Archives par mot-clé : CIA

Michael Cohen, ancien avocat de Donald Trump. Supputons…

Une chose qui a frappé l’ensemble des commentateurs durant l’audition hier de Michael Cohen devant le Comité de surveillance du Congrès, c’est la référence qu’il a faite à d’autres enquêtes encore en cours sur Trump. Il a dû signaler qu’il en était informé pour justifier son refus de répondre à une question qui lui était posée. Il avait là une carte d’atout dont ne disposaient pas les députés Républicains qui sans répit ont cherché à le prendre en flagrant délit de mensonge. Une chose était claire : il y avait des sujets sur lesquels il en savait davantage qu’eux.

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« Trump vs. CIA + FBI : un combat de titans ! » mise à jour en date du 16 août 2018 de mon billet du 24 février 2017

Je commence par vous rappeler un billet publié ici il y a un an et demi. Je le fais suivre d’une mise à jour consistant en un commentaire de quatre captures d’écran de télévision hier dans la soirée.

Trump vs. CIA + FBI : un combat de titans !, le 24 février 2017 (Donald Trump est alors Président depuis 35 jours)

M. Trump mène ses affaires comme une entreprise dont le patron a le droit d’être le tyran implacable (rien ne l’interdit, n’est-ce pas ? malgré notre allégeance aux valeurs démocratiques). Mais pour le rayonnement extérieur de celle-ci, il lui faut nouer des alliances. M. Poutine a semblé à M. Trump, être un patron dans son genre : celui qui fait taire toute opposition par la vertu d’un visage cramoisi révulsé par la colère.

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Les temps qui sont les nôtres : Trump contre le FBI et la CIA, le 20 mars 2018 – Retranscription

Retranscription de Les temps qui sont les nôtres : Trump contre le FBI et la CIA. Merci à Cyril Touboulic !

Bonjour, nous sommes le mardi 20 mars 2018, et si vous êtes allés au cinéma quelquefois, vous avez dû vous faire une idée de ce qu’est le FBI (Federal Bureau of Investigation) : c’est la police au niveau fédéral aux États-Unis.

Vous savez qu’il y a une police des États et vous connaissez ces scènes où la voiture du shérif est obligée de s’arrêter à la limite du comté, et le bandit ou le sympathique héros – c’est souvent le même – continue son voyage vers le Mexique, ou je ne sais quoi, ou vers le Canada, et la voiture doit s’arrêter. Continuer la lecture de Les temps qui sont les nôtres : Trump contre le FBI et la CIA, le 20 mars 2018 – Retranscription

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Trump vs. CIA + FBI : un combat de titans !

M. Trump mène ses affaires comme une entreprise dont le patron a le droit d’être le tyran implacable (rien ne l’interdit, n’est-ce pas ? malgré notre allégeance aux valeurs démocratiques). Mais pour le rayonnement extérieur de celle-ci, il lui faut nouer des alliances. M. Poutine a semblé à M. Trump, être un patron dans son genre : celui qui fait taire toute opposition par la vertu d’un visage cramoisi révulsé par la colère.

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Le pot de terre et le pot de fer

On apprend ce matin, que le pot de fer a cessé d’informer le pot de terre sur une base régulière, n’étant plus certain qu’il ne roule pas essentiellement pour une puissance étrangère *.

Le pot de terre en l’occurrence est président des États-Unis. Le pot de fer dans ce cas-ci, ce sont les services secrets de son pays, alliés à la direction de la police.

Imaginez que vous soyez dirigeant révolutionnaire et que vous veniez de renverser le régime corrompu. Or le chef des services secrets demande à vous rencontrer. Allez-vous lui dire : « Vas te faire voir, espèce de naze ! » Non, n’est-ce pas, même pas dans ce cas-là. Or c’est ce qu’a fait M. Trump durant sa campagne, et qu’il continue de faire une fois président.

« Que croyez-vous qu’il arriva ? »

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* The Wall Street Journal : Spies Keep Intelligence From Donald Trump on Leak Concerns, par Shane Harris and Caroll E. Lee, le 16 février 2017

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LA PRÉSOMPTION DE CULPABILITÉ, par François Leclerc

Billet invité.

« Les obstacles légaux et bureaucratiques à la surveillance doivent être levés », avait réclamé dans une tribune du Wall Street Journal de janvier 2016 Mike Pompeo, qui vient d’être appelé par Donald Trump à diriger la CIA. Partisan d’étoffer les programmes de surveillance électronique de la NSA, il écrivait  alors : « Le Congrès devrait voter une loi rétablissant la collecte de toutes les métadonnées, afin de les combiner avec toutes les données financières ou de consommation publiquement disponibles pour constituer une base de données exhaustive ». Remarquons avant d’aller plus loin qu’un tel projet est déjà en phase de développement… en Chine.

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CIA, AMOUR ET FANTAISIE

Dans le billet où je faisais part la semaine dernière de l’élection d’Obama à un second mandat, j’évoquais la situation difficile d’une « cohabitation », le président étant démocrate, tandis que sa majorité parlementaire est républicaine. J’écrivais :

Tout laisse présager que c’est à cela qu’Obama se verra confronté durant son deuxième mandat : une double radicalisation, des républicains et des démocrates, chacun de son côté, faisant monter la vocifération de part et d’autre, accompagnée d’une paralysie sur le plan politique, le Congrès et le Sénat parvenant à se neutraliser mutuellement, tandis que le Président tentera de se frayer péniblement un chemin à coups de décrets, d’« executive orders », dont son opposition républicaine mettra systématiquement en cause la constitutionnalité.

Or il existe un autre sort possible pour les « executive orders » que d’être contestés : qu’on s’en fiche éperdument et qu’ils soient simplement ignorés.

C’est ce qui apparaît en particulier de l’affaire Petraeus-Broadwell-Kelley-Allen à la une des journaux.

Si vous tombez des nues, un rapide résumé. Vous trouverez une version plus complète dans votre presse people favorite et, sans aucun doute, dans un grand film hollywoodien dont le tournage débute incessamment sous peu.

Le général David Petraeus, qui permit grâce au surge (la montée en puissance des forces militaires) de stabiliser la situation en Irak, est devenu ensuite, après un passage en Afghanistan, patron de la CIA. Il s’avère qu’il avait une liaison avec Paula Broadwell, sa biographe. Laquelle a cru bon d’engueuler par mails répétés Jill Kelley pour avoir peloté le général (excusez-moi : il faut que j’aille vite). Cette dernière, dont on apprend aujourd’hui qu’elle avait *éventuellement* une liaison avec le général John Allen, successeur de Petraeus en Afghanistan, a déposé plainte contre Broadwell, ce qui a lancé toute l’affaire et a conduit Petraeus à la démission, en attendant d’autres développements.

Passons maintenant au vraiment juteux. Le 11 septembre dernier, une foule en colère prend d’assaut le consulat américain à Benghazi en Libye. L’ambassadeur américain en Libye et trois autres personnes sont tuées. Hilary Clinton dit que c’est de sa faute et joue dans l’affaire le rôle de fusible.

Diverses explications circulent sur ce qui s’est vraiment passé. Le 26 octobre à l’Université de Denver, une explication que personne n’a encore avancée est offerte par Paula Broadwell dans une conférence qu’elle donne dans cette université où elle a autrefois fait ses études : la foule a pris d’assaut le consulat, affirme-t-elle, pour délivrer des prisonniers que la CIA y détenait secrètement.

« C’est impossible, s’écrie avec indignation la CIA, le Président Obama nous a interdit par « executive order » en 2009 de faire d’aussi vilaines choses ! »

Élément supplémentaire cependant, qui nous fait dérailler du people pour verser dans le secret défense : au moment où Broadwell fait ses révélations à Denver, Petraeus vient de rentrer d’une mission d’enquête en Libye pour tenter d’établir ce qui s’est réellement passé à Benghazi.

Allez, encore quelque chose pour terminer sur une note « amour et fantaisie ». Le Président Obama tombe des nues quand on lui apprend toute l’affaire quelques jours seulement avant la démission de Petraeus le 9 novembre. Tout le monde n’est cependant pas aussi mal informé que lui : Éric Cantor, à la tête de la majorité parlementaire républicaine, a lui été tenu au courant depuis le début de l’enquête par l’officier du FBI qui la mène, lequel en a été déchargé pour avoir envoyé des photos dénudées de lui-même à Jill Kelley, la rivale de Paula Broadwell, amante *éventuelle* du général Allen, etc. Le bon côté de l’affaire sans doute, c’est que tous ces généraux et compagnie, sont bien des gens comme nous.

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