Étiquette : agences de notation

  • Le Monde – Économie, lundi 8 – mardi 9 mars

    LA MACHINE INFERNALE

    Here for an English version.

    La représentation de l’appareil économico-financier qui nous était proposée il y a cinq ans seulement était celle d’un système ayant atteint sa maturité : stable en raison d’une prédisposition généralisée à l’autorégulation et ayant découvert le moyen d’éparpiller le risque avec une telle efficacité qu’il soit de facto neutralisé.

    L’autorégulation n’existait pas. Le risque bien qu’atomisé se concentrait néanmoins parce que les joueurs les plus avisés se constituaient d’énormes portefeuilles de produits financiers dont la prime de risque était conjoncturellement surévaluée ; quand eut lieu le retour de balancier, les Bear Stearns, Lehman Brothers, AIG, Fannie Mae et Freddie Mac, implosèrent.… Lire la suite…

  • Feu en la demeure !

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    English version here.

    Messieurs, Dames, des instances européennes, je m’adresse à vous : il y a feu en la demeure !

    Vous ne sauverez pas la Grèce en lui enjoignant de baisser le salaire de ses fonctionnaires. Vous ne sauverez pas la Grèce en l’encourageant à combattre la fraude fiscale. Vous ne la sauverez pas non plus en créant une… cagnotte (on tombe ici dans le dérisoire !). Il est beaucoup trop tard pour tout cela. Et de toute manière, le problème n’est pas là.

    Le 3 février, je participais à l’émission « Le Débat / The Debate » sur France 24.… Lire la suite…

  • BFM Radio, lundi 1er février à 10h46

    Un pouvoir véritablement exorbitant

    À y bien réfléchir, est-ce que le pouvoir des agences de notation n’est pas étonnant ? Après tout, ce sont des compagnies privées, et l’on n’attache en général de l’attention qu’aux trois principales d’entre elles : Standard & Poor’s, une filiale du groupe américain McGraw-Hill, Moody’s, dont le milliardaire Warren Buffett est l’un des principaux actionnaires et Fitch, une filiale du groupe français Fimalac. Aux États-Unis on qualifie le pouvoir dont disposent ces agences de « quasi-gouvernemental », et ceci en particulier parce que ce sont leurs notations qui déterminent si un produit financier est considéré « investment-grade », c’est-à-dire digne d’être acheté par les firmes ou institutions sous haute surveillance : essentiellement les compagnies d’assurance et les fonds de pension.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise: confusions et indécisions, par François Leclerc

    Billet invité.

    CONFUSIONS ET INDECISIONS

    En peu de temps, de nombreux éléments concordants sont venus accréditer l’idée que nous sommes probablement au début d’un tournant de la crise. Sans être en mesure de comprendre où celui-ci va nous conduire. Comme si tous les discours dont nous avons jusqu’à maintenant bénéficié étaient épuisés, leurs veines taries, que le temps des pronostics de circonstance était révolu, et qu’il allait falloir passer d’une manière ou d’une autre à l’acte, mais lequel  ?

    On perçoit dans l’actualité qu’une réelle incertitude s’approfondit dans les milieux qualifiés de décisionnaires, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, selon des modes et des sujets différents.… Lire la suite…

  • BFM Radio, le lundi 14 décembre à 10h46

    Les porteurs de mauvaises nouvelles

    S’il y a bien une profession qui se trouvera bientôt entre le marteau et l’enclume, c’est celle d’analyste dans une des grandes agences de notation, Standard & Poor’s, Moody’s ou Fitch. Je pense plus particulièrement à ceux d’entre eux qui ont à évaluer la dette souveraine des grandes nations. Passe encore pour ceux qui s’occupent de celles que les anglo-saxons appellent méchamment les « PIGS » : Portugal, Irlande, Grèce et Espagne. Je pense plutôt à ceux qui s’occupent des deux nations – et non des moindres – qui se trouvent immédiatement derrière elles dans le collimateur des marchés : la Grande-Bretagne et les États-Unis.… Lire la suite…

  • Les agences de notation : La revanche !

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Qu’est-ce que vous vous imaginiez ! On ne les avait pas ratées au moment de la crise des subprimes : « Quoi, vous nous dites qu’un produit financier est « AAA » et trois semaines plus tard, ça ne vaut plus rien ! » Eh oui, ma bonne dame : il se passe bien des choses en trois semaines dans une crise des subprimes.

    Ce n’était pas nouveau d’ailleurs, on avait vu la même chose lors de la chute d’Enron. Avec en plus, un effet pervers : que la dégradation de la firme par une des trois grandes agences (Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch) provoquait une défiance dont les deux autres ne pouvaient pas ne pas tenir compte, entraînant la firme dans une spirale infernale.… Lire la suite…