Archives de catégorie : Démocratie

États-Unis : la patrie en danger, le 28 septembre 2021 – Retranscription

Retranscription de États-Unis : la patrie en danger. Bonjour, nous sommes le mardi 28 septembre 2021. Et, contrairement à mon…

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Veille effondrement #102 – Bouddha et l’engagement civique et politique : parler à ceux qui ont des oreilles pour écouter ! par Terence

Un ami me renvoie ceci : « Je pensais que les conceptions évoluaient (lentement) mais on dirait plutôt qu’elles sont occupées à reculer … » Il fait partie des gens qui luttent pour un monde meilleur, peu importe le domaine. Et qui s’en prend plein la gueule en retour au pire, ou est comme face à un troupeau de bovins amorphes ou de poules découvrant un démonte-pneu au mieux.

Cela pose vraiment la question de la démocratie face à la bêtise humaine. Car « ces gens », « nous » -car peut-être sommes-nous toujours l’idiot utile de quelqu’un d’autre ?- avons le droit de vote et votent. Heureusement que l’histoire convainc que la dictature est pire que la démocratie. Car la même bêtise est manipulée par un seul sociopathe/psychopathe dictateur (la monarchie ou le pouvoir dans les mains d’un seul). L’oligarchie (le pouvoir dans les mains d’un petit nombre), la ploutocratie (pouvoir dans les mains des plus riches) ou le régime des colonels (junte militaire) ne produisent pas de meilleurs résultats que la dictature. La démocratie reste, semble-t-il, le moins pire des régimes. A l’aristocratie traditionnelle de l’Ancien Régime -en fait une ploutocratie-, certains anciens Grecs opposaient l’aristocratie au sens du « gouvernement par les meilleurs ». Ils fantasmaient parfois sur une république des philosophes. Mais serait-elle différente d’une oligarchie, des philosophes seraient-ils moins « bêtes » que leurs semblables, rien ne l’indique.
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Démocratie ? Non, nous sommes les chevaux sur lesquels les milliardaires parient, par Jean-Baptiste Auxiètre

Nous prétendons vivre dans une « démocratie », alors que le système tout entier est dirigé par une élite, et que les journaux, internet, papier, radio et télévisés appartiennent pour leur majorité aux milliardaires de nos sociétés et ne nous livrent qu’une information filtrée avec un a priori de droite capitaliste qui se prétend libertaire. Il n’y a plus que deux sources d’informations actuellement : celle distillée par les milliardaires et celle des réseaux sociaux, de qualité aussi médiocre l’une que l’autre. Les braves gens, en quête d’autre chose, vont du coup se réfugier chez n’importe quel gourou , tellement aujourd’hui, ceux qui n’ont pas une éducation technique ou universitaire s’avèrent incapables de trouver l’information réelle, même si elle existe et est disponible mais au coût d’une recherche exigeant un certain travail.
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Politique pour la Cité vs politique politicienne, par Terence

On ne se rend pas toujours compte à quel point les politiciens sont préoccupés par des questions personnelles très éloignées des enjeux de fond, et pourtant paradoxalement ces questions personnelles et ces enjeux de fonds sont, in fine, totalement liés.

A quoi peuvent et doivent penser nos dirigeants pendant que la planète brûle ? Souvent à sauver leur peau politique, à augmenter leur pouvoir, à se défendre contre les attaques, à neutraliser la concurrence. On pourrait le leur reprocher mais in fine, ils sont esclaves des nécessités du pouvoir et du système…

Ainsi le politicien doit faire de la politique petit « p », de la politique politicienne, y compris et peut-être surtout au sein de son propre parti, dont il doit garder, si pas la maîtrise, au moins le soutien. Pourquoi ? Tout simplement pour « accéder et se maintenir au pouvoir ». Le plus grand concurrent d’un politicien par rapport à un poste de pouvoir qu’il convoite n’est pas toujours quelqu’un issu du parti le plus éloigné. Souvent il s’agit d’abord du collègue du même parti qui convoite le même poste. Ensuite il s’agit de celui du parti le plus proche (en poids électoral ou en positionnement idéologique) qui convoite le même poste. Pour accéder et se maintenir au pouvoir intermédiaire, on doit recueillir le soutien de sa base, de la base du parti et l’adoubement du top du parti. Pour accéder et se maintenir au sommet du parti (ou de l’exécutif), il faut aussi le soutien de sa base, de la base du parti et … faire le vide autour de soi, constamment.
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Les USA se sont un peu plus enfoncés dans leur déclin, par Jacques Seignan

Le 6 janvier, par curiosité, j’avais vu en partie le discours de Trump. Une grande foule avec les casquettes MAGA enfoncées, des gens éructant. Ensuite dans la soirée, comprenant que des événements exceptionnels se passaient, j’ai regardé CNN. Pour quelqu’un de ma génération qui se souvient enfant avoir vu les premières retransmissions télé en N&B par satellite depuis l’Amérique (ah Pleumeur-Bodou !), voir en direct de tels instants de si loin reste fascinant.

Toute personne familière avec l’Histoire sait qu’il ne faut jamais tenter d’expliquer un processus comme si ses acteurs en connaissaient la fin. Dans le cas du direct, par exemple, on ne savait pas qu’une deuxième tour à New-York allait s’effondrer ni que N.-D. de Paris, elle, résisterait à l’incendie. Alors à Washington, cette nuit-là, tout pouvait dégénérer et Trump ne voulait pas calmer le jeu car il était complice. De plus Mike Pence lynché, comment Trump n’aurait-il pas décrété l’état d’urgence, gagné les pleins pouvoirs ? Mais tous les « spectateurs » forcément extérieurs furent un peu piégés. Un certain aspect folklorique surnageait malgré les mots effarés des commentateurs de CNN. Un cas illustre bien cela : le fou torse nu et tatoué de signes néonazis, le QAnon Chaman. (En France des journalistes incultes ont dit qu’il était déguisé en Viking : visiblement dans leur enfance ils n’ont jamais vu ou lu des histoires d’Indiens avec leurs sorciers.)
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Domination par une élite économique : Pour illustrer ma vidéo d’hier

J’ai dit un certain nombre de choses dans ma vidéo d’hier à propos de notre système politico-économique et de la crise des subprimes, et ceci m’a fait repenser à un billet intitulé « La crise des subprimes pouvait être évitée » publié ici le 10 mai 2008, c’est-à-dire, notez le bien, plus de quatre mois avant ce que le public appellerait lui « la crise des subprimes », à savoir l’effondrement de la mi-septembre.

Je reprenais hier pour désigner notre système politico-économique, « domination par une élite économique« , l’expression utilisée par Martin Gilens and Benjamin I. Page dans leur fameux article de 2014 intitulé « Testing Theories of American Politics: Elites, Interest Groups, and Average Citizens » (auquel j’avais consacré en 2016 le chapitre intitulé « Nos voix ont cessé d’être entendues » dans Le dernier qui s’en va éteint la lumière). Je vous rappelle qu’au moment de débuter leur étude, les deux chercheurs avaient retenu quatre hypothèses à tester comme caractérisant le mieux notre système économico-politique : démocratie électorale majoritaire, domination par une élite économique, pluralisme majoritaire et pluralisme biaisé.

Dans ma vidéo d’hier, je partais de la thèse de Johann Chapoutot d’un lien entre théorie du management et nazisme, j’évoquais ensuite un colloque à venir au début du mois de décembre où je suis invité en tant que « prophète » ayant annoncé la crise des subprimes, m’interrogeant sur le terme, et je terminais en évoquant une émission que je suis en train de préparer avec  Hervé Brusini à propos de la crise de 2008.

Ma conclusion en gros hier était que nous vivons bien dans un système de domination par une élite économique – avec une alternance à venir, comme en Allemagne et aux États-Unis, entre  gouvernements libéraux et populistes de droite – où la domination est exercée en arrière-plan contre vents et marées et de manière constante, par des syndicats patronaux.

Dans le billet ci-dessous, datant donc de mai 2008, vous verrez que le syndicat patronal responsable de la crise des subprimes s’appelle Mortgage Bankers Association. Je notais il y a quelques jours – c’était dans une autre vidéo je crois – que quand on m’interrogeait à l’époque, en me demandant : « Qui est responsable de la crise des subprimes ? », et que je répondais « La Mortgage Bankers Association ! », la personne concluait invariablement l’entretien en disant : « Donc on ne sait pas qui est responsable de la crise des subprimes ». Quand je rappelais cela l’autre jour, je le mentionnais comme une simple curiosité, or, à y bien réfléchir, la raison pour laquelle on m’appelait « prophète » plutôt qu’« expert » ou « complotiste », elle était bien là :

Vous connaissez manifestement trop bien le dossier pour que j’ose vous qualifier de « complotiste », mais comme je suis quand même obligé de tenter de vous décrédibiliser vu le caractère sulfureux de votre affirmation, je vous appellerai « prophète ».

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Vidéo – Une feuille de route

La démocratie dirigée de fait par une élite économique

« Le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes est un essai du philosophe genevois Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) publié en 1755. »

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