Archives par mot-clé : Crise des subprimes

Trends-Tendances, Amnésie ou bon calcul ? le 30 mai 2019

Amnésie ou bon calcul ?

« Des titres complexes jugés coupables lors de la crise sont de retour », « La popularité des prêts ‘intérêts-seuls’ alimente la crainte de défaillances en hausse », « Les banques prêteuses semblent condamnées à refaire les erreurs du passé ». Voilà les titres de trois articles récents du Wall Street Journal et du Financial Times.

Et tous de s’interroger : capacité stupéfiante des hommes à l’oubli ? Incapacité à tirer les leçons du passé ? Inébranlable stupidité de nos semblables ? 

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Espace Éthique/Île-de-France, Prédire les crises financières, demain lundi 4 mars à 18h30

À partir de mon expérience d’avoir prédit la crise des subprimes (2004-05), et de chercheur en Intelligence Artificielle (1987-90), je tenterai de définir les principes d’une IA qui prédirait les crises financières qui ne soient pas de simples phénomènes de bulles (pour celles-là, voir les travaux de Didier Sornette).

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Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (I) La crise des subprimes

Je publie en feuilleton la retranscription (merci à Éric Muller !) de ma très longue conférence le 29 novembre 2018. Ouvert aux commentaires.

Bonsoir à tous.

Vous êtes nombreux ce soir à vouloir savoir comment se débarrasser du capitalisme. Nous remercions M. Paul Jorion d’avoir accepté l’invitation de l’association Aussitôt Dit, et M. Gérard Dubouchet de bien vouloir animer cette rencontre. Nous vous rappelons que ces conférences de l’hôtel de ville sont organisées par l’association de philosophie Aussitôt Dit, en partenariat avec le Centre Max Weber ainsi que La Rotonde École des mines, avec le soutien de la ville de Saint-Étienne et du département de la Loire.

GD : Bonjour à tous. Nous avons le plaisir d’accueillir Paul Jorion. Je serai donc relativement court pour ne pas empiéter sur le temps de Paul Jorion, sa présence qui est, quand même, relativement rare. Continuer la lecture de Saint-Etienne, Conférence de l’hôtel de ville : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie » (I) La crise des subprimes

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Déjà-vu, le 19 janvier 2019 – Retranscription

Retranscription de Déjà vu !, le 19 Janvier 2019. Merci à Eric Muller!

Bonjour, nous sommes au soir du samedi 19 janvier 2019, et cette vidéo-ci est très inhabituelle par rapport à celles que je fais d’habitude. J’en connais le titre, qui est « Déjà-vu », et je ne sais rien d’autre. Je ne sais pas ce que je vais vous dire, je ne sais pas si je vais vous montrer cela – si vous le voyez, bien entendu, c’est que j’aurais pris la décision de le faire, sinon vous n’en saurez jamais rien.

Pourquoi la faire ? Eh bien, c’est à partir justement de ce « déjà vu », c’est à partir de ce sentiment. Je voudrais essayer de, voilà, pour m’éclairer moi-même, je voudrais parler de ce sentiment de « déjà-vu ». Sur quoi porte-t-il ? Il porte sur le fait que je suis (depuis septembre 2015 si j’ai bon souvenir) je vous parle de manière constante (enfin, pas tous les jours, mais de manière constante) à chaque fois que j’ai quelque chose à dire sur le sujet, je vous parle de cette « affaire Trump » aux États-Unis, le fait que Donald Trump a été élu président aux élections de 2016.

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Sur ma longueur d’avance

En novembre 2005 (« achevé d’imprimer en octobre 2005 ») paraît le N°26 de la Revue du MAUSS intitulé « Alter-démocratie, alter-économie », publié par La Découverte. Il contient un article de moi (pp. 271-278), intitulé « La crise du capitalisme américain », dont certaines des sections ont pour sous-titre « La bulle financière de l’immobilier résidentiel finira-t-elle par éclater ? », « Le surendettement des ménages », « Conclusion : Vers la crise ? ». J’écris dans cette conclusion :

La piste est bordée d’un précipice. La danse est cependant endiablée. Le danger ne dépend pas du rythme auquel les danseurs s’ébattent mais bien de la distance qui les sépare du bord. […] … les États-Unis du début du XXIe siècle pèchent par le cynisme avec lequel ils laissent leurs propres citoyens se brûler les ailes au jeu du capitalisme américain.

Comme le laissent entendre certaines phrases de cet article, telle « Ce que j’entends mettre en évidence… », il s’agit d’un extrait d’un texte plus long. Il s’agit en fait de l’introduction d’un manuscrit intitulé lui aussi « La crise du capitalisme américain », cherchant vainement à cette époque à se faire publier.

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rtbf, « Débats Première », Les 10 ans de la crise financière, lundi 14 août 2017 – Retranscription

Retranscription par Marianne Oppitz de « Débats Première – Les débats d’été » présentée par Martin BILTERIJS, le 14 août 201713h autour des 10 ans de la crise financière. Ouvert aux commentaires.

La vidéo de l'émission se trouve ici.

Jennifer NILLE, journaliste à L’Écho, Étienne DE CALLATAY, économiste chez Orcadia et professeur à l’UNamur, Xavier DUPRET, économiste à la Fondation Joseph Jacquemotte, Paul JORION, anthropologue, professeur associé à l’Université catholique de Lille.

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« La crise des subprimes, c’est bien simple… »

Ouvert aux commentaires.

Je prépare en ce moment la leçon que je consacrerai lundi prochain à la crise des subprimes dans le cadre de la chaire « Stewardship of Finance » à la VUB, et je repense aux nombreuses personnes qui m’ont dit au fil des années : « Vous savez, la crise des subprimes, c’est bien simple : on prêtait de l’argent à des gens qui ne pouvaient pas rembourser ! »

La tentation était grande de répondre : « Vous savez, j’ai travaillé plusieurs années dans le secteur des subprimes et les trois livres (*) que j’ai rédigés sur le sujet représentent 950 pages consacrées à la question, et je peux vous affirmer que, non, la crise des subprimes, ce n’est malheureusement pas aussi simple que vous l’affirmez ! »

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TIMOTHY GEITHNER ET UN PETIT AIR DE DÉJÀ VU

En avril 1998, la banque américaine Citicorp et l’assureur Travelers Group, fusionnèrent. Entre autres stipulations, le Glass-Steagall Act interdisait aux établissements financiers d’être à la fois banque commerciale et assureur. Il fallait donc que le nouveau groupe se défasse de certaines de ses activités. Ce ne fut toutefois pas nécessaire : Robert Rubin, en provenance de Goldman Sachs où il avait été co-président, était à l’époque Secrétaire au Trésor, il prépara très activement l’abrogation du Glass-Steagall Act avant de démissionner de son poste ministériel en juillet 1999. En novembre de la même année, l’abrogation devait être entérinée par le vote du Gramm-Leach-Bliley Act.

Et Robert Rubin, quel serait son avenir ? Vous vous inquiétez inutilement : il était désormais numéro deux de la nouvelle entité, Citigroup, avant d’en être brièvement le président en 2007.

Si l’on repense involontairement à cette histoire ces jours-ci, c’est parce que Mme Sheila Bair, qui fut autrefois présidente de la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), organisme américain garant des banques commerciales, et qui avait été une actrice de premier plan bien entendu durant l’année 2008, vient de publier un livre (Bull By the Horns) dont la thèse principale (3/4 du volume, selon ceux qui l’ont lu) est que M. Timothy Geithner, actuel Secrétaire au Trésor, a constamment saboté les opérations de sauvetage durant cette année fatidique, en raison de ses interventions intempestives en faveur des créanciers et des dirigeants de… Citigroup !

Connaîtrait-on donc d’ores et déjà le nom du prochain patron de Citigroup ? Quoi qu’il en soit, si vous voulez en savoir plus, chers lecteurs du Blog de Paul Jorion, et si vous comprenez l’anglais, écoutez ce qu’en dit Mme Sheila Bair. Je sais qu’il est difficile de vous étonner en ces matières, mais vous ne risquez pas d’être déçus.

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LA CRISE DES SUBPRIMES, CINQ ANS PLUS TARD

Plusieurs émissions sur le cinquième anniversaire de la crise des subprimes auxquelles je n’aurai pas pu participer en raison de ma présence dans les Carpates plutôt qu’en France (tout à l’heure quand même : France 24). Dommage, même si l’audience de la radio et de la télévision durant la première moitié du mois d’août ne bat certainement pas des records.

Bien sûr, en ce qui me concerne, le 5ème anniversaire de la crise se situe en février 2007 plutôt qu’en août (vous vous en convaincrez aisément en consultant grâce à nos archives, les premiers billets du blog). Quoi qu’il en soit, cela ne m’a pas empêché de lire avec intérêt le bilan qu’établissent les autres, tous confondus, et là : deux remarques. 

Première remarque et c’est un satisfecit : chacun en pensera ce qu’il voudra, et les esprits chagrins se bousculeront, n’en doutons pas, au portillon, mais l’influence sur la suite des événements des billets publiés ici et des livres de ceux d’entre nous qui en écrivent, n’aura rétrospectivement pas été nulle. L’histoire jugera comme disait l’autre, mais je suis personnellement confiant. 

La seconde remarque, et c’est la plus importante des deux pour moi qui croit davantage aux contraintes imposées par les structures qu’à l’impact des décisions purement individuelles (paix aux cendres de von Hayek et compagnie), c’est l’unanimisme, de la presse d’extrême-gauche à celle d’extrême-droite, en n’ignorant personne entre les deux (à l’exception de MM. Salin et Madelin), dans l’opinion que le capitalisme est, sinon à l’agonie, du moins en panne complète sans pronostic aucun quant à ses chances de récupération dans un avenir prévisible. 

S’il ne devait rester que cela de tout ce qui a été écrit ici, et dans la sphère immédiate de ce qui s’est écrit ici, sous forme de livres, de billets, invités ou rédigés par votre serviteur lui-même : la preuve empirique – par l’accumulation d’exemples – et rationnelle – par une analyse inlassable et sans concession de l’évolution de la situation – du caractère absolument irréversible des événements qui se succèdent depuis 2007, et du passage obligé du coup à autre chose, nous n’aurions certainement pas à rougir. 

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