Oxford, 1985

Compte-rendu de Anthony D. Buckley, Yoruba Medecine, Oxford University Press, Oxford, 1985

A paru dans L’Homme, 1988, 105 : 132-133.

Anthony  Buckley a écrit un livre exemplaire sur le savoir empirique dont disposent un ou plusieurs médecins traditionnels du pays yoruba (Nigéria Occidental). Que l’auteur de l’ouvrage ne puisse trancher entre la nature idiosyncrasique ou partagée de ce savoir est dû à son caractère ésotérique et à la complexité de l’enseignement : Buckley n’a pu l’acquérir lui-même de manière aussi approfondie que par apprentissage auprès d’un maître unique. Mais ceci n’entache nullement la qualité de l’ouvrage. L’auteur a cependant le sentiment que le savoir médical est toujours très personnel, partagé par les spécialistes quant à ses prémisses les plus générales seulement : bien des systématisations que son maître lui transmet semblent être propres à celui-ci. 

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L’honneur perdu de la collection « Terre Humaine » (1988)

L’honneur perdu de la collection « Terre Humaine » a paru dans L’Âne Le magazine freudien, 34, 1988 : 24-25.

Bien que l’ « enquête de terrain » de l’ethnologue constitue en effet, comme chacun l’imagine, ses vacances, on aurait tort d’imaginer pour autant qu’il s’agisse là d’une mince affaire, ou qu’elle soit sans risques pour celui qui la vit. Il y a vingt ans, Michel et Françoise Panoff publiaient L’ethnologue et son ombre, ouvrage qui revenait avec insistance sur la dimension « galère » de tout terrain ethnologique, et qui fut dans l’ensemble mal reçu pour cette raison même : il ne fallait pas – disait-on – révéler au monde les coulisses de l’exploit ethnologique, fait d’aventures captivantes sans doute, mais aussi de sinistres naufrages. D’autant que certains, et non des moins fameux, font cependant carrière sur les quelques provisions qu’ils ou elles ont pu arracher à l’épave avant son engloutissement.

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L’Afrique et moi II. Un poste de tout repos

Quand j’arrivai à Cotonou, le représentant de la FAO m’attendait à l’aéroport. Il riait, il me dit : « Vous êtes le premier expert qui arrive ici sans avoir signé son contrat ! » Il en avait un exemplaire, au rang qui m’avait été offert initialement. Je le signai sans hésitation.

En attendant que je me trouve une habitation permanente, je logeais dans un petit hôtel très sympathique dans la zone du port. Toutes les chambres ouvraient en grand sur la cour intérieure et il y avait là une piscine modeste et une véranda-paillotte tout aussi modeste donnant sur elle et sous laquelle étaient servis les repas. L’hôtel offrait une cuisine africaine teintée de globalisation qui me conquit immédiatement.

Quelques jours après mon arrivée, une femme, une Anglaise, demanda à me voir et nous eûmes une conversation au bord de la piscine. Elle m’expliqua que son mari avait occupé avant moi le poste qui était désormais le mien. Elle me dit : « Il est en mission en ce moment et ne sait pas que je cherche à vous parler mais il est important que je le fasse, il est essentiel que je vous prévienne : votre patron, Alphonse Collart, a cherché à assassiner mon mari ! »

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L’Afrique et moi I. Fonctionnaire des Nations-Unies

Tout d’abord un mot sur la vignette que j’utiliserai pour ce nouveau feuilleton. J’ai acheté ce vêtement au Bénin au début des années 1980 à un marchand Haoussa qui me proposait régulièrement des « curiosités » bien davantage que des « objets d’art », souvent liées à la religion traditionnelle locale appelée vaudou en langue fon. Ce vêtement m’a été vendu comme « veste de chasseur » ; on trouve sur la toile quelques objets très semblables sous la dénomination « veste de féticheur ». J’ignore ce qu’il en est vraiment.

Résumé des épisodes précédents : En 1977, je défends à l’Université Libre de Bruxelles ma thèse d’anthropologie économique consacrée aux pêcheurs de l’Île de Houat dans le Morbihan avec qui j’ai passé quinze mois, de février 1973 à mai 1974. Je suis aussitôt nommé jeune professeur à l’Université Libre de Bruxelles. Mais il y a un hic : le Comité de la hache. Pour des raisons budgétaires liées à la crise qui sévit alors, les professeurs nouvellement nommés détiennent le titre et bénéficient de toutes les prérogatives associées au poste mais ne sont rétribués que comme vacataires, au prorata des heures enseignées. Je ne m’en tire financièrement que grâce au fait que je suis concurremment inscrit comme étudiant thésard à l’Université de Cambridge (mon directeur de thèse est Sir Edmund Leach) et que je bénéficie d’une bourse de la Fondation Wiener-Anspach, fondation qui m’avait déjà permis de rédiger ma première thèse, celle consacrée à Houat, au département d’anthropologie sociale de Cambridge. En 1978, un poste de jeune professeur s’ouvre dans cette même université, je pose ma candidature et je suis nommé.

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Les inconvénients du bio !

J’ai commencé à manger un poulet bio hier, et cet animal a tellement eu l’occasion de courir en liberté qu’il n’a pas accumulé de graisse et que j’ai manqué m’y casser les dents.

Ça m’a rappelé Abidjan où l’on grille devant vous (… avec plus ou moins de succès 😀 ) des poulets en bonne santé sous des paillotes en bord de rue dont j’ai oublié le nom mais que vous (authentiques Ivoiriens ou grands voyageurs devant l’Éternel), allez me rappeler incessamment.

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À l’Afrique !, le 1er juin 2020 – Retranscription

© Emmanuel Rousseaux Retranscription de À l’Afrique !, le 1er juin 2020. Bonsoir ! D’habitude, je dis bonjour. Nous sommes…

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Être Noir sur Terre, par Izzo Wane

« Je ne peux pas respirer ». C’est les larmes aux yeux que j’ai essayé de revivre hier soir dans ma tête ce que George Floyd a vécu. Je suis originaire d’un pays d’Afrique de l’Ouest appelé la Mauritanie avec une population composée de  Blancs, les Maures, et d’Africains noirs. Ce pays est méconnu de la plupart des gens que je rencontre tous les jours dans le monde des affaires. La Mauritanie détient le triste record d’être le dernier pays sur Terre à avoir aboli l’esclavage. Malheureusement, l’esclavage héréditaire y persiste toujours. Oui, j’ai bien dit l’esclavage en 2020 (amis non-Mauritaniens, voyez ici).

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Marathon des sciences, « Combien existe-t-il de vérités ? Réponse : 2 ! », le 3 août 2019

Ouvert aux commentaires.

Mon intervention l’été dernier à Fleurance, à propos de la notion de « post-vérité ».

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