Fukushima : LE DÉMANTÈLEMENT EN QUESTION, par François Leclerc

Billet invité.

Les ingénieurs japonais de Toshiba et de l’International Research Institute for Nuclear Decommissioning (IRID) rivalisent de prouesses dans la conception de robots, avec comme objectif immédiat de localiser et d’observer les trois coriums tapis au fond des réacteurs dévastés de la centrale de Fukushima. Ces robots doivent en effet être capables de résister au très haut niveau de radioactivité régnant dans les enceintes de confinement et de pouvoir se déplacer dans leur chaos interne.

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Fukushima : où l’on tente encore de nous faire croire que le nucléaire pourrait être moteur de la redynamisation rurale – Une catastrophe sans fin, par Cécile Asanuma-Brice *

Billet invité.

Voici maintenant plus d’un siècle que nos pays modernisés se sont tournés vers la planification afin de penser un meilleur équilibre économique et démographique de leur territoire. Si tel fut le discours mis en avant pour en vanter les mérites, le résultat n’en reste pas moins décevant, si ce n’est nul. Continuer la lecture de Fukushima : où l’on tente encore de nous faire croire que le nucléaire pourrait être moteur de la redynamisation rurale – Une catastrophe sans fin, par Cécile Asanuma-Brice *

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À FUKUSHIMA, LES ROBOTS MEURENT AUSSI, par François Leclerc

Billet invité.

Les comparatifs se sont installés dans nos habitudes en toutes occasions. Et cela fait longtemps que leur champ déborde nos centres d’intérêt de consommateurs, afin de nous aider à choisir notre voiture par exemple, et qu’ils prétendent nous diriger vers tel ou tel hôpital ou établissement d’enseignement en raison de leurs performances ! En comparant nos performances avec celles des robots, nous avons depuis franchi une nouvelle étape avec à l’horizon la singularité, ce moment décisif du développement de l’intelligence artificielle où le progrès lui sera exclusivement attribuable.

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Le savoir, saison 2 : plus mité que mythique ? par Timiota

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Courtes réflexions autour d’un workshop interdisciplinaire sur l’ignorance au sein de l’action « NEEDS » du CNRS/ SHS tenu les 1 et 2 décembre 2016 et organisé par Harry Bernas(1), Thierry Ribault(2) et Kate Brown(3)

[(1)IN2P3 Orsay U Paris Sud, (2) Clerse Lille , (3) Baltimore UMBC]

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FUKUSHIMA : IL FAUDRA PLUS D’UNE VIE, par François Leclerc

Billet invité.

Quelle vision peut-on avoir aujourd’hui de la catastrophe de Fukushima, que l’on subodore promise à se poursuivre durant des décennies ? Certainement pas celle de sa maitrise, l’opérateur de la centrale continuant en permanence à improviser face à des évènements qu’il n’a pas anticipés et qui le dépassent, accumulant les tentatives et souvent les échecs. Tout au plus peut-il aujourd’hui revendiquer une certaine stabilisation vouée à être mise en cause sans que l’on sache ni quand ni comment. Le parallèle avec la crise financière se poursuit.

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« Osons » le zéro Hulot pour le zéro nucléaire, par Thierry Ribault

Billet invité. P. J. : Faut-il s’en prendre par priorité à ses ennemis où à ses « alliés objectifs » dont on suppose qu’ils « pourraient faire beaucoup mieux » ? Mon choix personnel est clair : à ses ennemis, et c’est un reproche que je ferais à la gauche en général, d’avoir toujours préféré l’entre-déchirement à la lutte ciblée au bon endroit. Le débat sur les questions soulevées ici est cependant essentiel, c’est pourquoi je publie ce billet, mais seulement parce que je sais que d’autres viendront remettre en question, non pas les faits – qui sont avérés – mais l’approche, qui pourrait être plus consensuelle.

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Fukushima, bilan d’une situation sanitaire inquiétante, par Cécile Asanuma-Brice

Billet invité.

Tant est grand l’irrationnel en cet affaire et par-delà les contradictions qui dépassent l’entendement, simultanément à l’annonce des résultats du groupe de recherche INWORKS (Ionising radiation and risk of death from leukemia and lymphoma in radiation-monitored workers) selon lesquels le risque de mortalité par leucémie ou myélome multiple des travailleurs de centrales nucléaires après exposition à des faibles doses est désormais avéré [1], le gouvernement japonais, avec l’aval de l’AIEA [2], a relevé les doses acceptables pour les travailleurs du nucléaire de 100msv/an à 250 msv/an en cas d’urgence [3].

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VILLAGES POTEMKINE À FUKUSHIMA, par François Leclerc

Billet invité.

« Une prison à ciel ouvert de confinement dans les maisons et sur les routes » : c’est par cette description peu engageante que Greenpeace décrit le projet de retour des évacués de la région autour de la centrale de Fukushima qui est mené à grand train, normalisation oblige.

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LE DÉMANTÈLEMENT DE FUKUSHIMA N’EST PAS BIEN PARTI, par François Leclerc

Billet invité.

Le projet de démantèlement à long terme de la centrale de Fukushima, dans lequel les autorités japonaises et mondiales se sont engagés, suscite deux grandes interrogations qui ne sont pas prêtes de trouver une réponse satisfaisante : que faire de l’eau contaminée après refroidissement des réacteurs – dont le stockage précaire actuel est provisoire – et quelles solutions inventer pour récupérer et stocker les trois coriums dont la localisation n’est pas établie, qui représentent 250 tonnes de matière nucléaire hautement radioactive ?

Pour la première d’entre elles, l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui renvoie une mission sur le site de Fukushima du 17 au 21 avril, préconise faute d’autre solution un expédient : la rejeter à la mer après l’avoir autant que possible décontaminée. On n’en sera pas surpris, connaissant sa détermination à défendre l’énergie électronucléaire dont elle représente de facto les intérêts. Yukiya Amano, son directeur général, en a fait preuve la semaine dernière en réaffirmant à son propos que « malgré l’accident de Fukushima Daiichi, elle continue à jouer un rôle important dans le mix énergétique mondial ». L’AIEA participe activement à la normalisation en cours en apportant sa caution.

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Fukushima : cogérer l’agonie, par Nadine et Thierry Ribault

Billet invité.

En ce 11 mars 2015, quatre ans après l’inachevable désastre nucléaire de Fukushima, on peut, bien entendu, établir un bilan officiel : 87 enfants atteints d’un cancer de la thyroïde, 23 autres suspectés de l’être, 120.000 « réfugiés », 50.000 liquidateurs mobilisés au seuil sacrificiel dûment relevé, des piscines remplies de combustibles prêtes à nous exploser au nez, des rejets massifs et réguliers d’eau contaminée dans l’océan, pas moins de 30 millions de m3 de déchets radioactifs à stocker pour l’éternité.

Ce bilan existe. Nous vous y renvoyons.

L’État fait des habitants de Fukushima des cogestionnaires du désastre

Une fois ce « bilan » dressé, une fois les victimes et les inquiétudes considérées avec respect, il s’agit de tirer les conclusions qui s’imposent. L’une d’entre elles est la suivante : au fur et à mesure que se mettait en place l’aide fournie par des groupes citoyens, des ONG, des structures plus ou moins indépendantes, l’État faisait des habitants de Fukushima, indéniablement et sous couvert de « participation citoyenne », des cogestionnaires du désastre. On pourra nous opposer que cet élan civique a relevé de la spontanéité, voire de l’amour du prochain, que l’État n’a donné aucun ordre allant dans ce sens, que chacun était, et reste, libre de « s’engager » dans de tels mouvements, certes ! Cependant, beaucoup des hommes et des femmes qui l’ont fait, même si c’est inconsciemment, ont fait le jeu de l’État.

Voilà ce que nous avons constaté.

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