Archives de catégorie : Énergie

Réponse à Reichido sur le risque nucléaire, par Olivier Brouwer

Billet invité, en réaction au billet de Reichido sur le risque nucléaire

Cher Reichido, je ne doute aucunement de votre entière sincérité lorsque vous écrivez ceci :

Que l’on soit clair, le nucléaire ne doit pas servir de prétexte pour différer la transition énergétique mais doit être un support pour en mitiger les conséquences : même si son horizon est sans cesse repoussé, la fin du pétrole arrivera un jour, beaucoup trop tôt et trop rapidement sans doute pour qu’on ait le temps d’adapter la démographie à ce nouveau monde (à voir la situation écologique calamiteuse de l’Inde, mon opinion est que la démographie sera un levier plus important que la sobriété énergétique) et ce jour là il me semble qu’on sera sans doute content de trouver le nucléaire pour éviter de prendre des décisions drastiques, même si l’on prend des risques conséquents par ailleurs.

Continuer la lecture de Réponse à Reichido sur le risque nucléaire, par Olivier Brouwer

Partager :

Réponse à Benoit Puel et François Leclerc sur le risque nucléaire, par Reichido

Billet invité, en réaction aux billets de Benoit Puel, « L’évaluation du risque pour les centrales nucléaires », et de François Leclerc, “Fukushima : le salaire de la peur”

Il me faut préciser deux choses en introduction.

La première, c’est que mis à part les fanatiques du nucléaire, les ingénieurs sûreté débutants, et leurs plus farouches opposants, personne ne croit que les probabilités d’accident nucléaire calculées tentent de représenter une évaluation objective et exhaustive du risque. Même pas l’IRSN (institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) qui a précisé dans son dernier rapport lié aux réacteurs 1300MW : « En préambule, l’IRSN signale que les valeurs de probabilité de fusion du cœur citées dans ce texte sont un élément d’appréciation permettant de hiérarchiser les différentes séquences pouvant conduire à cette situation. Elles ne doivent pas être considérées comme des références absolues. »

Il y a plusieurs raisons à cela, et une des plus fondamentales est qu’il n’est pas possible de cartographier l’ensemble des risques pouvant affecter une centrale, en particulier concernant le risque le plus patent : le facteur humain. Qui pourrait en effet avancer une probabilité rigoureuse de tentative d’attentat, qui pourrait évaluer la conséquence à moyen terme d’une rupture amoureuse sur la faculté de pilotage d’un opérateur ? En revanche, ces évaluations dites probabilistes apportent une information capitale sur la conception d’une centrale, c’est l’équilibrage. Par exemple : si l’on utilise en entrée des probabilités pas particulièrement stupides pour des évènements initiateurs et des défaillances de matériel et que l’on se rend compte que 90 % des accidents graves présupposent la perte d’une pompe en particulier, alors soit on change la conception des systèmes, soit on s’assure de l’opérabilité de la pompe par une maintenance forte et des tests réguliers. Il va aussi de soi que l’estimation de ces risques varie d’un facteur 100 voire plus selon les pays et la conception (un exemple simple : un accident grave initié par la perte du réseau électrique sera sans doute beaucoup plus fréquent dans les pays en développement dotés d’un réseau électrique pas forcément au top).

Continuer la lecture de Réponse à Benoit Puel et François Leclerc sur le risque nucléaire, par Reichido

Partager :

L’évaluation du risque pour les centrales nucléaires, par Benoit Puel

Billet invité

Ce week-end on parlait avec un ami de l’évaluation du risque pour les centrales nucléaires. Son point de vue était que ce calcul de probabilité d’accident, soir disant faible, est mal fait (au vu de l’histoire). De mon côté j’ai essayé de défendre le point de vue de Paul Jorion qui est que le problèmes ne vient pas tant de l’évaluation faite du risque qui est donné centrale par centrale mais plus du fait qu’il n’a pas été pris en compte le fait que ce risque se cumule pour chaque centrale en fonctionnement.

Jusque là, je comprenais cet argument, mais il me manquait malgré tout une démonstration pour m’en convaincre. Alors j’ai décider d’y regarder de plus près.

Pour me l’expliquer je suis parti d’un cas simple. Si je prends un dé à 6 faces, j’ai 1 chance sur 6 de tomber sur le chiffre 1 à chaque tirage. La probabilité est donc de 1/6 (16,6 %). Maintenant, si on lance deux dés à 6 faces, quelle est la probabilité qu’il y est au moins un 1 par lancé ?
‎
Continuer la lecture de L’évaluation du risque pour les centrales nucléaires, par Benoit Puel

Partager :

Observer l’état ou la dérive du monde ?, par Cédric Chevalier

Billet invité.

J’ai parlé avec des amis de “peak everything”, mais je ne pense pas que ce soit nécessairement la bonne expression. En effet, “to peak” est défini comme “atteindre son niveau le plus élevé”. Or rien n’indique a priori que la consommation d’énergie, l’érosion des sols, la concentration en Gaz à Effet de Serre (GES) dans l’atmosphère et d’autres variables de ce type aient atteint leur maximum. Le phénomène tendanciel général que j’observe serait mieux caractérisé par un “grow everything”. C’est-à-dire le constat qu’au sein du système “Terre/biosphère/Humanité”, de nombreuses variables critiques évoluent de manière significative (en grandeur absolue, en taux de croissance, et en taux de variation du taux de croissance) dans la direction néfaste (augmentation ou baisse de la variable dans la “mauvaise direction”). Pourquoi néfaste ? Parce que ces évolutions poursuivies conduisent inexorablement à des grandeurs de certaines variables insoutenables pour un régime viable “Terre/biosphère/Humanité”. Un exemple parmi d’autres : le niveau actuel de GES dans l’atmosphère, son taux de croissance, et le taux de variation de ce taux de croissance actuels, s’ils voient leurs tendances poursuivies, conduisent inexorablement à un niveau de GES destructeur a priori pour l’Humanité. Idem pour le taux de mercure dans l’océan, le stade d’érosion des terres arables, le taux de pollution des eaux potables, le stock d’énergie fossile, la quantité de déchets accumulés, le niveau de la biodiversité, l’état des écosystèmes, etc etc.

Continuer la lecture de Observer l’état ou la dérive du monde ?, par Cédric Chevalier

Partager :

La fiscalité environnementale mérite un vrai débat à l’heure de la constitution d’un nouveau gouvernement belge, par Frédéric Chomé 

Billet invité. À propos de « Bruno Colmant : il faut avantager l’épargnant qui prend des risques », à la rtbf.

Ce mardi 5 août, Bruno Colmant proposait sur la Première de renforcer les avantages fiscaux aux investisseurs qui prennent des risques, de shifter la fiscalité du travail vers la consommation et il notait au passage que la fiscalité environnementale est « un peu évanescente ».

Nous pensons a contrario qu’en période de confection budgétaire, lorsque les prix sont bas et que le risque de déflation nous guette, une fiscalité environnementale ambitieuse et bien pensée est précisément l’un des piliers de la réforme de nos sociétés, qui pourra contribuer au budget bien plus largement qu’une hausse généralisée de la TVA d’1%, tout en étant plus équitable pour toutes les tranches de la population si elle est assortie de mesures compensatoires favorisant les comportements respectueux de l’environnement. Tentative d’explication en quelques paragraphes.

Le problème essentiel tient à l’assiette de la fiscalité environnementale, que l’on cantonne souvent aux seuls carburants et combustibles, déjà fortement taxés, dont certains citoyens précarisés dépendent fortement et dont les prix sont perçus par les agents économiques comme un critère de compétitivité économique.

Continuer la lecture de La fiscalité environnementale mérite un vrai débat à l’heure de la constitution d’un nouveau gouvernement belge, par Frédéric Chomé 

Partager :

Les élites puissantes qui nous manipulent ne font-elles qu’illustrer le Troisième Principe de la thermodynamique ?, par Stéphane Feunteun

Billet invité.

Je voudrais revenir sur la relation étonnante entre PIB (en unité monétaire corrigée de l’inflation) et consommation d’énergie primaire (en unité physique de quantité d’énergie). Entre parenthèses, le PIB est loin d’être irréprochable, entre autres parce qu’il mesure une somme d’activités sans tenir compte de leur utilité sociale (beaucoup d’activités néfastes, voire destructrices, sont comptabilisées positivement dans le PIB), mais c’est le seul indice dont nous disposons pour évaluer la taille de l’économie. C’est en premier lieu le travail de Jean-Marc Jancovici qui a permis de mettre en évidence qu’on obtient une quasi-droite quand on reporte pour chaque année les valeurs considérées sur un graphique (voir le 4ème graphique de cet article qui mérite d’être lu attentivement).

Continuer la lecture de Les élites puissantes qui nous manipulent ne font-elles qu’illustrer le Troisième Principe de la thermodynamique ?, par Stéphane Feunteun

Partager :

Indexer la monnaie sur l’énergie : c’est déjà le cas, par Stéphane Feunteun

Billet invité, en réponse au billet de Jérôme Naly “Mon grand-père a une idée géniale : indexer la monnaie sur l’énergie”. Le billet est ouvert aux commentaires.

Le malentendu persiste au sujet de la “monnaie-énergie”. Notez que je préfère être assimilé à un papy gâteux qu’évacué d’un revers de main en tant que militant décroissantiste inculte ; au moins on peut essayer de discuter. Pour ce qui me concerne, je n’essaie pas du tout de plaquer cette idée sur le système existant (ce qui donne effectivement des choses bizarres, surtout quand on part d’un exemple particulier, et encore plus quand celui-ci est éloigné de la réalité des échanges), ce que j’essaie de faire, à tâtons, est d’entrevoir la logique qui sous-tend le fait établi (constat) que le PIB mondial est un multiple constant de la quantité d’énergie primaire consommée dans l’année. J’essaie de n’avoir aucun a priori par ailleurs.

Une partie de la confusion semble venir d’une mauvaise appréhension des ordres de grandeur. Prenons l’agriculture: on est à 20 000 lieues du charmant coin à morilles de pépé René ; aujourd’hui les surfaces agricoles sont des substrats quasi-inertes sur lesquelles on déverse à l’aide de machines diesel les éléments nécessaires à la pousse de l’unique espèce qui nous intéresse (la croissance se fait sans interaction avec les écosystèmes environnants). À part les semences (quoique), tous ces intrants (engrais NPK et pesticides) sont dérivés directement ou indirectement d’hydrocarbures. L’industrie agricole dépend totalement de l’industrie pétrolière et pétrochimique.

Continuer la lecture de Indexer la monnaie sur l’énergie : c’est déjà le cas, par Stéphane Feunteun

Partager :

Mon grand-père a une idée géniale : indexer la monnaie sur l’énergie, par Jérôme Naly

Billet invité

Ainsi parlait mon pépé René:

“Quand j’étais petit, la monnaie avait de la valeur. La preuve: il me suffisait d’aller à la banque et j’échangeais mes billets contre de l’or. Ça c’est quelque chose non ? Mais de nos jours, plus rien n’a de la valeur. Regardez les jeunes comme ils dépensent sans compter. L’énergie par exemple; toujours que je suis derrière eux à éteindre la lumière. Ah, si la monnaie était indexée sur l’énergie, ils comprendraient vite la valeur de l’énergie, moi je vous le dis ! ”

Sacré pépé, il confond le prix et la valeur. Remarquez qu’il n’est pas le seul. Moi aussi j’ai mis longtemps à assimiler que le prix ne reflète pas la valeur des choses, mais seulement les rapports de force dans la société. Ceux qui, comme mon grand-père, veulent indexer une monnaie sur l’énergie pour forcer la société à tendre vers la sobriété, se trompent, car ils sous-entendent implicitement qu’un prix reflète nécessairement une valeur. A leurs yeux, tout prix exprimé dans une monnaie fondée sur la ‘valeur énergie’ refléterait nécessairement le contenu en énergie d’un bien de consommation.

Continuer la lecture de Mon grand-père a une idée géniale : indexer la monnaie sur l’énergie, par Jérôme Naly

Partager :

Rendement énergétique : nous sommes dans le déni !, par Stéphane Feunteun

Billet invité. Comme le sujet peut intéresser les techniciens, les commentaires sont ouverts : ce billet prend le relais de celui de Timiota qui avait ouvert la discussion. Tout commentaire sans rapport avec le stockage énergétique aura cependant la tête (impitoyablement) coupée !

Je relisais les commentaires au billet de Timiota et je me disais qu’on est toujours dans une forme de déni : on fait confiance à notre ingéniosité, on a tendance à penser qu’il suffirait de s’y atteler pour remettre notre monde sur des rails.

Effectivement, si on examine un problème en particulier, si grave soit-il, on arrive toujours à imaginer une solution, même bancale, même temporaire, mais une solution !

Et on oublie de prendre en compte – au moins – deux paramètres cruciaux pour le fonctionnement de nos sociétés telles que nous les avons organisées :

– la source originelle d’énergie, sans quoi rien n’est possible : le pétrole. Sa pensée est tellement imprégnée dans tous les aspects de nos vies que nous le considérons comme acquis, inconsciemment. Combien de litres de pétrole ont dû être utilisés pour chaque éolienne raccordée ? (ne serait-ce que pour extraire et transformer les tonnes de néodyme [terre rare] indispensables à son fonctionnement). Même les énergies dites renouvelables ne sont qu’une extension de notre pétro-système. Le nucléaire aussi, dans une large mesure.

Continuer la lecture de Rendement énergétique : nous sommes dans le déni !, par Stéphane Feunteun

Partager :

Énergie : Nous nous comportons à peu de choses près comme une colonie de bactéries ou une population de rats, par Stéphane Feunteun

Billet invité.

Jean-Paul Vignal a ouvert un débat sur les ressources en énergie, débat dans lequel sont déjà intervenus Timiota et Jacques Seignan, chacun replaçant le problème dans un contexte plus général. J’aimerais à mon tour tenter d’élargir l’angle de vue, car je pense que  le problème de l’énergie doit être pris au niveau global, voire fondamental, pour avoir une chance d’en comprendre les implications.

Jacques Seignan dit « Le problème démographique commande donc les besoins en énergie sous de nombreux aspects » ; c’est vrai, aujourd’hui, mais il faut d’abord considérer la relation inverse : c’est l’abondance croissante d’énergie bon marché qui a permis l’explosion démographique. D’abord le charbon au XIXème siècle, puis le pétrole au XXème.

Avec la population se sont développés les échanges et la production de biens et services, soit l’économie, qui semble être non pas une combinaison du travail et du capital, comme l’entendent les économistes classiques, mais plutôt la transformation de ressources en utilisant de l’énergie ; dans ce schéma, le capital n’est que de la production antérieure, et intervient comme une boucle de rétroaction facilitant le fonctionnement de l’outil de production ; j’ajouterais que je vois  la finance (celle « normale ») comme une boucle de rétroaction facilitant la circulation du capital.

Continuer la lecture de Énergie : Nous nous comportons à peu de choses près comme une colonie de bactéries ou une population de rats, par Stéphane Feunteun

Partager :

Réflexion (un peu [trop ?]) technique sur le stockage d’énergie (âmes sensibles s’abstenir !), par Timiota

Les commentaires sont maintenant fermés, mais la discussion peut se poursuivre à propos du billet de Stéphane Fenteun : Rendement énergétique : nous sommes dans le déni !

J’aimerais qu’on ne catégorise pas en optimiste ou pessimiste, mais plutôt en “réciproque” ou “non-réciproque” : “ce que j’ai du milieu, est-ce que je le lui rends ? ” (“avec quelle équivalence”), cela rouvre le débat.

Le moteur Stirling peut jouer un rôle central dans les récupérations/conversion d’énergie thermique. Il y a des tentatives pour les miniaturiser, mais ce n’est pas évident, c’est un peu la même raison que celle que je vais évoquer sur le stockage et sa bonne échelle : le rythme des échanges thermiques dépend de l’échelle.

À propos du solaire thermique, il est honteusement sous-développé en France (pas en Espagne, Grèce, Italie), en France du Sud en particulier. La principale objection au solaire, son intermittence à mon avis, oblige à s’écarter un peu des “solutions locales”, mais pas trop (in medio stat virtus…) : Comment pallier cette intermittence, et comment satisfaire le raton-laveur du foyer (aka “la ménagère” en macho-langue) qui fait sa machine à laver à 18h30 les jours d’hiver ?

Continuer la lecture de Réflexion (un peu [trop ?]) technique sur le stockage d’énergie (âmes sensibles s’abstenir !), par Timiota

Partager :

Énergie : Zut, me voilà moi aussi devenu pessimiste !, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

Ce débat pourtant essentiel tournant court tant mon point de vue optimiste paraît isolé, je ne vais pas essayer de le relancer, mais simplement tenter de répondre à certains des arguments avancés.

Je n’ajouterai pas grand chose sur la question de la disponibilité de la ressource : le texte paru sur le blog est suffisamment clair de ce point de vue : l’énergie solaire rayonnée à la surface du globe qui est par nature de loin la ressource renouvelable la plus abondante, représente à elle seule 8,2 millions de quads, soit 2,4 milliards de térawatts/h. alors que la consommation humaine actuelle est d’un peu plus de 500 quads, et que tout porte à croire que, les « Négawatts » dus aux progrès de l’efficacité énergétique aidant, elle ne devrait pas dépasser 5 à 6 fois cette quantité « en régime de croisière », avec 10/12 milliards de passagers humains à bord. Quand on y ajoute l’appoint des ressources éoliennes, – y compris celles de haute altitude -, hydrauliques, géothermiques et la biomasse, il est difficile de contester que, oui, le problème de l’énergie ne soit pas un problème de ressource.

Continuer la lecture de Énergie : Zut, me voilà moi aussi devenu pessimiste !, par Jean-Paul Vignal

Partager :

À propos du billet de Jean-Paul Vignal : « ressources en énergie » – Énergie et questions connexes, par Jacques Seignan

Billet invité. À propos du billet de Jean-Paul Vignal Le problème de l’énergie est-il bien posé ?.

Dans son billet,  Jean-Paul Vignal fait une analyse fine et complète sur « les ressources en énergie » ; j’aimerais partager ses conclusions assez optimistes. Un débat a été engagé avec Timiota ; la question  de l’énergie étant essentielle, il n’est sans doute pas inutile d’y revenir – avec des vues complémentaires.

Les ressources en énergie sont devenues un facteur essentiel pour la vie des humains sur Terre ; ça n’a pas été toujours le cas. Une passionnante conférence de François Roddier (thermodynamique de l’évolution) permet de comprendre des aspects fondamentaux pour la survie de l’espèce. Il y évoque « l’effet Reine Rouge » selon Leigh van Valen ; la reine explique à Alice  qu’« ici, il faut courir le plus vite possible pour rester sur place » [Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir]. Nous sommes confrontés à l’effet Reine Rouge et il faut tenter de se sortir de ce piège. L’explosion démographique est un des facteurs du piège nous forçant à accélérer sans cesse nos efforts pour augmenter toutes nos ressources sans jamais être certains de simplement rester sur place… Il est certes vital de découvrir et développer de nouvelles technologies pour accroître l’offre globale en énergie mais il est tout aussi essentiel de reconsidérer comment nous consommons l’énergie.

Continuer la lecture de À propos du billet de Jean-Paul Vignal : « ressources en énergie » – Énergie et questions connexes, par Jacques Seignan

Partager :

Réponse à Timiota sur les ressources en énergie, par Jean-Paul Vignal

Billet invité. À propos de Réponse à Jean-Paul Vignal sur les ressources en énergie, par Timiota.

Mon billet n’avait pas vraiment pour objectif de disserter sur le rendement pratique actuel de la conversion de l’énergie solaire en énergie utilisable par l’homme, mais seulement de souligner que le problème de l’énergie n’est pas un problème de ressource, mais de technologie et de modèle de business. Même si l’on peut effectivement débattre à l’infini sur la limite théorique possible de la part de cette énergie que l’homme sera effectivement jamais capable de récupérer, personne ne peut en effet contester que la quantité d’énergie rayonnée par le soleil par mètre carré sur terre est très suffisante pour satisfaire les besoins « décentralisés et repartis » de 10 milliards d’humains, surtout si l’on cesse de gaspiller 30% ou plus des récoltes agricoles produites, de conditionner l’ambiance de locaux mal isolés, ou d’utiliser plus de 100 kW de puissance pour déplacer moins de 100 kg à moins de 50 km/h en pratique dans des véhicules de plusieurs tonnes.

Continuer la lecture de Réponse à Timiota sur les ressources en énergie, par Jean-Paul Vignal

Partager :

Réponse à Jean-Paul Vignal sur les ressources en énergie, par Timiota

Billet invité. À propos de Le problème de l’énergie est-il bien posé ?, par Jean-Paul Vignal

Le billet de Jean-Paul Vignal se termine par l’habituel optimisme sur l’énergie solaire et la biomasse, mais les chiffres sont malheureusement faux. Il faut lire à ce sujet le bouquin de David MacKay, “withouthotair” ou le site français fait par les “amis de MacKay” : www.amides.fr.

Le solaire a un rendement de 20%, admettons (version sans concentrateur) quand il fait… soleil. C’est là qu’on récolte les 200 W ou 240 W/m2.

La moyenne nuit-jour (+effets d’angle à crépuscule/aube) bouffe un facteur 4 –> 60 W/m2.

Il ne fait pas beau partout (UK –> division par deux ou plus )–> 25 W/m2

Le “form factor”, les ombres, le rendement quand on n’en a pas besoin –> 15 W/m2.

Continuer la lecture de Réponse à Jean-Paul Vignal sur les ressources en énergie, par Timiota

Partager :