BFM Radio, lundi 1er février à 10h46

Un pouvoir véritablement exorbitant

À y bien réfléchir, est-ce que le pouvoir des agences de notation n’est pas étonnant ? Après tout, ce sont des compagnies privées, et l’on n’attache en général de l’attention qu’aux trois principales d’entre elles : Standard & Poor’s, une filiale du groupe américain McGraw-Hill, Moody’s, dont le milliardaire Warren Buffett est l’un des principaux actionnaires et Fitch, une filiale du groupe français Fimalac. Aux États-Unis on qualifie le pouvoir dont disposent ces agences de « quasi-gouvernemental », et ceci en particulier parce que ce sont leurs notations qui déterminent si un produit financier est considéré « investment-grade », c’est-à-dire digne d’être acheté par les firmes ou institutions sous haute surveillance : essentiellement les compagnies d’assurance et les fonds de pension.

Que font exactement ces agences de notation ? Elles évaluent le risque de crédit : le risque de non-remboursement que court celui qui met son capital à la disposition d’un emprunteur. Elles attribuent une note à ce risque de crédit et le marché déterminera en fonction de ce risque, la prime – exprimée comme un taux d’intérêt – qui devra être intégrée au « coupon », au taux des intérêts qui seront versés au prêteur par l’emprunteur.

Ces agences de notation furent une première fois sur la sellette à l’époque de la fin d’Enron, dont elles n’avaient pas vu venir la chute, et qu’elles précipitèrent involontairement, chacune considérant une dégradation d’Enron par l’une des autres comme significative d’une nouvelle détérioration. Mais on parle beaucoup d’elles – et leurs oreilles doivent en siffler – à propos des mésaventures actuelles de la Grèce et du rôle qu’elles ont joué à l’automne 2008 dans le sauvetage de la compagnie d’assurance AIG par la Federal Reserve de New York. Une audition devant une commission du Congrès américain a eu lieu mercredi dernier où il est apparu que Goldman Sachs et la banque française Société Générale durent leur chance extraordinaire de voir honorer rubis sur l’ongle leurs swaps de défaut de crédit sur Lehman Brothers au fait qu’une dégradation de leur note par les agences de notation était imminente. L’urgence a fait le reste. Pensons aussi à la baisse de l’euro la semaine dernière, due à la dégradation de la dette grecque. Les agences de notation sont sur le point de mettre la zone euro à feu et à sang.

Ces agences de notation – dont chacun s’accordait à reconnaître il y a à peine deux ans que leur capacité de jugement était bien médiocre, ne disposent-elles pas d’un pouvoir disproportionné ? Et on n’a peut-être encore rien vu ! Les principes réglant la dette publique vont bientôt être revus en France – dans un sens très prévisible : parfaire les « réformes » de la révolution ultralibérale, alors que la crise a offert un cinglant démenti à la validité de cette philosophie – et la justification en sera que, sans ça, les agences de notation risquent de dégrader la notation de la France. Le pouvoir des agences de notation – des firmes privées, dont la réputation a cessé d’être sans tache – n’est-il pas devenu véritablement exorbitant ?

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96 réflexions sur « BFM Radio, lundi 1er février à 10h46 »

  1. @ le marin : les analyses d’urine alors, vu ce qu’on absorbe comme info sur ce blog … on va finir par pisser bleu !

  2. Louise,

    C’est quand qu’on commence ?

    [Montez un peu le son…ouvrez dans une autre fenêtre…et continuez tranquillement votre lecture si le coeur vous en dit, bien sûr…]

    J’ouvre des guillemets :

    Ils ont quelque chose dont ils sont fiers. Comment nomment-ils donc ce dont ils sont fiers? Ils le nomment civilisation, c’est ce qui les distingue des chevriers. C’est pourquoi ils n’aiment pas, quand on parle d’eux, entendre le mot de « mépris ». Je parlerai donc à leur fierté. Je vais donc leur parler de ce qu’il y a de plus méprisable: je veux dire le _dernier homme._ » Et ainsi Zarathoustra se mit à parler au peuple: Il est temps que l’homme se fixe à lui-même son but. Il est temps que l’homme plante le germe de sa plus haute espérance. Maintenant son sol est encore assez riche. Mais ce sol un jour sera pauvre et stérile et aucun grand arbre ne pourra plus y croître.

    Et les voilà qui me regardent et qui rient: et tandis qu’ils rient ils me haïssent encore. Il y a de la glace dans leur rire. »

    Je veux enseigner aux hommes le sens de leur existence: qui est le
    Surhumain, l’éclair du sombre nuage homme.

    Mais je suis encore loin d’eux et mon esprit ne parle pas à leurs sens.
    Pour les hommes, je tiens encore le milieu entre un fou et un cadavre.

    Il faut que je sois plus sage! Que je sois rusé du fond du coeur,
    comme mon serpent.

    DE LA NOUVELLE IDOLE

    Il y a quelque part encore des peuples et des troupeaux, mais ce n’est
    pas chez nous, mes frères: chez nous il y a des États.

    État? Qu’est-ce, cela? Allons! Ouvrez les oreilles, je vais vous
    parler de la mort des peuples.

    L’État, c’est le plus froid de tous les monstres froids: il ment
    froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche: « Moi, l’État,
    je suis le Peuple. »

    C’est un mensonge! Ils étaient des créateurs, ceux qui créèrent les
    peuples et qui suspendirent au-dessus des peuples une foi et un amour:
    ainsi ils servaient la vie.

    Ce sont des destructeurs, ceux qui tendent des pièges au grand nombre
    et qui appellent cela un État: ils suspendent au-dessus d’eux un glaive
    et cent appétits.

    Partout où il y a encore du peuple, il ne comprend pas l’État et il le
    déteste comme le mauvais oeil et une dérogation aux coutumes et aux
    lois.

    Je vous donne ce signe: chaque peuple a son langage du bien et du mal:
    son voisin ne le comprend pas. Il s’est inventé ce langage pour ses
    coutumes et ses lois.

    Mais l’État ment dans toutes ses langues du bien et du mal; et, dans
    tout ce qu’il dit, il ment – et tout ce qu’il a, il l’a volé.

    Tout en lui est faux; il mord avec des dents volées, le hargneux. Même
    ses entrailles sont falsifiées.

    Une confusion des langues du bien et du mal – je vous donne ce signe,
    comme le signe de l’État. En vérité, c’est la volonté de la mort
    qu’indique ce signe, il appelle les prédicateurs de la mort!

    Beaucoup trop d’hommes viennent au monde: l’État a été inventé pour
    ceux qui sont superflus!

    Voyez donc comme il les attire, les superflus! Comme il les enlace,
    comme il les mâche et les remâche.

    « Il n’y a rien de plus grand que moi sur la terre: je suis le doigt
    ordonnateur de Dieu » – ainsi hurle le monstre. Et ce ne sont pas
    seulement ceux qui ont de longues oreilles et la vue basse qui tombent
    à genoux!

    Hélas, en vous aussi, ô grandes âmes, il murmure ses sombres mensonges.
    Hélas, il devine les coeurs riches qui aiment à se répandre!

    Certes, il vous devine, vous aussi, vainqueurs du Dieu ancien! Le
    combat vous a fatigués et maintenant votre fatigue se met au service de
    la nouvelle idole!

    Elle voudrait placer autour d’elle des héros et des hommes honorables,
    la nouvelle idole! Il aime à se chauffer au soleil de la bonne
    conscience, – le froid monstre!

    Elle veut tout _vous_ donner, si _vous_ l’adorez, la nouvelle idole:
    ainsi elle s’achète l’éclat de votre vertu et le fier regard de vos
    yeux.

    Vous devez lui servir d’appât pour les superflus! Oui, c’est
    l’invention d’un tour infernal, d’un coursier de la mort, cliquetant
    dans la parure des honneurs divins!

    Oui, c’est l’invention d’une mort pour le grand nombre, une mort qui se
    vante d’être la vie, une servitude selon le coeur de tous les
    prédicateurs de la mort!

    L’État est partout où tous absorbent des poisons, les bons et les
    mauvais: l’État, où tous se perdent eux-mêmes, les bons et les mauvais:
    l’État, où le lent suicide de tous s’appelle – « la vie ».

    Voyez donc ces superflus! Ils volent les oeuvres des inventeurs et les
    trésors des sages: ils appellent leur vol civilisation – et tout leur
    devient maladie et revers!

    Voyez donc ces superflus! Ils sont toujours malades, ils rendent leur
    bile et appellent cela des journaux. Ils se dévorent et ne peuvent pas
    même se digérer.

    Voyez donc ces superflus! Ils acquièrent des richesses et en
    deviennent plus pauvres. Ils veulent la puissance et avant tout le
    levier de la puissance, beaucoup d’argent, – ces impuissants!

    Voyez-les grimper, ces singes agiles! Ils grimpent les uns sur les
    autres et se poussent ainsi dans la boue et dans l’abîme.

    Ils veulent tous s’approcher du trône: c’est leur folie, – comme si le
    bonheur était sur le trône! Souvent la boue est sur le trône – et
    souvent aussi le trône est dans la boue.

    Ils m’apparaissent tous comme des fous, des singes grimpeurs et
    impétueux. Leur idole sent mauvais, ce froid monstre: ils sentent tous
    mauvais, ces idolâtres.

    Mes frères, voulez-vous donc étouffer dans l’exhalaison de leurs
    gueules et de leurs appétits! Cassez plutôt les vitres et sautez
    dehors!

    Évitez donc la mauvaise odeur! Éloignez-vous d’idolâtrie des superflus.

    Évitez donc la mauvaise odeur! Éloignez-vous de la fumée de ces
    sacrifices humains!

    Maintenant encore les grandes âmes trouveront devant elles l’existence
    libre. Il reste bien des endroits pour ceux qui sont solitaires ou à
    deux, des endroits où souffle l’odeur des mers silencieuses.

    Une vie libre reste ouverte aux grandes âmes. En vérité, celui qui
    possède peu est d’autant moins possédé: bénie soit la petite pauvreté.

    Là où finit l’État, là seulement commence l’homme qui n’est pas
    superflu: là commence le chant de la nécessité, la mélodie unique, la
    nulle autre pareille.

    Là où _finit_ l’État, – regardez donc, mes frères! Ne voyez-vous pas
    l’arc-en-ciel et le pont du Surhumain?

    Ainsi parlait Zarathoustra.

    Tout ce qui est grand se passe loin de la place publique et de la
    gloire: loin de la place publique et de la gloire demeurèrent de tous
    temps les inventeurs de valeurs nouvelles.

    ………………..

    Il y a eu jusqu’à présent mille buts, car il y a eu mille peuples. Il
    ne manque que la chaîne des mille nuques, il manque le but unique.
    L’humanité n’a pas encore de but.

    Mais, dites-moi donc, mes frères, si l’humanité manque de but,
    n’est-elle pas elle-même en défaut?

    Ainsi parlait Zarathoustra.

    Je les referme…les guillemets.

    Pour éviter que ça ne parte en sucette (ce qui ici s’appelait il y a quelque temps déjà « un appel du pied extra-parlementaire il me semble), j’aurais préféré qu’on envisage la suite, qu’on en parle, qu’on propose, etc. Mais bon ça n’a l’air d’intéresser dégun (c’est du breton de chez moi, une fois)…alors !

    Vive !

    1. Mais je vous en prie 🙂 !

      « Mais, dites-moi donc, mes frères, si l’humanité manque de but, n’est-elle pas elle-même en défaut ? »

      Ah ! Derrière la porte…

  3. Je ne suis assez âgé pour avoir connu la genèse des ces sociétés qui peuvent donner le droit de vie ou de mort sur une société ou un état.
    Je me demande comment ce type société ont réussi a acquérir tant de pouvoir au vue de leur médiocrité ? Pour moi, elle sont clairement le reflet de notre société, elle sont l’instrument du gouvernent et du lobby des banques à la foi.

    Elle sont clairement de la propagande, aucune lois ne leur donne de pourvoir et pourtant c’est comme ci ? J’ai vraiment du mal à comprendre comment malgré leur incapacité à produire des informations fiable ( et bien au dessus que le travail que pourrais fournir tout autre personne / entité), elle sont toujours là.

    Sans loi, on pourrais croire que c’est le peuple qui leur permet de continuer et leur donne leur crédibilité, mais il ne faut pas oublier leur mode de financement que j’associe à des « subventions » voir des dessous de tables ou bien à des paiement de campagne de pub ou l’on a le droit de faire de la publicité mensongère sur le concurrent.

    1. @poirson
      Les agences de notation sont tout sauf dans la main des gouvernements; leur pouvoir s’oppose directement à ceux des Etats , Leur pouvoir ne tient que par ceux qui les écoutent, et il relève plutôt de ce pouvoir « transversal » et autogestionnaire « que nous avons tant célébréil y a bientôt un demi-siècle
      Comme quoi elles ont au moins un avantage, celui de casser un certain nombre de mythes. !
      amicalement

  4. @ Louise
    Vous prônez le chaos comme solution.
    Êtes-vous bien sûre de faire ce qui convient pour sauver l’humanité ? Ne voyez-vous pas dans quel état se trouvent les êtres les plus faibles lorsque, comme à Haïti, plus rien ne fonctionne ?
    Imaginez ce que seraient les misères dans ce pays si des nations encore en état de fonctionner n’étaient pas présentes pour soulager les plus faibles : enfants, vieillards, et femmes les moins fortes physiquement. Voyez comment se passent les distributions d’aides alimentaires lorsqu’il n’y a pas d’autorité pour maintenir l’ordre et faire survivre un peu de justice.

    Honnêtement, seriez-vous fière d’avoir incité à l’effondrement accéléré de nos civilisations, certes imparfaites, qui ont demandé, depuis la nuit des temps, tant d’efforts et de sacrifices aux précédentes générations ?

    Louise ma sœur, je comprends votre abattement. Mais de grâce, cherchez au plus profond de votre conscience la part de sentiment d’amour et d’appartenance qui y reste pour œuvrer positivement à la poursuite de notre histoire. Même si le niveau de vie moyen tend à baisser du fait de l’épuisement des ressources de la planète, le devoir de chacun est de tout faire pour maintenir une volonté de survivre le plus dignement possible par égard à ceux qui nous ont précédé et auxquels nous devons tout. Le pire parfois, mais aussi le meilleur : la vie.

    Alors poursuivons l’œuvre en promouvant le plus de justice possible. Il y à beaucoup à faire, surtout qu’il faut traiter le sujet sur la planète entière.

  5. A cédric 7693 :

    « Une question comme ça : Comment protégerez-vous votre « communauté » d’une éventuelle invasion/agression armée ? »

    Si je prends ma voiture je risque un accident ?
    Si je fais un enfant il peut tomber gravement malade ?
    Si j’ai un travail je risque de le perdre ?
    Si je construit une maison une tempète risque de l’emporter ?
    Si je vais à la mer je risque de me noyer ?
    Si je vais à la montagne je risque d’être pris dans une avalanche ?
    Si je me marie ma femme risque de me quitter ?
    Si…
    Si…..
    Si……….;
    ET SI JE VIS JE RISQUE DE MOURIR ???????????

    Restez au lit !!!!!!!!!!!!!!!

    Un peu féroce ?
    Certainement, mais avec des si on peut mettre Paris en bouteille, mais on peut aussi ne rien faire !

    Ce ne sont que des pistes, des idées, des utopies, mais si elles restent enterrées au fond de nous elles n’ont aucune chance de voir le jour.

    Au delà de l’anecdote, l’idée de base est que au fil de ce blog, nous nous rendons compte que à moins d’un choc violent (cela peut ne pas être une agression physique cela peut être émotionel, une prise de conscience) nous ne pourrons changer les choses.

    Ces gens de la finance, ces décideurs politiques me semblent être actuellement dans la position suivante :
    « Nous sommes au bord de l’abîme et nous allons faire un grand pas en avant ! »
    C’est ce que je pense de cette histoire de « monnaie verte » qu’ils sont en train de nous pondre.

    Le problème c’est que c’est nous qui sommes au bord de l’abîme, eux ils sont en arrière garde.
    Donc avant qu’ils ne tombent des millions seront tombés avant !
    Et quand tout le monde sera tombé que se passera-t-il ?
    Croyez-vous avoir le temps de vous protéger ?
    Et si jamais cela durait encore et encore, dans quel monde vivront nos enfants et petits enfants ?

    1. Louise, ce que disait Cédric n’est pas comparable à un accident qui pourrait arriver. Une agression armée est de l’ordre du certain. Vous ne le concevez pas parce que vous vous placez toujours dans un cadre où il subsiste un Etat pour assurer la sécurité, etc.
      C’est bien beau l’utopie, mais…

  6. Louise ne prône pas le Chaos, ce n’est pas une théoricienne du chaos. Elle vit dans ses propres failles internes, son monde est aussi le nôtre. Elle dit vivez – si vous êtes encore des hommes – votre propre bouleversement et non cette chose infâme qui vient du dehors et s’impose comme un ordre naturel. Mais c’est une farce d’hypocrites, un grotesque déguisement, une fiction généralisée : cet ordre fait le vide par l’intérieur et nous empêche de voir le réel. Un système capable de nous arracher à notre Vie Sensible est un système extrêmement dangereux. Heureusement qu’il y a la possibilité de parole, sinon vous imaginez l’énorme malheur. Et que fait Louise, elle prend la parole. Cela déplaît à ces monsieurs, tant mieux.

    1. Merci beaucoup Martin Olivier, c’est tout à fait ça !
      Je ne sais pas ce que c’est que le chaos.
      Je crois que eux non plus, ce qu’ils appellent chaos n’est autre que l’inconnu.
      Ce qui peut se passer est au-delà de leurs connaissances, de leur compréhension, de leur vision du monde.
      Pour eux je pense que c’est « inexistable ».

  7. Ne vous arrêtez pas d’exprimer vos idées Louise, il y a une telle force d’inertie et de pesanteur dans ce monde que plus grand nombre n’ose penser et parler comme vous, par rapport à tout ce que nous avons si souvent l’habitude de voir ou d’entendre, tant d’idées reçues de nos jours au sujet de ceci et de cela, quel grand lavage de cerveau au quotidien.

    Car à partir du moment ou vous commencerez à penser plus différemment de la norme vous serez tout de suite étiqueté comme une personne peu réfléchi et responsable pour la société, pour nos bergers des loups bien habillés en brebis.

  8. DANS L’ÉDIFICE DE LA PENSÉE, JE N’AI TROUVÉ AUCUNE CATÉGORIE SUR LAQUELLE REPOSER MON FRONT.
    EN REVANCHE, QUEL OREILLER QUE LE CHAOS !

    CIORAN

  9. @ Louise 2 février 2010 à 22:52
    « Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots » (Jean Jaurès)
    « Quand les femmes ne peuvent changer les mots, elles font une pirouette » (Le misogyne)

    Les uns et les autres ont mieux à faire, en prônant l’amour plus que la haine.

    1. Le Peuple n’a que ce qu’il a. L’Amour n’a pas désertée son coeur, il ne faut pas exagérer. On peut marcher dans les pas de Gandhi, mais nous ne sommes pas tous de cette trempe. Une personne qui aime les siens doit aussi savoir les défendre, les protéger, les sauver. Allez dire, vous qui débordez d’amour, aux puissants, qu’un peu de compassion de leur part pourrait transformer le monde, cela changerait bien des choses en effet, et peut être qu’en bas, le poids de l’angoisse se ferait moins sentir. Pour le moment les seuls armes que nous avons, ce sont les mots. Le COURAGE, voilà un mot de plus.

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