Étiquette : agences de notation

  • LA BAISSE D’UN CRAN : CATASTROPHE, OU PAS CATASTROPHE ?

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Catastrophe ou pas catastrophe, la perte par la France de son AAA, auprès de Standard & Poor’s  ?

    – Catastrophe !

    Catastrophe prévisible ou imprévisible ?

    – Prévisible ! Hautement prévisible.

    Pourquoi prévisible ? Parce que la finance était devenue au XXIe siècle un château de cartes, et qu’une fois donnée la pichenette des subprimes, le reste s’écroule automatiquement.

    Parce que, voyez-vous, toute cette belle construction n’était prévue pour marcher que d’une seule manière : « excellemment ». L’homme étant « rationnel » au sens des économistes – entendez : cupide, misanthrope et sociopathe – le capitalisme était parfait, et son immortalité assurée n’était que l’une des multiples facettes de cette immense perfection.… Lire la suite…

  • LA NOUVELLE « GRANDE MUETTE »

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    L’année dernière, je me suis rendu au Forum Économique de Krynica, en Pologne. Je vous rappelle que ce sommet aspire à être pour l’Europe Centrale et de l’Est, l’équivalent de Davos en Europe Occidentale.

    J’ai été réinvité cette année-ci, et en particulier pour parler des agences de notation. J’ai initialement accepté l’offre. Mon enthousiasme a tiédi lorsque l’invitation s’est transformée en une table-ronde dont le nombre de participants n’arrêtait pas de croître, au point qu’aux dernières nouvelles (le 30 août), le temps de parole de chacun des intervenants s’était réduit à une brève introduction (moins de deux minutes), suivie d’un exposé (quatre minutes maximum).… Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 12 AOÛT 2011

    Un état d’apesanteur

    Ventes à découvert sur des établissements financiers
    Interdire les paris sur les fluctuations de prix
    Croissance et récession
    L’évaluation du risque
    Résoudre à chaud
    La Bourse et ses rebonds

    Un article du Wall Street Journal : Raters Fail to See Defaults Coming, Les agences ne voient pas venir le défaut… Lire la suite…

  • FLASH SPÉCIAL Crise de la dette publique US – Dégradation de la note de crédit des Etats-Unis à AA+ par Standard & Poor’s

    La montée des extrémismes aux Etats-Unis
    Le climat économique des Etats-Unis
    Les taux d’intérêt
    Les falaises de crédit (et de notation)
    « Investing in a Post-Enron World » (2003), pages 181-195. … Lire la suite…

  • LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 29 JUILLET 2011

    C’est long – mais c’est qu’il y a beaucoup à dire !

    Les agences de notation
    * Ce qu’elles font et ce qu’elles ne font pas
    * Ce qu’elles font bien et ce qu’elles font mal (la copule de Gauss)
    * Si elles sont biaisées

    La crise de la dette publique aux Etats-Unis
    * Le clivage au sein du parti républicain entre droite du milieu des affaires et extrême-droite libertarienne
    * Qui est responsable de la polarisation ?
    * Reste-t-il un centre ?… Lire la suite…

  • ÉTATS-UNIS : PROBABILITÉ D’UN ACCORD DE DERNIÈRE MINUTE SUR LE REPLAFONNEMENT DE LA DETTE ?

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    J’écrivais dans mon billet de samedi intitulé « Fin de partie » :

    Avec une dette publique de 14 mille milliards de dollars, l’État américain est de facto en faillite et un relèvement du plafond autorisé n’arrangera pas les choses. Les deux partis en présence le savent, et plutôt que de tenter de trouver une « solution » à un problème insoluble, ils semblent s’être résolus, chacun de son côté, à présenter au mieux aux yeux de l’opinion les raisons de son refus d’un compromis. Et ceci pour que ce soit le parti d’en face qui apparaisse responsable de l’échec des négociations, et soit blâmé in fine de la faillite des États-Unis… qui est elle d’ores et déjà acquise, et à laquelle ils ont tous deux contribué vaillamment au fil des années.

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  • LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 15 JUILLET 2011

    Les fissures
    Les stress-tests des banques européennes
    « Trading book » / « Banking book »
    La dette publique aux Etats-Unis et la polarisation de l’opinion
    L’idéologie libertarienne
    Qu’est-ce qu’un « événement de crédit » ?
    Les agences de notation – comment les réformer ?
    H. G. Wells : La machine à explorer le temps … Lire la suite…

  • LA CHUTE DE L’EMPIRE ROMAIN : EN DIRECT, GRÂCE À INTERNET !

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    On a voulu étendre la logique du marché et de la marchandise à absolument tout. On a balayé du coup le domaine de l’éthique qui réglait jusque-là les affaires humaines. Le marchand – victime toute désignée selon Aristote de la fièvre de l’or – a cessé d’être un malade s’il succombe, pour être promu au rang de prototype de l’être humain rationnel ! Le salarié a cessé lui d’être la victime qui se contente des restes une fois que l’investisseur et le dirigeant d’entreprise se sont servis, pour être reconnu comme « Gestionnaire d’un Capital Humain », lequel n’est autre que… sa triste personne !… Lire la suite…

  • LA NACION, « Europa puede salvar a Grecia y quizá a Portugal, pero no a España », dimanche 10 juillet 2011

    Georges Ugeux examine aujourd’hui la question des agences de notations à la une du Monde.

    Je me penche moi aussi sur cette question mais dans le quotidien argentin La Nación.

    Entrevista

    « Europa puede salvar a Grecia y quizá a Portugal, pero no a España »

    Economista de referencia y antropólogo sui géneris, autor de libros proféticos en los que anticipó la crisis financiera, Jorion cree que las políticas de austeridad no son la respuesta que necesita la UE, cuestiona el acceso fácil al crédito como vía para alentar el consumo y dice que los países emergentes hacen bien en frenar el ingreso de fondos golondrina

    Luisa Corradini
    Corresponsal en Francia

    Para Paul Jorion, Europa está haciendo exactamente lo contrario de lo que debería hacer para salir de la crisis financiera que la azota desde hace tres años y que amenaza con arrastrar no sólo a Grecia, Portugal e Irlanda, sino también al euro y a ese maravilloso sueño que significa la construcción europea.… Lire la suite…

  • SURVIE DU MONDE OCCIDENTAL, par Nodilor

    Billet invité

    1/ La France est en faillite avérée. Il est définitivement impossible de rembourser notre dette. Pour la rembourser, il faudrait par exemple 33 années en excédent budgétaire de +3 %. Les schémas les plus optimistes prévoient un retour à un déficit de –3 % au mieux en 2014 en supposant une croissance de 2,5 % que nous n’aurons probablement jamais faute d’argent pour investir en masse et que les taux d’intérêt resteront au niveau actuel ce qui n’est déjà plus vrai avec l’inflation spéculative actuelle et la hausse des taux de la BCE récente.

    La dette est aujourd’hui de 1600 milliards d’€ et va s’alourdir de 400 milliards d’€ dans les 5 ans à venir ce qui générera un service de la dette qui dépassera les 60 milliards d’€ au taux de 3 %, de 80 milliards d’€ au taux de 4 % qui est plus probable pour la France.… Lire la suite…

  • Cahiers de l’évaluation N° 5, LA NOTATION FINANCIÈRE

    On me voit et on m’entend un peu partout, mais je reste assez pestiféré : « un peu partout », c’est essentiellement des lieux de contestation et de dissidence bien balisés. On me voit en particulier un peu plus dans des couloirs d’université (Rennes, Nantes, Clermont-Ferrand, Caen) mais cela reste essentiellement après qu’on a bien pris soin de faire sortir les étudiants.

    Aussi, c’est une surprise, qui sonne un peu à mes oreilles comme une reconnaissance, de voir mes propos abondamment repris et reproduits dans une publication officielle de la Direction générale du Trésor française.

    Il s’agit du N° 5 des Cahiers de l’évaluation.Lire la suite…

  • LE « PRINCIPE DU MARCHAND DE SOUPE »

    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    Monsieur Alan Greenspan, qui dirigea la Federal Reserve, la banque centrale américaine pendant près de vingt ans, a commis hier un article dans le Financial Times intitulé : « Dodd-Frank fails to meet test of our times », la loi Dodd-Frank-n’est pas à la hauteur des exigences de notre temps.

    La loi Dodd-Frank, c’est ce fatras de 243 règlements, couvrant plusieurs milliers de pages, qui passe pour une réforme de la finance américaine, et cela va de soi qu’elle n’est pas à la hauteur puisque ce qu’il aurait fallu, à savoir quelques grands principes comme l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, ne remplirait que cinq pages, grand maximum.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : QUAND LES MACHOIRES SE REFERMENT…, par François Leclerc

    Billet invité.

    « Un moment fondateur » dans la construction de la zone euro, c’est ainsi que Christine Lagarde, ministre française de l’économie et des finances, a qualifié la réunion de ce jour des chefs d’Etat et de gouvernement des 17. Une manière comme une autre de présenter l’état des discussions en cours et l’absence de tout accord. Puisque l’on commence, on ne peut pas terminer, irréfutable !

    Car ce qui a finalement prévalu au cours de la préparation du sommet, c’est la conception qu’il fallait être d’accord sur tout, sinon on ne l’était sur rien, or on en est loin.… Lire la suite…

  • L’actualité de la crise : LA BCE, DONJON DU SYSTÈME, par François Leclerc

    Billet invité.

    Fort à propos, la chancelière Angela Merkel vient d’avouer être impliquée dans « une multitude de discussions pour pouvoir envoyer un signal fort le 11 mars ». Une manière de décrire la situation de grande confusion qui prévaut actuellement en Europe, qui n’est pas prête de se résorber, amenant la Banque centrale européenne (BCE) a passer à l’offensive.

    Constatant que les gouvernements ne parviennent pas ou ne se résignent pas à assez serrer les boulons, et à faire prendre en charge le payement de l’addition par les contribuables comme elle l’estime primordial – ce n’est pas faute de l’avoir souligné – elle entend désormais peser de tout son poids pour les amener à résipiscence.… Lire la suite…

  • LE MONDE ECONOMIE, LUNDI 7 – MARDI 8 FEVRIER 2011

    La mesure du risque de crédit doit être un service public

    La commission mise sur pied aux Etats-Unis, en 2009, pour déterminer les causes de la crise financière, la Financial Crisis Inquiry Commission, a remis ses conclusions le 27 janvier. Ses dix membres n’ont pas pu se mettre d’accord : le rapport est signé des six démocrates, alors que les quatre républicains expriment leur dissidence dans deux déclarations distinctes.

    Tous s’accordent cependant pour attribuer un rôle déterminant dans la crise aux agences de notation.

    Pourtant, rien n’a été prévu aux Etats-Unis pour réformer leur mode de fonctionnement.

    De son côté, la Commission de Bruxelles ne planche que sur des mesures à l’impact purement symbolique, comme l’exigence qu’un changement de notation de l’un des pays de l’Union européenne lui soit notifié avec un préavis de trois jours, ou qu’un changement de notation ne soit communiqué qu’après la clôture des marchés.… Lire la suite…